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31/10/2018

Un petit joyau, le Guêpier nain

Un petit joyau, le Guêpier nain

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Après avoir observé le Guêpier d'Europe durant sa période de reproduction en Franche-Comté, c'est au Kenya, dans la réserve du Masaï-Mara que je le retrouve dernièrement. Après un long voyage migratoire, cet oiseau passera l'hiver sous des contrées plus clémentes en compagnie d'autres espèces telle que celle de son cousin le Guêpier nain.

 

Comme le Guêpier d'Europe, le Guêpier nain (Merops pusillus) est un oiseau qui appartient à la famille des Méropidés et à l'ordre des Coraciiformes.

 

Beaucoup plus petit que le Guêpier d'Europe, le Guêpier nain ne quitte pas l'Afrique et se reproduit dans les berges de la rivière Mara.

 

Il ne passe néanmoins pas inaperçu, peu farouche, il resplendit dans le viseur de mon appareil.

 

Les couleurs dont il se pare le transforme en un petit joyau de plumes éblouissantes dans cet écrin de nature sauvage.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

05/09/2018

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien


Je vous invite à découvrir et à faire circuler la réponse de la LPO à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien.


"Dimanche 2 septembre 2018, j’ai compté 365 coups de fusil pendant la balade que j’effectue chaque semaine pour recenser les oiseaux à Sainte-Colombe (7h00-10h30).

 
Depuis l’année dernière, je fais ce transect le matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau dans le bassin du Drugeon. Je ne suis pas rassuré mais je ne vous explique pas la tête des chasseurs quand ils me voient me balader devant eux avec longue-vue et appareils photos.

 
Ceci dit, je fais la tête aussi car c’est horrible de voir comment ils se comportent. Ils cernent le plan d’eau sur lequel ils ont lâché des canards en août, qu’ils ont nourri chaque jour ou presque pendant quelques semaines et qu’ils viennent tuer au matin de l’ouverture. D’autres chasseurs se répartissent le long de la rivière pour tirer les oiseaux qui réussissent à passer le mur de feu. Et comme, les canards  ont été nourris à cet endroit, ils ont tendance à revenir pour tenter de s’y poser.

 
C’est pour témoigner de ce genre de choses que j’ose sortir ces matins là. Et n’allez pas croire que le nombre de coups de fusil est exceptionnel. Je fais ce triste recensement chaque matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau depuis 2013, suite à une remarque d’un chasseur qui m’avait dit que la chasse était raisonnable dans le bassin du Drugeon.

 
Voici les chiffres :

 
En 2013,

450 coups de fusil entendus entre 7h00 et 8h31 depuis ma maison (à l’époque, je n’osais pas sortir mais j’ai enregistré la première demi-heure).

En 2014,

— 520 coups de fusil entre 7h00 et 9h00 depuis ma maison.

— Avec quelques copains, nous avons fait ce comptage à plusieurs endroits : 521 coups de fusil avaient été entendus entre 7h00 et 8h30 depuis Chaffois, 413 entre 7h00 et 9h00 à La Rivière-Drugeon et 336 entre 7h00 et 9h00 depuis Frasne.

 
En 2015,

— 300 coups de fusil entre 7h00 et 8h00 depuis ma maison.

 
En 2016, 581 coups de fusil entre 7h00 et 8h30 depuis le lac de l’Entonnoir à Bouverans (site « Espace naturel sensible » tout de même…).

 
En 2017, 327 coups de fusil pendant le transect de Sainte-Colombe.

 
En 2018, 365 coups de fusil entre 7h00 et 10h30 pendant cette même balade.


Alors les chasseurs, premiers écologistes de France, vous y croyez vraiment ?

 
D. M.

 

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02/09/2018

Le Guêpier d'Europe, retour vers l'Afrique

Le Guêpier d'Europe, retour vers l'Afrique

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le Guêpier d'Europe est sans doute l'un des plus beaux oiseaux ou du moins le plus coloré que l'on puisse observer en France. Il y a encore quelques décennies, cette espèce, inféodée aux régions les plus au sud de l'Hexagone, est peu à peu remontée vers le nord.

 

Nicheur en basse vallée du Doubs depuis près de trente ans en aval de Besançon, le Guêpier d'Europe s'est installé depuis peu en Haute-Saône et dans le territoire de Belfort avec une tentative de nidification sur le plateau de Brognard il y a deux ans.

 

Les sites de nidification se présentent en colonies plus ou moins importantes dans des talus ou berges sablonneuses de rivière que l'oiseau retrouve début mai, d'année en année.

 

Durant tout l'été, le Guêpier d'Europe se manifeste par une intense activité jusqu'au départ du nid des derniers poussins courant août.

 

Emblématique chasseur aérien d'insectes, il quittera la région pour l'Afrique avant le mois de septembre, des individus ayant été observés en halte migratoire ces derniers jours au Pays de Montbéliard.

 

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Cliché © Dominique Delfino

21/08/2018

Les Cigognes envahissent Audincourt

Les Cigognes envahissent Audincourt

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Très joli spectacle à Audincourt ce mardi soir 21 août 2018. Ce ne sont pas moins d'une cinquantaine de Cigognes blanches qui, peu avant le soleil couchant, tournoient sur le centre ville. À la recherche de points hauts pour se percher, les oiseaux se préparent à une halte migratoire le temps d'une nuit.

 

L'église de l'Immaculée Conception (ou église des Forges) ainsi que les vieux bâtiments de l'usine des forges sont finalement pris d'assaut par les échassiers faisant le bonheur des riverains les yeux rivés sur le ciel.

 

Pour qui ne l'avait pas encore remarqué, le claquettement soutenu des becs de cigognes résonna jusqu’à la nuit tombante, illuminée par un beau clair de lune.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

20/08/2018

L'Hirondelle de rivage

L'Hirondelle de rivage

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Installée au sein de la rivière en basse vallée de l'Allan à Allenjoie, la colonie d'hirondelles de rivage comptait cette année pas moins d'une quinzaine de nids.

 

C'est un des rares oiseaux qui creusent le sol. Elle niche, en colonies de quelques couples à plusieurs centaines, dans une chambre qu'elle a creusée au fond d'un terrier, en forme de galerie d'environ soixante centimètres de long, dans une paroi ou une falaise, généralement de sable ou de terre meuble. La chambre est ainsi maintenue à une température et une hygrométrie presque constantes.

