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27/01/2011

Fuite sur le réseau d'assainissement de la commune de Thise

Une fuite sur le réseau d'assainissement de la commune de Thise contamine le ruisseau voisin et menace une ressource en eau potable de la Ville de Besançon

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Pollution de Thise : la solution

Une seule demi-journée a suffi pour déboucher la conduite des eaux usées de la commune de Thise, mettre fin à la pollution du ruisseau voisin et lever le risque de contamination des puits d'eau potable de la Ville de Besançon.

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OGM et syndicats agricoles

OGM en France : Wikileaks dénonce

d'après le Canard Enchaîné

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ci-dessous, détail de l'article

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20/01/2011

Pour en finir avec l'agroterrorisme

Pour en finir avec l'agroterrorisme

 

par Michel Tarrier

(voir l'article original à l'adresse ci-dessous)

 

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2663_pestic...

 

ainsi que les actus récentes :


UN AGRICULTEUR TUÉ PAR LES PESTICIDES
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/un-agricul...
LA GUERRE AUX PESTICIDES
http://www.quotidienlejour.com/espace-de-vie/arts-de-vie-...
DES POMICULTEURS JUGÉS À BRIVE POUR DES ÉPANDAGES ILLÉGAUX DE PESTICIDES
http://www.romandie.com/infos/news2/110113173751.9blevpnr...
 

10/12/2010

Le tétras lyre, oiseau en danger

Tétras-lyre_003.jpg Le Tétras Lyre, oiseau en danger mais toujours chassé

Le Conseil de l’Europe somme la France de s’expliquer

 

Suite à la plainte déposée par l’ASPAS devant le Comité de la Convention de Berne, l’État français devra rendre des comptes et réaliser un rapport sur l’état des populations de tétras lyres en France, dont le déclin ne suffit pas à modérer l’acharnement des chasseurs.

Depuis plus de vingt ans, les populations de tétras lyres ne cessent de régresser en France. Classé "espèce en déclin" dans la liste rouge des oiseaux de France, le petit coq de bruyère  a perdu près de 50 % de ses effectifs en France depuis les années 70. Ainsi, sa disparition dans les Ardennes est considérée comme inéluctable. Dans le massif alpin, les effectifs sont en constante régression, et s’écroulent dans certaines zones (- 70 % en 20 ans).
 
Cet oiseau montagnard, très fragile, est menacé par le développement des activités humaines telles que le tourisme, le surpâturage, les sports et loisirs "de nature", les aménagements routiers en montagne qui détruisent son habitat et morcèlent son aire de répartition.

Pourtant, la pression exercée par le lobby cynégétique conduit au maintien de la chasse de cette espèce en voie de disparition, sur 7 des 9 départements français où elle est présente, dans les zones Natura 2000, et même  dans les Réserves Naturelles de la région Rhône-Alpes. Dans ces dernières le citoyen "lambda" risque une forte amende s’il cueille une pâquerette, pourtant les chasseurs peuvent y abattre des espèces menacées d’extinction !

Le territoire français abrite près du quart de la population alpine européenne. L’État français a donc une responsabilité et un rôle à jouer pour la conservation de cette population isolée du sud de l’Europe.

Forte de ces constats, l’ASPAS a demandé l’intervention du Conseil de l’Europe en saisissant le comité permanent de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, 1979).


Devant cette situation alarmante, le Comité, lors de sa réunion annuelle du 6 au 9 décembre 2010, a enjoint l’État français à produire un rapport sous deux ans sur la situation du tétras lyre en France. Ce rapport permettra de mettre en exergue le déclin de cette espèce et l’absence totale de réaction appropriée de la part de l’État français qui continue d’autoriser des actes de destruction directs sur une espèce en mauvais état de conservation. Ce gouvernement bafoue même les avis des scientifiques à ce sujet : le préfet de la Drôme vient de mettre un terme au moratoire de la chasse au tétras lyre sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors, qui avait été demandé par le Conseil Scientifique de la réserve. Moratoire qui avait été avalisé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional de protection de la Nature) !

L’ASPAS dénonce le soutien inconditionnel apporté aux chasseurs par les pouvoirs publics sur tous les dossiers, y compris ceux concernant les espèces en très mauvais état de conservation.

Voilà une bien curieuse façon que l’État français a choisi pour clore l’année de la biodiversité.

L’ASPAS salue le Conseil de l’Europe pour le sérieux avec lequel il suit ce dossier.Aspas.jpeg

 

 

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Tétras-lyre (Lyrurus tetrix)

(Aquarelle de Sylvie Vernageau)

 

 

09/12/2010

Prolifération sauvage du colza OGM

brassica_napus.jpgProlifération sauvage du colza OGM

 

Lors des 95es rencontres annuelles de la Société américaine d'Écologie le 6 août 2010 à Pittsburgh, dans une communication, Cynthia Sagers, de l'université de l'Arkansas a avancé une observation inquiétante : sur 406 colzas prélevés le long des talus sur 5400 km de routes et autoroutes du Dakota du Nord, 347 (soit 86 %) présentaient un gène de résistance au glyphosate, molécule herbicide à la base du Round-Up de Monsanto. Cette annonce prouve la prolifération des gènes modifiés dans la nature. Étonnant : deux des plantes portaient plusieurs gènes modifiés différents. Or, comme l'assure la chercheuse, il n'y a pas encore eu de "commercialisation de variétés avec des traits transgéniques multiples, si bien que cette découverte suggère que les populations redevenues sauvages se reproduisent et s'implantent solidement en dehors des cultures".

06/12/2010

La santé de Monsanto

La santé de Monsanto

 

par Chloé Hecketsweiler

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Dessin de Lasserre

(Courrier de l'Environnement de l'INRA, n° 59 - oct. 2010)

 

Monsanto, semencier et géant de l'agrochimie, rencontre de nombreuses oppositions quant à certains de ses produits : maïs OGM, herbicide Round Up (glyphosate), plantes Round Up Ready résistantes au glyphosate. D'autre part son bénéfice net est en baisse et l'action a perdu récemment 40 % à la bourse de New-York. Pourtant, le groupe a conquis de 80 à 90 % des surfaces de soja, de maïs et de coton.

En dix ans, le prix des semences de maïs OGM de Monsanto a plus que doublé, quand le rendement lui ne bougeait guère, un fait significatif pour les départements de la Justice et de l'Agriculture américains, très pointilleux quant aux distorsions de concurrence.

Titulaire du brevet Round Up Ready (un gène de résistance à l'herbicide) jusqu'en 2014, Monsanto défend vigoureusement sa propriété. Les autres semenciers doivent accepter ses conditions financières (exorbitantes) pour l'intégrer dans leurs produits, et ne peuvent l'associer librement à d'autres gènes. « La plate forme RoundUp Ready est à l'agriculture ce que Windows a longtemps été à l'informatique : un passage obligé, mais complètement fermé » dit un avocat de DuPont.

Jusqu'où ira cet appétit de tous les semenciers pour la tolérance aux herbicides — qui est une machine à vendre de l'herbicide ? DuPont et Monsanto sont en conflit à propos de semences dotées d'une double tolérance, présentées comme le moyen de lutter plus facilement contre les résistances sauvages...

Or de plus en plus de plantes sauvages ou cultivées développent des résistances au glyphosate, et Monsanto doit parfois aider les agriculteurs à acheter des herbicides concurrents pour les éliminer ! Quant aux performances annoncées pour les semences de deuxième génération RoundUp Ready en 2014 — par exemple, en matière de rendement, celles du soja Round Up Ready 2 Yield — après avoir été mises en doute par des chercheurs, elles pourraient motiver, selon L'Expansion, une enquête pour publicité mensongère de la part de la justice américaine.

Chloé Hecketsweiler : Monsanto, histoire d'un plantage.  L'Expansion, septembre 2010.

 

Voir également l'article suivant (blog de Marianne) et faites-vous une opinion en regardant la vidéo attaché à l'article.

05/12/2010

L'Apron du Rhône

L'Apron du Rhône,

un poisson en danger d'extinction

Autrefois dans le Doubs, se trouvait un petit poisson appelé le "Roi du Doubs" ou "Sorcier" dont le nom officiel est Apron du Rhône. En Franche-Comté, cet hôte très discret n'est plus présent aujourd'hui de manière significative que sur la Loue. C'est l’un des quatre poissons d’eau douce, avec l’Esturgeon commun ou encore l'Anguille, déclarés "en danger critique d'extinction" sur le territoire français.

 

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25/11/2010

Lobbys pro-OGM

Titre initial :

Un demi milliard de dollars

pour influencer

la politique en matière d’OGM

 

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Selon un rapport publié en novembre 2010 par Food & Water Watch, c’est 572 millions de dollars qui ont été dépensés depuis 1999 par les 50 plus grandes entreprises, qui possèdent des brevets sur l’agriculture et l’alimentation - comme Syngenta, Monsanto, BASF, Bayer - et deux associations professionnelles impliquées dans les biotechnologies et l’agriculture - Biotechnology Industry Organization (Bio) et CropLife America - pour mener des campagnes ou organiser du lobby auprès du Congrès en vue de favoriser l’introduction des biotechnologies végétales.

Cette somme est répartie ainsi : 547 millions de dollars ont été dépensés pour du lobby directement auprès du Congrès et 22 millions de dollars ont été donnés à des candidats au Congrès.

Le rapport note aussi une augmentation des dépenses au cours de la dernière décennie. Ainsi, les dons représentaient 2,4 millions de dollars en 2000, et 5,3 millions de dollars en 2008.

