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11/04/2017

Printemps à vol d'oiseau

Printemps à vol d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Nouvelle vue aérienne pour illustrer cette période du printemps durant laquelle les arbres fruitiers et les haies se parent de mille fleurs.

 

Vus du ciel, les vergers se dessinent dans le paysage, marqués par la couleur blanche de la floraison.

 

C'est donc en avion et en montgolfière que je redécouvre avec émerveillement ces vieux vergers qui subsistent encore dans le Pays de Montbéliard.

 

Le secteur de Vandoncourt demeure certainement l'un des plus riches, mais les ceintures de vergers que l'on rencontre autour des petites villes et villages de l'agglomération sont du plus grand intérêt pour l'équilibre de la biodiversité.

 

La lumière rasante offre les conditions idéales pour apprécier le graphisme, l'harmonie et la transparence d'un paysage qui défile sous mes yeux à vol d'oiseau.

 

Printemps-à-vol-d'oiseau-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

        

01/04/2017

Étonnant Cincle plongeur

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetÉtonnant Cincle plongeur

 

par Jacques Bonet

 

Mardi 29 mars 2017, lors d'une randonnée en Haute-Saône dans le secteur Granvelle-Fondremand, nous avons pu observer pendant la pause piquenique à la source de la Romaine, deux oiseaux qui ont fait plusieurs allers-retours entre le torrent à l’aval du moulin et la voûte sous la passerelle de la source de la Romaine. La femelle et le mâle du Cincle plongeur qui étaient en pleine période de nidification et qui nourrissaient certainement une couvée. Nous les dérangions certainement car le vol était rapide, une fois sur la pelouse derrière nous, deux fois au fil de l’eau dans le lit de la Romaine. On rencontre fréquemment cet oiseau dans la vallée de la Loue où il niche sous les ponts, je le croyais montagnard et bien non, on le rencontre là où se trouve une rivière torrentueuse, même en Haute-Saône.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Le Cincle plongeur

Cliché © Dominique Delfino

 

Voici un oiseau étonnant et unique parmi les passereaux. De la taille d'une grive ou d'un étourneau, comme eux il se perche, trotte à terre et vole, mais d'un vol très rapide et tendu comme une flèche. Le plus étonnant, c'est qu'il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous l'eau, dans les eaux rapides, tumultueuses et bouillonnantes des torrents et ruisseaux, son domaine quasi exclusif. C'est une espèce sédentaire qui évolue dans nos régions toute l'année, même en hiver par des froids rigoureux.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur a le plumage brun chocolat sombre sur la tête et la nuque, le dos gris ardoisé foncé, le dessous brun noir à brun roux. Le menton, la gorge et la poitrine sont blancs. Son allure est trapue et sa queue courte. En plus grand, il a la même apparence que le Troglodyte mignon. Comme lui, il est également très mimétique sur les fonds de graviers et de rochers qu'il fréquente, en dépit de son plastron éclatant qui peut être pris pour une boule d'écume ou un scintillement de lumière sur l'eau.

 


Ses évolutions sont vraiment stupéfiantes. Pour l'observer dans un cours d'eau vive où sa présence a été signalée, le mieux est se poster sur un pont d'où l'on peut éventuellement le voir perché sur un rocher et soigner méticuleusement son plumage. Il ne faut plus le quitter des yeux, car à tout instant il est susceptible de plonger comme une grenouille, disparaissant dans les flots torrentiels pour réapparaître et grimper sur une pierre à quelques mètres en amont ou en aval. Tantôt, il patauge à demi immergé, tantôt il arrête son vol très rapide au ras de l'eau pour se laisser tomber en pivotant, comme une pierre dans l'écume où il peut disparaître jusqu'à une dizaine de secondes.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetComment le Cincle plongeur fait-il pour accomplir de telles prouesses dont sont incapables les grands oiseaux aquatiques, comme les canards, grèbes, cormorans, mouettes etc. ? 
Il possède quelques atouts anatomiques de ceux-ci : queues et ailes courtes comme certains et/ou duvet dense, narines et trous auditifs obturables, accommodation de la vue, glande uropygienne très développée au-dessus du croupion sécrétant une huile permettant d'hydrofuger et d'assouplir les plumes qui ne se mouillent jamais. Mais, il est surtout capable de combiner comme aucun autre oiseau, un panel des techniques amphibies qui lui sont propres. L'oiseau atteint le fond en s'aidant des ailes, de la queue et des pattes, non-palmées pourtant, puis il marche sur le lit du cours d'eau à contre-courant, la tête baissée et la queue relevée. La pression de l'eau vive sur son dos incliné et sa silhouette devenue convexe l'applique au sol. Quelques millions d'années avant les ingénieurs des bolides de la formule 1, il a donc "inventé" le becquet arrière. C'est ainsi que sans difficulté, il trouve sa nourriture dans des courants de 40 à 60 cm/s ; de même, il est capable de traverser des chutes derrière lesquelles il s'abrite volontiers.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur est un oiseau insectivore qui capture une foule de larves et d'insectes aquatiques, ainsi que des crustacés, des mollusques, des vers et des sangsues. Il les happe sous l'eau en déplaçant des pierres au besoin, à sa surface et sur les berges, dans et sous le gravier. La consommation de frai que quelques pêcheurs lui attribuent, est très contestée et en tout cas, occasionnelle. La longueur de son territoire est fonction de la richesse alimentaire qu'offre le cours d'eau adopté. Dans les torrents coulant longtemps entre les conifères, l'acidité est sensible et par conséquent les petits invertébrés plus rares. C'est bien le cas d'un certain nombre de torrents vosgiens. Le territoire de reproduction peut atteindre dans ce cas plusieurs km, alors que dans des conditions favorables dans le cas de berges d'une grande variété végétale favorisant une abondance d'invertébrés aquatiques, l'étendue revendiquée peut se limiter à un km et moins.

 


Le principal ennemi du Cincle plongeur est l'Homme, comme dans la plupart des cas touchant la faune sauvage. La rectification du lit des torrents par enrochement et bétonnage, la pollution de leurs eaux sont infiniment plus néfastes que les prédateurs et accidents naturels, comme respectivement la musaraigne aquatique et les crues intempestives qui peuvent emporter les nids.

 

Renseignements puisés sur Oiseaux-net

 

Ci-dessous une vidéo du Cincle plongeur :

 

Cincle.mp4

29/03/2017

Communiqué de presse des groupes Environnement & Nature et Cfdt au CESE

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MERCREDI 29 MARS 2017

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES GROUPES ENVIRONNEMENT ET NATURE ET CFDT AU CESE :

 

LE CESE APPELLE LA FRANCE ET L’EUROPE A S’ENGAGER SUR LA VOIE D’UNE BIOECONOMIE DURABLE

 

Le Conseil économique, social et environnemental vient d’adopter le projet d’avis « Vers une bioéconomie durable » co-porté par Jean-David Abel (membre du Groupe Environnement et Nature) et Marc Blanc (membre du groupe CFDT) au nom de la section de l’environnement. Le CESE appelle ainsi la France et l’Europe à s’engager sur la voie d’une bioéconomie durable.

 

La bioéconomie est aujourd’hui au carrefour des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Cette économie fondée sur l’utilisation de la biomasse est en plein essor. Elle est au centre d’une dimension économique et sociale nouvelle et, dans le même temps, issue d’un usage des ressources de la nature aussi ancien que l’humanité.

 

Toutefois, comme l’indique l’avis adopté par le CESE, la bioéconomie d’aujourd’hui doit être bien plus qu’une évolution de pratiques d’hier, ou un palliatif à l’abandon des ressources fossiles. Fondée sur les ressources naturelles, agricoles et forestières mais aussi les biodéchets, elle en prévoit des usages différents et d’une intensité nouvelle. Son développement donne des perspectives à de nouvelles filières. Toutefois, son avenir même dépend de sa durabilité, aussi bien économique, sociale qu’écologique : le dépassement des limites de la biosphère et de ses cycles de renouvellement amènerait à la disparition de la ressource dont elle se nourrit.

 

L’avis « Vers une économie durable » rappelle l’indispensable mise en cohérence des politiques publiques et des subventions, aussi bien au niveau français qu’au niveau européen. Il n'est, en effet, ni efficace ni rationnel de favoriser des opérations conduisant à la dégradation de milieux et d’écosystèmes, et dans le même temps, de mener d'autres politiques publiques visant à les préserver ou à les réparer.

 

Pour progresser vers une bioéconomie durable, le CESE a notamment adopté quatre préconisations essentielles :

 

— établir, en matière de production de bio-ressources, des critères de durabilité environnementale, économique et sociale, et leur appliquer les principes de l’économie circulaire,

— élaborer des scénarios prospectifs de développement de la bioéconomie tant pour harmoniser les objectifs nationaux et régionaux que pour dialoguer avec la commission européenne,

— adopter une approche territoriale pour l’usage optimal des ressources, du niveau européen (cité plusieurs fois dans le projet d’avis, à juste titre) au niveau régional (le plus opérationnel).

— engager des concertations avec les parties prenantes afin d’anticiper les évolutions induites par l’essor de la bioéconomie.

 

De plus, l’évaluation environnementale des projets locaux et des programmes territoriaux devra s’assurer de leur cohérence avec les schémas plus généraux relatifs à l’usage des territoires, dont le SRADDET.

 

Les organisations membres du groupe Environnement et Nature au CESEet la CFDT saluent l’adoption de cet avis qui pose le cadre d’une bioéconomie durable. Il s’inscrit ainsi dans une démarche plus globale : sortir des « projections d’experts » dont les orientations  économiques sont parfois déconnectées d'une évaluation sociale et environnementale de leurs impacts. Il s’agit, au contraire, d’adopter une vision éco-systémique sans laquelle l’avenir de notre société serait menacé. Nos organisations appellent les acteurs politiques et économiques à porter un regard plus exigeant sur leurs propres démarches de transformations et sur les effets prévisibles en matière d’utilisation des ressources issues de la nature.

 

Nous appelons, en écho à l’adoption de cet avis par le CESE, la France et l’Union européenne à mettre en place un Plan d’action en cohérence avec les objectifs d’une bioéconomie durable.

 

20/03/2017

Les érythrones et les bourdons

Les érythrones et les bourdons

 

par Patrick Paubel

naturaliste

 

Balade naturaliste ce 10 mars 2017 sur le plateau des Charmilles, commune de Lompnas dans le Bugey dans le sud de l'Ain.

 

Météo très favorable avec vent léger et température de 18 à 20°C au soleil. Primevères et violettes et nivéoles abondantes.

 

La semaine dernière, la neige est tombée en abondance sur les crêtes. Il en reste encore dans les recoins le plus au nord du chemin que nous parcourons. Un ruisseau en fond de combe avec de nombreuses pontes de grenouille agile probablement. (C'est déjà pondu en Bresse depuis le 1er mars).

 

Arrivés sur le plateau, le spectacle est éblouissant, avec un parterre d'érythrones en cours de floraison. On les voit s'ouvrir à tous les stades selon l'emplacement. Cette station se trouve en sous-bois, exposée au sud et parfaitement ensoleillée car les charmilles n'ont pas encore feuillé.

 

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Un parterre d'érythrones

Cliché © Patrick Paubel

 

 

Notre extase devant la beauté de ces fleurs est rompue par des bruits de bourdonnements et de vrombissement. C'est alors que nous découvrons les bourdons, rendus fous par la source dans laquelle ils puisent tous en pollinisant chaque fleur.

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Toutes les fleurs sont visitées, et celles qui sont déjà fécondées sont abandonnées immédiatement jusqu'à trouver  celle qui est au meilleur stade (pétales non retournés et pistil pas encore allongé). Ces bourdons appartiennent aux deux espèces fréquentes dans la région, Bombus terrestris et Bombus lapidarius. Certains d'entre eux sont couverts de pollen blanchâtre, qu'ils déposent sur les longs pistils des fleurs qui les intéressent le moins, car elles sont en fin de période attractive. (Leur nombre nous surprend, car à cette époque, ce doit être des fondatrices ?).

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

L'Érythrone dent de chien, Erythronium dens canis, est une Liliacée relativement rare. Quelques stations dans l'Ain et on m'en a rapporté une de quelques pieds dans le massif du Vuache. Le bulbe a la particularité de produire des "cayeux" et la dissémination des graines est assurée par des fourmis dont les larves consomment un organe, "l'élaïosome[1]".

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Impression d'avoir été privilégiés en étant à l'heure H du jour J au bon endroit.