 

Avec les hirondelles également installées sur l'Allan à Bart, ces deux colonies témoignent de la difficulté de cette espèce de trouver les espaces naturels susceptibles de l'accueillir dans le Pays de Montbéliard.

 

Les dernières jeunes Hirondelles de rivage ont pris leur envol — en cet été 2018 de canicule — autour du 10 août, dans ce secteur très fréquenté par un public en quête de fraîcheur.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

11/08/2018

La Noctule, chauve-souris slalomeuse

La Noctule, chauve-souris slalomeuse

 

Par Nathaniel Herzberg

Infographie Le Monde : Marianne Boyer, Eugénie Dumas et Romain Imbach

 

Les animaux peuvent désormais être suivis grâce à des appareils sophistiqués. Les données recueillies dévoilent les secrets des espèces les plus diverses. Ci-dessous, un chiroptère attiré par les éoliennes.

 

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 La Noctule ( Nyctalus noctula)

 Ordre des Chiroptères, Famille des Vespertilionidés

 

Posons d’abord quelques balises, juste de quoi sortir des fantasmes. Non, les chauves-souris ne se nourrissent pas de sang : les unes consomment fleurs et pollens, les autres insectes et moucherons, autrement dit tout ce qui vole au-dessus de nos têtes. Non, les chauves-souris ne sont pas toutes pareilles : on compte un bon millier d’espèces, ce qui fait de l’ordre des chiroptères le deuxième le plus varié parmi les mammifères (près de 20 % d’entre eux), juste après les rongeurs. Car, oui, la chauve-souris est un mammifère, le seul mammifère volant, ou plus exactement le seul à disposer d’un vol actif (les écureuils volants ne font que planer).

 

Ah, ce vol ! Des siècles qu’il fascine scientifiques et artistes. Il faut dire que les immenses ailes de notre cousine éloignée ne sont autres que des morceaux de peau reliant son corps à ses avant-bras et surtout à ses mains, du 2e au 5e doigt – le pouce griffu servant de pince. Un dispositif de précision, hypervascularisé, plus économe que celui des oiseaux et capable de se régénérer à grande vitesse après une blessure ou même une amputation partielle. Pour régler ce vol, viser ses proies ou éviter les obstacles, la chauve-souris profite de ce sens si particulier qu’elle partage avec quelques autres créatures – dauphins, orques, musaraignes, quelques oiseaux et même de rares papillons de nuit : l’écholocation. Un clic émetteur, un organe de réception des ondes réfléchies, le tout décodé par le cerveau, et se forme alors, dans celui-ci, un véritable paysage ultrasonore.

 

Ce qui n’empêche pas les chauves-souris de voir. Avec les yeux, s’entend. C’est même de cette façon que l’animal se guide lors de la plupart de ses déplacements extérieurs. Pas des petites promenades vespérales pour se dégourdir les ailes. Non : des excursions, des randonnées, quand il ne s’agit pas de véritables odyssées. Prenez la noctule commune. A l’arrivée de l’hiver, certaines populations quittent le nord de la Scandinavie pour gagner l’Allemagne, remplaçant leurs congénères qui s’envolent vers la Suisse ou le sud de la France.

 

Des migrations de 2 000 km, que la connaissance commune croit réservée à la classe des oiseaux.

 

Razzia de moustiques

 

Mais, même hors ces grands voyages saisonniers, les noctules volent les yeux grands ouverts. Ce qui ne les empêche pas de succomber par paquets, victimes de nos géantes éoliennes. La dépression provoquée par le passage des pales fait en effet éclater les fins capillaires de leurs poumons. En Allemagne, une étude a évalué à 250 000 le nombre de chauves-souris ainsi tuées chaque année. Manuel Roeleke et ses collègues du département d’écologie évolutive de l’Institut Leibniz de Berlin ont donc décidé de mieux comprendre les paramètres régissant les vols quotidiens des chiroptères.

 

L’équipe, dirigée par Christian Voigt, a installé, dans la région d’Uckermark, dans le nord-est de l’Allemagne, une vingtaine d’abris perchés. Habituées aux troncs creux, les noctules y ont fait leur nid. « Le jour, elles s’y reposent, dorment, se toilettent ou discutent, précise le scientifique. Quand on passe à côté, on entend leurs palabres. » Mais, à la tombée de la nuit, les chiroptères s’envolent. Les scientifiques ont équipé vingt d’entre eux de minuscules balises GPS (3,5 g pour des animaux pesant environ 30 g) et suivi leurs parcours.

 

Ils ont constaté que les mâles partaient en chasse vingt-cinq minutes après le coucher du soleil. Leur campagne dure une heure, au cours de laquelle ils gagnent un lac situé à environ 6 km à l’est, opèrent une razzia de moustiques au-dessus du point d’eau, et rentrent au bercail digérer leur festin. Ils opèrent souvent un second service, cette fois pour boire, un peu avant le lever du jour. A l’aller comme au retour, ils prennent soin de contourner le champ d’éoliennes situé au milieu du parcours. « Manifestement, ils savent ce qu’ils cherchent, à savoir l’étang, et évitent donc le danger. Nous nous attendions un peu à ça. »

 

65 % des individus tués par les moulins sont des femelles

 

La surprise est venue des femelles. Les chercheurs ont en effet découvert que, au milieu de l’été, celles-ci quittent elles aussi le nid à la nuit tombée, mais pour des parcours nettement plus long, plus de deux heures et demie en moyenne. Leur vol est plus lent, réalisé à une altitude plus élevée. Surtout, il suit une trajectoire tout autre. Piquant vers le sud, les chauves-souris ne gagnent pas une quelconque zone de chasse. Elles survolent prairies et zones habitées, semblent éviter les surfaces cultivées, et visent… un second champ d’éoliennes, situé à une douzaine de kilomètres de leur base. Elles le traversent, puis rentrent, en frôlant une fois encore trois turbines installées sur le chemin.