Une part importante de cet argent a servi à éviter que la nourriture issue d’OGM puisse être étiquetée comme le réclame une majorité d’étatsuniens, ou à faire pression sur des gouvernements étrangers pour qu’ils ne limitent (voire n’interdisent) pas les cultures transgéniques.

Le rapport donne de nombreux exemples. Ainsi BIO a dépensé plus de 4 millions de dollars au cours du premier semestre 2010 pour que la FDA autorise les animaux transgéniques et qu’elle fasse pression sur l’Union européenne pour qu’elle revienne sur sa décision d’interdire la viande issue d’animaux clonés.

Par ailleurs, cette organisation s’est mobilisée financièrement en 2004 pour défendre le projet de loi HR 4561 dont le but était de promouvoir les biotechnologies agricoles à l’extérieur des États-Unis ou pour faire accepter la résolution n°252 qui visait à utiliser l’OMC pour attaquer les réglementations européennes sur les OGM.

Le rapport précise aussi que ces entreprises emploient plus de 300 anciens membres du personnel du Congrès ou de la Maison Blanche.

Parmi eux, John Bradley Holsclaw qui, après avoir été onze ans conseiller du Sénateur Bob Dole, a créé sa propre agence de lobby, Tongour Simpson Holsclaw, laquelle a eu comme client Monsanto, Bio et Aventis.

La connaissance précise des rouages de l’administration américaine lui a permis d’opérer un lobby efficace.


Auteur : Rédaction infogm.org
Source : www.infogm.org

 

10/10/2010

Besançon : Hécatombe de salamandres

Les infrastructures du contournement de Besançon au niveau du Vallon des Mercureaux entraînent une véritable hécatombe parmi la population d'une sous-espèce de salamandre présente uniquement dans ce site en Franche-Comté.

 

 

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La DREAL au secours des salamandres

Salamandre1-logo.jpgLa DREAL au secours des salamandres

 

Rapport intermédiaire de Frédéric Jussyk

 

Consciente de l'impact de l'emprise du chantier routier des Mercureaux, la DREAL a commandité une étude des voies de migration des amphibiens dans le vallon des Mercureaux. Après un rappel sur la biologie des amphibiens, Frédéric Jussyk, Ingénieur écologue expose  ici une synthèse du suivi de la migration d’automne postnuptiale et préconise des mesures pour améliorer la survie des espèces d'amphibiens concernés par le chantier.


RAPPEL SUR LA BIOLOGIE DES AMPHIBIENS

 

La plupart des amphibiens adoptent un mode de vie biphasique avec une phase terrestre et une phase aquatique. La reproduction a lieu au printemps (pic de mars à juin) dans des mares, étangs, rus, fossés, ornières, mais aussi dans des zones humides artificielles : fossés, bassins, ornières de chantier…

(Voir également l'article sur la Salamandre tachetée).

 

De sorte que ce mode de vie entraîne une sujétion pour les femelles.  Succédant à la période d'accouplement, les femelles recherchent une collection d'eau favorable à la ponte et à l'éclosion des œufs : c'est la migration prénatale. Immédiatement après la ponte les femelles effectuent une migration de retour (postnatale) en direction des sites d’estive.

 

Dans le vallon des Mercureaux, la migration prénatale a lieu principalement de mi-février à fin mars (ou mi-avril), elle correspond à la migration vers la zone humide de reproduction, les femelles migrant depuis le Bois de la Côte et autres boisements périphériques (estive, hivernage) vers le fond de vallon des Mercureaux (reproduction). Aucune zone humide stagnante (mare, étang) n’est initialement présente dans ce fond de vallon. Quelques ornières peuvent toutefois abriter localement une petite population. Les ruisseaux (Mercureaux, Contour) présentent un écoulement parfois rapide de type torrentiel peu favorable à la plupart des amphibiens, excepté la Salamandre tachetée et le Crapaud commun qui utilisent les ruisseaux forestiers pour leur reproduction.

 

Après l'accouplement en septembre, les salamandres adultes qui ont passé l’été dans la forêt se sont plus ou moins éloignées des zones de reproduction (cours d’eau, fossés, ornières, mares), Elles s’abritent dans des cavités humides le jour, ne se rencontrant pas forcément auprès des cours d’eau. L'automne arrivant, les salamandres quittent les sites de reproduction et d’estive et se dirigent vers les sites d’hivernage (migration postnuptiale). Cette migration est plus diffuse et moins visible que la première. Elle a lieu de septembre à fin octobre (mi-novembre). Les salamandres recherchent alors un abri pour hiverner (cavités naturelles et artificielles : caves, galerie de mine ou de fort)[1]. Elles peuvent également utiliser des sites artificiels sur le chantier routier. C’est pourquoi on les retrouve dans les caniveaux, puisards…

 

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Vue satellitaire du site (document Google-F. Jussyk)

 

Les batraciens forment un groupe faunistique sensible puisque, en période de reproduction, ils sont attirés par les collections d'eau accessibles : ornières, fossés et bassins de décantation de l’emprise des chantiers routiers, pouvant y séjourner plusieurs mois, probablement en raison de meilleures conditions de température, de mise en eau et de l’ensoleillement.

 

RÉSULTATS DES OBSERVATIONS

LA MIGRATION POSTNUPTIALE

 

Le rapport intermédaire de F. Jussyk fait la synthèse des observations de l'automne 2010 correspondant à la migration post-nuptiale (octobre-novembre).

 

Cinq espèces d’amphibiens sont observées dans l’emprise du chantier des Mercureaux, principalement la Salamandre tachetée et le Crapaud commun qui se reproduisent dans les ruisseaux forestiers. Les trois autres espèces semblent présentes de manière anecdotique, les cours d’eau à écoulement rapide et l’absence de mares leur sont défavorables (Grenouille rousse, Triton palmé, Triton alpestre).

 

Le rapport fait état de mortalités d’amphibiens, principalement de la Salamandre tachetée, mais également de quelques Crapauds communs dont les cadavres sont observés de septembre à mi-novembre dans un caniveau béton de la voie des Mercureaux en cours de construction. Les prospections d’automne 2010 ont consisté à repérer les voies de migration et d’intrusion dans l’emprise, d’identifier les ouvrages-pièges afin de proposer des aménagements temporaires en phase chantier et définitifs lors de la mise en service afin d’éviter ces mortalités, et de pérenniser les populations du vallon. Pour cela, des prospections diurnes et nocturnes ont été réalisées.

 

Ces prospections ont montré que les amphibiens tentent de migrer depuis le vallon des Mercureaux vers le Bois de la Côte. Certains peuvent également chercher des sites artificiels d’hivernage (puisards, caniveaux, ouvrages souterrains). Ils longent le bord externe de la voie entre le talus de terre ou de cailloux et la cunette. Lorsqu’ils parviennent dans la cunette béton, via des surplombs notamment des talus en herbe (PR164-172) et la plate-forme du poste électrique (PR188) ils la suivent et meurent d’épuisement et de déshydratation, le béton assèchant la peau fine des amphibiens. Cette cunette béton en U est longue de plus de 1000 m, sans dispositif de sortie. Certains sont emportés lors de pluie dans un puisard en contrebas (vers l’OA7) et ne peuvent plus ressortir. Les cunettes et glissières béton (2X2 voies), les talus raides, parfois plus de 10 m de haut, (côté OA6-OA7 et côté Tunnel de Fontain), rendent cette migration de retour impossible.

 

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 Photos 1 et 2 (documents F. Jussyk)

 

Les caniveaux en V (voie montante) ne posent pas de problème de franchissement pour les amphibiens.  Mais les glissières centrales en béton et les caniveaux en U (photos 1 et 2) constituent des barrières et des pièges.

 

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Photos 3 et 4 (documents F. Jussyk)

 

Au niveau PR164 à 172, les amphibiens peuvent accéder à la cunette par les talus qui la surplombent (photo 3), mais aussi par la plateforme de la station électrique (photo 4), PR187 à 188.

Les salamandres trouvent refuge la journée dans les tas de cailloux côté externe de la cunette. La nuit, elles sont observées sortant des petites cavités. Ces tas de cailloux ont récemment été nivelés et compactés. Malgré ceci, des salamandres sont observées de nuit sortant du terrain compacté et longeant la cunette (photo 4).

 

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Photos 5 et 6 (documents F. Jussyk)

 

Certains ouvrages constituent des pièges pour les amphibiens : regard de visite à isoler au sud du bassin, puisard-piège en continuité de la cunette, partiellement protégé par une plaque pendant les travaux (photos 5 et 6).

La photo 6 montre un puisard côté aval (PR180) avec échelle de visite recevait lors des travaux les eaux d’écoulement de la cunette béton. Des amphibiens piégés dans la cunette sont emportés, lors de pluie, vers le puisard puis dans des drains au fond de l’ouvrage. L’accès dans ce puisard était impossible car la plaque de fer qui le recouvrait partiellement est en partie goudronnée et scellée à la route. Ce puisard a été théoriquement sécurisé.

 

SUIVI DES AMPHIBIENS

 

Les comptages diurnes ont eu lieu le matin en octobre et jusqu’au 21 novembre 2010 (fin de la migration). Ils ont été complétés par des suivis nocturnes afin de recenser les voies de passages.