 

[1] NDLR : un élaïosome (du grec elaios- huile et some- corps), également appelé « éléosome », est une excroissance charnue attachée aux graines de certaines espèces de plantes.

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017
 

Avec le printemps qui s'annonce, revient la perspective de sortir à nouveau en pleine nature, à la découverte des plantes utiles qui pourront aussi bien nous permettre d'améliorer notre santé, qu'agrémenter nos repas de saveurs subtiles, originales, surprenantes, nouvelles ou retrouvées, et de couleurs délicates.


L'opportunité de vivre ce genre d'expérience se renouvelle chaque année en participant à des stages pratiques se déroulant essentiellement sur le terrain pour la partie didactique et les cueillettes, et en cuisine pour la préparation de repas somptueux, s'approchant de ce qu'on pourrait qualifier de "gastronomie sauvage" !


Certains stages proposent aussi l'élaboration de préparations phytothérapeutiques telles que teinture-mères, liqueurs et élixirs, onguents et pommades, huiles de massage, poudre dentifrice.


Le premier de ces stages aura lieu dans un cadre particulièrement bien adapté : le village de Cipières (Alpes maritimes) et ses environs, en particulier les bords de la rivière du Loup, les 29-30 avril. Le fascicule comportant le descriptif détaillé de ce stage se trouve au bas de cette page.


J'en profite d'indiquer également les dates des stages déjà prévus pour cette année :


21 mai : Journée familiale de découverte des plantes sauvages comestibles à Charmoille (Doubs, F), dans le cadre du SEL de Maîche.


28-29 mai : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


3-4 juin : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


10-11 juin : Stage plantes sauvages et danse, dans la région de Genève (encore à confirmer !)


1-2 juillet : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


30 septembre-1er octobre Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


Il est possible que d'autres stages s'organisent encore, je vous en aviserai. Les descriptifs vous parviendront au fur et à mesure qu'ils paraîtront.


Dans la perspective de nous rencontrer  (ou de nous retrouver) bientôt, je vous salue très cordialement.

 Jean-François                                          Juan  el  Duende  

 

Avant d'imprimer ce message, pensez à la préservation de l'environnement naturel !


Jean-François Henry, Chemin du Chalet 10, CH - 2400 LE LOCLE (Suisse - Suiza - Switzerland)
Tél. fixe CH: XX41(0)32 920 36 47 portable CH:(0)76 298 46 47   Tel. móvil E XX34 698 20 74 54  
SKYPE: Jean-François Henry

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14/03/2017

Petit agneau

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07/03/2017

Le lynx aux portes de Besançon

Le lynx aux portes de Besançon


Un article de Philippe SAUTER avec le correspondant local Guy DESMOND

dans l'Est Républicain du dimanche 8 décembre 2013

 

Un lynx a été photographié à l’entrée de l’agglomération bisontine. Rien de surprenant pour les spécialistes.

Lynx-à-Chailluz.jpg

 Photo : Fédération des chasseurs du Doubs

 

Aucun doute sur la photo, c’est bien un lynx qui a été immortalisé par un piège photographique posé par la Fédération des chasseurs du Doubs aux abords du fort de la Dame Blanche, dans la forêt de Chailluz, au nord de l’agglomération de Besançon.

Même la plus grande ville de Franche-Comté a désormais la visite du toujours rare prédateur local.

Premier constat, le lynx pris en photo en novembre était jusqu’à maintenant inconnu des fichiers. Il s’agit, soit d’un jeune individu, soit d’un migrateur venu s’installer aux abords de la ville.

 

À la poursuite des chamois

 

« On a constaté que certains lynx restaient dans un secteur assez limité, alors que d’autres peuvent passer d’une zone à l’autre en parcourant parfois de longues distances », expliquait hier Stéphane Ragazzoni, responsable du réseau lynx auprès de l’Office de la chasse.

Pour lui, la présence d’un lynx aux portes de la capitale comtoise est tout sauf une surprise. « C’est même assez logique. Besançon dispose de secteurs boisés et escarpés. Il y a maintenant des chamois à Tarragnoz (NDLR : un quartier de Besançon). Et s’il y a des chamois, on peut imaginer que le lynx les suit. »

Nocturne et particulièrement discret, le félin n’est pas comme on l’imagine caché au cœur des forêts profondes. « Mardi dernier, j’ai suivi une trace dans la vallée de la Loue, près d’Ornans, qui passait à vingt mètres d’une maison d’habitation. C’est un animal qui vit à côté de nous. »

 

Vers la Haute-Saône

 

On estime à une centaine le nombre d’individus vivant en Franche-Comté, le plus souvent dans le Jura ou le Haut-Doubs.

 

Réintroduit en Suisse dans les années soixante-dix, le lynx a progressé en Franche-Comté, sa région de prédilection en France. « C’est une population aujourd’hui en équilibre qui se reproduit. Cette année, au moins quatre femelles ont eu des petits », précisait Stéphane Regazzoni.

 

Au point qu’il explore actuellement de nouvelles zones. « On a noté des présences à Roulans mais aussi du côté de la Haute-Saône. »

 

Le lynx ayant besoin d’une zone importante, les jeunes en particulier doivent développer de nouveaux secteurs de chasse. Quitte à fréquenter de près les villes.

 

Les Francs-Comtois aiment le lynx

 

La conclusion du rapport de la Direction régionale de l’environnement et du logement date de cet été et il est sans appel : les Francs-Comtois aiment le lynx. En effet, une consultation envoyée dans toutes les communes de Franche-Comté a recueilli 15.545 réponses venues de particuliers, d’associations, d’élus. Il apparaît qu’une grande majorité des participants à ce sondage est favorable aux relâchers de lynx, soit 83,8 % de l’ensemble des avis émis. Reste que la présence de plus en plus confirmée de lynx en Franche-Comté pose quelques problèmes. Les attaques contre les troupeaux de moutons se sont multipliées particulièrement dans le département du Jura. Concerné, un éleveur de Saint-Laurent-la-Roche (Jura) s’est vu d’ailleurs remettre des chiens patous. Les patous sont également efficaces pour la défense des troupeaux contre le loup, lui aussi de retour dans la région.

 

Ajout du 30 janvier 2017 : un skieur de fond croise sur sa piste un lynx

 

Un skieur a croisé un lynx dans le massif du Noirmont. L'animal ne semblait guère apeuré, comme le montre cette vidéo publiée samedi 28 janvier 2017 sur Facebook.

 

Ajout du 7 mars 2017 : un lynx peu farouche

 

Le lynx était couché dans la neige quand Magali est passée ce dimanche 5 mars 2017 non loin de Pontarlier. Elle a arrêté sa voiture. Et n’a pas résisté bien longtemps à sortir pour filmer l’animal. Le lynx a poursuivi son chemin dans les bois.

 

Ajout du 29 mars 2017 : un lynx au comportement étonnant

 

L'animal traverse tranquillement une route entre Bois d'Amont et Le Brassus, sous les yeux de cantonniers vaudois. Ceux-ci ont sorti leur téléphone portable pour immortaliser la scène.

Ils n'ont pas dû en croire leurs yeux... Pourtant, la scène est bien réelle ! Des cantonniers ont croisé un lynx dans le Jura, entre Bois d'Amont et Le Brassus. L'animal traverse une route, ignorant superbement les promeneurs. 

« J'ai cru que c'était un renard, de loin », s'amuse l'un d'entre eux, au fort accent vaudois. 

Heureusement, les images ont été immortalisées depuis un téléphone portable. La vidéo a été publiée sur Facebook le mardi 28 mars 2017.

06/03/2017

Master mention Sciences de l'Eau - Qualité des Eaux, des Sols et Traitements

pêche-électrique_200.jpgMaster mention Sciences de l'Eau

Qualité des Eaux, des Sols et Traitements

 

Nous avons  le grand plaisir de vous informer que le Master Qualité des Eaux, des Sols et Traitements poursuivra sa déjà longue vie pendant au moins 6 années encore ! (et beaucoup plus nous l’espérons...).


A la suite d’une très longue et très lourde procédure d’accréditation (démarrée il y a maintenant plus de deux ans et demi !!!), nous venons de recevoir un avis positif du Ministère.



L’attractivité de la formation, son adéquation aux attentes des différents milieux professionnels (attestée par les excellents taux d’insertion professionnelle malgré un contexte socio-économique difficile), son ancrage dans la "vraie vie" sont les clés de ce succès.



À noter parmi les évolutions qui se mettront en place à partir de la rentrée 2017 :



* un changement d’intitulé : le ministère en charge de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur a défini une liste restreinte des intitulés possibles des mentions de Master : nous délivrerons maintenant un Master mention "Sciences de l’Eau". Nous avons cependant souhaité conserver en sous-titre l’intitulé QUEST, pour ne pas perdre le bénéfice de la notoriété qui y est attachée et parce que cela décrit plus précisément les contenus et les objectifs de notre formation.



* un renforcement de l’articulation M1 — M2 grâce notamment à une spécialisation "qualité des eaux" beaucoup plus marquée dès le M1 : cela est rendu possible par le fait que la mutualisation avec le M1 ECOS sera centrée sur certains enseignements fondamentaux et sur ceux dédiés à l’acquisition de compétences transversales.



* à partir de la prochaine rentrée, les unités d’enseignement seront — dans toute la mesure du possible — délivrées sous forme de "blocs", c’est-à-dire que les enseignements d’une même unité seront regroupées sur des périodes courtes de manière à faciliter l’accès de ces enseignements au public en formation continuée.



* l’internationalisation de la formation sera poursuivie avec notamment un volume accru d’enseignements et d’exercices en langue anglaise.



*… Des informations plus précises sont disponibles et seront complétées prochainement à l’adresse suivante :
http://formations.univ-fcomte.fr/ws?_profil=ufc&_cmd=...

 

Contact : Pr. Pierre-Marie Badot
Chrono-Environment Lab. /  
UMR 6249 CNRS-University of Franche-Comté
16, route de Gray
F-25030 BESANÇON cedex

04/03/2017

Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens

Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens

 

À partir des années 1960, la forêt comtoise semble de plus en plus passionner les historiens. Les descriptions encore rapides de la littérature scientifique du début du XXe siècle laissent place à un traitement plus fouillé des données historiques, intégrant très vite faits sociologiques, politiques, économiques et culturels se rapportant à l’évolution de la forêt.

 

La contribution de différentes disciplines se confirme, et devient plus évidente encore avec le progrès des méthodologies et des technologies, qui complète les analyses d’archives. L’étude des bois et des taillis bénéficie de mesures et de relevés des plus pointus, se sert des outils de la palynologie, de l’anthracologie, de la dendrochronologie ou encore de l’archéologie, qui, se croisant, aident à retracer peu à peu la vie de la forêt de Chaux ou de celle de Chailluz à travers le temps.

 

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Carte de la forêt de Chaux, 1624, AD Doubs, cliché P. Sinibaldi

 

L’ouvrage Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens témoigne de cette diversité des recherches et des résultats.

 

Il raconte la télédétection LIDAR et ses découvertes, l’examen des charbons de bois comme l’analyse des cartes anciennes et des textes de lois séculaires, les pratiques de bornage comme la signification des différences d’épaisseur des cernes des arbres. Il regroupe les actes d’une journée d’étude organisée en 2014 par le groupe de recherches historiques Franche-Bourgogne, avec le concours du laboratoire Chrono-environnement de l’université de Franche-Comté et des Archives départementales du Jura

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Delobette L., Delsalle P. (2017).— Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens En Direct n° 268 de janvier 2017.

 

Delobette L., Delsalle P. (sous la direction de), Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens, éditions Franche-Bourgogne, 2016.

03/03/2017

Le Loup, coupable idéal ?

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01/03/2017

Centre Pro Natura de Champ-Pittet — saison 2017

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31/01/2017

LA CHASSE AUX VOIX DES CHASSEURS EST OUVERTE

chasseaux voixCOMMUNIQUE DE PRESSE
MARDI 31 JANVIER 2017
CHASSE ILLÉGALE DES OIES :

LA CHASSE AUX VOIX DES CHASSEURS EST OUVERTE

 

Alors que la chasse des oiseaux d’eau ferme le 31 janvier, la ministre de l’environnement Ségolène Royal, cédant aux demandes du monde cynégétique, a annoncé publiquement qu’elle donnerait des consignes pour que la chasse illégale des oies ne soit pas verbalisée avant le 10 février. Puis, la Fédération Nationale des Chasseurs – dont une des missions est de contribuer à la conservation de la biodiversité ! – a annoncé le 26 janvier dans un communiqué de presse que cette tolérance envers les braconniers serait prolongée jusqu’au 12 février, à la demande du président de la Fédération.