 

Pourquoi un tel comportement ? « Nous n’avons pu faire que des suppositions, explique Manuel Roeleke. Notre période d’études était celle où les petits quittent le nid. Les femelles sont donc prêtes à de nouvelles aventures. Il est probable qu’elles partent chercher d’éventuels autres territoires ou partenaires. Elles ne savent donc pas exactement ce qu’elles cherchent. C’est pourquoi elles sont attirées par les lumières des éoliennes. »

 

Ces observations rejoignent en tout cas le constat dressé par d’autres naturalistes selon lequel 65 % des individus tués par les moulins sont des femelles. La présence de mâles correspondrait à des jeunes manquant d’expérience ou à des victimes atteintes pendant les migrations.

 

Ces constats n’ont pas permis aux scientifiques de faire des recommandations particulières aux aménageurs d’éoliennes. « Éviter les routes de migrations, celles empruntées par les mâles pour aller chasser, avance Manuel Roeleke. Mais, pour les femelles, c’est plus compliqué. » L’article suggère d’éviter les installations basses (50 mètres d’altitude). Ce qui n’offre en réalité aucune garantie, les mammifères volants évoluant parfois à 200 mètres du sol. « Limiter la vitesse de rotation des turbines pendant l’été », imaginent alors les scientifiques, en conclusion de leur article. Le combat n’est pas gagné.

 

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 La Noctule ( Nyctalus noctula)

 

Illustration Helmut Diller tirée du guide des Mammifères d'Europe

 

 

Sur les traces des bêtes sauvages : une série en six épisodes

 

Dans la même série, le lecteur est invité à visiter le site aux adresses suivantes :

 

  1. Le renard polaire, infatigable arpenteur de l’hiver arctique
  2. La frégate, marathonienne insomniaque et noctambule
  3. Le phoque gris, touriste dans la « cantine » de la mer d’Iroise
  4. La noctule, chauve-souris qui slalome entre les éoliennes
  5. Prochain épisode : Le manchot de terre Adélie

 

Monde Festival

 

S’aimer comme des bêtes : « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, une table ronde sur les comportements et sentiments dans le monde animal. Les bêtes aiment-elles vraiment ? Trois spécialistes en débattent au Palais Garnier, dimanche 7 octobre 2018, de 14h à 15h 30.

Réservez vos places en ligne sur le site.

 

Cette série est librement inspirée de « l’Atlas de la vie sauvage », de James Cheshire et Oliver Uberti (Les Arènes, 2017).

Cartographie : Roeleke M.,Blohm T., Kramer-Schadt S., Yovel Y., Voigt C., Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research

Infographie Le Monde : Marianne Boyer, Eugénie Dumas et Romain Imbach

Illustration : Victoria Denys

 

31/07/2018

Bruant des roseaux

Le Bruant des roseaux

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Cet oiseau de la taille d’un moineau s’observe principalement en milieux humides, aux bords de cours d’eau, d’étangs ou de lacs.

 

Les grandes roselières constituent son biotope de prédilection, le Bruant des roseaux étant souvent le passereau le plus commun au sein de ces espaces et ne se gêne pas pour le faire savoir !

 

L'ambiance sonore des marais est bien dominée par son chant lancé à longueur de temps. En évidence sur un phragmite (ou une branche d'arbuste) pour chanter, il étale alors largement sa queue mettant en évidence les bords blancs contrastant avec la partie centrale noire.

 

À l'affût au bord de l'Allan, j'ai la chance de profiter de la présence de ce joli mâle chanteur. À portée d'objectif, il délivre des notes brèves, monotones et continues afin de s'imposer sur son territoire le temps d'une saison.

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Cliché © Dominique Delfino

 

12/07/2018

Bergeronnette grise

En compagnie de la Bergeronnette grise

 

par Dominique Delfino

photographe naturamiste et animalier

 

Oiseau élancé et gracieux, la Bergeronnette grise se caractérise par un plumage noir et blanc nuancé de gris. Sa longue queue remue sans cesse de haut en bas dès que l'oiseau est posé au sol, impossible de ne pas l'identifier.

 

En plus de ses petits sautillements perpétuels qui en font une espèce difficile à saisir dans l'objectif, elle offre de très jolis gazouillis de cris et de trilles. Toujours à la recherche de nourriture au sol, au bord de l'eau, sur les talus, bords de chemins et de routes, elle marche, court, volette à la poursuite d'insectes et glane au passage quelques graines pour compléter son ordinaire.

 

Elle niche sous un pont, dans le creux d'un arbre, d'une petite falaise, d'un mur de pierres et le plus souvent près des maisons où elle peut aussi s'installer sous un toit ou sur une poutre.

 

Une compagnie très agréable lorsqu'elle a élu domicile près de chez vous.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

30/06/2018

La mort du pic épeiche juvénile

La mort du pic épeiche juvénile

 

par André Guyard

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Pendant que ses congénères adultes se gavaient de cerises,

 

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un juvénile est venu se fracasser contre la vitre de la salle de séjour.

 

Voir aussi sur ce même blog l'article sur le pic épeiche et le pic mar

07:03 Publié dans Ornithologie | Tags : pic épeiche | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

28/06/2018

Pie-grièche écorcheur : nourrissage des jeunes

Nourrissage de haut vol

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

De retour de migration dès le mois de mai, la Pie-grièche écorcheur fréquente les prairies diversifiées riches en insectes, parsemées de buisson épineux où elle peut se réfugier et construire son nid.

 

Les ronciers du plateau de Brognard constituent le refuge pour de nombreuses espèces animales. Les cris de poussins venant tout juste de quitter le nid attirent mon attention. Je découvre alors trois jeunes voletant dans le buisson tout en se manifestant bruyamment pour attirer l'attention des adultes.

 

L'un des poussins prend alors de la hauteur perché sur une vielle racine et bat vivement des ailes à l'approche de la femelle.

 

Le nourrissage ne tardera pas sur ce poste privilégié pour un cadrage photo inespéré.

 

Durant deux à trois semaines, les adultes poursuivront cette tâche jusqu'à l'émancipation totale des jeunes.

 

Préserver les haies et buissons sauvages est indispensable au maintien de cette très belle espèce vulnérable.

 

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Cliché © Dominique Delfino

14/06/2018

Rouge-queue à front blanc

Nœud papillon

 

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Nourrissage non stop pour ce couple de Rouges-queue à front blanc (cousin du Rouge-queue noir) dont le nid a été confectionné dans un nichoir.