 

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Flux de migration postnuptiale (document F. Jussyk)

 

Les amphibiens capturés ont été transférés de l’autre côté de la voie vers l’amont, dans les boisements, en évitant la voie communale de Fontain à la Chapelle des Buis. Les talus hauts et raides côté aval : à l’ouest, au droit des mares de substitution, (OA6-7) et à l’est, avant le tunnel de Fontain interdisent les migrations d’automne. Aucun amphibien n’est observé dans ces secteurs.

 

Le temps froid (<5°C) et sec est défavorable aux déplacements d’amphibiens (peu ou pas d’observations). La grande majorité des amphibiens est observée dans les cunettes aval (au nord côté vallon). Au total un minimum de 219 Salamandres (juvéniles + adultes), 50 Crapauds communs ont été capturés et transférés dans le Bois de la Côte en amont. La migration a probablement commencé mi-septembre, 173 Salamandres et 73 crapauds morts ont été observés dans les caniveaux. On peut donc estimer une population de salamandres d’au moins 200 adultes reproducteurs sur ce versant du vallon des Mercureaux-Bois de la Côte. Il est également probable qu’une autre population d’amphibiens soit présente dans le Bois du Peu sur le versant opposé du vallon. Celle-ci pourrait bénéficier des mares de substitution.

 

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Tableau de comptage (document F. Jussyk)

 

Certains suivis réalisés avant le 20 octobre présentent un risque de double comptage, les chiffres de batraciens transférés ne tiennent compte que des comptages postérieurs au 19/10.

 

NB : Les captures et transferts des amphibiens piégés dans les cunettes se sont fait avec autorisation de capture/déplacement de la DREAL.

 

PROPOSITION D’AMÉNAGEMENT ET POURSUITE DES INVESTIGATIONS (JANVIER/FÉVRIER 2011)

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Propositions d'aménagement

(document F. Jussyk)

(Pour agrandissement, cliquer sur le document)

 

Des clôtures mailles fines vont être prochainement posées des deux côtés de la route, de l’OA7 au Tunnel de Fontain, pour éviter l’intrusion d’amphibiens dans l’emprise.

 

La pose de grillage spécifique est également nécessaire autour de la tête de tunnel y compris en crête. Les amphibiens peuvent accéder à la descente depuis ce secteur boisé.

 

Ces clôtures devront laisser l’accès libre aux deux ouvrages hydrauliques jugés plus ou moins favorables au passage d’amphibiens sous la route (cf rapport du 18/11/10). Les 2 OH potentiellement favorables sont situés : PR 195, PR 205.

 

Ces ouvrages n’ont pas été conçus pour le franchissement d’amphibiens mais quelques passages sont possibles lors des migrations prénuptiales, à la descente (à vérifier selon la structure interne des ouvrages). Par contre, la migration de retour via ces ouvrages semblent très difficile (remontée de talus et d’ouvrages pentus).

 

L’OH PR 226 permettrait en théorie des déplacements d’amphibiens. Il draine les eaux d’un fossé végétalisé en amont, mais il débouche en aval sur un talus raide haut de 10 m environ, en béton avec pierres, des risques de chutes avec blessures ou mortalité sont donc probables notamment lors de pluie (photo 7). Cet ouvrage devra donc être amélioré en sortie de manière à éviter des mortalités d’amphibiens.

 

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Photo 7 : Cunette d’évacuation sur talus raide (aval)

(document F. Jussyk)

 

Sur la voie montante (PR 205 à 235), un fossé en terre avec végétation est présent entre le chemin communal en lisière du bois et la voie. Il est conseillé de l’exclure de la clôture de manière à permettre la reproduction d’amphibiens. Actuellement depuis la construction de la route, les amphibiens côté amont dans le bois ne peuvent plus se reproduire faute de zones humides accessibles. Celles-ci sont principalement situées dans le fond de vallon autour du ruisseau (flaques, ornières, rus, mares de substitution). En l’absence de zone humide, en amont la sous-population déclinera rapidement en quelques années. Dans tous les cas, lorsque cela est possible, il est donc conseillé d’exclure de l’emprise (ne pas clôturer) les fossés en terre le long de la route, rares sites accessibles de reproduction. Les lisières sont des sites privilégiés pour la reproduction.

 

PR 165-180 amont : le talus caillouteux raide peut poser des problèmes aux amphibiens descendant la pente, ceux-ci se trouveront bloqués en pied de talus et ne pourront plus la remonter. La pose de clôture en crête le long de la prairie (et non pas en pied de talus) est donc préférable.

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Photo 8 : PR 165-180 : le talus caillouteux raide

(clôturer en crête)  (document F. Jussyk)

 

Dans la mesure du possible, les fossés latéraux pouvant servir de site de reproduction, ne devront pas être clôturés. Il est nécessaire de :

 

  • clôturer l’emprise (clôture définitive maille fine) avant le 15/02, début du suivi de la migration de printemps,

 

  • faire une visite sur le site en février 2011 pour vérifier si tous les puisards et autres ouvrages – pièges identifiés lors des prospections de l’automne 2010 ont bien été sécurisés.

 

Une prospection du bois de la Côte en amont (voire en aval) permettra de connaitre l’existence d’éventuelles petites zones humides de reproduction (hors mares de substitution déjà créées).

 

Le bassin de décantation près du ru des Contours actuellement clôturé à mailles larges est accessible aux amphibiens. Il est préconisé de le maintenir accessible pour permettre la reproduction et donc de ne pas doubler de maille fine les côtés externes. Par contre, le côté interne au bord de la voie nécessite un doublage. Un regard de visite est à grillager au sud du bassin (maille fine), les amphibiens pouvant actuellement tomber dans ce puits (photo 5).

 

SUIVI DE LA MIGRATION PRÉNUPTIALE

(MARS 2011)

 

Le prochain suivi consiste à :

 

  • rechercher les principaux flux de migration prénuptiale qui peuvent légèrement différer des voies de migration d’automne,

 

  • rechercher les principaux lieux de ponte (prospection des mares de substitution, du bassin de rétention et du ruisseau),

 

  • inspecter les principaux ouvrages hydrauliques traversant la voie et des fossés latéraux afin de vérifier d’éventuelle mortalité ou pièges.

 

Le suivi migratoire prénuptial se réalise par pose de barrière-pièges (clôture provisoire) le long de la route en amont, côté Bois de la Côte et prairies, avec pose de seaux de récupération tous les 20-30 m. Ce protocole permet d’identifier et de compter les espèces et les flux et d’identifier les voies de passages privilégiées. Le linéaire étant important (1.5 km), la pose de clôture provisoire ne peut se faire partout. Il se fera sur une longueur totale de 400 à 500 m en amont (côté bois et prairie entre PR 195-230). Les seaux sont relevés tous les matins et les espèces déplacées vers l’aval dans le vallon des Mercureaux.

 

Les autres portions non équipées de barrières seront prospectées de manière plus ponctuelle à pied (prospections des fossés latéraux amont). Le mois de mars dans sa totalité correspond au pic de migration de nombreuses espèces. C’est la période la plus sensible. Ces comptages et ramassage auront lieu tous les matins durant la totalité de mars. Ceci fournit des informations relativement exhaustives des flux et des espèces. La pose de barrières-pièges pourra intervenir dès la mi-février, selon météo. Le comptage débuterait alors fin février.

 


[1] Le Fort de Fontain peut éventuellement abriter des amphibiens en hivernage.

09/10/2010

Muséum de la Citadelle : un refuge pour espèces en danger

Muséum de la Citadelle de Besançon

 

Deux nouvelles espèces menacées d’extinction ont trouvé cet été refuge au Muséum de la Citadelle : le Cerf du Prince Alfred et le Sanglier des Visayas.

 

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Originaires des îles centrales des Philippines, les deux espèces ont vu leur population se réduire considérablement ces dernières années au point d’être déclarées “en danger” pour la première et “en danger critique” pour la seconde. Victimes à la fois de l’agriculture et de la déforestation qui détruisent leur habitat naturel, mais également de la chasse, le Cervus alfredi et le Sus cebifrons figurent sur la liste rouge de l’Union mondiale pour la Nature (UICN).

 

À Besançon, les visiteurs peuvent désormais découvrir et admirer trois jeunes Cerfs du Prince Alfred mâles en provenance du zoo de Landau en Allemagne et un couple de Sangliers des Visayas arrivés séparément, l’une (Rosette) du zoo de Rotterdam au Pays-Bas et l’autre (Jamon) du zoo de Chester au Royaume-Uni.

06/10/2010

La France radioactive

crirad.gifLa France radioactive

 

par René-Jean Monneret

 

Dans la plus grande discrétion, les autorités françaises, sous la pression des lobbies industriels, le tout avec la bienveillance habituelle de Sarko l'américano, a arrêté le 14 mai 2009 une dérogation à l'article de loi prévoyant l'interdiction d'insérer volontairement des éléments radioactifs dans les biens de consommation.

En termes concrets, le but est de permettre de réutiliser les matériaux faiblement radioactifs issus des centrales nucléaires françaises dans les matériaux de tous les jours, dont par exemple le ciment, les véhicules, et j'en passe. Seuls sont exclus de cete dérogation quelques articles dont les bijoux et les jouets.

Avec l'application de ce texte, tous les Français pourraient demain se retrouver exposés en permanence à des taux de radioactivité, qui pris isolément, resteraient sous les normes (ce qui ne veut pas dire sans riques), mais qui, cumulés une fois le procédé généralisé, deviendraient sources manifestes de cancers en tout genre. Le tout évidemment dans l'ignorance totale. La pollution qui en résulterait serait permanente mais surtout irréversible, il ne serait jamais plus possible de revenir en arrière niveau pollution radioactive.