France Nature Environnement dénonce la complaisance répétée des pouvoirs publics envers le braconnage des oiseaux migrateurs. À de nombreuses reprises déjà, notre fédération a fait annuler par le Conseil d’État des arrêtés illégaux prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier. Le gouvernement, n’ignorant pas que sa démarche est illégale, tente désormais de contourner ses propres lois.



Cependant, la déclaration de la ministre de l’écologie relève surtout de l’effet d’annonce, car Mme Royal n’a aucune autorité légale sur les forces de l’ordre. Afin que la loi soit respectée, France Nature Environnement a écrit un courrier aux procureurs de la République, seuls détenteurs de l’autorité judiciaire au niveau local, pour les informer de la situation et leur demander de donner des consignes de verbalisation dès le 1er février, date à partir de laquelle la chasse des oies est fermée.

 

chasseaux voix

24/01/2017

L'écureuil roux

L'écureuil roux

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'activité autour les points de nourrissage destinés aux oiseaux offre de temps à autres quelques surprises fort sympathiques en matière d'observation. Le va-et-vient permanent des différentes espèces ne laisse pas indifférents certains acteurs de la nature que l'on ne s'attend pas toujours à contempler d'aussi près.

 

Guy Français demeurant à Vieux-Charmont, alimente l'un des ses postes de nourrissage. Tous les matins, bien dissimulé dans sa petite tente affût, il observe les différentes espèces et s'attarde plus particulièrement sur la présence régulière d'un superbe écureuil roux.

 

L'écureuil ne fait pas partie des animaux qui hibernent blottis dans un terrier en attendant que les beaux jours reviennent. Il s'organise, vit sa vie tout simplement, continue de se promener parfois même dans la neige. En revanche, par grand froid, il peut rester calfeutré dans son nid plusieurs jours, grâce à ses réserves.

 

On doit donc cette image à notre ami Guy qui, durant tout le temps pendant lequel le petit mammifère se délecte de tournesol, n'a d'autre réflexe ou « Reflex » si c’est un jeu de mot que de faire ''chauffer'' son appareil photo par les temps qui courent.

 

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Cliché © Guy Français

 

Voir également sur ce même blog : l'Écureuil roux

23/01/2017

Défendre les abeilles avec POLLINIS

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Nos victoires et actions en 2016

 

Chère Madame, cher Monsieur,

La force de POLLINIS c'est vous !

C'est parce que vous prenez le temps de lire nos informations et apportez votre signature à nos grandes campagnes de pétition en France et en Europe…
… que vous adressez vos commentaires et témoignages et diffusez nos informations et mobilisations à vos proches…
… que POLLINIS peut agir efficacement face aux lobbies de l'agrochimie qui sacrifient les abeilles et la nature :

••••• Nous refusons que des tonnes de pesticides continuent à être déversées dans les champs alors que leur extrême nocivité pour les abeilles, la nature et les hommes est parfaitement connue et que d'autres méthodes existent, tout aussi efficaces et rentables pour les agriculteurs qui les utilisent.

••••• Nous refusons que les lobbies agrochimiques manœuvrent impunément à Bruxelles, infiltrent les comités scientifiques et consultatifs pour imposer leurs nouveaux pesticides tueurs d'abeilles, au mépris de la volonté des citoyens.

••••• Nous refusons que les multinationales de l'agrochimie interdisent l'accès à l'information sur leurs produits toxiques aux journalistes, aux scientifiques, aux citoyens avec la directive de l'Union européenne "Secret d'affaires".

••••• Nous refusons que des races d'abeilles non-adaptées à notre environnement et importées en masse mettent en péril notre abeille locale, -l'abeille noire adaptée et résistante en provoquant des hybridations forcées.

••••• Nous refusons que soit anéanti en moins d'une génération ce que l'agriculture respectueuse des pollinisateurs a su préserver durant des millénaires…

Ces combats salutaires pour la nature, les pollinisateurs et notre santé à tous, c'est grâce à votre implication personnelle que POLLINIS peut les mener.

C'est pourquoi il est si important pour nous de vous présenter notre bilan 2016.



Après quatre années de bataille intensive, depuis que POLLINIS existe, nous avons réussi créer et consolider une véritable contre-force à l’emprise des lobbies de l’agrochimie en Europe et en France, qui s'articule autour de trois axes :

- Rassembler pour la première fois en un mouvement citoyen unique des apiculteurs indépendants, des scientifiques, et plus d’1,3 million de citoyens, pour faire front commun contre l’agrochimie.

C'est notre meilleure chance de pouvoir vraiment peser dans la balance contre les lobbies de l’agrochimie, et sauver durablement les abeilles !

- Mettre en place un groupe d’experts, d’ingénieurs et de juristes, qui surveillent les manœuvres des lobbies à Bruxelles.

Entre autres missions, ces experts décortiquent les autorisations de mise sur le marché de nouveaux pesticides toxiques – un travail indispensable pour déjouer toute nouvelle attaque sur les abeilles, notre alimentation ou notre santé, et contrecarrer l’emprise de l’agrochimie sur les décisions européennes.

- Aider et promouvoir les solutions agricoles alternatives respectueuses des pollinisateurs.

Oui, des solutions efficaces existent pour sortir l'agriculture du tout-chimique, émanciper les agriculteurs de l'emprise de l'industrie phytopharmaceutique et garantir un environnement sans danger pour les pollinisateurs !

Et voici ce que nous avons pu faire, avec votre aide, en 2016 :

- Nous avons obtenu une première interdiction en France des pesticides néonicotinoïdes responsables de 20 ans de massacre intensif des abeilles.

En voici les principales étapes :

Présentation au Parlement européen de notre pétition "Stop Neonics" signée par plus d'un million de citoyens !….
Dépôt d'amendements avec des parlementaires décidés à défendre les abeilles face à leurs collègues subordonnés à l'agrochimie….
627 898 messages envoyés aux sénateurs et députés pendant les débats sur la loi Biodiversité
Et 30 eurodéputés se sont déjà engagés pour une interdiction totale des néonicotinoïdes en Europe.

- Nous avons sonné l'alarme sur les nouveaux pesticides tueurs d'abeilles.

POLLINIS a levé le lièvre et mis le scandale sur la place publique. En plein moratoire européen sur les néonicotinoïdes, avec leurs armées de lobbyistes à Bruxelles, les multinationales de l'agrochimie sont arrivé à obtenir la mise sur le marché de nouveaux pesticides tueurs d'abeilles, camouflés sous d'autres classifications pour ne pas entrer dans le champ de l'interdiction.

C'est un combat sans relâche pour veiller et détecter toutes ces manigances, informer et mobiliser les citoyens pour empêcher ces grosses firmes d'imposer leurs produits toxiques et de faire la loi en Europe. La tâche est immense !

- Nous avons mobilisé 668.230 citoyens pour contrer la Directive "Secret d'affaires", un règlement sur mesure pour les lobbies de l'agrochimie.

Après des années de lobbying intensif, l'agrochimie est sur le point de parvenir à son but : faire voter un règlement sur mesure pour ne plus avoir à rendre de comptes sur les effets potentiellement catastrophiques des pesticides sur l'environnement, les pollinisateurs et notre santé !

La directive de l'Union européenne, "Secret d'affaires", interdit à nous citoyens, journalistes, lanceurs d'alerte, médecins et scientifiques indépendants... l'accès à toutes les données scientifiques exigées par la réglementation pour pouvoir mettre un pesticide ou un nouveau médicament sur le marché.

Mais les élections de 2017 vont être l'occasion de stopper cette directive en empêchant son application dans le droit français.

- Nous avons entamé la protection de l'abeille locale, menacée d'extinction.

La préservation de l'abeille locale, l'abeille noire, est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd'hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

C'est pourquoi POLLINIS a :

soutenu la création de la Fédération européenne des Conservatoires de l'abeille noire (FedCAN)
organisé la Fête de l'abeille noire avec le Conservatoire de l'abeille noire d'Ile de France
entamé les démarches auprès du gouvernement pour obtenir une protection juridique pour les Conservatoires de l'abeille noire.
- Nous avons étoffé encore notre petite équipe pour pouvoir mener le combat sur tous les plans et sur tous les fronts.

Nous ont rejoints tout récemment : Camille, pour la bonne tenue administrative et les relations donateurs, Valentine, journaliste chargée de la communication et Armand bientôt titulaire d'un diplôme d'ingénieur et juriste en Environnement, qui étudie les pollinisateurs sauvages, actuellement trop méconnus.

Cela fait plaisir de voir tous ces jeunes mettre, au sein de POLLINIS, leur talent, leur expertise et leur dynamisme au service de la protection des pollinisateurs.

Et il y en a besoin !

Car la tâche est immense.

Et en 2017, voici ce que nous devons faire :

Tous ensemble, citoyens, apiculteurs indépendants, juristes et scientifiques réunis au sein de POLLINIS, nous devons attaquer les fondements du système qui permet aux lobbies de l’agrochimie d’avoir toujours un coup d’avance, pour les empêcher de faire la loi en Europe.

Et pour cela, je ne vois pas de meilleure opportunité que les élections présidentielles et législatives françaises qui approchent.

Au moment où les politiques ont besoin de nos voix et de notre approbation, c’est exactement là que nous devons mettre nos conditions sur la table, et les obliger à prendre clairement position : sont-ils du côté des abeilles, ou de l’agrochimie ?

Notre plan de bataille pour démarrer sans tarder la contre-offensive à l’emprise des lobbies en Europe et dans les états européens est on ne peut plus clair :

>>> Maintenir notre surveillance sur Bruxelles, pour déjouer toute nouvelle tentative d'autorisation de pesticides tueurs d'abeilles,
et faire travailler les  chercheurs  qui ont rejoint POLLINIS pour contrecarrer, sur le plan scientifique, les pseudos études payées par les firmes agrochimiques pour tenter de blanchir leurs nouveaux produits;

>>> Mener une gigantesque campagne de pression sur les candidats aux élections françaises en mobilisant, par vagues successives, plusieurs centaines de milliers de leurs électeurs et en faisant le siège de leurs QG de campagne pour les convaincre d’écouter nos arguments et de s’engager du côté des citoyens pour les pollinisateurs ;

>>> Dans le même temps, travailler d’arrache-pied avec les apiculteurs indépendants pour sauvegarder à tout prix l’abeille locale - naturellement plus résistante que les abeilles importées, mais dangereusement menacée par l’agro-industrie - avant qu’elle ne disparaisse définitivement, et qu’il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer…

Face aux montagnes d'argent des firmes agrochimistes et leurs armées de lobbyistes qui veulent imposer leur loi aux décideurs nationaux et européens, nous avons certes peu de moyens - mais nous avons notre nombre, et notre détermination.

Et le soutien fidèle des membres les plus engagés de POLLINIS pour mener cette contre-offensive salutaire pour les abeilles et la nature, et pour aller enfin dans le bon sens : vers une agriculture pérenne et propre, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend.

Nous avons calculé que, pour mener toutes ces actions, nous devons réunir un budget minimum de 350 000 euros.

Cela fait beaucoup d'argent, mais les résultats qu'ensemble nous pouvons obtenir grâce à cette somme n'ont pas de prix : des bienfaits pour la planète et toute la population !

Pour réunir ce budget, nous ne pouvons compter que sur le soutien des membres donateurs de l'association.

Vous le savez, nous refusons les financements publics, ou même d'entreprises privées : ce serait mettre POLLINIS à leur merci, et risquer d'être réduits au silence lorsqu'il s'agit de révéler un scandale, comme celui de la Directive Secrets d’Affaires, qui cherche à interdire aux citoyens et scientifiques indépendants l’accès aux études concernant la toxicité de ce qu’ils mangent et ce à quoi ils sont exposés…

Pour garantir l'indépendance et la liberté d'action de POLLINIS, nous reposons entièrement sur les dons de personnes, comme vous, qui ont à cœur de protéger les abeilles et la nature, et refusent de laisser sacrifier l'environnement et leur alimentation pour garantir les profits de quelques multinationales bien placées.

Alors s'il vous plaît, rejoignez nos membres donateurs en accordant votre soutien à POLLINIS, en cliquant sur ce bouton :

POLLINIS_JAUNE.png

Un don de 20 euros, de 50 euros, de 100 euros, ou de tout autre montant que vous jugez approprié, sera une aide précieuse pour mener les actions nécessaires pour faire barrage aux lobbies, et convaincre les candidats aux élections françaises de se ranger du côté des défenseurs des abeilles et de la nature.