 

Dès le lever du jour, les oiseaux chassent inlassablement les proies constituées d'insectes, larves, chenilles destinées aux poussins douillettement installés dans la petite boite en bois.

 

Durant près de quinze jours, le va-et-vient permanent des adultes assure une croissance rapide des jeunes avant qu'ils ne prennent leur envol.

 

La capture des prises offre de temps à autre de belles surprises quant à la nature des proies. Ce papillon attrapé par la femelle en est la parfaite représentation.

 

Notre dame Rouge-queue fait ainsi preuve d'une élégance certaine avec ce nœud papillon grandeur nature.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Rouge-queue à front blanc mâle

Un mâle dans tous ses éclats

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

 

Impensable de ne pas mettre en avant ce joli mâle de Rouge queue à front blanc après avoir présenté lors du précédent sujet l'élégante femelle avec son ''nœud papillon''.

 

Plus coloré que le Rouge queue noir à dominante gris sombre, c'est également le front blanc dont il tient son nom qui caractérise ce Rouge queue.

 

Les deux adultes nourrissent ici les poussins à l'abri dans un nichoir. La délicate capture des proies permet d'identifier facilement les nombreux insectes et larves prisonnières du bec et bien souvent encore vivantes.

 

Le couple se croise ainsi à un rythme soutenu. Toutes les cinq minutes environ, les poussins qui se manifestent aujourd'hui à l'entrée du nichoir, reçoivent la nourriture, une becquée dont ils profiteront encore au moins durant quinze jours après leur envol.

 

Le couple assure généralement une seconde nichée, de quoi bien s'occuper durant l'été qui se présente.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,rouge-queue à front blanc

Cliché © Dominique Delfino

 

08/06/2018

Héron à la pêche dans le courant

Héron à la pêche dans le courant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Je profite d'un déplacement sur Besançon pour emprunter la petite route qui longe la vallée du Doubs en aval de Baume les Dames.

 

À la hauteur du village de Laissey, le Doubs présente deux barrages comportant chacun une écluse. Sur le barrage amont, le débit impressionnant de la rivière me donne l'idée de réaliser un cliché en vitesse lente afin d'illustrer un ''filé d'eau''.

 

Alors que je prépare mon cadrage, un Héron cendré se présente dans le décor en s'installant sur le mur du seuil.

 

Sur les six clichés réalisés, j'ai pu enregistrer, durant cette pose d'une demi-seconde, une image où l'échassier est demeuré presque immobile. Une photographie presque nette de notre oiseau dans cette ambiance de mouvement intense.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

03/06/2018

Petit Gravelot : extraordinaire homochromie

Petit Gravelot :

extraordinaire homochromie

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Autrefois présent sur les bancs de graviers de l'Allan avant que la rivière soit détournée et canalisée, le Petit Gravelot est contraint à rechercher des milieux de substitution, notamment pour assurer la nidification.

 

Les plates-formes industrielles inoccupées de Technoland révèlent quelques surprises. La présence régulière et le comportement d'un couple de ce petit limicole laisse présager que les oiseaux s'imposent sur ce territoire, le temps de la reproduction étant venu.

 

Une observation prolongée à la longue vue permettra de localiser l'espace de nidification. La découverte du nid, une légère dépression garnie de petits cailloux abritant quatre œufs, constitue toujours un moment d'émotion.

 

Extraordinaire homochromie permettant d'assurer la sécurité de cette nichée au sein de cet environnement industriel.

 

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Nid du Petit Gravelot dans les graviers

Cliché © Dominique Delfino

 

Sur ce même blog, vous retrouverez les différents articles concernant le Petit Gravelot en renseignant la fenêtre "Rechercher" en haut et à droite de la page d'accueil. Il suffit de taper "petit gravelot".

14/05/2018

Grive musicienne

La musicienne du printemps

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Dès le mois de février, le chant de la Grive musicienne résonne dans la campagne. Haut perché sur un arbre, ou un mur de pierres, cet oiseau domine le paysage en diffusant des notes claires, hautes, puissantes et mélodieuses.

 

C'est l'un de nos meilleurs oiseaux chanteurs. Au printemps, le mâle se manifeste inlassablement du lever du jour au crépuscule pour défendre son territoire.

 

La Grive musicienne vit dans les forêts claires de feuillus et de conifères, dans les buissons, les parcs et les jardins arborés. Encore récemment, c'était l'un des oiseaux les plus communs des jardins.

 

À cette période de l'année, il n'est donc pas rare de l'observer chasser et capturer vers de terre, insectes, escargots dont elle brise la coquille sur une pierre qui lui sert d’enclume.

 

Comme l'illustre ce cliché, cette grive musicienne témoigne d'une certaine confiance en chassant à proximité de moi. Pas de temps à perdre, ses poussins l'attendent avec impatience au nid pour la becquée.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier, grive musicienne,

Document © Dominique Delfino

 

05/05/2018

Faisan de Colchide mâle

Monsieur « fait le Coq »

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Rencontre inattendue lors d'une balade matinale en parcourant les haies de la vallée de la Savoureuse. Ce superbe coq Faisan de Colchide, peu farouche, témoigne d'une certaine confiance face à mon téléobjectif.

 

Le gallinacé se présente face à moi dans le talus. Le cadrage qui en résulte affiche l'oiseau sous son plus beau portrait dans un plumage nuptial de saison.

 

S'il est toujours agréable de croiser le chemin de cet animal, ne pas oublier qu'il n'est pas un indicateur d'une riche biodiversité, s'agissant avant tout d'une espèce importée d'Asie, souvent destinée à l'élevage dans notre pays.

 

Plus discrètes à cette période de l'année, les femelles assurent à elles seules la couvaison, élèvent les poussins, pendant que... Monsieur fait le Coq !

 

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Cliché © Dominique Delfino

18/04/2018

Bergeronnette des ruisseaux

bergeronnette des ruisseaux,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliardGracieuse Bergeronnette des ruisseaux

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

 

Comme son nom l'indique, la Bergeronnette des ruisseaux vit le long des cours d'eau et bénéficie d'une protection totale en tant qu’espèce sensible.