La "maison qui tue" deviendrait donc une primauté française, voici de quoi régler efficacement le déficit prévu des caisses de pension, tout en ramenant de précieux euros dans les caisses de sociétés privées gestionnaires des centrales, et bien connues pour leur grande humanité, leur conscience sans faille, et leur grand respect de l'environnement.

La nouvelle publicité pour la Clio sera peut-être demain "La nouvelle Clio écolo, encore moins radioactive cette année", restera à construire des garages en plomb et à vous protéger les bijoux de famille.

C'est la "CRIIRAD" (vous pouvez suivre actuellement la page "Pétitions en cours") qui a découvert cette dérogation dans le cadre de ses activités de contrôle. Évidemment, comme d'habitude, le citoyen français a été maintenu dans l'ignorance totale de cette ignominie, et on voit bien, après les différents scandales à la santé concernant la France, que la tendance n'est pas prête de s'inverser.

Alors, faudra-t-il bientôt un compteur Geiger pour acheter Français ? La nouvelle législation, en tout cas, risque de rendre cet outil aussi commun qu'une calculette.

http://www.criirad.org/mobilisation/img/Arretedu5mai2009....

 

René-Jean Monneret

Paysan Jurassien Expert de 1ère classe.

rjmonneret@wanadoo.fr

23/07/2010

Coraux des Antilles (1)

Sous le vocable de corail, on désigne plusieurs formes animales coloniales qui appartiennent toutes au phylum des Cnidaires et dont le squelette est appelé polypier. Ce premier chapitre présente les principaux représentants des Cnidaires. Il définit et situe les coraux dans ce phylum.

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Coraux des Antilles (2)

Classification et inventaire des coraux hermatypiques (constructeurs de récifs) rencontrés aux Antilles

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22/07/2010

Coraux des Antilles (3)

Anatomie des coraux hermatypiques des Antilles

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21/07/2010

Coraux des Antilles (4)

Clé simplifiée de détermination des coraux des Antilles

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20/07/2010

Coraux des Antilles (5)

Hydrocoralliaires et Scléractiniaires en place dans le récif

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19/07/2010

Coraux des Antilles (6)

Nutrition, calcification, reproduction et développement des coraux de la Province caraïbe

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18/07/2010

Coraux des Antilles (7)

Croissance du Corail et répartition des récifs dans la Province Caraïbe

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17/07/2010

Coraux des Antilles (8)

Différents types de récifs coralliens. Morphologie et genèse des récifs coralliens des Antilles

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16/07/2010

Coraux des Antilles (9)

Biocénoses récifales remarquables de la Province caraïbe. Compétition, prédation, stratégies de défense, associations : commensalisme, symbiose.

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15/07/2010

Coraux des Antilles (10)

Chapitre annexe présentant d'autres organismes associés au récif corallien qui n'ont pas trouvé leur place dans les précédents chapitres

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Coraux des Antilles (11)

Évolution des récifs coralliens actuels de la Caraïbe. Problème du blanchissement des coraux.

 

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14/07/2010

Jean-Louis Borloo : l’État à la botte des chasseurs

Jean-Louis Borloo : l’État à la botte des chasseurs

 

par Luce Lapin

lucelapin@charliehebdo.fr

 

Le 2 juin dernier, la FNC (Fédération nationale des chasseurs) reproche, dans un communiqué de presse, à Jean-Louis Borloo de n’avoir pris « aucune mesure tangible […] contre les saboteurs de chasse ».

Seulement deux jours plus tard, le 4 juin, le gouvernement français, sous l’impulsion du ministre de l’Écologie et des Fusils (contrairement à ce que l’on pourrait logiquement supposer, l’un n’empêche absolument pas l’autre), cède au lobby des chasseurs à courre en édictant, par décret, une contravention de cinquième classe, passible de 1 500 euros d'amende, pour « obstruction à un acte de chasse ».

CPNT (Chasse, Pêche, Nature, Traditions, 7 juin), le parti de l’extrême chasse allié à la droite dure, est content : « Grâce au partenariat CPNT – UMP, les chasseurs obtiennent une grande victoire, attendue depuis longtemps, contre les anti-chasse. »

En primeur dans le numéro 739 de Charlie Hebdo, la réaction inédite de Gérard Charollois président de CVN (Convention Vie et Nature pour une écologie radicale), dans un entretien qu’il a donné aux « Puces ». Trois autres associations de protection animale nous font également part ici de leur ressenti.

Pour moi, quoi qu’il en soit, je n’y dérogerai pas : l’objectif, c’est tolérance zéro. Ni chasse à courre, ni chasse tout court !

Massacre de blaireaux : Côte-d’Or, côte d’horreur

Massacre de blaireaux : Côte-d’Or, côte d’horreur

 

par Pierre Athanaze, président de l’ASPAS

blaireaux_coted'or.jpg
Document Charlie Hebdo

 

LASPAS, Association pour la protection des animaux sauvages, vient d’adresser une lettre ouverte, cosignée par 71 associations, au préfet de Côte-d’Or pour lui demander de «mettre fin à la plus grande destruction de blaireaux qui ait été entreprise en France».

 

« En mars dernier, le préfet de la Côte d’Or a pris des arrêtés ordonnant la capture et la “régulation” de blaireaux sous le prétexte de dépister et lutter contre la tuberculose bovine, pouvant être véhiculée par le mustélidé. À ce jour, ce sont plus de 2 050 individus qui auraient été exterminés par les chasseurs, piégeurs, déterreurs et lieutenants de louveterie du département. 71 associations de protection de la nature s’insurgent contre cette véritable opération de destruction massive en adressant une lettre ouverte au préfet, en cette année déclarée “année nationale de la biodiversité”. Certes, le problème de la tuberculose bovine doit être résolu. Cependant, en France, cette maladie n’est qu’anecdotique chez le blaireau. Des études scientifiques (1) ont démontré que non seulement la destruction de blaireaux n’enraye en rien la maladie, mais qu’au contraire, elle augmenterait l’incidence de la tuberculose bovine sur le cheptel bovin ! Le Conseil de l’Europe (2), pour sa part, a indiqué qu’“On peut douter que l’élimination des blaireaux ait une utilité, et l’on ne devrait certainement pas y recourir” et qu’“On ne doit jamais procéder à l’élimination générale des blaireaux.”

 

Vu la vitesse d’éradication de l’espèce sur le département, l’avenir du Blaireau en Côte-d’Or est indiscutablement en péril. La période de destruction a débuté lors de la saison de reproduction et s’est même poursuivie pendant la période de sevrage des jeunes. Suite à un tel recul des effectifs, comment rétablir une densité de population normale et viable de l’espèce alors que la dynamique de population est connue pour être faible ? Si des mesures qui semblent disproportionnées ont été prises à l’encontre du blaireau, il n’en est pas de même vis-à-vis d’autres usages qui pourtant sont de très forts vecteurs de la tuberculose bovine. En effet, les entrailles des chevreuils laissés dans la nature par les chasseurs (animaux abattus et dépecés sur place) ou la libre circulation de vaches et de taureaux de troupeaux en troupeaux représentent une menace bien plus importante.

 

Précisons aussi que le Blaireau, inscrit à l'annexe III de la Convention de Berne, est une espèce protégée dans la plupart des autres pays d’Europe. Au lieu de confier cette mission aux services vétérinaires en lien avec les scientifiques et les associations de protection de la nature dans le but de lutter pacifiquement et efficacement contre la tuberculose bovine, ce sont les chasseurs (dont les motivations sont certainement tout autres...) qui se voient autoriser à tuer, sans limites, les blaireaux.

 

Aussi, nos 71 associations demandent instamment au  préfet de la  Côte d’Or de bien vouloir mettre fin à la plus grande destruction de blaireaux qui ait été entreprise en France. La lutte contre la tuberculose bovine n’en sera pas affectée si les vraies mesures prophylactiques sont réellement mises en place. »

 

Pierre Athanaze, président de l’ASPAS

30 juin 2010

 

(1) Christl A. Donnelly et al., 2003. Impact of localized badger culling on tuberculosis incidence in British cattle. Nature 426 : 834-837

(2) Huw I. Griffiths & David H. Thomas, 1998. La conservation et la gestion du blaireau d’Europe (Meles meles). Sauvegarde de la nature n°90, Conseil de l’Europe : 84p

 

Associations signataires

 

À Pas de Loup, Adeo Animalis, APIE, ASPAS, Association I.D.A.E., Association MELES, Association SEVE, Association Végétarienne de France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, Borda, Centre Athénas, CHENE, CLAM, Code Animal, Combactive, Comité Ecologique Ariégeois, Connaissance & Protection de la Nature du Brabant, Convention Vie et Nature, CORA Faune Sauvage, CORA-Rhône, CPEPESC, Dignité Animale, Doubs Nature Environnement, Droits Des Animaux, FERUS, Fondation 30 Millions d’Amis, Fondation Assistance aux Animaux, Fondation LFDA, Fourrure Torture, France Nature Environnement Hautes-Pyrénées, Franche-Comté Nature Environnement, Groupe Mammalogique Normand, JardinRefuge, Jura Nature Environnement, L214, LausAnimaliste, Le Pic Vert, L'empreinte, Les Naturalistes Rhodaniens, Loiret Nature Environnement, LPO Drôme, Maison de l'Espoir, Mayenne Nature Environnement, Mille-Traces, Natagora, Naturalistes Chapellois, Nature et Humanisme, Notre Dame de Toute Pitié, Oiseaux-Nature, One Voice, OUSIA, Perche Nature, Philippe Hervieu au nom du groupe Europe écologie au conseil régional de Bourgogne, Rassemblement Anti Chasse, Refuge de l'Arche de Noé, Respect et Défense des Animaux, Sauvegarde de la Faune Sauvage, SECAS, Secourisme Animalier, Serre Vivante, SFEPM, SHNPM, SNDA, Société Nationale de Protection de la Nature, SOS Rivières Et Environnement, SPA Marseille Provence, Territoire de Belfort Nature Environnement, Ultimathera 21, VegAsso.