Nous sommes la première association française à avoir réussi à rassembler en un front commun apiculteurs, scientifiques, et plus d’un million de citoyens. Maintenant, utilisons cette force exceptionnelle pour reprendre le pouvoir des mains des lobbies, et les empêcher de décimer ce qui reste encore de colonies d'abeilles et de pollinisateurs !

Merci encore pour votre aide passée, et merci d'avance pour votre soutien à POLLINIS en 2017.

Oui, je fais un don à POLLINIS !

Bien sincèrement

L'équipe de POLLINIS

POLLINIS Association Loi 1901
10 rue Saint Marc - 75002 Paris  www.pollinis.org

Voir aussi les manifestations du 7 juin 2017 pour la défense des abeilles.

21/01/2017

Réédition du Faucon pèlerin de René-Jean Monneret

Réédition du Faucon pèlerin

de René-Jean Monneret

 

Début mars 2017, Delachaux et Niestlé va rééditer  le bouquin du Jurassien René-Jean Monneret sur le faucon pèlerin.

 

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17/01/2017

Pic mar ou Pic épeiche ?

Histoire de Pics

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

La période de froid que nous traversons en ce mois de janvier 2017 favorise le rapprochement de certains oiseaux en quête de nourriture dans nos jardins et à proximité de nos maisons.

 

Beaucoup de monde s'inquiète cette année de la sensible diminution du nombre d'oiseaux aux mangeoires installées à leur attention. Aucune explication fondée ne permet pour le moment d'apporter de réponses à ce constat, mais il est certain que l'érosion de la biodiversité que l'on constate tous les jours n'y est pas étrangère.

 

La présence régulière sur un point de nourrissage d'un Pic épeiche et de son proche cousin plus discret, le Pic mar, me permet de photographier ces deux espèces dans d'excellentes conditions.

 

Pas toujours évident pour une personne non initiée de différencier à distance ces oiseaux dès le premier coup d'œil.

 

La comparaison de ces deux images ne laissera plus aucun doute sur l’identification des deux espèces si vous parvenez à mettre dans l'axe de vos jumelles l'un ou l'autre de ces Pics.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pic mar,pic épeiche,picidés

Clichés © Dominique Delfino

14/01/2017

PESTICIDES : VENDRE COUTE QUE COUTE !

FNE-logo180.pngPESTICIDES : VENDRE COÛTE QUE COÛTE !

 

Le 28 décembre 2016, en toute discrétion, les vendeurs de pesticides ont réussi à faire annuler l’ordonnance établissant les certificats d’économie de pesticides (CEPP). Le nouveau dispositif les contraignant à réduire leurs ventes de pesticides de 20% d’ici 2020, les vendeurs et les distributeurs veulent préserver le marché très rentable des pesticides, sans être inquiétés !

Le constat est sans appel et connu de tous : les indicateurs d’usage des pesticides sont dans le rouge. Malgré les dispositifs volontaires mis en place depuis 2007 pour expérimenter et proposer des alternatives, l’usage des pesticides a augmenté notablement de 9.7% en 2014 par rapport au chiffre de l’année précédente. On est très loin de l’objectif du Grenelle de diviser par 2 la consommation en 2018[1].

Faut-il rappeler que les pesticides sont dangereux ?

L’impact des pesticides sur l’environnement et la biodiversité n’est plus à démontrer. Ils cassent les chaînes alimentaires, perturbent la reproduction des animaux ou les intoxiquent tout simplement. L’exemple de la surmortalité des abeilles, insectes si importants pour les équilibres naturels, est la parfaite illustration.

Pour Charlotte Lepître, coordinatrice du réseau santé de FNE « Nous ne pouvons plus sous-estimer la dangerosité des pesticides sur la santé. Chaque année, de nouvelles molécules utilisées pendant des années sont interdites à la vente à cause de leur toxicité pour l’Homme. Elles sont aussitôt remplacées par d’autres dont la non-toxicité n’est pas totalement prouvée. »

L’intérêt privé avant l’intérêt collectif et la santé publique

Et pourtant les pesticides ne sont pas une fatalité ! Des agriculteurs se sont lancés dans l’agro-écologie et démontrent chaque jour qu’il est possible de réduire de 30% et plus leur usage sans baisser les rendements. Les solutions existent ! Il est aujourd’hui nécessaire d’impulser fortement la transition en impliquant tous les acteurs. Pour cela, l’approche des certificats d’économie de pesticides est très intéressante. En plus d’être contraignants, ils impliquent réglementairement les distributeurs, généralement en charge du conseil aux agriculteurs, dans la réduction d’usage des pesticides. C’est une mutation profonde du rôle des coopératives et du négoce agricole.

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles pour FNE : « Les marchands de pesticides résistent pour ne pas réduire leurs ventes et préserver leurs intérêts. Ils attaquent de manière procédurière les mesures qui pourraient orienter intelligemment l'agriculture vers un usage réduit des pesticides. Le gouvernement et le Parlement doivent réagir rapidement pour remettre en place un processus essentiel dans la transition agro-écologique de l’agriculture Française mais surtout pour la protection de la santé des citoyens et de l’environnement ».

 
[1]Le chiffre de référence en ce qui concerne la consommation de pesticides en France est celui de 2007.

 


France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C'est la porte-parole d'un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

13/01/2017

Destruction de la loi littoral par le sénat

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04/01/2017

Biodiversité et productivité de la forêt

Relations positives entre biodiversité

et productivité prédominantes

dans les forêts mondiales

 

La relation entre la biodiversité et la productivité des écosystèmes herbacés a été explorée en long et en large. En revanche, en ce qui concerne la flore arborescente, c'est-à-dire les forêts, les schémas sont beaucoup moins bien compris. Jusqu'à présent, il y avait eu peu d'expériences sur la diversité des arbres et le BPR forestier (effet de la biodiversité sur la productivité des écosystèmes) n'a été exploré que dans le cadre d'études d'observation à échelle régionale. Ainsi, la force et la variabilité spatiale de cette relation restaient inexplorées à l'échelle mondiale.

 

Pourtant, le BPR forestier se trouve à la base de la compréhension de la crise mondiale d'extinction et de ses impacts sur le fonctionnement des écosystèmes naturels. Le BPR forestier a été un sujet de recherche important dans l'écologie régionale au cours des dernières décennies, mais ce n'est que récemment qu'on a commencé à développer une perspective globale.

 

biodiversité et productivité de la forêt,global forest biodiversity initiative

Parcelle monospécifique de charmes (forêt de Chaux, Jura)

Cliché DR

 

Dans le monde entier et sous toutes les latitudes, dans le cadre du projet international GFBI (Global Forest Biodiversity Initiative), un ensemble de 84 chercheurs (Liang et al. [2016]) ont amassé une somme impressionnante de données mondiales sur la forêt portant sur plus de 770 000 parcelles d'échantillonnage dans 44 pays.

 

Ils ont ainsi mis en évidence une relation positive et cohérente entre la diversité des arbres et la productivité des écosystèmes aux échelles du paysage, du pays et de l'écorégion. En moyenne, une perte de 10% de la biodiversité entraîne une perte de productivité de 3%. Cela signifie que la valeur économique du maintien de la biodiversité pour la productivité forestière mondiale est plus de cinq fois supérieure aux coûts de conservation globaux.

 

biodiversité et productivité de la forêt,global forest biodiversity initiative

Forêt primaire tropicale (Bélouve, Réunion)

Cliché © André Guyard

 

Les forêts sont les plus importants dépôts mondiaux de la biodiversité terrestre, mais la déforestation, la dégradation des forêts, le changement climatique et d'autres facteurs menacent environ la moitié des espèces d'arbres dans le monde. Bien que des efforts considérables aient été déployés pour renforcer la préservation et l'utilisation durable de la diversité biologique des forêts dans le monde entier, les conséquences de cette perte de diversité constituent une grande incertitude pour les efforts internationaux de gestion et de conservation des forêts. La BPR de la forêt représente un chaînon manquant essentiel pour une évaluation précise de la biodiversité mondiale et une intégration réussie de la conservation biologique et du développement socioéconomique.

 

biodiversité et productivité de la forêt,global forest biodiversity initiative

Parcelle de feuillus diversifiés au printemps (forêt de Thise)

Cliché © André Guyard

 

biodiversité et productivité de la forêt,global forest biodiversity initiative

Parcelle de feuillus diversifiés en hiver (forêt de Chailluz)

Cliché © André Guyard

 

 Les chercheurs du GFBI ont exploré l'effet de la richesse des essences forestières sur la productivité du volume d'arbres à l'échelle mondiale en utilisant des inventaires forestiers répétés de 777 126 parcelles d'échantillonnage permanentes dans 44 pays contenant plus de 30 millions d'arbres de 8737 espèces couvrant la plupart des biomes terrestres. Les résultats révèlent un effet positif cohérent de la biodiversité sur la productivité forestière à travers le monde, montrant qu'une perte continue de la biodiversité entraînerait un déclin accéléré de la productivité forestière mondiale.

biodiversité et productivité de la forêt,global forest biodiversity initiative

Parcelle monospécifique de Douglas

Cliché © André Guyard

 

Le BPR montre une variation géospatiale considérable à travers le monde. Le même pourcentage de perte de biodiversité entraînerait un déclin relatif relatif (c'est-à-dire en pourcentage) de la productivité dans les forêts boréales de l'Amérique du Nord, de l'Europe du Nord-Est, de la Sibérie centrale, de l'Asie de l'Est et des régions éparses de l'Afrique centrale et méridionale. Dans l'Amazonie, l'Afrique de l'Ouest et du Sud-Est, le sud de la Chine, le Myanmar, le Népal et l'archipel malais, le même pourcentage de perte de biodiversité entraînerait un déclin absolu de la productivité.

 

En conclusion, la santé d'une forêt est liée à la diversité de ses arbres. Plus une parcelle forestière contient d'espèces, plus elle est productive — autrement dit, plus elle fabrique de matière végétale au mètre carré.

 

Mais de l'avoir démontré à pareille échelle devrait définitivement tordre le cou à l'idée que la parcelle la plus productive est celle où tous les arbres appartiennent à la même espèce. "De plus, la biodiversité est une assurance contre le changement climatique : si l'on a plus d'espèces, on a plus de chances que la forêt résiste bien au réchauffement."

 

Ces résultats mettent en évidence l'effet négatif de la perte de biodiversité sur la productivité forestière et les avantages potentiels de la transition des monocultures aux peuplements mixtes dans les pratiques forestières. La BPR découverte à travers les écosystèmes forestiers du monde entier correspond bien aux progrès théoriques récents, ainsi qu'aux études expérimentales et observationnelles sur les écosystèmes forestiers et non forestiers. Sur la base de cette relation, la perte constante d'espèces dans les écosystèmes forestiers dans le monde pourrait réduire considérablement la productivité forestière et donc le taux d'absorption du carbone forestier pour compromettre le puits mondial de carbone forestier.

 

La valeur économique de la biodiversité pour le maintien de la productivité forestière commerciale est estimée de 166 à 490 milliards de dollars par an. Bien qu'elle ne représente qu'un faible pourcentage de la valeur totale de la biodiversité, cette valeur est de deux à six fois supérieure à ce qu'elle coûterait pour mettre en œuvre efficacement la conservation à l'échelle mondiale. Ces résultats soulignent la nécessité de réévaluer l'évaluation de la biodiversité et les avantages potentiels de l'intégration et de la promotion de la conservation biologique dans la gestion des ressources forestières et les pratiques forestières dans le monde entier.

 

Source :

Liang et al. (2016).— Positive Biodiversity–Productivity Relationship Predominant in Global Forests Science 14 oct. 2016 : Vol. 354, n° 6309, DOI: 10.1126 / science.aaf8957

 

Effet-global-de-la-diversité-des-essences-forestières-sur-la-productivité-forestière-450.jpg

Effet global de la diversité des

essences forestières sur la productivité forestière

 

Les données obtenues au sol provenant de 777 126 parcelles d'échantillonnage permanentes de la diversité biologique des forêts (zone bleu foncé), qui couvrent une partie substantielle de l'étendue forestière mondiale (en blanc), révèlent des relations positives. La ligne rouge concave avec des bandes roses représentant un intervalle de confiance de 95%).