 

Elle niche à proximité des eaux vives, construit son nid souvent dans une anfractuosité rocheuse toujours bien à l'abri des prédateurs. Elle se déplace en hochant fortement la queue et son vol onduleux s’accompagne de petits cris secs « tsip, tsip »

 

Les oiseaux que j'observe sur la source de la Doue sont probablement les Bergeronnettes du printemps dernier, la reproduction ayant souvent lieu dans le même secteur.

 

Mais, c'est avant tout une jolie touche de lumière et de couleurs qui accompagne le bruit de l'eau vive dans cet écrin de mousse.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

26/03/2018

Le Troglodyte mignon

Trop mignon le Troglodyte

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le Troglodyte mignon compte parmi les plus petits oiseaux d'Europe après le Roitelet. Discret, il évolue souvent au ras du sol à la recherche de petits insectes qu'il chasse avec une vive agilité tel une petite souris. Impossible de le confondre avec une autre espèce, sa queue dressée à la verticale constitue sa principale caractéristique.

 

Le Troglodyte s’affirme par un chant puissant, mélodieux, ainsi que des cris soutenus lorsqu'il est excité qui contrastent avec la taille de l'oiseau. Il s'impose ainsi sur son territoire qu'il défend farouchement lors de la période de reproduction.

 

Une jolie scène pleine de vie que celle de cette minuscule boule de plumes chassant sur les pierres moussues au moulin de la Doue.

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Cliché © Dominique Delfino

21/03/2018

Milan royal

Un cliché ''Royal''

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

L'image de ce superbe rapace a été réalisée par l'un de mes amis, Denis Girardin demeurant à Bonnétage sur le plateau de Maîche.

 

Ce cliché de Milan royal, photographié en plein vol par une très belle lumière, contraste sur ce fond de ciel bleu, le plumage du rapace affichant toutes les nuances de couleurs qui le caractérisent.

 

En migration, ces oiseaux retrouvent progressivement leurs aires de reproduction. Le passage ou la présence temporaire du Milan royal dans notre environnement ne passe pas inaperçu en raison de son envergure avoisinant un mètre cinquante et de sa queue profondément échancrée.

 

En vol, il décrit de grands cercles, animés de quelques battements d'ailes nonchalants, le gouvernail de la queue toujours en action. Opportuniste, il scrute le sol à la recherche de proies mortes qui constituent le principal de l'alimentation de ce charognard.

 

Alors, levez les yeux vers le ciel, le printemps 2018 qui s'annonce, dévoile sa panoplie de spectacles. Merci à Denis Girardin pour ce joli partage.

 

Milan-royal-450.jpg

 Cliché © Denis Girardin

 

Voir également, sur ce même blog, les articles suivants :

 

Royal, le Milan,

 

Haute voltige (Milan noir).

 

20/03/2018

Déclin de la biodiversité

 

 déclin de la biodiversité

 

Déclin de la biodiversité : les oiseaux

disparaissent des

campagnes françaises

à une vitesse « vertigineuse ».

 


Le printemps risque fort d’être silencieux. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) publient, mardi 20 mars, les résultats principaux de deux réseaux de suivi des oiseaux sur le territoire français, et évoquent un phénomène de «disparition massive», «proche de la catastrophe écologique». «Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse, précisent les deux institutions dans un communiqué commun. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans.»


Attribué par les chercheurs à l’intensification des pratiques agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes », ces fameux insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des abeilles et la raréfaction des insectes en général.


Plus inquiétant, les chercheurs observent que le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié ces deux dernières années.


Résultats de deux réseaux de surveillance


Le constat est d’autant plus solide qu’il est issu de deux réseaux de surveillance distincts, indépendants et relevant de deux méthodologies différentes. Le premier, le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) est un réseau de sciences participatives porté par le Muséum national d’histoire naturelle. Il rassemble les observations d’ornithologues professionnels et amateurs, sur l’ensemble du territoire et dans différents habitats (ville, forêt, campagne). Le second s’articule autour de 160 points de mesure de 10 hectares, suivis sans interruption depuis 1994 dans la zone-atelier du CNRS Plaine et Val de Sèvre, où des scientifiques procèdent à des comptages réguliers.


« Les résultats de ces deux réseaux coïncident largement et notent une chute marquée des espèces spécialistes des plaines agricoles, comme l’alouette », constate l’écologue Vincent Bretagnolle, chercheur au Centre d’études biologiques de Chizé, dans les Deux-Sèvres (CNRS et université de La Rochelle). Ce qui est très inquiétant est que, sur notre zone d’étude, des espèces non spécialistes des écosystèmes agricoles, comme le pinson, la tourterelle, le merle ou le pigeon ramier, déclinent également. »


Sur la zone-atelier du CNRS – 450 km2 de plaine agricole étudiés par des agronomes et des écologues depuis plus de vingt ans –, la perdrix est désormais virtuellement éteinte. «On note 80 % à 90 % de déclin depuis le milieu des années 1990 mais les derniers spécimens que l’on rencontre sont issus des lâchers d’automne, organisés par les chasseurs, et ils ne sont que quelques rescapés», précise M. Bretagnolle.


Déclin massif des insectes


Pour le chercheur français, «on constate une accélération du déclin à la fin des années 2000, que l’on peut associer, mais seulement de manière corrélative et empirique, à l’augmentation du recours à certains néonicotinoïdes, en particulier sur le blé, qui correspond à un effondrement accru de populations d’insectes déjà déclinantes».


À l’automne 2017, des chercheurs allemands et britanniques conduits par Caspar Hallmann (université Radboud, Pays-Bas) ont, pour la première fois, mis un chiffre sur le déclin massif des invertébrés depuis le début des années 1990 : selon leurs travaux, publiés en octobre dans la revue PLoS One, le nombre d’insectes volants a décliné de 75 % à 80 % sur le territoire allemand.


Des mesures encore non publiées, réalisées en France dans la zone-atelier Plaine et Val de Sèvre, sont cohérentes avec ces chiffres. Elles indiquent que le carabe, le coléoptère le plus commun de ce type d’écosystème, a perdu près de 85 % de ses populations au cours des vingt-trois dernières années, sur la zone étudiée par les chercheurs du CNRS.