05/07/2010

Mort annoncée de l'écologisme défensif et militant

Allègre2.jpegCoup dur : une fondation pour l’agonie de Gaïa
ou la mort annoncée de l’écologisme défensif et militant

 

par Michel Tarier (écologue, écosophe)


La fondation Claude Allègre Écologie d’avenir, qui deviendra bien vite, purement et simplement pour semer le trouble, la fondation  Écologie d’avenir, dit vouloir rassembler tous ceux qui pensent que "seuls les progrès de la connaissance et les innovations techniques permettront de résoudre les problèmes qui se posent à la planète".

On retrouve derrière ce projet nombre de poids lourds du CAC 40 et bien des personnalités ralliées au climato-scepticisme, non pas par pure et louable opinion scientifique (Kokopelli est relaxé !), mais par souci strictement cupide d’être du bon côté. On peut désormais parier que le noyau dur et fondateur sera rejoint par d’innombrables opportunistes.

Voici donc une nouvelle opération pompe à blé, montée par des gens pour lesquels les écosystèmes et la biodiversité ne représentent qu’une inépuisable banque. Dans ce ralliement, vous ne trouverez aucun chercheur de terrain, aucun écologue expérimenté, le club n’étant formé que de VRP d’économie verte atteints du déni de réalité, fidèles serviteurs des transnationales, rompus aux combines les plus sournoises, dont la niche écologique n’est pas le sanctuaire de la Nature mais les corridors des ministères et les grandes tables des mégapoles.


Décidément, notre avenir ne sent pas bon. L’écologi(sm)e, de plus en plus dévoyé(e), est en passe de sortir définitivement de sa dimension originelle, celle principielle et spirituelle des forces de la vie, pour devenir le nouveau fer de lance d’une économie de marché en plein délabrement. Il ne fait plus aucun doute que nos enfants seront les esclaves d’une planète-poubelle.



De fil en aiguille



Après un premier tour de passe-passe, par l’entremise non-innocente de l’homme du pacte qui… empaqueta l’écologisme dans l’écologie, puis l’écologie dans l’environnement anthropocentriste, pour remettre le kit complet entre les mains de l’ami de la Terre éco-vertueux et de grande conviction qu’est Sarkozy, voici l’ultime menace, celle de l’habile récupération de la cause par la frange pure et dure du système, symbolisée par l’ex-Monsieur le ministre pro-amiante de Jussieu.



De René Dumont à une économie verte ultralibérale, d’un souci de consommer écoconsciemment  à l’imposture d’un développement annoncé comme durable paradoxalement à la finitude du monde, il ne fallu pas un demi-siècle pour rendre exsangue la substantifique moelle de la contre-culture écologique. On oubliera, entre-temps, les insultes d’Allègre à l’endroit de Hulot, et le rôle de vierge effarouchée de ce dernier, tout cela pouvant relever d’un numéro de duettistes. Du cirque, encore du cirque, rien que du cirque. Ceci pour la France grenellienne, évidemment centre du monde et des équilibres écosystémiques !



Par ses positions favorables à l’establishment de l’écologiquement correct et le réajustement d’une écologie qui se devait coercitive en une écologie aléatoire, domestiquée, qui flatte et peu rapporter encore plus gros que prévu, ce type (Claude Allègre) risque bien d’accéder aux plus hautes fonctions. À nous les OGM, à nous la pétrochimie et son agroterrorisme, à nous les cancers environnementaux, à nous les Tchernobyl à l’Américaine avec des océans englués de pétrole. Adieu bienveillante écosophie, adieu principes de précaution susceptibles de ralentir la machine à massacrer le peu qui reste de paradis sur Terre.



L’auteur de livres mensongers et qui se vendent à la criée cherche à remettre les clés de l’écologie au pouvoir des marchands. Pour l’instant, ceux-ci feignaient de faire la fine gueule. Vous allez voir comme ils vont sauter sur l’occasion, faisant passer Allègre pour un nouveau Galilée. Beau cadeau pour la planète, joli coup de pouce pour notre avenir. Et son ami démographe Hervé Le Bras vous ferra oublier le troisième enfant occidental carboné contre lequel Yves Cochet nous mettait judicieusement en garde.



Pour élargir le plan, j’en suis à me demander si des instances comme le GIEC, tout compte fait elles-mêmes inspirées par des requins verts de la trempe d’un Al Gore (douteux le brillantissime déclencheur d’alerte…) ne sont pas à l’origine d’un frenchy Allègre. Localement en ce monde sans foi ni loi, d’autres Allègre doivent simultanément voir le jour et donner "l’orientation qu’il faut" à ce satané souci écologique décidemment trop inquiétant pour les banques, y compris pour celles d’Attali. Les maîtres du monde dénoncent ainsi eux-mêmes les misères qu’ils créent et gardent la barre en instaurant un juteux marchés des apparences. Ce ne sont pas les ONG qui manquent pour les crédibiliser de leurs sceaux immaculés à l'effigie lénifiante d'animaux sympathiques (les autres pouvant crever...). C’est qu’en ces temps d’amalgames, de mensonges et de dénis, "ils" nous rendraient facilement paranos… Le très cynique sponsoring du film Home du très photographe YAB avait déjà eu le courage d’aller très loin dans l’association des milliardaires et de leurs firmes à la dénonciation des disparités Nord-Sud, des pollutions et de la déconstruction des écosystèmes. Quand Pinault sort ses griffes, c’est des marques dont il s’agit !



Il serait peut-être urgent d’envisager le sauvetage de quelques éléments sains, non contaminés par miracle ou étanchéité à toute épreuve, colibris instrumentalisés à leur insu dans ce grand guignol de charognards véreux ! Ou et en d’autres termes, "Pierre Rabhi existe-t-il vraiment ? !".



Gargarismes, cosmétiques, vernis et badigeons…



Dans sa version contrition écologique, pour s’assurer l’exclusivité du thème de la crainte planétaire et climatique, pour désamorcer d’avance toute tentative de remise en question, pour renforcer ses positions et continuer à ronger les ressources jusqu'à l’agonie finale, le capitalisme ne cesse d’accoucher de monstres. Nous, infiniment naïfs et de bonne volonté, écosujets indûment baptisés écocitoyens aux gestes salvateurs tant dérisoires, nous plongeons dans la combine et nous nous regardons dans la glace : avec notre compost et notre petit vélo, nous nous trouvons beaux ! Ainsi, et pour l’écologisme à la française, un Borloo et son Grenelle nous embellissent l’âme. Ils ne font rien d’autre que leur propre cuisine, avec Bouygues & Co en arrière-boutique. L’autocritique parodique et l’auto-dénonciation sont les meilleures tactiques qui soient. Elles permettent, qui plus est, d’apporter les solutions dans une pochette surprise, d’en faire déballage et étalage comme ça, innocemment, un après-midi chez n’importe quel Drucker aux courbettes obligées. C’est en fait le coup des pièces jaunes version écologie. La pathétique grenouille de bénitier tire des larmes de crocodiles au bon populo tandis que son si sympathique président de mari vaque à de biens sordides affaires, comme l’affaire Karachi pour ne citer que celle qui fait l’actualité.



La fondation Claude Allègre Écologie d’avenir :


http://www.mediapart.fr/article/offert/2f106b2fad1f691b7d69c837e1226573


http://effetsdeterre.fr/2010/06/30/le-mammouth-du-deni-cl...

Ce juteux marché des apparences :


http://www.lesechos.fr/info/analyses/020621365231-les-deu...

Home story (génial !) :


Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/xbqyr7_home-12_news


Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/xbr0bm_home-22_news

Menaces sur le Doubs franco-suisse

Menaces sur le Doubs franco-suisse


1-CPEPESC-1.jpg

Les associations françaises et suisses de protection de l’environnement (CPEPESC, Pro Natura Jura, FCNE, DNE, SDV, ANPER-TOS), les associations de pêche (Fédération de Pêche du Doubs, la Franco-Suisse, la Gaule, l’Hameçon, la Truite de Grand’Combe des Bois) refusent que la rivière soit sacrifiée au bénéfice de l’hydroélectricité.


2-FCNE-1.jpgC’est un règlement d’eau datant du 5 février… 1969 qui régit le fonctionnement en principe coordonné des trois usines hydroélectriques situées sur le Doubs franco-suisse : le Châtelot, le Refrain et la Goule. Si la synergie dans le fonctionnement des trois ouvrages est nécessaire pour atténuer l’impact sur le milieu aquatique, la réalité depuis les années 2000 est tout autre : les marnages (variations de hauteur d’eau sous l’action des éclusées) autorisés à l’époque avaient été revus à la baisse en 2003

3-FRANCO-SUISSE-1.jpgsuite à une catastrophe survenue un an plus tôt. En effet, en raison du comblement de la Retenue de Biaufond, il avait été reconnu que la poursuite des anciennes valeurs de marnage conduisaient à la mise à sec de plusieurs hectares de zones peu profondes, les plus riches en biodiversité, provoquant de considérables mortalités. Dès lors la retenue de Biaufond dont le comblement s’est encore accentué (jusqu’à 10 4-SAÔNE ET DOUBS VIVANT-1.jpgcm par an au niveau du parking) ne peut plus jouer son rôle de régulation des éclusées du Châtelot, telles qu’elles sont programmées aujourd’hui.