 

La filière bois en France

Par Pascal Sulocha

(Vidéo enquête de Samuel Ruffier et Paul Aurélien Combre de France 3 Bourgogne—Franche-Comté)

 

02/01/2017

Prouesses migratoire de la Vanesse du Chardon

Vanessa-cardui-200.jpgProuesses migratoire de la Vanesse du Chardon

 

La Vanesse du Chardon ou Belle-Dame est un papillon de taille moyenne à grande : la longueur de l'aile antérieure est en général comprise entre 27 et 31 mm. Une grande partie du dessus des ailes consiste en un fond orange rosé orné de taches noires, à l'exception de la partie apicale des ailes antérieures qui est noire à taches blanches. Le dessus des ailes postérieures présente une série de 4 à 5 points postdiscaux noirs. Le revers des ailes postérieures est chamarré de beige et de blanc, avec des nervures blanches et cinq ocelles postdiscaux dont certains ont le centre gris-bleu. Les deux sexes sont semblables.

 

Vanessa-cardui-450_02.jpg

Vanesse du Chardon

(Cliché DR)

 

Probablement le papillon le plus commun d'Europe, l'espèce n’est pas résidente permanente en France métropolitaine, mais est présente une partie de l’année (d’avril à octobre environ) en tant que migratrice, et peut être observée dans tous les départements, en abondance très variable selon les années.

 

Non seulement la Belle-Dame est une espèce migratrice : elle est même considérée, parmi les papillons, comme le plus grand migrateur connu. L’espèce hiverne en Afrique puis migre vers l'Europe centrale et du sud au printemps (d'avril à juin), atteignant des latitudes plus ou moins élevées selon les années. Elle se reproduit alors en Europe durant la saison chaude, accomplissant d’un à trois cycles reproductifs. À l’automne, les descendants des migrants de printemps meurent ou migrent à nouveau vers le sud. L’espèce reste donc absente d’Europe de novembre à février.

 

La Belle-Dame est un prodige du voyage : deux chercheurs viennent de révéler qu'il accomplit une migration défiant l'entendement. Non seulement il forme, à l'automne, des vols pour traverser la Méditerranée et gagner le Maghreb - ce qui est déjà un bel exploit... Mais il franchit ensuite les 4 000 m d'altitude de l'Atlas, puis encore des centaines de kilomètres brûlants de Sahara... jusqu'aux hauts plateaux éthiopiens. Un périple de 4000 km !

01/01/2017

Hérons charognards

Réveillon de Nouvel An pour des hérons

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

C'est une carte de vœux grandeur nature que nous offrait ce dimanche de Nouvel An. Le paysage de givre féérique que je découvre en ouvrant mes volets me précipite sur le terrain afin de profiter de la lumière matinale direction le plateau de Brognard.

 

Un groupe d'une vingtaine de hérons cendrés regroupés dans une friche givrée semble particulièrement intéressé par de la nourriture providentielle en cette période de disette.

 

Je découvre alors les restes d'un chevreuil mort que les renards , les rapaces et les corvidés n'auront pas tardé à dévorer.

 

Les Hérons, tels des vautours profiteront également de ce festin. Les échassiers ne disposent pas de l'anatomie des oiseaux charognards, leur long bec étant plus adapté à la pêche ou à la capture de petits mammifères.

 

Néanmoins, ils parviendront à prélever quelques restes jouant également les éboueurs de la nature.

 

Mais c'est avant tout cette ambiance, des oiseaux évoluant dans ces hautes herbes givrées, que je garde en mémoire tout comme à travers mon objectif photo.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

19/12/2016

La vallée des loups, un film formidable

La vallée des loups, un film formidable

sortie au cinéma le 4 janvier 2017

par Jean-François Noblet

 

La Vallée des loups, le film tant attendu de Jean-Michel Bertrand, est sorti au cinéma le mercredi 4 janvier 2017, de quoi bien commencer l’année !

 

Mon ami Jean-Michel Bertrand nous avait déjà régalés avec son précédent film « Vertige d’une rencontre » qui racontait son admiration des aigles royaux.

 

Naturaliste accompli, parfaitement intégré dans les montagnes alpines où il est né, « Milou » pour les intimes, avait le rêve de filmer des loups sauvages dans sa vallée d’enfance. Il raconte dans le film « La vallée des loups » sa longue quête, les innombrables nuits d’affûts par tous les temps et il nous montre, pour la première fois en France des images extraordinaires de vrais loups en liberté. Non pas des loups apprivoisés ou prisonniers d’un parc animalier mais une meute et ses louveteaux acceptant une certaine promiscuité avec un naturaliste respectueux, discret et compétent.

 

Je ne vous raconterai rien des détails de l’histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte mais j’affirme que ce film est un chef d’œuvre qui fera date dans l’histoire de la protection de la nature. En effet les nombreuses scènes d’animaux sauvages filmés sont d’une qualité exceptionnelle : cadrage impeccable, lumière d’enfer et comportements rarement observés. On sent là l’amour immense de l’auteur pour toutes les formes de vie.

 

De multiples pointes d’humour et un commentaire pris sur le vif enregistré par Milou lui-même, sobre et profond à la fois nous démontre qu’il est possible de faire partager autrement la passion pour la nature et le respect du sauvage.

 

C’est là que réside l’intérêt majeur de ce film. Il montre comment les naturalistes ressentent intimement leur place au milieu du monde vivant, les émotions de rencontres avec des animaux libres sur le terrain et il nous fait partager ce bonheur. On est loin des explications scientifiques moralisatrices ou des interviews de personnalités reconnues voulant nous convaincre. Non Milou renverse, à lui tout seul, toutes les bêtises et les rumeurs qui circulent sur le loup, par la beauté des images et la sincérité d’un homme du pays.

 

Courez voir ce film et emmenez-y vos enfants. Ce sera la plus formidable manière de démarrer la nouvelle année pour que nous puissions espérer sauver enfin la nature et tolérer la présence de quelques loups à nos côtés.

 

Jean François Noblet

 

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La Vallée des loups, le film tant attendu de Jean-Michel Bertrand, sortira au cinéma le 4 janvier 2017, de quoi bien commencer l’année ! Plus qu’un film, c’est un véritable plaidoyer pour le loup en France. FERUS est soutien et partenaire du film.

 

La Vallée des loups : bande annonce du film


 

15/12/2016

Givre d'automne

Au gré des saisons

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Chaque saison marque de son empreinte le temps qui passe et il suffit d'observer comment évolue et se métamorphose la végétation pour s'en émerveiller jusque dans les moindres détails.

 

Ce ne sont que des feuilles de ronces, bien connues pour leurs vertus médicinales, que l'automne a paré de couleurs pour briller dans la lumière rasante du soleil levant.

 

Les ambiances de givre de ces derniers jours nous rappellent que l'hiver ne se fera pas attendre.

 

Un décor éphémère s’offre à celui qui prend le temps de le contempler.

 

Telle une guirlande qui scintille, la magie du givre enveloppe le végétal pour l'immerger naturellement dans l'ambiance de cette fin d'année à la veille de Noël.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

01/12/2016

Destruction d'espèces protégées en Haute-Saône

Destruction d'espèces protégées en Haute-Saône :

extraits des reportages de France 3 Franche-Comté

La Fédération de chasse 70 dans le viseur

(dernière mise à jour du 04/12/2016)

 

Communiqué de presse de

France Nature Environnement

 

(Pour zoomer, cliquer sur le document)

chasse,braconnage,braconnage d'espèces protégées

Mise à jour du 01/12/2016 à 12 h

 

De la prison ferme pour les ex-dirigeants de la Fédération de chasse de Haute-Saône

 

Le verdict est tombé ce matin dans l'affaire du massacre organisé de centaines d'animaux protégés à Noroy-le-Bourg, sur un terrain géré par la Fédération de chasse de Haute-Saône. L'ex-président et l'ex-directeur écopent d'un an de prison ferme.

 

  • Par Émilie Dinjar publié le

Cliché © France 3 Franche-Comté

 
Le procès avait eu lieu en octobre au tribunal correctionnel de Vesoul. La décision avait été mise en délibéré à ce premier décembre.
 

Les sept prévenus soupçonnés de destruction d'espèces protégées sur un terrain géré par la Fédération de chasse de Haute-Saône ont tous été condamnés, pour avoir ordonné ou opéré la destruction de plusieurs centaines de martres, chats sauvages et rapaces à Noroy-le-Bourg, entre 2010 et 2013.
 

L'Ex-président, l'ex-directeur et l'ex-responsable des services techniques de la Fédération haut-saônoise de chasse écopent d'un an de prison ferme et de 5000 euros d'amende pour les deux premiers.
 

Les trois apprentis chargés d'exécuter les animaux, dont celui qui avait dénoncé les faits, ainsi qu'un employé sont condamnés à 4 à 12 mois de prison avec sursis.


Reportage de Franck Ménestret et Cédric Lepoittevin dans l'édition régionale.

 

Mise à jour du 07/10/2016 à 12h00 :

   
Deuxième jour d'audience au procès

de la fédération de chasse de Haute-Saône

 

  • Par Sophie Courageot
  • Publié le , mis à jour le

 

Les débats se sont poursuivis ce matin devant le tribunal correctionnel à Vesoul. Près de 200 animaux, des espèces protégées ont été tuées dans une réserve de chasse. Les uns reconnaissent les faits, les autres disent qu'ils ne savaient rien.


Trois anciens cadres, un technicien et trois apprentis de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône sont suspectés d'avoir participé à l'exécution de plus d'une centaine d'animaux protégés. Les sept prévenus, qui comparaissent libres encourent un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.


Les anciens présidents, directeur et responsable technique de la fédération sont poursuivis pour avoir ordonné la mise à mort d'animaux sauvages protégés, ce qu'ils réfutent.

 

Ce matin, les techniciens de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont répondu aux questions des avocats. Les prévenus qui le souhaitaient ont pu prendre la parole. L'ancien technicien de la fédération de chasse a expliqué qu'il avait alerté sur les faits les autorités de la fédération de chasse dès 2011.


Ce matin, les parties civiles sont venues à la barre au nom de la défense des animaux. Les réquisitions ne devraient pas intervenir avant cet après-midi. Le jugement du tribunal correctionnel sera ensuite mis en délibéré.

 

Mise à jour du 06/10/2016 à 12h04 :

 

Haute-Saône : jugés pour avoir exécuté des animaux protégés

 

© Archives France 3 Franche-Comté Les 7 personnes sont poursuivies pour destruction d'espèces protégées

 

par Sophie Courageot avec AFP  Publié le 06/10/2016 à 11:57, mis à jour le 06/10/2016 à 12:04

 

Trois anciens cadres, un technicien et trois apprentis de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône sont suspectés d'avoir participé à l'exécution de plus d'une centaine d'animaux protégés. Leur procès s'est ouvert ce matin devant le tribunal correctionnel de Vesoul.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/haut...

 

Les sept prévenus, qui comparaissent libres jusqu'à vendredi, encourent un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. Les anciens président, directeur et responsable technique de la fédération sont poursuivis pour avoir ordonné la mise à mort d'animaux sauvages protégés, ce qu'ils réfutent.

 

La destruction des espèces, dont des rapaces et des chats forestiers, était effectuée par un technicien et trois apprentis, âgés de 22 à 25 ans, qui ont reconnu les faits.

 

Une centaine d'animaux protégés auraient été tués.

 

D'après l'un des apprentis, qui a dénoncé ces agissements en juillet 2013 "pour que ça s'arrête", la destruction des animaux était "organisée" et "rémunérée" par la fédération de chasseurs. Plus d'une centaine d'animaux appartenant à des espèces protégées ont été tués entre octobre 2010 et juillet 2013 sur le site d'une réserve cynégétique gérée par la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Saône, selon l'enquête de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

 

"On avait ordre de prendre les queues pour prouver qu'on avait bien tué les animaux" a déclaré le jeune homme jeudi devant le juge, détaillant comment il devait tenir le registre des bêtes éliminées. Chacun des trois apprentis a reçu 384 euros pour cette "prime de queue".

 

Tout cela pour une réserve de chasse

 

La réserve de 56 hectares, située à Noroy-le-Bourg (Haute-Saône), visait à favoriser la prolifération du petit gibier comme les lapins et les faisans. La fédération était autorisée à tuer les prédateurs dits nuisibles, tels que les renards, mais pas les espèces protégées. Chats sauvages, autours des palombes, buses variables, éperviers ou encore chouettes d'Europe ont ainsi été capturés et supprimés avec un fusil ou du poison. Ils étaient ensuite incendiés ou enterrés. Certains animaux étaient aussi volontairement blessés et mouraient dans la nature. "Les ordres venaient du responsable technique et du directeur", a affirmé l'apprenti à la barre.

 

Une quinzaine d'associations de protection de la nature, dont la Fondation Brigitte Bardot et France Nature Environnement, ainsi que la Fédération de chasse de Haute-Saône, se sont portées partie civile.