« Or, de nombreuses espèces d’oiseaux granivores passent par un stade insectivore au début de leur vie, explique Christian Pacteau, référent pour la biodiversité à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). La disparition des invertébrés provoque donc naturellement un problème alimentaire profond pour de nombreuses espèces d’oiseaux et ce problème demeure invisible : on va accumuler de petites pertes, nid par nid, qui font que les populations ne sont pas remplacées. »


Dégradations profondes de l’environnement


La disparition en cours des oiseaux des champs n’est que la part observable de dégradations plus profondes de l’environnement. « Il y a moins d’insectes, mais il y a aussi moins de plantes sauvages et donc moins de graines, qui sont une ressource nutritive majeure pour de nombreuses espèces, relève Frédéric Jiguet, professeur de biologie de la conservation au Muséum et coordinateur du réseau d’observation STOC. Que les oiseaux se portent mal indique que c’est l’ensemble de la chaîne trophique [chaîne alimentaire] qui se porte mal. Et cela inclut la microfaune des sols, c’est-à-dire ce qui les rend vivants et permet les activités agricoles. »


La situation française n’est pas différente de celle rencontrée ailleurs en Europe. «On est dans la continuité d’une tendance lourde qui touche l’ensemble des pays de l’Union européenne», note M. Jiguet. Est-elle réversible ? «Trois pays, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, ont mis en œuvre des politiques nationales volontaristes pour inverser cette tendance lourde, en aménageant à la marge le modèle agricole dominant, explique Vincent Bretagnolle. Aucun de ces trois pays n’est parvenu à inverser la tendance : pour obtenir un effet tangible, il faut changer les pratiques sur des surfaces considérables. Sinon, les effets sont imperceptibles. Ce n’est pas un problème d’agriculteurs, mais de modèle agricole : si on veut enrayer le déclin de la biodiversité dans les campagnes, il faut en changer, avec les agriculteurs

En savoir plus :

 

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/03/20/les...

    
En Bourgogne Franche-Comté aussi, les oiseaux disparaissent des campagnes

13/03/2018

La Mésange bleue

La Mésange bleue

raffinée jusqu'au sommet de la tête

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

La douceur de cette première quinzaine de mars 2018 accompagnée du chant matinal des oiseaux laisse présager un printemps qui arrive à grands pas.

 

L'activité autour des mangeoires n'est plus aussi intense, les oiseaux adoptant pour certains des comportements territoriaux.

 

Le chant constitue le moyen de s'imposer sur l'aire de nidification choisie tout en essayant de séduire une femelle.

 

La Mésange bleue est certainement l'une des espèces manifestant un caractère et une attitude des plus déterminés.

 

Joliment colorée, raffinée jusqu'au sommet de la tête, elle n’hésite pas à hérisser sa calotte bleue pour intimider ses congénères.

 

Un nichoir judicieusement installé, et vous pourrez profiter de la compagnie de ce sympathique passereau tout au long de la saison de reproduction.

 

mésange bleue,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Voir également sur ce même blog :

 

 Jolie mésange bleue ;

Mésange bleue au nourrissage ;

Mésange bleue : un oiseau acrobate ;

Mésanges au nourrissoir.

27/02/2018

Ces oiseaux ont besoin de vous

Consultation publique

Défendez les corbeaux et les corneilles !

Les préfets de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort soumettent à la consultation du public des projets d’arrêtés autorisant le piégeage des corbeaux freux et corneilles noires sur l’ensemble des communes de ces départements.

Si ces arrêtés sont pris, les corbeaux freux et corneilles noires feront l’objet d’un piégeage intensif jusqu’au 31 juillet 2018, par des piégeurs... même non agréés !

Ces décisions sont juridiquement contestables et écologiquement absurdes.

Territoire de Belfort
(projet d’arrêté consultable ICI)
vous avez jusqu’au 28 février pour
envoyer vos observations à

ddt-seef@territoire-de-belfort.gouv.fr

Haute-Saône
(
projet d’arrêté consultable ICI)
vous avez jusqu’au 1er mars pour
envoyer vos observations à

ddt-bfc@haute-saone.gouv.fr

Conseils pour votre participation

  • Précisez que vous habitez l'un des départements concernés ou un département limitrophe. 

  • Donnez un avis personnalisé : vous pouvez vous inspirer de la position de l’ASPAS résumée ci-dessous, mais un point de vue personnalisé aura plus de poids que plusieurs avis reprenant le même modèle, au mot près.

  •  Soyez courtois : les injures ou grossièretés ne font pas avancer les choses, nous vous recommandons vivement de mettre en avant des arguments solides.

  • Invitez vos amis et votre famille à participer à leur tour à cette consultation publique : plus nous serons nombreux à agir, plus nous avons de chance de sauver des renards.

La position de l’ASPAS

Ces décisions sont inutiles en raison du remplacement des oiseaux abattus par de nouveaux individus. Les corvidés sont en effet des espèces territoriales.
Tuer un individu ne fait que libérer une place qui sera rapidement à nouveau occupée.

Ces décisions sont éthiquement et écologiquement inacceptables.
Déjà classées « nuisibles » dans les deux départements, elles font l’objet d’un acharnement injustifié. Les connaissances scientifiques font état de la formidable intelligence de ces espèces mais également de leurs effets bénéfiques.
À titre d’exemple, les corvidés consomment mulots, campagnols et surtout larves de hannetons, ravageurs de récoltes. Ils sont parfois charognards, et nous débarrassent ainsi de cadavres d’animaux et des épidémies qui peuvent en résulter.

Ces décisions sont juridiquement fragiles :
- En application des dispositions européennes, toute destruction de ces espèces à cette période doit être précédée de la recherche de méthodes alternatives.
- L’organisation de telles opérations de lutte ne peut répondre qu’à un souci de protection sanitaire des végétaux, et non de prévention des dégâts agricoles.

 

L’ASPAS demande à ce que soient abandonnées ces opérations de piégeage.

Les corbeaux, les corneilles et l'ASPAS comptent sur votre mobilisation.
Merci d'avance pour votre participation !

L'équipe de l'ASPAS

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ASPAS - BP 505 - 26401 CREST Cedex - France - Tel. 04 75 25 10 00
contact@aspas-nature.org - www.aspas-nature.org
Association reconnue d'utilité publique - Membre du Bureau de l'Environnement - Bruxelles

 
 

14/02/2018

Rapaces -intimidation

Intimidation

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Les paysages de neige offrent souvent la possibilité de réaliser de belles observations.