 

5-Fédération-Pêche_Doubs-1.jpgCette situation est devenue insupportable sur tout le linéaire de la rivière en aval de ces ouvrages, et l’on apprend aujourd’hui que l’un des essais parmi ceux proposés aurait une incidence écologique majeure.

Cet essai consisterait à descendre en dessous du marnage utilisé actuellement et ceci

dans le but d’être pérennisé.

Pro Natura-1.jpg

C’est un inacceptable retour à l’incident de 2002 qui pourrait réduire à néant ce haut lieu de biodiversité aquatique, mais aussi ornithologique.

Si on démodulait les éclusées du Châtelot de cette manière au niveau de Biaufond, cela équivaudrait à continuer de condamner le Doubs neuchâtelois à subir de plein fouet ces 7-La Gaule-1.jpgéclusées.

 

Aucune étude et mesure d’accompagnement n’est prévue aujourd’hui pour détecter et analyser les paramètres extérieurs (températures, qualité physico-chimique et 8-Anper-Tos-1.jpgoxygénation de l’eau) dans les cas extrême d’utilisation de la retenue.

 

Cette démarche pourrait d’ailleurs à court terme tuer la biodiversité des zones à salmonidés situées à l’aval et déjà fragilisées.

 

De plus, une vidange de la retenue de Biaufond aurait des conséquences dramatiques sur le cours d’eau à l’aval, avec une augmentation de la turbidité, une surcharge organique, une remise en suspension des toxiques piégés dans les sédiments et une élévation de la température sur un milieu déjà fortement stressé.

 

Les essais, tels qu’ils sont envisagés sont tout à fait incompatibles avec les exigences de la réglementation française sur l’eau et de la DCE (Directive Cadre européenne sur l’Eau). Le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) Rhône-Méditerranée exige que le principe de non-dégradation de l’état écologique du Doubs soit pris en compte et respecté par toute décision concernant les eaux.

 

A cet endroit, le lit du Doubs et donc les eaux, sont en grande partie sur le territoire français (mitoyen jusqu’à la borne 66, puis complètement français). Son assèchement doit nécessairement obtenir le feu vert des autorités françaises qui viennent d’approuver le SDAGE fin 2009.

 

Il serait particulièrement mal venu par ailleurs que, profitant d’installations situées en Suisse, alors que ce pays entretien de constructives et amicales relations de partenariat avec l’Union Européenne, que les objectifs de l’Union Européenne en matière d’eau soient remis en cause de façon spectaculaire par les conséquences inévitables.

 

La solution passe par le changement des pratiques. On ne peut plus faire fonctionner les ouvrages comme par le passé avec des lâchers d’eau et des coupures brusques qui font crever la rivière. La seule façon de concilier production d’énergie et respect de l’environnement passe par le fonctionnement « au fil de l’eau » des ouvrages.

 

Les associations de protection de l’environnement et de pêcheurs signataires s’opposent avec fermeté et détermination au projet d’essai de « démodulation » des éclusées du Châtelot.


Elles en appellent aux pouvoirs publics tant français que suisses, pour qu’une telle aberration écologique soit abandonnée. Elles restent extrêmement vigilantes et n’hésiteront pas à saisir les autorités judiciaires compétentes, de part et d’autre de la frontière, pour que le Doubs et les milieux aquatiques qui lui sont associés soient préservés.

 

Elles informent de cette démarche la Commission Environnement du Parlement Européen.

 

Contact presse : CPEPESC au 03.81.88.66.71

 

CPEPESC

AAPPMA La Franco-Suisse

Saône et Doubs Vivant

Pro Natura Jura (CH)

Doubs Nature Environnement (DNE)

Association des pêcheurs La Gaule

Anper-Tos

AAPPMA La Truite de Grand’Combe des Bois

Société de pêche neuchâteloise L’Hameçon

Plateforme franco-suisse pour le Doubs

22/06/2010

Sismologie dans la région de Thise (Doubs)

Sismologie dans la région de Thise (Doubs)

 

par André Guyard

(article modifié le 2 mars 2013)

 

L'activité sismique particulièrement intense au cours des deux dernières années (2010 et 2011) nous interpelle. Quels sont les séismes qui ont secoué la région bisontine et particulièrement la commune de Thise au cours des siècles derniers ?

 

L'échelle de Richter indique la magnitude, c'est-à-dire l'intensité du séisme. La magnitude est l'énergie libérée par un séisme, indépendamment des dégâts provoqués. Elle est définie par une échelle logarithmique, où chaque unité ajoutée correspond à une multiplication par 32 de l'énergie libérée. Ainsi, un séisme de magnitude 9 libère, non pas 3 fois plus, mais 1 milliard 74 millions de fois plus d'énergie qu'un séisme de magnitude 3.

 

séisme,franche-comté,thise,besançon,bâle,fessenheim

Carte du risque sismique en Franche-Comté © Géoportail)

 (Cliquez sur la carte pour zoomer)

 

Le tableau ci-dessous répertorie l'ensemble des séismes qui ont affecté notre région au cours des derniers siècles.

Nous reprendrons plus en détail, les séismes dont l'épicentre se trouvait à proximité de notre commune.

 

Tableau des séismes ayant affecté

le Nord-Est de la France

et les régions voisines

 

Surlignés en jaune : séismes ayant affecté la Franche-Comté.

Surlignés en rouge : séismes d'intensité (= magnitude) supérieure ou égale à 7 ayant affecté les contrées voisines.

 

Date

Heu-

re

Choc

Localisation

épicentrale

Région

ou

pays de l'épicentre

Inten-

sité

épi-

centrale

12/11/

2005

19h

31

 

JURA SUISSE

(N-E. AARAU)

SUISSE

5

8/09/

2005

11h

27

 

MASSIF DU MONT-BLANC (VALLORCINE)

ALPES SAVO-

YARDES

5

12/05/

2005

1h

38

 

JURA SUISSE

(N.E SOLOTHURN)

SUISSE

4

5/12/

2004

1h

52

 

BADEN-WURTEMBERG (WALDKIRCH)

ALLEMAGNE

6

28/06/

2004

23h

42

 

JURA SUISSE

(N-E. AARAU)

SUISSE

 

21/06/

2004

23h

10

 

JURA SUISSE(BALE)

SUISSE

5

23/02/

2004

17h

31

 

JURA

(S. BAUME-LES-DAMES)

FRANCHE-

COMTE

5,5

22/02/

2003

20h

41

 

PAYS FORESTIER SOUS-VOSGIEN (RAMBERVILLERS)

VOSGES

6,5

30/04/

1989

3h

38

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (FROIDEVAUX)

FRANCHE-

COMTE

4,5

29/12/

1984

11h

03

R

HAUTES-VOSGES (ELOYES-REMIREMONT)

VOSGES

 

29/12/

1984

11h

02

 

HAUTES-VOSGES (ELOYES-REMIREMONT)

VOSGES

6

13/10/

1984

21h

23

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

FRANCHE-

COMTE

4

5/09/

1984

5h

16

 

ZURICH

SUISSE

6

21/06/

1983

15h

03

 

JURA (ORNANS)

FRANCHE-

COMTE

4,5

5/02/

1983

16h

19

R

AVANT-PAYS JURASSIEN (RANDEVILLERS)

FRANCHE-

COMTE

 

3/02/

1983

2h

48

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (RANDEVILLERS)

FRANCHE-

COMTE

4

18/07/

1980

23h

03

E

PLAINE DE

HAUTE-ALSACE (HABSHEIM)

ALSACE

 

16/07/

1980

15h

50

E

PLAINE DE

HAUTE-ALSACE (HABSHEIM)

ALSACE

4,5

15/07/

1980

12h

17

 

PLAINE DE

HAUTE-ALSACE (HABSHEIM)

ALSACE

6,5

3/07/

1979

21h

13

 

PLATEAU SUISSE (MORAT)

SUISSE

 

3/09/

1978

7h

08

 

JURA SOUABE (ONSMETTINGEN)

ALLEMAGNE

7,5

8/01/

1975

9h

12

 

PLATEAUX JURASSIENS (SALINS-LES-BAINS)

FRANCHE-

COMTE

 

8/03/

1968

4h

01

 

PLAINE DE HAUTE-BOURGOGNE (PONTAILLER/SAONE)

BOURGOGNE

4,5

16/07/

1967

14h

04

 

PLAINE DE HAUTE-BOURGOGNE (AUXONNE)

BOURGOGNE

5

10/07/

1966

3h

45

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (MONTAGNEY)

FRANCHE-

COMTE

 

2/07/

1966

6h

15

 

PLATEAU DE HAUTE-SAONE (FAUCOGNEY ?)

FRANCHE-

COMTE

4

14/03/

1964

2h

37

 

UNTERWALD (SARNEN)

SUISSE

7

25/04/

1962

4h

44

 

VERCORS (CORRENCON-EN-VERCORS)

DAUPHINE

7,5

28/04/

1961

20h

48

 

FORET NOIRE (LORRACH)

ALLEMAGNE

5,5

23/03/

1960

23h

08

 

VALAIS (BRIG)

SUISSE

7

23/11/

1955

6h39

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (MONTARLOT-LES-RIOZ)

FRANCHE-COMTE

6

21/11/

1955

17h45

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (CUSSEY)

FRANCHE-COMTE

 

3/11/

1955

14h27

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (MONTARLOT-LES-RIOZ)

FRANCHE-COMTE

6

28/10/

1955

7h19

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (MONTARLOT-LES-RIOZ)

FRANCHE-COMTE

 

29/07/

1954

4 h 42

 

VALAIS (MONTANA)

SUISSE

6,5

19/05/

1954

9 h 34

 

VALAIS (N-W. SION)

SUISSE

7

30/05/ 1946

4 h 41

R

VALAIS (CHALAIS)

SUISSE

7

26/01/

1946

3 h 15

R

VALAIS (CHALAIS)

SUISSE

 

25/01/

1946

21 h 39 min

R

VALAIS (CHALAIS)

SUISSE

 

25/01/

1946

17 h 32

 

VALAIS (CHALAIS)

SUISSE

7,5

31/05/

1936

5 h 39

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (SELONCOURT)

FRANCHE-COMTE

4

30/12/  1935

3 h 36

 

VALLEE DU RHIN (OFFENBURG)

ALLEMAGNE

7

30/12/

1935

3 h 07

P

VALLEE DU RHIN (OFFENBURG)

ALLEMAGNE

 

27/06/

1935

17 h 19

 

JURA SOUABE (KAPPEL)

ALLEMAGNE

7,5

8/02/

1933

7 h 07

 

VALLEE DU RHIN (RASTATT)

ALLEMAGNE

7

11/01/

1931

23 h 50

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

11/01/

1931

20 h 20

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

11/01/  1931

19 h

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

11/01/

1931

16 h 45

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

4

10/01/

1931

1 h

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

23/12/

1930

2 h

E

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

20/12/

1930

17 h 30

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

28/06/

1926

22 h

 

VALLEE DU RHIN (KAISERSTUHL)

ALLEMAGNE

7

8/01/

1925

2 h 44

 

JURA SUISSE (ORBE-LIGNEROLLE)

SUISSE

6,5

19/11/ 1924

17 h 55

 

JURA SUISSE (ORBE)

SUISSE

 

1/03/1916

20 h 53

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (DOLE)

FRANCHE-COMTE

5

15/12/

1912

22 h 15

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (HERIMONCOURT)

FRANCHE-COMTE

 

28/10/  1911

22 h 17

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (ECHENOZ-LE-SEC ?)

FRANCHE-COMTE

4

16/11/

1911

21 h 26

 

JURA SOUABE (EBINGEN)

ALLEMAGNE

8,5

26/05/

1910

7 h 12

 

JURA SUISSE (LAUFEN)

SUISSE

6

 29/04/

1905

 1 h 59

 

 MASSIF DU MONT-BLANC (LAC D'EMOSSON)

 SUISSE

 7,5

 6/05/

1898

 13 h 10

 

 OBERLAND (S. THUN)

 SUISSE

 6,5

 22/02/

1898

 11 h 45 min 

 

 JURA SUISSE (GRANDSON)

 SUISSE

 6,5

 28/12/

1892

 6 h

 

 JURA (MAICHE, ST-HIPPOLYTE)

 FRANCHE-COMTE

 5

 28/12/

1892

 2 h

 P

 JURA (MAICHE, ST-HIPPOLYTE)

 FRANCHE-COMTE

 

 27/12/

1892

 21 h

 P

 JURA (MAICHE, ST-HIPPOLYTE)

 FRANCHE-COMTE

 

 27/12/

1892

 13 h

 P

 JURA (MAICHE, ST-HIPPOLYTE)

 FRANCHE-COMTE

 

 25/12/

1892

 21 h 15

 P

 JURA (MAICHE, ST-HIPPOLYTE)

 FRANCHE-COMTE

 

 10/09/

1883

 4 h

 R

 JURA (SANCEY-LE-GRAND)

 FRANCHE-COMTE

 

 7/09/

1883

 23 h 30

 

 JURA (SANCEY-LE-GRAND)

 FRANCHE-COMTE

 

 22/07/

1881

 2 h 45

 

 BELLEDONNE-PELVOUX

 ALPES SAVOYARDES

 7

 8/10/

1877

 5 h 12

 

 FAUCIGNY (LA ROCHE-SUR-FORON)

 ALPES SAVOYARDES

 7

 2/04/

1876

 

 

 JURA SUISSE (NEUCHATEL-BIENNE ?)

 SUISSE

 5,5

 10/11/

1873

 19 h 30

 

 JURA (ORNANS)

 FRANCHE-COMTE

 

 14/09/

1866

 5 h 10

 

 BRENNE (AZAY-LE-FERRON)

 BERRY

 7

 23/10/

1865

 7 h 15

 

 AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

 FRANCHE-COMTE

 

 17/04/

1862

 8 h 10

 

 PLAINE DE HAUTE-BOURGOGNE (SELONGEY)

 BOURGOGNE

 5

 17/06/

1858

 10 h

 

 TERRITOIRE DE BELFORT (BEAUCOURT)

 FRANCHE-COMTE

 4,5

 14/02/

1857

 

 

 PAYS DE MONTBELIARD

 FRANCHE-COMTE

 5

 26/07/

1855

 14 h

 R

 VALAIS (VISP)

 SUISSE

 

 26/07/

1855

 10 h

 R

 VALAIS (VISP)

 SUISSE

 8

 25/07/

1855

 12 h 50

 

 VALAIS (VISP)

 SUISSE

 9

 11/07/

1852

  

 

 TERRITOIRE DE BELFORT (BEAUCOURT)

 FRANCHE-COMTE

 

 24/08/

1851

 2 h

 Z

 OBERLAND (S-W. THUN ?)

 SUISSE

 

 16/05/

1848

 5 h

 

 PLATEAUX JURASSIENS (NOZEROY)

 FRANCHE-COMTE

 5,5

 17/08/

1846

 7 h 40

 

 PLATEAU SUISSE (YVERDON)

 SUISSE

 6,5

 6/09/

1843

 9 h 28

 

 VALLEE DU DOUBS (SOULCE)

 FRANCHE-COMTE

 

 24/01/

1837

 2 h

 Z

 VALAIS (BRIG)

 SUISSE

 7

 27/08/

1831

 0 h 5

 Z

 AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

 FRANCHE-COMTE

 

 30/10/

1828

 7 h 20

 

 AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

 FRANCHE-COMTE

 7

26/10/

1828

11 h 30

P

AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

FRANCHE-COMTE

6

16/12/

1823

 

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

FRANCHE-COMTE

 

19/02/

1822

8 h 45

Z

BUGEY (BELLEY)

BRESSE ET JURA BRESSAN

7,5

11/03/

1817

21 h 25

 

MASSIF DU MONT-BLANC (CHAMONIX)

ALPES SAVOYARDES

7

29/11/

1784

22 h 10

 

SUNDGAU (ALTKIRCH ?)

ALSACE

6

15/10/

1784

12 h 03

 

LAC DU BOURGET (AIX-LES-BAINS)

ALPES SAVOYARDES

6,5

6/07/

1783

9 h 56

 

VALLEE DE L'OUCHE (BLIGNY)

BOURGOGNE

6

10/09/

1774

16 h 30

 

LAC DES 4 CANTONS (LUCERNE)

SUISSE

8

18/01/

1757

5 h 52

 

VOSGES COMTOISES (PLANCHER-LES-MINES)

FRANCHE-COMTE

6

18/02/

1756

7 h 45

 

HAUTES-FAGNES (STOLBERG)

ALLEMAGNE

8

9/12/

1755

14 h 45

 

VALAIS (BRIG)

SUISSE

8,5

26/02/

1685

 

 

JURA SUISSE (AARAU ?)

SUISSE

 

12/05/

1682

2 h 30

 

HAUTES-VOSGES (REMIREMONT)

VOSGES

8

12/12/

1672

14 h

 

JURA SUISSE (BALE ?)

SUISSE

 

24/01/

1653

23 h

 

JURA SUISSE (BALE)

SUISSE

 

21/09/

1650

3 h

 

JURA SUISSE (BALE)

SUISSE

6,5

15/06/

1630

10 h

 

JURA (PONT-DE-ROIDE ?)

FRANCHE-COMTE

 

30/05/

1621

15 h

 

JURA SUISSE (NEUCHATEL)

SUISSE

 

5/10/

1614

1 h 45

 

FORET NOIRE (S. SCHOPFHEIM ?)

ALLEMAGNE

 

18/09/

1601

1 h 45

 

LAC DES 4 CANTONS (LUCERNE)

SUISSE

8

13/11/

1592

22 h

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

FRANCHE-COMTE

 

11/03/

1584

11 h 30

 

LAC LEMAN (MONTREUX)

SUISSE

7

18/10/

1356

22 h

 

JURA SUISSE (BALE)

SUISSE

9

18/10/

1356

17 h

P

JURA SUISSE (BALE)

SUISSE

7,5

1/02/

1267

2 h

 

AVANT-PAYS JURASSIEN (BESANCON)

FRANCHE-COMTE

 

3/01/

1117

17 h

 

LOMBARDIE (VERONE)

ITALIE

 

 

Quelques explications sur la nomenclature employée dans ce tableau :

 

Nature du choc :

 

  • C : choc principal
  • R : Réplique
  • E : Secousse individualisée d'un essaim
  • P : Précurseur
  • Z : Groupe de secousses d'un essaim

 

Degrés de l'intensité épicentrale :

 

  • 4 : secousse modérée, ressentie dans et hors les habitations, tremblement des objets,
  • 5 : secousse forte, réveil des dormeurs, chutes d'objets, parfois légères fissures dans les plâtres,
  • 6 : dommages légers, parfois fissures dans les murs, frayeur de nombreuses personnes,
  • 7 : dommages prononcés, larges lézardes dans les murs de nombreuses habitations, chutes de cheminées,
  • 8 : dégâts massifs, les habitations les plus vulnérables sont détruites, presque toutes subissent des dégâts importants,
  • 9 : destructions de nombreuses constructions, quelquefois de bonne qualité, chutes de monuments et de colonnes,
  • 10 : destruction générale des constructions, même les moins vulnérables (non parasismiques),
  • 11 : catastrophe, toutes les constructions sont détruites (ponts, barrages, canalisations enterrées...).