 

Mise à jour du 05/10/2016 :

 

 © France 3 Franche-Comté - Sylvain Velluet Haute-Saône : la fédération de chasse a détruit des centaines d'animaux protégés

 

Ce soir, ne manquez pas sur France 3 Franche-Comté le reportage de Catherine .Eme-Ziri et de M. Blanc sur des images d'archives de 2013 Avec en interview : le 7/10/13 Pierre Athanaze, président de l'association de protection des animaux sauvage.

 

Vesoul : la fédération de chasse aurait tué des animaux protégés

 

Demain jeudi 6 octobre, un procès hors norme commence devant le tribunal correctionnel de Vesoul : celui des membres de la fédération de chasse de Haute-Saône, accusés d'avoir détruit des espèces protégées.

 

Des cadavres et des queues d'animaux protégés comme des chats sauvages, des martres, des rapaces comme des buses sont découverts à l'été 2013, mettant ainsi au jour un vaste carnage peut-être organisé par des membres de la fédération de chasse de Haute-Saône.


Au départ, certains chasseurs souhaitent réintroduire des lapins de garenne et des faisans dans un secteur de 56 hectares, propriété de la fédération, à Noroy-le-Bourg. Ils auraient éliminé les prédateurs comme les chats sauvages ou les rapaces, autours des palombes ou éperviers. Dans ce but, des apprentis et un technicien auraient touché des primes quand ils détruisaient ces espèces "menaçantes" pour les lapins et les faisans. Fusil, muni d'un silencieux, pièges, poison ont été utilisés.


Voilà l'accusation dont doivent répondre 7 personnes, toutes membres de la fédération de chasse à l'époque, dont le président lui-même, Robert Putz, et l'ancien directeur.

Une douzaine d'associations se sont portées partie civile dans ce procès, dont la SPA, la Société Protectrice des animaux, et la Fondation Brigitte Bardot.

 

Le procès, prévu sur deux jours, doit déterminer les responsabilités de chacun. Une histoire compliquée, dans laquelle le rôle de chacun doit être déterminé. Cette affaire avait fait beaucoup de bruit, dans le milieu de la chasse, en Haute-Saône et bien au-delà de notre région.

 

Mise à jour du 28/04/2016 :

 

Robert Putz, l'ancien président de la Fédération de chasse de Haute-Saône sera jugé le 6 octobre 2016.

 

Une personne, qui souhaite rester anonyme, me transmet ce message et m'encourage à le porter à la connaissance du plus grand nombre. Cela concerne la destruction organisée d'espèces protégées sur un site géré par la FDC de Haute-Saône.



L'affaire vient d'arriver sur le bureau du Procureur. Si vous avez des journalistes dans vos connaissances, n'hésitez pas à les informer. Ils pourraient être intéressés de faire une enquête en demandant quelques précisions au Procureur. L'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie a été informée, mais vous pouvez à nouveau les solliciter si vous connaissez personnellement certains d'entre eux.



Je joins également un article de l'Est républicain paru le 11 août 2013, juste après l'intervention des gardes de l'ONCFS. (Pour zoomer, cliquer sur l'article).



La LPO, l'ASPAS et la CPE sont également informées du dossier.

 

Les grands connaisseurs de la nature que sont les fusillots seraient-ils démasqués ?

 

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Destruction d’espèces protégées en bande organisée


Au cœur de la Haute-Saône à une dizaine de kilomètres de la préfecture, sur la petite commune de Noroy le Bourg, se déroulait depuis plusieurs années l’inimaginable.


Des actes illégaux étaient effectués par du personnel de la fédération des chasseurs de Haute-Saône dans le cadre de la gestion d’un terrain de plusieurs dizaines d’hectares situé en partie sur une zone Natura 2000. Ceci dans l’objectif d’établir la vitrine cynégétique et pédagogique du département avec l’implantation très onéreuse de lapins de garenne et de faisans. Ces espèces n’ont d’ailleurs aucune légitimité au sein du cortège de la faune autochtone.


Selon les témoignages, la structure départementale aurait organisé, pendant plusieurs années, la destruction des prédateurs présents sur ce secteur. Les témoins parlent de 252 animaux de la faune sauvage qui ont été tués dont 80% d’espèces protégées au titre 411-1 du code de l’environnement. La liste est longue : martres, chats forestiers, hérissons d’Europe, buses variables, éperviers d’Europe, autours des palombes…


Toujours d’après les témoins, pour parvenir à ce triste palmarès, une ceinture de pièges était disposée autour du noyau d’implantation des faisans et lapins. Tous les animaux capturés, protégés ou non, étaient tués. Une autre pratique prohibée et très dangereuse aurait aussi été utilisée. Elle consistait à employer des poisons interdits et très puissants. (Poison de type Curater dont le principe actif est le carbofuran, substance interdite au sein de l’Union européenne depuis 2007).


Il est aussi rapporté que, les commanditaires rémunéraient les actes contre des preuves matérielles. Ce sont donc d’après les témoignages des paquets de queues de chats forestiers ou autres rapaces qui arrivaient dans les mains des donneurs d’ordres pour être échangés contre des euros…

Cependant, par une journée du mois d’août 2013, des preuves accablantes sont trouvées par des agents de l’ONCFS lors de leur perquisition au sein du siège de la fédération des chasseurs de la Haute-Saône et du site de Noroy.


Pour finir, les témoins, qui ne veulent pas en dire plus pour l’instant, affirment que nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Les parties civiles nous en apprendront davantage lorsqu’elles auront accès au dossier. À moins que le Procureur général maintenant en possession du dossier depuis le 20 septembre, décide de s’exprimer sur ce sujet. Mais suite à cet événement, on ne peut empêcher certaines questions d’émerger :

 

  •  Que faut-il penser du bien-fondé d'un agrément au titre de la protection de la nature à une association aussi peu respectueuse des lois concernant les espèces protégées. Notamment lorsque celle-ci a la possibilité d'intervenir dans les écoles, collèges et lycées de nos enfants pour parler de la biodiversité et de la protection de la nature ?

 

  •  La gestion de la faune sauvage dont se prétexte la FDC 70 est-elle légitime ?

 

  •  La formation des jeunes chasseurs et piégeurs par la FDC 70, permet-elle d’obtenir des titulaires responsables ?

 

  •  L’aptitude de la FDC 70 à accueillir et à former des jeunes étudiants stagiaires (de BTS gestion et protection de la nature ou autres) est-elle encore fondée ?

 

  •  Que pense le Préfet de cette affaire ?

 

  •  Que pense le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) de ces intervenants en milieu scolaire ?

 

  •  Que pensent les services de Police sur la provenance des poisons et la mise en danger d’autrui lors de leur manipulation ?

 

  •  Que penser de la gestion comptable de la FDC 70 ?

 

  •  Cette affaire a-t-elle une relation avec la forte augmentation de la cotisation des chasseurs du département auprès de leur fédération ?

 

  •  Que se passait-il sur les autres sites gérés par la FDC 70 ?

 

  •  Que pense la FNC ?

 

  •  Que pensent messieurs Jean-Pierre POLY, directeur général de l’ONCFS et Henri SABAROT, président du conseil d’administration de cette enquête ?

 

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Chat forestier – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Chat forestier – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Autour des Palombes – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

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Martre – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

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Martre – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Substance suspecte dans un bocal. – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

- Chalet – Image extraite d’une vidéo.

 

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Queues de chats forestiers et autres. – Noroy le Bourg (70) – Site de
Champfleury - Chalet – Image extraite d’une vidéo.

 

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Queues de rapaces. – Noidans les Vesoul (70) – FDC70 –
Image présente aussi sur une vidéo.

 

L'information a été reprise et suivie par France 3 Besançon. Voir ICI puis le 7 octobre 2013 ICI.

Voir également la réaction de la Commission de protection des eaux de Franche-Comté qui porte plainte contre X et se constitue partie civile pour l’ensemble des infractions qui seront relevées en lien avec cette affaire.

 

Comme le signale Le Canard Enchaîné du 20 novembre 2013, la fédération départementale de chasse de la Haute-Saône recherche des boucs émissaires.

 

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Le point sur l'affaire (Est Républicain du 07/12/2013)

 

Chasse ­­­­– Après la mise en examen des cadres de la fédération de Haute-Saône : la fédération nationale « consternée »

 

Vesoul La Fédération nationale des chasseurs a fait part vendredi, dans un communiqué, de sa consternation après la mise en examen de quatre cadres de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée » sur réquisition du parquet de Vesoul.

 

« Avant même que les faits ne soient jugés, cette affaire porte un préjudice considérable à l'image du monde fédéral et de la chasse en général », estime la Fédération nationale des chasseurs (FNC), laquelle avait dès cet automne indiqué que « si des éléments à charge étaient avérés par l'enquête en cours, elle se porterait partie civile aux côtés de la Fondation pour la protection des habitats et de la faune sauvage. C'est aujourd'hui le cas ».

 

Le président, le directeur, le directeur technique et le secrétaire de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône ont été mis en examen jeudi et placés sous contrôle judiciaire.

 

Ils réfutent les faits qui leur sont reprochés ou les reconnaissent a minima.

 

Sollicités hier, ni le président, ni le directeur n'ont apporté de commentaire « Il n'y a rien de pire que la politique de l'autruche », a pour sa part indiqué le porte-parole de la FNC.

 

Le président de la FNC, Bernard Baudin, a demandé au président de la fédération de Haute-Saône, Robert Putz, de « ne plus siéger au conseil d'administration de la Fédération nationale pendant toute la durée de la procédure judiciaire », ajoute le communiqué.

 

Les quatre cadres sont soupçonnés d'avoir fait abattre plus d'une centaine de chats sauvages et de rapaces protégés entre 2010 et 2013, sur le site de la réserve cynégétique de Noroy-le-Bourg (Haute-Saône).

 

Cette réserve gérée par la Fédération des chasseurs de Haute-Saône est notamment destinée à développer du gibier de chasse tels que des faisans et des lapins de garenne.

 

Les faits ont été dénoncés par des stagiaires, à qui les prévenus avaient demandé « d'exterminer toutes les espèces nuisibles » au gibier de chasse, dont des animaux protégés.

 

Voir également l'émission de France 3 Franche-Comté.

 

Le point sur l'affaire (Est Républicain du 04/05/2014)

 

Samedi 3 mai 2014, c'était l'Assemblée générale de la fédération de chasse de Haute-Saône. Un événement salué par l'Est Républicain du dimanche 4 mai.

 

NATURE - Assemblée générale hier avec un président par intérim, son prédécesseur étant mis en examen

 

Destruction d'espèces en Haute-Saône : la fédération de chasse fait l'autruche

 

Vesoul. Circulez, y'a rien à voir. Durant les deux heures trente qu'a duré l'assemblée générale de la fédération de chasse de Haute-Saône, pas un mot n'a été prononcé au sujet de la mise en examen de quatre cadres de la fédération et trois stagiaires, pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée ». Plus d'une centaine de chats sauvages et rapaces protégés auraient été abattus dans la réserve de Noroy-le-Bourg.

 

Un silence d'autant plus assourdissant que l'affaire a entraîné d'importants remous au sein de la fédération (L'Est Républicain des 11 août, 6 et 7 décembre 2013, 16 janvier 2014). Mis en examen, l'ancien président a été contraint de quitter son poste. Le 18 décembre, Michel Dormoy a pris sa succession (par intérim), épaulé depuis mars par un nouveau directeur adjoint, Paul Langlois, auparavant ancien directeur de la fédération régionale. Et ce, alors que le directeur, également mis en examen, est aujourd'hui en arrêt maladie.

 

Tout juste évoque-t-on « une année difficile », « délicate » ou bien « mouvementée », saluant au passage l'intégrité des chasseurs « qui connaissent le terrain et le respectent ». De quoi faire grincer quelques dents, notamment celles de la dizaine de manifestants qui tractent à rentrée de la salle Parisot. « La réserve de Noroy-le-Bourg est une vitrine. C'est un vrai pied de nez qui a été fait par la fédération ! », explose Isabelle Vauthier, qui s'étonne que les comptes de la fédération aient intégré des primes pour les stagiaires chargés de tuer les bêtes. De 100 à 150 euros pour trente queues d'animaux protégés. « Aujourd'hui, ils vont voter le budget. Nous sommes là symboliquement », explique-t-elle.

 

« Ici, on ne dit rien »

 

Le sujet a fini par arriver sur le tapis en toute fin de séance grâce à l'intervention d'un chasseur, surpris par ce black-out. « Tout le monde y pense. Tout le monde en parle. Mais, ici, on ne dit rien », s'est-il étonné, avant d'émettre quelques inquiétudes sur l'avenir de la fédération dans le cas d'une éventuelle condamnation. Qui paiera ? Telle est la question.

 

« La fédération s'est portée partie civile dans cette affaire. Si des personnes sont condamnées, elles le seront à titre personnel, pas au titre de la fédération » s'est avancé Michel Dormoy.  Olivier Goguey commissaire aux comptes, s'est montré quant à lui plus prudent. « Personne ne peut présager quoi que ce soit, sinon, ce ne sont que des fantasmes. Une enquête est en cours. Tout sera clairement bâti pour la prochaine assemblée générale. » E.T.

 

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Des manifestants ont tracté au début et à la fin de l'assemblée.

 

05/11/2016

Automne 2016

Zoom sur l'automne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

C'est avec un regard un peu particulier que je partage ce cliché de fin de saison.

 

Juste pour rappeler que l'automne est passé comme une lettre à la poste…

 

Cette image aux perspectives fuyantes est le résultat ''d'un coup de zoom'' réalisé lors de la prise de vue dans ce sous-bois.

 

Une façon peut-être de faire étinceler une dernière fois les lumières d'automne avant qu'elles ne laissent la place aux rayonnements spécifiques des jours d'hiver.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,automne

25/10/2016

Rapport Planète vivante du WWF

Rapport Planète vivante du WWF

 

Un constat alarmant...


 
Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012.


Or, si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020.



C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante — analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine sur cette dernière.
Vous la retrouverez ICI.
 

09/10/2016

Pierre-Adrien Paris et le Lycée de Graviers Blancs

Pierre-Adrien-Pâris_logo.jpgPierre-Adrien Paris et le Lycée des Graviers Blancs

 

Longtemps, le lycée du bâtiment de Besançon a été logé rue Sarrail et s'intitulait "Lycée Sarrail". Les locaux devenant exigus et mal adaptés à leurs fonctions, un nouvel établissement flambant neuf fut construit dans le quartier des Graviers Blancs. C'est ainsi que depuis son inauguration en septembre 1976, il a été connu sous le nom de Lycée des Graviers Blancs. En avril 2006, à l'occasion de son trentième anniversaire, l'établissement a décidé de changer de nom. L'ensemble des dessinateurs a choisi d'honorer un éminent architecte du XVIIIe siècle : Pierre-Adrien Pâris. Cette modification de l'intitulé de l'établissement demande quelques explications. Nous allons laisser la parole au Proviseur, Maurice Fraquet alors en fonction à cette date, en empruntant de larges extraits de son allocution prononcée lors du baptême du Lycée Pierre-Adrien Pâris.

 

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Pour justifier cette nouvelle dénomination, Maurice Fraquet invoqua trois raisons principales :

 

— la première, sa naissance et sa mort à Besançon même ;

 

— la deuxième, sa passion de la transmission du savoir. Voilà ce qu'il écrivait à un éditeur qui voulait publier ses écrits : « Mon but unique ayant été l'utilité générale, loin de traiter cet ouvrage de manière dispensieuse. J'aurais voulu que son prix le mit à la portée de toutes les personnes qui désiroient se le procurer.» ;

 

— la troisième, serait peut-être de rattraper le retard qu'a pris sa ville natale à le reconnaître, une ville à qui il a légué toute une vie de travail au travers de ses livres, dessins, tableaux et objets et qui a fait tellement peu de cas de lui. On peut penser qu'un autre architecte, le concepteur des Salines royales d'Arc-et-Senans, Claude-Nicolas Ledoux, son concurrent sur le projet de l'Hôtel de Ville de Neuchâtel, n'a pas cessé de lui faire de l'ombre, une inimitié que Pierre-Adrien Pâris de son vivant déplorait déjà : « […] mais je sais aussi que cet artiste, qui avoit attaché moins d'importance que moi à la commodité, ou qui ignoroit l'usage auquel ce lieu devoit servir dans le tems de foire, avoit beaucoup plus multiplié ses points d'appuis que moi […]».

 

Afin d'étayer cette proposition, le Proviseur proposa de parcourir les grandes étapes de la vie bien remplie de cet architecte méconnu, de faire le point sur le patrimoine qu'il nous a légué, afin d'envisager la dynamique que pourrait entraîner ce changement de nom aussi bien pour le lycée, que pour le juste hommage à Pierre-Adrien Pâris.

 

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Pierre-Adrien Pâris : sa vie

 

Pierre-Adrien Pâris est né le 25 octobre 1745, rue Battant, à Besançon. Il était l'aîné des cinq enfants d'un géomètre et architecte topographe.

 

Alors qu'il est âgé de 5 ans, son père architecte-topographe entre au service Prince-Évêque de Bâle à Porrentruy comme architecte des Ponts-et-Chaussées et directeur des Bâtiments de Bâle, ville où il construira un certain nombre de bâtiments jusqu'à ce qu'il doive s'enfuir à la Révolution. La famille s'installe donc en Suisse et Pierre-Adrien commence par s'intéresser à... la botanique. Mais comme son père, il deviendra un architecte de grand talent et sera dessinateur de Louis XVI, partageant sa vie entre Paris et l'Italie.

 

Au cours de sa carrière, il va également travailler pour la ville de Neuchâtel dont il dessine les plans de l'Hôtel de Ville en 1783-1784. Il étudie d'autres projets pour la Confédération, dont un monument à la gloire de Guillaume Tell, construit sur une île du lac des Quatre-Cantons et conçoit un palais pour le prince-évêque de Bâle. La mort du commanditaire mettra un terme à la construction. Ce sont ces travaux, les plans, les correspondances s'y rapportant qui font l'objet de l'exposition de la Bibliothèque. Elle permet de découvrir ce personnage dont le legs fit du musée de Besançon l'un des plus riches de France. La Bibliothèque d'Étude et de Conservation de Besançon possède dans ses réserves une cinquantaine de dessins de Pierre-Adrien Pâris concernant l'Hôtel de Ville de Neuchâtel et des lettres s'y rapportant. En décembre 2005, elle a organisé une exposition intitulée Pierre-Adrien Pâris et la Suisse autour des ces documents exhumés.

 

En France, Pierre-Adrien Pâris a créé des décors pour les fêtes et les pièces de la cour, construit ou amélioré des châteaux, des hôtels particuliers, des bâtiments publics. On lui doit par exemple la construction de la salle des États-Généraux de Versailles.

 

C'est donc son père qui assure sa première formation, et lui enseigne plus particulièrement les bases du dessin. Il a déjà une seconde passion, la botanique, aussi bien pour herboriser que pour le plaisir de dessiner des plantes.

 

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À 15 ans, il est envoyé à Paris, il va travailler dans une agence d'architecture et y suivre des cours, en particulier de Jacques-François Blondel. C'est un étudiant assez doué, mais qui n'obtiendra jamais de premier prix lors de différents concours.

 

Il réussit malgré tout à se faire envoyer à Rome, à l'Académie de France, avec une bourse pour parfaire ses études (un parcours obligé pour l'époque), et il y restera de 1771 à 1774. Il fera de nombreux relevés et dessins de bâtiments antiques, en voyageant dans toute l'Italie. Il est parti avec le fils, âgé de 12 ans, de l'architecte chez qui il travaillait à Paris, à charge pour lui de le former. Il donnera également des cours d'architecture au fils de Piranèse. Il commence à collectionner des antiquités et des œuvres d'art. C'est à cette période qu'il va rencontrer Fragonard, dont les œuvres le passionneront jusqu'à la fin de sa vie.

 

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Il revient à Paris pour faire carrière de 1775 à 1792. Très vite, il obtient des postes importants. En 1777, il est membre de l'Académie Royale d'Architecture, l'année suivante il est nommé dessinateur de la chambre et du cabinet du roi au département des Menus-Plaisirs. En 1785, il devient à la suite de Gabriel, l'architecte des Menus-Plaisirs pour terminer comme architecte de l'Assemblée Nationale en 1790. Il a une intense activité professionnelle à la fois privée et institutionnelle, qui va de la décoration intérieure aux décors de théâtres et d'opéras, de construction d'hôtels particuliers à un projet de reconstruction de Versailles, d'aménagement de jardins au projet de terminer les tours de la cathédrale d'Orléans en passant par un moulin gothique pour une « folie ».

 

Fin 1792, durant la Terreur, il se retire dans son domaine de Vauclusotte dans le Doubs avant de séjourner en Normandie.

 

En 1806, en Italie, il se consacre à des travaux d'archéologie et dès 1810, il dirige les fouilles du Colisée.

 

Une dizaine d'années plus tard, il revient à Besançon logeant rue Charles-Nodier.

 

Ami de Jean-Honoré Nicolas Fragonard, ce peintre de la frivolité, auteur du fameux le verrou et d'Hubert Robert, artiste de premier plan au talent visionnaire, il possède une collection de 2000 magnifiques dessins du XVIIIe siècle, des tableaux, antiquités et œuvres d'art, monnaies, médailles, 1500 dessins d'architecture de lui-même, ainsi qu'une bibliothèque constituée de livres et manuscrits remarquables.

 

Bien que le Cabinet royal lui réclamât ces trésors, Pierre-Adrien Pâris préféra léguer son « cabinet de travail » à sa ville natale, Besançon, à laquelle il était resté très attaché. C'est d'ailleurs là qu'il s'éteint le 2 août 1819, à l'âge de 73 ans. Il est enterré au cimetière de Saint-Ferjeux.

 

En fait entre ces deux dates, architecte reconnu, il se fera très rare dans la région, malgré une tentative d'installation à 47 ans à l'automne 1792 dans une propriété qu'il a achetée « le domaine de Vauclusotte », les remous de l'histoire l'ayant poussé à chercher refuge dans sa province d'origine. Même si cette expérience sera de courte durée, il y mettra autant de passion que pour ses activités antérieures. De sorte qu'il repartira et revendra vite sa propriété. Il montre peu de passion pour Besançon et lui préfère Dijon mais surtout Genève. Son retour dans sa ville natale avant de mourir s'explique surtout par la présence de parents et d'amis.

 

Finalement, pour de multiples raisons dont celle d'éviter son arrestation (c'est l'époque de la Terreur), il part s'installer chez des amis en Normandie, où il va d'un côté poursuivre son activité d'architecte privé, et de l'autre revenir à sa première passion, en traduisant de l'anglais des ouvrages d'agriculture de l'école physiocratique et s'occuper de botanique. Il s'aménage un pigeonnier et se passionne pour la greffe et la taille des arbres fruitiers. Il commence également à organiser les archives des projets auxquels il a participé tout au long de sa carrière parisienne. Il conserve un fort attachement à l'ancien régime, et ne digérera pas la mort du roi, ce qui l'entraînera à refuser sa nomination à l'Institut malgré l'appui de ses amis (notamment l'architecte Boullée).

 

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Il décide de retourner en Italie, en 1806, et il y restera 10 ans. Il va essentiellement y exercer ses talents d'architecte-archéologue, participer aux fouilles du Colisée à Rome et jouer un rôle important dans plusieurs institutions romaines liées aux « antiquités », en plus d'assurer quelques services pour la France (transport aux Louvres d'objets antiques de la Villa Borghèse, ....). Il vient enfin terminer sa vie à Besançon, et lègue toutes ses collections d'objets et de dessins, ses carnets et ses ouvrages, ainsi que tous ses livres à la bibliothèque de Besançon. Il termine sa vie en traduisant de l'italien un livre de Luigi Cornaro « De la sobriété », sans aucun doute le manuel de son propre savoir vivre.

 

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Pierre-Adrien Pâris : son œuvre

 

Il a dessiné 85 projets d'architecture, dont 54 seront réalisés (les prisons royales de Chalon-sur-Saône, l'hôtel de l'Intendance à Dijon, l'hôpital de Bourg…), d'innombrables décors scéniques, de nombreuses opérations d'aménagement de réhabilitation ou transformation de bâtiments, de nombreux jardins et parcs.

 

Mais beaucoup de projets sont modifiés et pour certains, Pierre-Adrien Pâris en refuse même l'aboutissement en raison de trop importantes transformations : « Je lui fis le plan qu'il rejeta par des motifs d'économie. Lui ayant des obligations, je ne pus refuser de me prêter à ses vues. Il en résulte un bâtiment extrêmement mesquin ». Il se positionne dans le grand courant du néo-classicisme : « Sans prétendre comme certaines gens que l'architecture puisse se composer sur le clavecin, je crois qu'il y a beaucoup de rapport dans les principes d'après lesquels l'architecte et le musicien opèrent en composant ». Il pense comme Jacques-François Blondel que l'usage des ornements doit être limité, mais il a une grande exigence sur leurs qualités : « Quoique les ornements soyent bien exécutés, ils n'ont pas cette saillie qui fait si bien les noirs qu'elle produit ; en sorte que comparés avec les autres, ils ont l'air un peu maigre. L'ove et la doucine qui la suit dans la corniche sont trop applatties. »

 

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Sa passion de l'antiquité ne le rend pas aveugle : « Cependant je pense que l'imitation doit être une partie importante du talent de l'architecte ; mais il est difficile de faire neuf et imiter en même temps. » Il reconnaît l'utilité des connaissances scientifiques ce qui l'amènera à préciser dans sa définition de l'architecture, laquelle tente de réunir dans un même homme l'artiste, l'ingénieur, le scénographe : « Cet art est en même tems une science. Obligé de pourvoir aux besoins qui lui ont donné naissance, il a des moyens qui plaisent par des combinaisons de formes et d'oppositions agréables. Mais il doit encore en suivant les lois de la mécanique, mouvoir, transporter, dresser les plus lourdes masses, l'hydrostatique, la géométrie, la physique. La recherche des combinaisons destinées à satisfaire l'œil ; l'étude des moyens qui donnent aux édifices la solidité nécessaire, ont produit dans cet art deux parties distinctes quoique intimement unies ; la décoration et la construction. »

 

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C'est un architecte très attaché au programme qu'il définit avec ses clients. Ce que l'on pourrait qualifier de fonctionnalisation des espaces, il va prendre beaucoup de soin à comprendre l'usage des bâtiments qu'il doit construire, et tenter de l'améliorer pour des programmes aussi différents que des hôpitaux, des prisons ou des bains, accordant une large part aux commodités et à l'hygiène avec toujours une approche très humaine des problématiques : « J'ai cru utile de placer ici la description d'un lieu qui destiné au crime, peut être occupé par le malheur, afin d'éclairer les architectes sur les moyens d'adoucir le sort de ceux, même qui après avoir outragé l'humanité sont encore des êtres souffrants et dignes de pitié ! Hélas n'oublions jamais que la vertu la plus pure a ses tems d'iniquité ».

 

C'est un esprit ouvert aussi bien au niveau technique, comme le montre l'usage de l'éclairage zénithal, qu'au niveau de l'histoire de l'architecture. Sa passion de l'antiquité ne l'empêchera pas de faire un travail de recherche sur l'architecture du Moyen-Âge pour les tours de la cathédrale d'Orléans. Il ira jusqu'à théoriser cette ouverture : « C'est la réunion des connaissances qui a perfectionné la société. C'est le commerce des différentes nations entre elles qui en se communiquant leurs usages comme leurs productions, a produit les douceurs et l'aisance dans notre manière d'exister actuelle. Ne pourroit-on en faire autant en architecture ».

 

Hors de ce qui reste debout de son architecture, ce qui est remarquable, c'est de pouvoir, au travers des dessins de ses projets avec leurs modifications successives, et de ses nombreux carnets détaillant l'histoire et l'économie de ses chantiers, suivre une architecture en acte, découvrir l'évolution d'une œuvre et d'un homme.

 

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Une dynamique à créer : quelques pistes

 

Au niveau de l'enseignement, Maurice Fraquet évoque la possibilité de remettre en valeur la richesse de toute la documentation que Pierre-Adrien Pâris a laissée, pour mieux le comprendre, lui et son époque et de ce fait, d'éclairer notre présent en établissant des comparaisons avec ce qui se pratique aujourd'hui. En utilisant ses archives écrites ou dessinées, comme base d'une réflexion sur différents domaines de l'architecture, de la construction, en enrichissant la collection pour mieux la faire connaître : réalisations de maquettes de projets non réalisés, de relevés effectués dont nous avons les différents dessins (bâtiments, fontaines, échafaudages de coupoles, etc.), réalisation de décors scéniques, réutilisation d'éléments constructifs avec d'autres matériaux, informatisation de certains plans pour mieux faire comprendre ses conceptions, sous forme d'expositions thématiques préparées par les élèves avec leurs enseignants aidés par des intervenants extérieurs, ouvertes au public comme par exemple :

 

  • la place de l'archéologie dans la sensibilité des participants à l'acte de construire,
  • comment a évolué l'exécution des relevés de bâtiments,
  • quel est l'intérêt de tenir un carnet de chantier,
  • de quelles façons ont changé les conceptions des décors de scène au théâtre et à l'opéra,
  • la compréhension de l'importance de l'art des jardins et du paysage sur la vie quotidienne,
  • l''évolution de la place de la fête et de son organisation pour la société,
  • la comparaison des projets de Paris dans différents programmes, pour exposer des résolutions contemporaines, hôpitaux, prisons, etc.

Ces différentes propositions permettent aux élèves actuels de fournir à des problématiques d'aujourd'hui, un recul historique dont Pierre-Adrien Pâris serait l'acteur central.

 

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Dans une optique continuelle d'innovation, le Lycée Pierre-Adrien Pâris a étudié l'architecture des monuments régionaux en particulier les œuvres de Claude-Nicolas Ledoux, notamment le Théâtre de Besançon, et la Saline d'Arc-et-Senans et la Chapelle de Notre-Dame du Haut, œuvre de Le Corbusier à Ronchamp. Il participe activement à des chantiers de rénovation avec les  monuments de France sur des sites de Vauban. Tout en étudiant l'architecture des monuments africains, il s'est engagé notamment au Burkina Faso et au Mali dans des travaux permettant aux populations locales d'améliorer leurs conditions de vie et de culture : construction de puits, de marchés, de boutiques, d'un musée, etc. Plus récemment, le lycée s'est lancé dans un chantier de construction d'une étable au Maroc et a signé une convention avec le Lycée qualifiant Hassan II de Marrakech  pour réaliser un laboratoire des matériaux. Actuellement, le lycée réalise une école au Togo.


On pourrait aussi citer d'autres actions internationales dans le cadre de Cominius dans différents pays : Angleterre, Italie, Allemagne, Portugal, Finlande, USA, etc. D'autres occasions d'étudier l'architecture locale.

   
Le Lycée Pierre-Adrien Pâris s'honore d'utiliser et de développer les pratiques de développement durable dans la gestion des matériaux et des déchets des travaux publics.

 

Établissement spécialisé dans les métiers du bâtiment et des travaux publics, le lycée a été primé récemment au concours national « Des clefs pour l'éducation au développement durable ». Un prix qu'il a reçu des mains des ministres Najat Vallaud Belkacem (Éducation nationale) et Ségolène Royal (Environnement), le 12 octobre 2016 au Collège Pierre Mendès France à Paris.

 

En effet, depuis la rentrée 2015, le lycée est labellisé E3D-expert. Ce qui signifie qu'une attention toute particulière est portée sur les questions de développement durable, de gestion des déchets et des matériaux.

 

C'est un projet de récupérateur d'eau relié à une station de traitement des laitances de béton qui lui vaut aujourd'hui d'être primé. Depuis un certain temps, les élèves de différents bacs pro du bâtiment et des travaux publics travaillent sur ce projet de récupérateur d'eau. En effet, les ateliers et plateformes pédagogiques consomment beaucoup d'eau pour les travaux et surtout pour le nettoyage des matériaux. Un récupérateur d'eaux pluviales a déjà été posé au sous-sol, sur une dalle réalisée par les élèves du gros œuvre.

 

Et depuis la rentrée, les élèves en bac pro « technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques » réalisent le raccordement de la cuve aux canalisations. Quant aux élèves de bac pro « travaux publics », ils se chargent des tranchées des canalisations extérieures amenant l'eau vers les ateliers et la plateforme des travaux publics.

 

Cette activité tant dans la forme que dans l'objet est à mettre à l'actif du lycée et traduit une bonne application de l'esprit de Pierre-Adrien Pâris.

 

Au sein du lycée s'est créée une association Afriq'Energies qui opère de façon préférentielle qur le continent africain.

 

Sources :

 — Fraquet Maurice (2016) : Pierre-Adrien Pâris : pourquoi donner le nom d'un architecte du XVIIIe siècle à un lycée du bâtiment de Besançon ? Manuscrit de 12 pages.

— Documentation du Lycée Pierre-Adrien Pâris.

 

Pour en savoir plus sur les activités de l'association Afriq'Energies, rendez-vous sur ce lien :

http://www.afriq-energies-besancon.fr/

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Projet d'une salle de réunion pour l'Assemblée nationale en 1790

 

17/09/2016

Liste hiérarchisée des espèces végétales invasives de Franche-Comté : rapport complet

Liste hiérarchisée des espèces végétales invasives de Franche-Comté

 

Le Conservatoire botanique national de Franche-Comté publie un rapport complet sur les espèces végétales invasives de Franche-Comté.

Dix ans après la première liste (2006), la méthodologie de classement des espèces et la terminologie employée pour la catégorisation ont été revues, dans un souci notamment de recherche de cohérence avec les autres listes établies sur le territoire national par chacun des conservatoires botaniques nationaux. En outre, le classement des espèces s’est essentiellement appuyé cette fois sur la consultation de la base de données Taxa, en raison de la progression significative du nombre et de la qualité des observations d’espèces exotiques depuis dix ans. Les actions pressenties pour chacune des catégories d’espèces exotiques identifiées sont proposées.

16/09/2016

Expo Kenya : regards croisés château de Miécourt

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08/09/2016

Cadeau électoral aux chasseurs

 Cadeau électoral aux chasseurs

 

En cette rentrée 2016, Pierre Athanaze, Administrateur de Ferus (première association nationale de protection et de conservation de l'ours, du loup et du lynx en France) nous a appris une bien mauvaise nouvelle pour nos amis les animaux sauvages. Les animaux sauvages sont les éternels laissés pour compte, ils ont besoin de notre soutien massif pour contrer les chasseurs de moins en moins nombreux mais de plus en plus gourmands en subventions.



En effet, Laurent Wauquiez, le tout nouveau numéro 1 des « Républicains » propose un magnifique cadeau électoral aux chasseurs avec l’argent du contribuable de la région Auvergne-Rhône-Alpes qu’il préside. En effet, il invite les conseillers régionaux de la seconde région de France à octroyer, sur trois ans, la colossale subvention de 2 955 210€ !



Pierre Athanaze ne mâche pas ses mots : « Lui qui a conspué les associations de protection de la nature pour les subventions qu’elles touchaient sous la présidence socialiste, il explose le plafond en offrant 3 millions d’euros au prétexte que : « Depuis les années 1980, le nombre de chasseurs de notre territoire ne cesse de décliner. Plusieurs raisons sont avancées : la raréfaction du petit gibier de plaine, l’augmentation des coûts pour exercer l’activité de chasse, les évolutions réglementaires de plus en plus contraignantes mais aussi les changements de modes de vie et d’occupation de l’espace entre populations rurales et urbaines. La chasse est majoritairement pratiquée en forêt et spécialisée sur les grands ongulés sauvages ».



Pour les chasseurs "L’animal est reconnu comme être sensible, mais seulement s’il appartient à quelqu’un !". Le lobby de la chasse a fait en sorte que la loi ne le gêne en rien et s’est assuré que toutes les tentatives visant à accorder légalement le caractère sensible à l’animal sauvage soient soigneusement écartés des débats à l’Assemblée Nationale.



En 5 saisons de chasse (de la saison 2011/2012 à 2015/2016), 704 accidents de chasse ont été officiellement recensés par l’ONCFS. Sur cette même période, une dizaine de non-chasseurs ont été abattus et près de 70 blessés ont été déplorés.



L’association de protection de l’environnement et des animaux AURA Environnement et le collectif de la Ligue de combat contre les cruautés envers les animaux demandent à tous les défenseurs des animaux sans défense et souvent en détresse, - quelque soit leur appartenance politique - de signer massivement cette pétition pour que la chasse en France ne soit plus subventionnée par les contribuables, qu’une manifestation de grande ampleur se tienne devant le siège de la Région Auvergne-Rhône-Ales, que les élu-es votant cette subvention scélérate soient tenu-es co-responsables de ce soutien financier à des assassins d’animaux innocents et ce, devant le tombeau de l’animal inconnu, restant, lui, à inaugurer au plus vite, en « grands pompes » !



Marc-Claude de PORTEBANE

- Porte-parole du collectif de la Ligue de combat contre les cruautés envers les animaux
- Président de l’association de protection de l’environnement et des animaux AURA Environnement