 

Les traces animales témoignent de l'activité faunistique, la reconnaissance des empreintes permettant l'identification de nombreuses espèces.

 

La concentration de nombreux rapaces, en l’occurrence de Buses variables, indique que les oiseaux profitent d'un petit mammifère mort pour se nourrir.

 

Chaque rapace tente de s'imposer en adoptant des attitudes d'intimidation afin de profiter de cette nourriture providentielle.

 

La scène rappelle évidemment les observations enregistrées dans le parc national des Cévennes avec les Vautours ou en Afrique, les rapaces jouant le rôle d'éboueurs naturels.

 

Buse-intimidation-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

17/01/2018

Calendrier des sorties nature 2018 - LPO Franche-Comté

LPO.pngCalendrier des sorties nature 2018 - LPO Franche-Comté

 

Bonjour,
 
Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du calendrier des sorties nature 2018 de la LPO Franche-Comté.
 
Il est disponible en consultation et téléchargement sur notre site Internet :
http://franche-comte.lpo.fr/index.php?m_id=20047
 
Bien cordialement,
 
LPO Franche-Comté
Maison de l'environnement de Franche-Comté
7 rue Voirin - 25000 Besançon
Tél. : 03.81.50.43.10
http://franche-comte.lpo.fr

http://franche-comte.lpo.fr/index.php?m_id=20047

14/01/2018

Les cigognes sont de retour

cigogne blanche,migrations oiseaux,migration printanièreLes cigognes sont de retour

 

À la mi-janvier 2018, les cigognes sont déjà de retour sur les toits de Besançon. Un retour précoce qui précède l'arrivée du printemps. Et une simple halte avant de repartir vers l'Alsace.

cigogne blanche,migrations oiseaux,migration printanière

Cliché ©Maurice Do Rosario, rue Jean Wyrsch,

Besançon (12 janvier 2018)

 

On assiste ainsi à une migration prénuptiale[1] précoce.

 

Oiseaux migrateurs, les cigognes de l'Est de la France (en particulier de l'Alsace) sont connues pour hiberner en Afrique. Elles empruntent successivement les vallées du Doubs, de la Saône et du Rhône, en longeant les côtes méditerranéennes du Languedoc, du Roussillon et de Catalogne pour rejoindre le détroit de Gibraltar et passer en Afrique (voir l'article consacré à ce sujet).

 

Or, il apparaît que ces volatiles ont tendance à raccourcir leur trajet de migration automnale. Certaines même ne migrent plus.

 

[1] Migration de retour qui concerne les oiseaux qui partent des zones d’hivernage pour rejoindre leur lieu de nidification.

 

21/11/2017

Débit de poissons

Débit de poissons

 

par Dominique Delfino

 Photographe naturaliste et animalier

 

La troisième semaine de novembre 2017, deux journées de pluie continue. L'eau tant attendue redonne à nos rivières une image de saison que l'on avait presque oublié en cette période de sécheresse.

 

Je profite d'un déplacement sur Besançon pour emprunter la petite route qui longe la vallée après Baume les Dames.

 

Au niveau du village de Laissey, le Doubs présente deux barrages comportant chacun une écluse. Le débit impressionnant en ce jour me donne l'idée de réaliser un cliché en vitesse lente afin d'illustrer un ''filé d'eau''.

 

Alors que je prépare mon cadrage, un Héron cendré se présente dans le décor en s'installant sur le mur du seuil.

 

Sur les six clichés réalisés, j'ai la chance d'avoir pu enregistrer, durant cette pose d'une demi-seconde, une image où l'échassier est demeuré presque immobile. Une photographie presque nette de notre oiseau dans cette ambiance de mouvement intense qui, compte tenu de notre acteur, affiche naturellement le titre: ''Débit de poissons'' !

 

Débit-de-poissons-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

08/11/2017

Bécassines en transit

Bécassines en transit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'image est de tradition à cette époque de l'année. Le passage migratoire des Bécassines des marais revêt toujours un caractère exceptionnel pour qui a la chance de pouvoir les observer.

 

La météo de ce très bel automne conditionne des niveaux d'eau anormalement bas de nos rivières, offrant aux limicoles les vasières qu'ils apprécient notamment pour se ressourcer.

 

La Bécassine des marais évolue en petits groupes, souvent à l’aube et au crépuscule, dans des eaux peu profondes. Elle se nourrit en sondant la terre meuble et la vase avec son long bec très sensible afin d'en extraire les vers. Les longues pattes dont elle est dotée lui éviteront de salir un plumage offrant à cet oiseau le bénéfice d'un camouflage exceptionnel.

 

Le ventre bien rempli, les oiseaux s'accorderont de longues pauses comme pour profiter du soleil d’automne tout en gardant un œil vigilant sur leur environnement.

 

Bécassines-en-transit-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

26/10/2017

Merle noir leucique

Merle-blanc-18-01-2017-200.jpgMerle noir leucique

 

"Connu comme le merle blanc" est une expression désignant une chose exceptionnelle ou rarissime. "Le Merle blanc"  est quelqu’un qui possède des qualités très difficiles à réunir.

 

En effet, des anomalies de coloration du plumage sont occasionnellement observées chez les Merles noirs. Les deux clichés joints sont l'œuvre de Christophe Mauvais, un ornithologue de obsnatu-fc qui a pu l'observer à la mangeoire tout d'abord durant les mois de décembre 2016 et de janvier 2017 et puis, plus récemment, en octobre 2017.

 

D'où provient ce Merle blanc ?

 

Chrsitophe Mauvais s'interroge : "La question au village est : d’où vient-il ?
Réponse impossible à mon avis, sauf déplacements notables de l’espèce qui pourraient donner une indication. Il niche peut-être dans la forêt voisine, peut-être ailleurs en Europe…"

 

Même si ces phénomènes demeurent rares en chiffres absolus, ils semblent moins exceptionnels que chez les autres espèces d'oiseaux. Selon des observations menées en Grande-Bretagne, sur l'effectif total d'oiseaux décolorés recensés de toutes espèces, 29 % appartiennent au genre Turdus et sont principalement des Merles noirs, en l'occurrence des merles blancs. L'existence de merles blancs avait déjà été rapportée entre autres par Buffon.