 

Remarques : le 18 octobre 1356, deux séismes de magnitudes estimées par le site du BRGM à 9 et 7,5 ont affecté la région bâloise à proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin).

En ce qui concerne cette centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc français, il s'agit du séisme de référence. Sa magnitude a été estimée à partir des registres notariaux et des annales religieuses. En fait, les avis divergent : EDF évalue sa magnitude à 6,1 ; l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à 6,8 ; et une étude suisse de 2009 à 7,1, ce qui est 30 fois plus violent que l'estimation de l'exploitant !

EDF a beau ajouter une marge de sûreté d'un demi-degré de magnitude au séisme historique de référence, la centrale de Fessenheim n'a pas été construite pour lui résister...

 

Le 19 février 1822, un séisme d'intensité 7,5 a affecté le Bugey où se situe la centrale nucléaire du Bugey.

 

 Les séismes ayant affecté plus spécialement notre région

Légende_intensité du séisme-1.jpg

 

En partant du plus récent au plus ancien :

Thise-séismes-1.jpg

 

1. Vallorcine : 8 septembre 2005

 

Ce séisme a produit quelques légères secousses dans la région bisontine (voir carte ci-dessous).

Thise-séismes_08-09-2005-1.jpg

Séismes-Thise_08-09-2005_carte-1.jpg

 

2. Dammartin les Templiers (23/02/2004)

 

Séisme bien ressenti dans la région bisontine (voir carte ci-dessous).

Thise-séismes__23-02-2004-1.jpg

Thise-séismes_23-02-2004_carte-1.jpg

 

3. Séisme de Rambervillers (22/02/2003)

 

Séisme faiblement ressenti dans la région bisontine (voir carte ci-dessous).

Thise-séismes_23-02-2004-1.jpg

Thise-séismes_22-02-2003-1.jpg

 

5. Séisme de Thise (30/10/1828)

 

Ce séisme d'intensité 7 a produit des dégâts dans la région bisontine et notamment à Thise.  Une douzaine de cheminées et des pans de murs entiers se sont écroulés. La tourelle jouxtant le clocher de l'église  "s'en est séparée d'un pouce environ". L'eau de la fontaine publique s'est troublée une demi-heure après la secousse.

 

Thise-séismes_30-10-1828_localités-1.jpg

Thise-séismes_30-10-1828_carte-1.jpg

 

6. Séisme de Thise (26/10/1828)

 

Ce séisme d'intensité 6 a produit également des dégâts dans la région bisontine et notamment à Thise et à Miserey. À Thise, des cheminées s'écroulent et l'église en reconstruction est endommagée.

 

Thise-séismes_26-10-1828_localités-1.jpg

 

Thise-séismes_26-10-1828_carte-1.jpg

 

7. Séisme de Bâle (18/10/1356)

 

Le séisme de Bâle a été violemment ressenti dans la région. À Besançon,  la Tour de Vaite ne résistera pas à la réplique survenue dans la soirée.

 

 Pour en savoir plus : Site du BRGM

 

Le tsunami qui a noyé Genève en 583

 

On peut rapprocher de ces phénomènes sismiques intéressant la région le tsunami qui a noyé Genève en 563. Cette année-là, une vague gigantesque a balayé les  rives du Léman atteignant huit mètres à Genève et treize à Lausanne selon les simulations de Katrina Kremer de l'université de Genève (décembre 2012).

Si l'existence d'un raz-de-marée en l'an 563 était déjà établie par des témoignages historiques, son origine demeurait controversée. Pour y voir plus clair, l'équipe de Katrina Kremer a sondé le lac et repéré, au plus profond, une vaste couche de sédiments - 250 millions de mètres cubes - qui se seraient déposés brutalement à cette époque. Une observation qui leur permet de conforter l'un des scénarios envisagés : l'effondrement d'un pan de la montagne dans le Rhône, en amont du lac, aurait entraîné un déplacement massif de sédiments, provoquant ainsi le tsunami. Quinze minutes après l'effondrement, la vague touchait Lausanne. Cinquante-cinq minutes plus tard, c'était au tour de Genève. Une catastrophe qui pourrait bien se reproduire, menaçant le million de riverains du lac. La cause de ce tsunami n'était donc pas un séisme, mais un glissement de terrain.

 

L'Arc jurassien sous surveillance GPS

 

Le laboratoire Chrono-environnement de l'Université de Franche-Comté est à l'origine d'un projet d'installation de six stations permanentes GPS de surveillance de l'Arc du Jura. Ces six stations seront progressivement installées au cours du second semestre 2013 et au cours de l'année 2014.

 

Les vingt séismes les plus violents en métropole depuis 1900

Le magazine Sciences et Avenir publie sur son site une carte interactive concernant les séismes les plus violents concernant la métropole depuis 1900.

21/06/2010

La pomme de terre OGM "Amflora" interdite au Luxembourg

Le Luxembourg interdit la pomme de terre OGM "Amflora" !

 

par Greenpeace Luxembourg

 

Le 16 juin 2010, lors du colloque "La sécurité dans mon assiette" sur la sécurité de la chaîne alimentaire, le Ministre de la Santé luxembourgeois Mars Di Bartolomeo, en présence de Romain Schneider ministre de l’Agriculture, a interdit la culture de la pomme de terre OGM Amflora de BASF au Luxembourg.

 

greenpeace_patate-1.jpg

 

L’interdiction de la pomme de terre OGM au Luxembourg a été annoncée quelques mois à peine après son autorisation par la Commission européenne et ceci devant des hauts représentants de l’autorité en charge de la sécurité alimentaire en Europe (EFSA).

 

C’est d’ailleurs au même endroit (Centre Culturel de rencontre Abbaye de Neumünster) que le Luxembourg avait déjà interdit le maïs transgénique MON810 en 2009.

 

Le message politique est courageux et sans appel possible : Le Luxembourg clame haut et fort qu’il n’est pas prêt à se laisser dicter un menu OGM par la Commission européenne. Après l’Autriche, c’est le deuxième état membre de l’Union européenne à prendre la décision de protéger les consommateurs et l’agriculture des conséquences négatives d’Amflora.

 

Greenpeace et les organisations partenaires de l’Initiative Luxembourg sans OGM (1) félicitent le Ministre de la Santé d’avoir pris ses responsabilités dans l’intérêt du consommateur et encouragent le Gouvernement à continuer de s’opposer résolument à la politique pro-OGM de la Commission européenne.

 

Une procédure d’évaluation qui doit être profondément réformée en Europe

 

Le 2 mars 2010, la Commission européenne avait autorisé la culture, l’utilisation dans les matières fourragères et la présence jusqu’à 0,9% dans l’alimentation humaine de la pomme de terre OGM Amflora développée par le géant allemand de la chimie BASF. Cette décision avait été prise malgré les évidences scientifiques relatives au risque de résistances aux antibiotiques.

 

Greenpeace et les organisations de l’initiative Luxembourg sans OGM tiennent à rappeler que procédure d’évaluation et d’autorisation des OGM dans l’Union européenne est défaillante et doit être réformée.

 

Les effets à long terme des OGM sur l’environnement et sur la santé, ainsi que leurs coûts socio-économiques pour toute la filière agricole ne sont actuellement pas pris en compte. « Nous demandons au Gouvernement luxembourgeois de continuer son engagement en faveur réforme de la une procédure d’évaluation et d’autorisation des OGM qui protège directement au niveau européen les consommateurs, l’environnement et l’agriculture des effets négatifs des OGM », déclare Maurice Losch de Greenpeace Luxembourg.

 

(1) : Les 29 organisations de l’Initative "Luxembourg sans OGM" :

Aide à l’Enfance de l’Inde, Association Solidarité Luxembourg Nicaragua, ASTM, Attac Luxembourg, Bauerenallianz, bioLABEL Lëtzebuerg, BIONA, Caritas Luxembourg, Demeter Bond Lëtzebuerg, Église Catholique de Luxembourg, Ëmweltberodung Lëtzebuerg asbl. (EBL), FCPT – SYPROLUX, FNCTTFEL – Landesverband, Fondation Hëllef fir d’Natur, Frères des Hommes, GREENPEACE Luxembourg, Haus vun der Natur, Initiativ Liewensufank, LCGB, Lëtzebuerger Natur- a Vulleschutzliga, Lëtzebuerger Landesverband fir Beienzuucht, Life asbl., Mouvement Écologique, OGBL, Slow Food Lëtzebuerg, SOS Faim Luxembourg, Stroossekanner Sao Paulo a.s.b.l., TransFair – Minka a.s.b.l., Union Luxembourgeoise des Consommateurs (ULC).