 

Les anomalies s'expriment toutes par une décoloration plus ou moins prononcée, mais sont de natures diverses et peuvent relever de l'albinisme[1] véritable et total (l'albinisme est ou n'est pas, l'albinisme ne peut être partiel), de diverses formes d'aberration (leucisme[2], dilutions, schizochroïsmes[3]). Alors que pour les vrais albinos la cause est purement génétique, d'autres facteurs, comme le vieillissement ou les carences alimentaires et vitaminiques, peuvent intervenir pour expliquer les déficiences de pigmentation.

 

Il existe deux principales formes de leucisme : pâleur généralisée due à une diminution équivalente de pigments dans toutes les plumes ou présence de taches blanches causée par l’absence totale de pigments à certains endroits À la différence de l’albinisme, le leucisme touche tous les pigments comme les caroténoïdes et non seulement la mélanine. Les animaux leuciques ne sont pas plus sensibles au soleil que les autres. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo élevé, elle protège davantage de la chaleur.

 

Les oiseaux albinos ont les yeux roses. Ce phénomène s’explique par le fait qu’en raison de l’absence de mélanine dans l’organisme de ces individus. Les yeux ne peuvent que laisser transparaître les vaisseaux sanguins situés derrière eux. Il est possible qu’un oiseau entièrement blanc produise certaines concentrations de mélanine. Par exemple, un individu tout blanc aux yeux foncés serait atteint de leucisme puisque cette mutation se limite au dépôt des pigments dans le plumage.

 

Réputés plus vulnérables, les individus entièrement blancs ont de moindres chances de survie et de reproduction (les albinos ont une déficience visuelle qui les voue à une mort rapide, en général les albinos rencontrés sont donc toujours des sujets jeunes ; en revanche les merles leuciques n'ont pas d'atteinte oculaire et peuvent très bien atteindre l'âge adulte). Aussi la plupart des merles tout blancs que l'on peut observer actuellement, qu'il s'agisse de véritables albinos ou non, sont des animaux reproduits sous la protection des humains. Quant aux décolorations partielles qui surviennent chez des animaux réellement sauvages, il semble qu'elles soient nettement plus fréquentes en milieu urbain.

 

Comme si la situation n’était pas assez complexe, il arrive parfois qu’un oiseau perde des plumes en échappant de justesse à un prédateur. Les nouvelles plumes peuvent être blanches et reprendre leur couleur normale à la prochaine saison de mue. Bien que la repousse en blanc s’apparente au leucisme, il s’agit d’un phénomène distinct.

 

Texte tiré de Wikipedia

 

[1] L'albinisme est une particularité génétique héréditaire qui affecte la pigmentation et se caractérise par un déficit de production de mélanine. L’albinisme ne renvoie qu’à l’absence totale de mélanine. Il est donc possible qu’un oiseau albinos présente tout de même des couleurs. L’albinisme touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles et peut aller jusqu'à l'absence totale dans l’iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires.

 

[2] Le leucisme ou leucistisme est un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur blanche des téguments sur toute la surface ou par zones (aspect pie, bicolore, etc.), liés à un déficit (absence ou dégénérescence) des mélanocytes et autres cellules pigmentaires). Il s'agit d'une mutation génétique qui empêche la production le dépôt normal de mélanine et d’autres pigments dans le plumage. Dans ce cas, certains gènes soit interfèrent avec la différenciation ou la migration des chromatophores et des mélanocytes issus de la crête neurale lors de l’embryogenèse, soit entraînent leur dégénérescence, leur nécrose ou leur apoptose prématurée. La rétine est normalement constituée et l'iris est normalement pigmenté ou de couleur plus claire que le phénotype normal, mais jamais totalement dépigmenté comme dans l’albinisme. La raison pour laquelle le leucisme influence moins les yeux serait que les épithéliums pigmentaires de l’iris et de la rétine proviennent du tube neural et non de la crête neurale.

 

[3] Le schizochroïsme est une aberration de couleur liée à l'absence d'une des deux mélanines (eumélanine ou phéomélanine).

 

Merle-blanc-Paroy-18-01-2107-450.jpg

Cliché © Christophe Mauvais obsnatu-fc

 

26/09/2017

Le chardonneret

Le chardonneret au chardon

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce petit passereau dont la taille est un peu plus petite que celle d’un moineau est reconnaissable grâce à ses couleurs. Sa tête noire et blanche ornée d'un masque rouge recouvre ses yeux et ses joues. Ses ailes sont noires ornées d’une magnifique bande jaune vif.

 

Le chardonneret élégant émet un chant très caractéristique que l’on peut entendre dans nos jardins à partir du mois de mars : un gazouillis agréable, mélodieux, impossible à confondre avec le chant d'un autre oiseau.

 

Un espace que nous conservons en friche au titre de la biodiversité sur le plateau de Brognard, offre à de nombreux oiseaux un biotope de choix dont de nombreuses espèces protégées.

 

La Cardère sauvage s'y est naturellement implantée. Il me semble évident de rendre hommage à ce beau chardon trop souvent relégué au triste rang de « mauvaise herbe » et qui a donné son nom au chardonneret.

 

Ainsi donc on pourra observer de nombreux chardonnerets, toujours groupés, agrippés à cette plante dont ils picorent les graines.

 

Chardonneret-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

13/09/2017

Faisan au plumage aux couleurs d'automne

Plumage aux couleurs d'automne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste animalier

 

Rencontre sympathique alors que je me promène en soirée sur le plateau de Brognard tout en profitant d'une belle lumière au soleil couchant.

 

Dans un champ de maïs récemment coupé, je remarque  trois Faisans de Colchide semblant profiter des grains tombés au sol attirant plus leur attention que ma présence à distance.

 

Un superbe coq se présente progressivement à portée de mon téléobjectif m’autorisant une série d'images de ce beau mâle ouvrant la marche aux femelles plus en arrière par vigilance.

 

Tout en picorant les grains de maïs providentiels, l'oiseau ne me quitte pas des yeux adoptant une posture élégante pour resplendir dans le cadre de mon appareil photo.

 

Mais attention pour lui et ses femelles, prudence, tous les viseurs ne sont pas forcément inoffensifs en cette période de chasse...

 

Faisan de Colchide,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino