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25/07/2017

Chouette Effraie

Mythique Chouette effraie

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

Appelée également Effraie des clochers, cette chouette s'installe couramment dans la flèche de ces édifices lorsque leurs orifices ne sont pas obstrués par du grillage ou pris sous les feux des projecteurs.

 

Il est impossible de confondre l'Effraie avec les autres rapaces nocturnes de taille identique, nettement plus foncés et portant des masques faciaux de forme et de colorations différentes.

 

L’Effraie se manifeste par des expressions vocales très variées qui peuvent inquiéter le commun des mortels d'où son nom d'Effraie. Cris aigus grinçants et sifflants, chuintements prolongés, soufflements et claquements du bec se font alors entendre dès la tombée de la nuit sur le territoire occupé par ce rapace.

 

L’activité nocturne est soutenue dans les environs du parc du château à Brognard, lorsque les nichées de Hibou moyen Duc et d'Effraie de ce printemps sont animées par les poussins ayant quitté le nid et quémandant la nourriture que les adultes chassent durant toute la nuit.

 

Un spectacle sonore à ne pas manquer, dame chouette n'étant pas toujours facile à observer à la jumelle.

 

chouette effraie,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,brognard,pays de montbéliard

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

17/07/2017

Le Moineau friquet

Le Moineau friquet

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Un peu plus petit que son cousin le Moineau domestique, le Moineau friquet lui ressemble en apparence mais leur style de vie et leur sort sont différents.

 

Le Moineau friquet est à la base un oiseau des espaces étendus proches des grandes fermes. Ces vingt dernières années, sa population a chuté de manière catastrophique. Ce déclin spectaculaire est dû, en grande partie, à l'évolution des pratiques agricoles modernes qui pourrait entraîner la disparition complète de ce charmant petit passereau.

Le Moineau friquet forme des colonies dans la campagne et les parcs composés de grands jardins. C'est un oiseau timide et discret qui se nourrit au sol.

 

Nicheur essentiellement dans des cavités : arbres, talus, toits de chaume, berges de rivière en occupant comme l'illustre cette image le terrier d'un Guêpier d’Europe au sein d'une rive du Doubs.

 

Une nichée qui arrive à terme. Toujours en quête de nourriture et proches de l'envol, les poussins se manifestent par de petits cris incessants.

 

Moineau-friquet-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

04/07/2017

Foulque belliqueuse

Foulque belliqueuse

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Les plans d'eau représentent une source de vie et d’activité permanente que seule l'observation à l’affût permet de contempler au plus près du monde animal.

 

En poste ces soirs derniers au bord de l'Allan, j'observe quelques Foulques macroule et leurs jeunes qui assurent l'animation sur ces eaux calmes et particulièrement basses.

 

La Foulque est d'humeur souvent belliqueuse et les batailles régulières auxquelles les couples se livrent, peuvent donner lieu à de beaux spectacles.

 

Le territoire est régulièrement défendu comme en témoigne cette image de Corneille noire chassée vivement par notre oiseau. Attirés par les proies que la gravière hors d'eau peut offrir aux corvidés, la Foulque ne tardera à chasser son concurrent. Tête baissée, déterminée, elle nage au plus vite pour l'intimider avant de bondir sur sa rivale qui malgré sa taille n'offrira aucune résistance.

 

foulque macroule,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

27/06/2017

Le Serin cini

Bain de fraîcheur

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

L'impact lié à la canicule de ces derniers jours n'est pas sans conséquence sur la faune aquatique.

 

La fréquentation des cours d'eau libre, étangs et mares lorsque que ces dernières ne sont pas totalement asséchées, est très prisée par de nombreux oiseaux. Ils trouvent au sein de ces biotopes les points d'eau qui leur permettront, pour certains d'y trouver leur nourriture, mais surtout de pouvoir assurer un brin de toilette tout en se rafraîchissant pour bon nombre d'entre eux.

 

Pour le photographe, les petites mares isolées permettent de découvrir et d'observer des oiseaux dans d’excellentes conditions.

 

Tel est le cas de ce très joli Serin cini que certains non-initiés pourraient prendre pour un Canari échappé de sa cage.

 

Successivement, Chardonnerets, Bruants et autres petits passereaux se relayeront pour profiter d'un petit bain de fraîcheur tout au long de la journée.

 

Serin-cini-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

02/05/2017

Toiletteurs de la savane

Les toiletteurs de la savane

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

De retour du Kenya, ce cliché illustre le stage safari-photo que j'ai animé en avril 2017.

 

Les scènes de la vie sauvage au sein de la réserve du Masaï-Mara offrent à chaque instant des moments étonnants de découverte.

 

Les félins et les grands mammifères sont les acteurs majeurs qui animent la savane mais les oiseaux, très nombreux sur ce territoire, font également l'objet de riches observations.

 

Il est courant de voir de petits oiseaux tourner autour des troupeaux. Ce sont des pique-bœufs.

 

Ces oiseaux se nourrissent de tiques et de larves logées dans la peau des animaux et mangent les insectes soulevés par les pas des troupeaux dans la savane.

 

Les buffles n'ont aucune raison de les chasser, ils trouvent en eux un moyen de nettoyer des endroits inaccessibles : le dos ainsi que le museau ou bien les oreilles.

 

Un cliché qui rappelle le rôle que jouent les étourneaux dans nos régions lorsqu'ils capturent les mouches autour des yeux du bétail en pâture.

 

Buffle-et-oiseaux-nettoyeurs-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

01/04/2017

Étonnant Cincle plongeur

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetÉtonnant Cincle plongeur

 

par Jacques Bonet

 

Mardi 29 mars 2017, lors d'une randonnée en Haute-Saône dans le secteur Granvelle-Fondremand, nous avons pu observer pendant la pause piquenique à la source de la Romaine, deux oiseaux qui ont fait plusieurs allers-retours entre le torrent à l’aval du moulin et la voûte sous la passerelle de la source de la Romaine. La femelle et le mâle du Cincle plongeur qui étaient en pleine période de nidification et qui nourrissaient certainement une couvée. Nous les dérangions certainement car le vol était rapide, une fois sur la pelouse derrière nous, deux fois au fil de l’eau dans le lit de la Romaine. On rencontre fréquemment cet oiseau dans la vallée de la Loue où il niche sous les ponts, je le croyais montagnard et bien non, on le rencontre là où se trouve une rivière torrentueuse, même en Haute-Saône.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Le Cincle plongeur

Cliché © Dominique Delfino

 

Voici un oiseau étonnant et unique parmi les passereaux. De la taille d'une grive ou d'un étourneau, comme eux il se perche, trotte à terre et vole, mais d'un vol très rapide et tendu comme une flèche. Le plus étonnant, c'est qu'il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous l'eau, dans les eaux rapides, tumultueuses et bouillonnantes des torrents et ruisseaux, son domaine quasi exclusif. C'est une espèce sédentaire qui évolue dans nos régions toute l'année, même en hiver par des froids rigoureux.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur a le plumage brun chocolat sombre sur la tête et la nuque, le dos gris ardoisé foncé, le dessous brun noir à brun roux. Le menton, la gorge et la poitrine sont blancs. Son allure est trapue et sa queue courte. En plus grand, il a la même apparence que le Troglodyte mignon. Comme lui, il est également très mimétique sur les fonds de graviers et de rochers qu'il fréquente, en dépit de son plastron éclatant qui peut être pris pour une boule d'écume ou un scintillement de lumière sur l'eau.

 


Ses évolutions sont vraiment stupéfiantes. Pour l'observer dans un cours d'eau vive où sa présence a été signalée, le mieux est se poster sur un pont d'où l'on peut éventuellement le voir perché sur un rocher et soigner méticuleusement son plumage. Il ne faut plus le quitter des yeux, car à tout instant il est susceptible de plonger comme une grenouille, disparaissant dans les flots torrentiels pour réapparaître et grimper sur une pierre à quelques mètres en amont ou en aval. Tantôt, il patauge à demi immergé, tantôt il arrête son vol très rapide au ras de l'eau pour se laisser tomber en pivotant, comme une pierre dans l'écume où il peut disparaître jusqu'à une dizaine de secondes.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetComment le Cincle plongeur fait-il pour accomplir de telles prouesses dont sont incapables les grands oiseaux aquatiques, comme les canards, grèbes, cormorans, mouettes etc. ? 
Il possède quelques atouts anatomiques de ceux-ci : queues et ailes courtes comme certains et/ou duvet dense, narines et trous auditifs obturables, accommodation de la vue, glande uropygienne très développée au-dessus du croupion sécrétant une huile permettant d'hydrofuger et d'assouplir les plumes qui ne se mouillent jamais. Mais, il est surtout capable de combiner comme aucun autre oiseau, un panel des techniques amphibies qui lui sont propres. L'oiseau atteint le fond en s'aidant des ailes, de la queue et des pattes, non-palmées pourtant, puis il marche sur le lit du cours d'eau à contre-courant, la tête baissée et la queue relevée. La pression de l'eau vive sur son dos incliné et sa silhouette devenue convexe l'applique au sol. Quelques millions d'années avant les ingénieurs des bolides de la formule 1, il a donc "inventé" le becquet arrière. C'est ainsi que sans difficulté, il trouve sa nourriture dans des courants de 40 à 60 cm/s ; de même, il est capable de traverser des chutes derrière lesquelles il s'abrite volontiers.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur est un oiseau insectivore qui capture une foule de larves et d'insectes aquatiques, ainsi que des crustacés, des mollusques, des vers et des sangsues. Il les happe sous l'eau en déplaçant des pierres au besoin, à sa surface et sur les berges, dans et sous le gravier. La consommation de frai que quelques pêcheurs lui attribuent, est très contestée et en tout cas, occasionnelle. La longueur de son territoire est fonction de la richesse alimentaire qu'offre le cours d'eau adopté. Dans les torrents coulant longtemps entre les conifères, l'acidité est sensible et par conséquent les petits invertébrés plus rares. C'est bien le cas d'un certain nombre de torrents vosgiens. Le territoire de reproduction peut atteindre dans ce cas plusieurs km, alors que dans des conditions favorables dans le cas de berges d'une grande variété végétale favorisant une abondance d'invertébrés aquatiques, l'étendue revendiquée peut se limiter à un km et moins.

 


Le principal ennemi du Cincle plongeur est l'Homme, comme dans la plupart des cas touchant la faune sauvage. La rectification du lit des torrents par enrochement et bétonnage, la pollution de leurs eaux sont infiniment plus néfastes que les prédateurs et accidents naturels, comme respectivement la musaraigne aquatique et les crues intempestives qui peuvent emporter les nids.

 

Renseignements puisés sur Oiseaux-net

 

Ci-dessous une vidéo du Cincle plongeur :

 

Cincle.mp4

28/03/2017

Le Rouge-gorge

Familier le Rouge-gorge

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce joli petit passereau se distingue par son comportement familier, n'hésitant pas à tenir compagnie à l'être humain surtout au jardinier retournant sa terre, le Rouge-gorge saisissant la moindre occasion pour capturer une proie.

 

L'hiver nous offre l'occasion de l'observer de plus près et de découvrir son plastron orangé sur fond gris, principale caractéristique de cet insectivore. Bien souvent le Rouge-gorge que l'on observe en hiver n'est pas le même que celui que l'on retrouve au printemps. De nombreux oiseaux hivernant dans notre région sont, en réalité, originaires de Scandinavie (notamment de Finlande).

 

Le Rouge-gorge se nourrit au sol. Il repère ses proies depuis un perchoir peu élevé et les capture à l'issue d'un petit vol d'approche. Plus rarement, il se déplace au sol en sautillant et en scrutant la surface terrestre.

 

À la belle saison, le Rouge-gorge familier est essentiellement insectivore. Il se nourrit d'insectes et de leurs larves (coléoptères et diptères particulièrement) et de divers petits invertébrés (arachnides, myriapodes,...).

 

À la mauvaise saison, il profite des petits fruits charnus tels que les baies de divers arbustes comme les ifs, les genévriers, les cotonéasters et autres sorbiers. Il peut également consommer de petites graines, voire des restes alimentaires en milieu habité. Il est facile de l'attirer avec de simples miettes de pain. En revanche, il ne saura pas profiter de la boule de graisse suspendue en hauteur. Tout au plus pourra-t-il en récupérer quelques bribes tombées au sol.

 

Aucune différence d'aspect entre mâle et femelle, cette dernière étant un peu plus petite. Mais, c'est avant tout un oiseau forestier qui n'admet pas la concurrence avec l'un de ses semblables. Considéré comme l'un des oiseaux les plus agressifs, il est très attaché à son territoire qu'il défend en toute saison. Les combats entre mâles peuvent être mortels, il est si batailleur qu’il peut attaquer une boule de laine orange !

 

Au jardin, il est fréquent d’observer le Rouge-gorge chasser les intrus. Son chant puissant lui permet d’écarter les rivaux et donc d’éviter les querelles.

 

Il n'y a guère de mois dans l'année où ne retentissent ses cris ou ses chants et particulièrement en ce printemps, ses gazouillis sont un régal pour l'oreille.

 

Rouge-gorge-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

05/03/2017

Mésange bleue, un oiseau acrobate

Acrobate, la Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Tout simplement belle, étonnante, vive, caractérielle, familière, la Mésange bleue ne cesse de m'étonner. Sa présence régulière comme toutes ses cousines mésanges à la mangeoire me séduit par son comportement rythmé par un va-et-vient permanent.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture sur un poste de nourrissage.

 

Petit oiseau très actif au bec court, elle peut prendre bien des positions souvent traduites par des acrobaties pleine de charmes. Contrairement à son apparence, c’est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu. Son comportement et son caractère effronté font de la Mésange bleue un oiseau opiniâtre et curieux. Elle se caractérise par la couleur bleue cobalt de sa calotte, comme celle de ses ailes et le dessus de sa queue.

 

Les mésanges bleues commencent à visiter des cavités de nidification habituellement début mars. Le site idéal est un petit trou ou une étroite fissure dans un arbre ou un mur dans lequel le mâle pénètre ensuite en appelant la femelle, espérant qu'elle le suive et adopte l'endroit.

 

Impossible de lui résister donc quand elle apparaît dans le viseur de l'appareil photo, le plus difficile étant de maintenir le cadrage tant elle bondit vite d'un perchoir à l'autre.

 

Mésange-bleue-acrobate-500.jpg

Cliché © Dominique Delfino

07/02/2017

Le Pic vert

Superbe Pic vert

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

J’évoquais dernièrement dans l'article "Histoire de pics" les différentes espèces de Pics présentes à la mangeoire et l'un d'entre eux s’est bruyamment manifesté par son cri dans les alentours sans toutefois montrer le bout de son bec.

 

Le Pic vert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, finit par se dévoiler, agrippé à un tronc dont il scrute l'écorce pour en déloger les larves.

 

Conditions exceptionnelles d'observation de cet oiseau qui évolue à ma hauteur à tout juste une vingtaine de mètres de moi.

 

Saisi plein cadre à travers mon objectif photo, le Pic vert demeure immobile quelques instants en observant son environnement. Il s'agit d'un mâle, aucune ambiguïté pour l'identifier grâce à sa moustache rouge bordée de noir qui s'accorde avec la couleur rouge vif du dessus de sa tête et de sa nuque. Je l'observe ainsi, en train de fouiller les vieux troncs de son long bec puissant, tout en laissant échapper des copeaux de bois.

 

Une belle touche de couleurs dans l’environnement hivernal de ces derniers temps.

 

Pic-vert-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

 

31/01/2017

LA CHASSE AUX VOIX DES CHASSEURS EST OUVERTE

chasseaux voixCOMMUNIQUE DE PRESSE
MARDI 31 JANVIER 2017
CHASSE ILLÉGALE DES OIES :

LA CHASSE AUX VOIX DES CHASSEURS EST OUVERTE

 

Alors que la chasse des oiseaux d’eau ferme le 31 janvier, la ministre de l’environnement Ségolène Royal, cédant aux demandes du monde cynégétique, a annoncé publiquement qu’elle donnerait des consignes pour que la chasse illégale des oies ne soit pas verbalisée avant le 10 février. Puis, la Fédération Nationale des Chasseurs – dont une des missions est de contribuer à la conservation de la biodiversité ! – a annoncé le 26 janvier dans un communiqué de presse que cette tolérance envers les braconniers serait prolongée jusqu’au 12 février, à la demande du président de la Fédération.



France Nature Environnement dénonce la complaisance répétée des pouvoirs publics envers le braconnage des oiseaux migrateurs. À de nombreuses reprises déjà, notre fédération a fait annuler par le Conseil d’État des arrêtés illégaux prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier. Le gouvernement, n’ignorant pas que sa démarche est illégale, tente désormais de contourner ses propres lois.



Cependant, la déclaration de la ministre de l’écologie relève surtout de l’effet d’annonce, car Mme Royal n’a aucune autorité légale sur les forces de l’ordre. Afin que la loi soit respectée, France Nature Environnement a écrit un courrier aux procureurs de la République, seuls détenteurs de l’autorité judiciaire au niveau local, pour les informer de la situation et leur demander de donner des consignes de verbalisation dès le 1er février, date à partir de laquelle la chasse des oies est fermée.

21/01/2017

Merle noir leucique

Merle-blanc-18-01-2017-200.jpgMerle noir leucique

 

"Connu comme le merle blanc" est une expression désignant une chose exceptionnelle ou rarissime. "Le Merle blanc"  est quelqu’un qui possède des qualités très difficiles à réunir.

 

En effet, des anomalies de coloration du plumage sont occasionnellement observées chez les Merles noirs. Les deux clichés joints sont l'œuvre de Christophe Mauvais, un ornithologue de obsnatu-fc qui a pu l'observer à la mangeoire durant les mois de décembre 2016 et de janvier 2017.

 

Même si ces phénomènes demeurent rares en chiffres absolus, ils semblent moins exceptionnels que chez les autres espèces d'oiseaux. Selon des observations menées en Grande-Bretagne, sur l'effectif total d'oiseaux décolorés recensés de toutes espèces, 29 % appartiennent au genre Turdus et sont principalement des Merles noirs, en l'occurrence des merles blancs. L'existence de merles blancs avait déjà été rapportée entre autres par Buffon.

 

Les anomalies s'expriment toutes par une décoloration plus ou moins prononcée, mais sont de natures diverses et peuvent relever de l'albinisme[1] véritable et total (l'albinisme est ou n'est pas, l'albinisme ne peut être partiel), de diverses formes d'aberration (leucisme[2], dilutions, schizochroïsmes[3]). Alors que pour les vrais albinos la cause est purement génétique, d'autres facteurs, comme le vieillissement ou les carences alimentaires et vitaminiques, peuvent intervenir pour expliquer les déficiences de pigmentation.

 

Il existe deux principales formes de leucisme : pâleur généralisée due à une diminution équivalente de pigments dans toutes les plumes ou présence de taches blanches causée par l’absence totale de pigments à certains endroits À la différence de l’albinisme, le leucisme touche tous les pigments comme les caroténoïdes et non seulement la mélanine. Les animaux leuciques ne sont pas plus sensibles au soleil que les autres. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo élevé, elle protège davantage de la chaleur.

 

Les oiseaux albinos ont les yeux roses. Ce phénomène s’explique par le fait qu’en raison de l’absence de mélanine dans l’organisme de ces individus. Les yeux ne peuvent que laisser transparaître les vaisseaux sanguins situés derrière eux. Il est possible qu’un oiseau entièrement blanc produise certaines concentrations de mélanine. Par exemple, un individu tout blanc aux yeux foncés serait atteint de leucisme puisque cette mutation se limite au dépôt des pigments dans le plumage.

 

Réputés plus vulnérables, les individus entièrement blancs ont de moindres chances de survie et de reproduction (les albinos ont une déficience visuelle qui les voue à une mort rapide, en général les albinos rencontrés sont donc toujours des sujets jeunes ; en revanche les merles leuciques n'ont pas d'atteinte oculaire et peuvent très bien atteindre l'âge adulte). Aussi la plupart des merles tout blancs que l'on peut observer actuellement, qu'il s'agisse de véritables albinos ou non, sont des animaux reproduits sous la protection des humains. Quant aux décolorations partielles qui surviennent chez des animaux réellement sauvages, il semble qu'elles soient nettement plus fréquentes en milieu urbain.

 

Comme si la situation n’était pas assez complexe, il arrive parfois qu’un oiseau perde des plumes en échappant de justesse à un prédateur. Les nouvelles plumes peuvent être blanches et reprendre leur couleur normale à la prochaine saison de mue. Bien que la repousse en blanc s’apparente au leucisme, il s’agit d’un phénomène distinct.

 

Texte tiré de Wikipedia

 

[1] L'albinisme est une particularité génétique héréditaire qui affecte la pigmentation et se caractérise par un déficit de production de mélanine. L’albinisme ne renvoie qu’à l’absence totale de mélanine. Il est donc possible qu’un oiseau albinos présente tout de même des couleurs. L’albinisme touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles et peut aller jusqu'à l'absence totale dans l’iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires.

 

[2] Le leucisme ou leucistisme est un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur blanche des téguments sur toute la surface ou par zones (aspect pie, bicolore, etc.), liés à un déficit (absence ou dégénérescence) des mélanocytes et autres cellules pigmentaires). Il s'agit d'une mutation génétique qui empêche la production le dépôt normal de mélanine et d’autres pigments dans le plumage. Dans ce cas, certains gènes soit interfèrent avec la différenciation ou la migration des chromatophores et des mélanocytes issus de la crête neurale lors de l’embryogenèse, soit entraînent leur dégénérescence, leur nécrose ou leur apoptose prématurée. La rétine est normalement constituée et l'iris est normalement pigmenté ou de couleur plus claire que le phénotype normal, mais jamais totalement dépigmenté comme dans l’albinisme. La raison pour laquelle le leucisme influence moins les yeux serait que les épithéliums pigmentaires de l’iris et de la rétine proviennent du tube neural et non de la crête neurale.

 

[3] Le schizochroïsme est une aberration de couleur liée à l'absence d'une des deux mélanines (eumélanine ou phéomélanine).

 

Merle-blanc-Paroy-18-01-2107-450.jpg

Cliché © Christophe Mauvais obsnatu-fc

 

17/01/2017

Pic mar ou Pic épeiche ?

Histoire de Pics

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

La période de froid que nous traversons en ce mois de janvier 2017 favorise le rapprochement de certains oiseaux en quête de nourriture dans nos jardins et à proximité de nos maisons.

 

Beaucoup de monde s'inquiète cette année de la sensible diminution du nombre d'oiseaux aux mangeoires installées à leur attention. Aucune explication fondée ne permet pour le moment d'apporter de réponses à ce constat, mais il est certain que l'érosion de la biodiversité que l'on constate tous les jours n'y est pas étrangère.

 

La présence régulière sur un point de nourrissage d'un Pic épeiche et de son proche cousin plus discret, le Pic mar, me permet de photographier ces deux espèces dans d'excellentes conditions.

 

Pas toujours évident pour une personne non initiée de différencier à distance ces oiseaux dès le premier coup d'œil.

 

La comparaison de ces deux images ne laissera plus aucun doute sur l’identification des deux espèces si vous parvenez à mettre dans l'axe de vos jumelles l'un ou l'autre de ces Pics.

 

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Clichés © Dominique Delfino

01/01/2017

Hérons charognards

Réveillon de Nouvel An pour des hérons

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

C'est une carte de vœux grandeur nature que nous offrait ce dimanche de Nouvel An. Le paysage de givre féérique que je découvre en ouvrant mes volets me précipite sur le terrain afin de profiter de la lumière matinale direction le plateau de Brognard.

 

Un groupe d'une vingtaine de hérons cendrés regroupés dans une friche givrée semble particulièrement intéressé par de la nourriture providentielle en cette période de disette.

 

Je découvre alors les restes d'un chevreuil mort que les renards , les rapaces et les corvidés n'auront pas tardé à dévorer.

 

Les Hérons, tels des vautours profiteront également de ce festin. Les échassiers ne disposent pas de l'anatomie des oiseaux charognards, leur long bec étant plus adapté à la pêche ou à la capture de petits mammifères.

 

Néanmoins, ils parviendront à prélever quelques restes jouant également les éboueurs de la nature.

 

Mais c'est avant tout cette ambiance, des oiseaux évoluant dans ces hautes herbes givrées, que je garde en mémoire tout comme à travers mon objectif photo.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

20/12/2016

Chardonneret en hiver

Élégant le Chardonneret

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est une palette de couleurs à laquelle je ne m'attendais pas qui se présente à portée de mon objectif.

Je profite de ces matins givrés au cœur de nos campagnes pour saisir à travers mon objectif ces ambiances hivernales malgré l'absence de neige.

À la recherche de chardons dont ils sont friands, les Chardonnerets se déplacent en groupe d'une dizaine d'oiseaux en volant dans la friche environnante.

Surprise, lorsque l'un d'entre eux se perche non loin de moi sur cette branche qu'il frappe du bec comme pour en faire tomber le givre.

Dans cette lumière voilée et douce, il expose ses élégantes couleurs dont ce superbe masque rouge.

Quoi donc de plus joli à mon goût pour vous adresser mes meilleurs vœux à la veille de cette année 2017.

 

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 Cliché © Dominique Delfino

01/12/2016

Destruction d'espèces protégées en Haute-Saône

Destruction d'espèces protégées en Haute-Saône :

extraits des reportages de France 3 Franche-Comté

La Fédération de chasse 70 dans le viseur

(dernière mise à jour du 04/12/2016)

 

Communiqué de presse de

France Nature Environnement

 

(Pour zoomer, cliquer sur le document)

chasse,braconnage,braconnage d'espèces protégées

Mise à jour du 01/12/2016 à 12 h

 

De la prison ferme pour les ex-dirigeants de la Fédération de chasse de Haute-Saône

 

Le verdict est tombé ce matin dans l'affaire du massacre organisé de centaines d'animaux protégés à Noroy-le-Bourg, sur un terrain géré par la Fédération de chasse de Haute-Saône. L'ex-président et l'ex-directeur écopent d'un an de prison ferme.

 

  • Par Émilie Dinjar publié le

Cliché © France 3 Franche-Comté

 
Le procès avait eu lieu en octobre au tribunal correctionnel de Vesoul. La décision avait été mise en délibéré à ce premier décembre.
 

Les sept prévenus soupçonnés de destruction d'espèces protégées sur un terrain géré par la Fédération de chasse de Haute-Saône ont tous été condamnés, pour avoir ordonné ou opéré la destruction de plusieurs centaines de martres, chats sauvages et rapaces à Noroy-le-Bourg, entre 2010 et 2013.
 

L'Ex-président, l'ex-directeur et l'ex-responsable des services techniques de la Fédération haut-saônoise de chasse écopent d'un an de prison ferme et de 5000 euros d'amende pour les deux premiers.
 

Les trois apprentis chargés d'exécuter les animaux, dont celui qui avait dénoncé les faits, ainsi qu'un employé sont condamnés à 4 à 12 mois de prison avec sursis.


Reportage de Franck Ménestret et Cédric Lepoittevin dans l'édition régionale.

 

Mise à jour du 07/10/2016 à 12h00 :

   
Deuxième jour d'audience au procès

de la fédération de chasse de Haute-Saône

 

  • Par Sophie Courageot
  • Publié le , mis à jour le

 

Les débats se sont poursuivis ce matin devant le tribunal correctionnel à Vesoul. Près de 200 animaux, des espèces protégées ont été tuées dans une réserve de chasse. Les uns reconnaissent les faits, les autres disent qu'ils ne savaient rien.


Trois anciens cadres, un technicien et trois apprentis de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône sont suspectés d'avoir participé à l'exécution de plus d'une centaine d'animaux protégés. Les sept prévenus, qui comparaissent libres encourent un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.


Les anciens présidents, directeur et responsable technique de la fédération sont poursuivis pour avoir ordonné la mise à mort d'animaux sauvages protégés, ce qu'ils réfutent.

 

Ce matin, les techniciens de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont répondu aux questions des avocats. Les prévenus qui le souhaitaient ont pu prendre la parole. L'ancien technicien de la fédération de chasse a expliqué qu'il avait alerté sur les faits les autorités de la fédération de chasse dès 2011.


Ce matin, les parties civiles sont venues à la barre au nom de la défense des animaux. Les réquisitions ne devraient pas intervenir avant cet après-midi. Le jugement du tribunal correctionnel sera ensuite mis en délibéré.

 

Mise à jour du 06/10/2016 à 12h04 :

 

Haute-Saône : jugés pour avoir exécuté des animaux protégés

 

© Archives France 3 Franche-Comté Les 7 personnes sont poursuivies pour destruction d'espèces protégées

 

par Sophie Courageot avec AFP  Publié le 06/10/2016 à 11:57, mis à jour le 06/10/2016 à 12:04

 

Trois anciens cadres, un technicien et trois apprentis de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône sont suspectés d'avoir participé à l'exécution de plus d'une centaine d'animaux protégés. Leur procès s'est ouvert ce matin devant le tribunal correctionnel de Vesoul.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/franche-comte/haut...

 

Les sept prévenus, qui comparaissent libres jusqu'à vendredi, encourent un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. Les anciens président, directeur et responsable technique de la fédération sont poursuivis pour avoir ordonné la mise à mort d'animaux sauvages protégés, ce qu'ils réfutent.

 

La destruction des espèces, dont des rapaces et des chats forestiers, était effectuée par un technicien et trois apprentis, âgés de 22 à 25 ans, qui ont reconnu les faits.

 

Une centaine d'animaux protégés auraient été tués.

 

D'après l'un des apprentis, qui a dénoncé ces agissements en juillet 2013 "pour que ça s'arrête", la destruction des animaux était "organisée" et "rémunérée" par la fédération de chasseurs. Plus d'une centaine d'animaux appartenant à des espèces protégées ont été tués entre octobre 2010 et juillet 2013 sur le site d'une réserve cynégétique gérée par la Fédération départementale des chasseurs de Haute-Saône, selon l'enquête de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

 

"On avait ordre de prendre les queues pour prouver qu'on avait bien tué les animaux" a déclaré le jeune homme jeudi devant le juge, détaillant comment il devait tenir le registre des bêtes éliminées. Chacun des trois apprentis a reçu 384 euros pour cette "prime de queue".

 

Tout cela pour une réserve de chasse

 

La réserve de 56 hectares, située à Noroy-le-Bourg (Haute-Saône), visait à favoriser la prolifération du petit gibier comme les lapins et les faisans. La fédération était autorisée à tuer les prédateurs dits nuisibles, tels que les renards, mais pas les espèces protégées. Chats sauvages, autours des palombes, buses variables, éperviers ou encore chouettes d'Europe ont ainsi été capturés et supprimés avec un fusil ou du poison. Ils étaient ensuite incendiés ou enterrés. Certains animaux étaient aussi volontairement blessés et mouraient dans la nature. "Les ordres venaient du responsable technique et du directeur", a affirmé l'apprenti à la barre.

 

Une quinzaine d'associations de protection de la nature, dont la Fondation Brigitte Bardot et France Nature Environnement, ainsi que la Fédération de chasse de Haute-Saône, se sont portées partie civile.

 

Mise à jour du 05/10/2016 :

 

 © France 3 Franche-Comté - Sylvain Velluet Haute-Saône : la fédération de chasse a détruit des centaines d'animaux protégés

 

Ce soir, ne manquez pas sur France 3 Franche-Comté le reportage de Catherine .Eme-Ziri et de M. Blanc sur des images d'archives de 2013 Avec en interview : le 7/10/13 Pierre Athanaze, président de l'association de protection des animaux sauvage.

 

Vesoul : la fédération de chasse aurait tué des animaux protégés

 

Demain jeudi 6 octobre, un procès hors norme commence devant le tribunal correctionnel de Vesoul : celui des membres de la fédération de chasse de Haute-Saône, accusés d'avoir détruit des espèces protégées.

 

Des cadavres et des queues d'animaux protégés comme des chats sauvages, des martres, des rapaces comme des buses sont découverts à l'été 2013, mettant ainsi au jour un vaste carnage peut-être organisé par des membres de la fédération de chasse de Haute-Saône.


Au départ, certains chasseurs souhaitent réintroduire des lapins de garenne et des faisans dans un secteur de 56 hectares, propriété de la fédération, à Noroy-le-Bourg. Ils auraient éliminé les prédateurs comme les chats sauvages ou les rapaces, autours des palombes ou éperviers. Dans ce but, des apprentis et un technicien auraient touché des primes quand ils détruisaient ces espèces "menaçantes" pour les lapins et les faisans. Fusil, muni d'un silencieux, pièges, poison ont été utilisés.


Voilà l'accusation dont doivent répondre 7 personnes, toutes membres de la fédération de chasse à l'époque, dont le président lui-même, Robert Putz, et l'ancien directeur.

Une douzaine d'associations se sont portées partie civile dans ce procès, dont la SPA, la Société Protectrice des animaux, et la Fondation Brigitte Bardot.

 

Le procès, prévu sur deux jours, doit déterminer les responsabilités de chacun. Une histoire compliquée, dans laquelle le rôle de chacun doit être déterminé. Cette affaire avait fait beaucoup de bruit, dans le milieu de la chasse, en Haute-Saône et bien au-delà de notre région.

 

Mise à jour du 28/04/2016 :

 

Robert Putz, l'ancien président de la Fédération de chasse de Haute-Saône sera jugé le 6 octobre 2016.

 

Une personne, qui souhaite rester anonyme, me transmet ce message et m'encourage à le porter à la connaissance du plus grand nombre. Cela concerne la destruction organisée d'espèces protégées sur un site géré par la FDC de Haute-Saône.



L'affaire vient d'arriver sur le bureau du Procureur. Si vous avez des journalistes dans vos connaissances, n'hésitez pas à les informer. Ils pourraient être intéressés de faire une enquête en demandant quelques précisions au Procureur. L'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie a été informée, mais vous pouvez à nouveau les solliciter si vous connaissez personnellement certains d'entre eux.



Je joins également un article de l'Est républicain paru le 11 août 2013, juste après l'intervention des gardes de l'ONCFS. (Pour zoomer, cliquer sur l'article).



La LPO, l'ASPAS et la CPE sont également informées du dossier.

 

Les grands connaisseurs de la nature que sont les fusillots seraient-ils démasqués ?

 

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Destruction d’espèces protégées en bande organisée


Au cœur de la Haute-Saône à une dizaine de kilomètres de la préfecture, sur la petite commune de Noroy le Bourg, se déroulait depuis plusieurs années l’inimaginable.


Des actes illégaux étaient effectués par du personnel de la fédération des chasseurs de Haute-Saône dans le cadre de la gestion d’un terrain de plusieurs dizaines d’hectares situé en partie sur une zone Natura 2000. Ceci dans l’objectif d’établir la vitrine cynégétique et pédagogique du département avec l’implantation très onéreuse de lapins de garenne et de faisans. Ces espèces n’ont d’ailleurs aucune légitimité au sein du cortège de la faune autochtone.


Selon les témoignages, la structure départementale aurait organisé, pendant plusieurs années, la destruction des prédateurs présents sur ce secteur. Les témoins parlent de 252 animaux de la faune sauvage qui ont été tués dont 80% d’espèces protégées au titre 411-1 du code de l’environnement. La liste est longue : martres, chats forestiers, hérissons d’Europe, buses variables, éperviers d’Europe, autours des palombes…


Toujours d’après les témoins, pour parvenir à ce triste palmarès, une ceinture de pièges était disposée autour du noyau d’implantation des faisans et lapins. Tous les animaux capturés, protégés ou non, étaient tués. Une autre pratique prohibée et très dangereuse aurait aussi été utilisée. Elle consistait à employer des poisons interdits et très puissants. (Poison de type Curater dont le principe actif est le carbofuran, substance interdite au sein de l’Union européenne depuis 2007).


Il est aussi rapporté que, les commanditaires rémunéraient les actes contre des preuves matérielles. Ce sont donc d’après les témoignages des paquets de queues de chats forestiers ou autres rapaces qui arrivaient dans les mains des donneurs d’ordres pour être échangés contre des euros…

Cependant, par une journée du mois d’août 2013, des preuves accablantes sont trouvées par des agents de l’ONCFS lors de leur perquisition au sein du siège de la fédération des chasseurs de la Haute-Saône et du site de Noroy.


Pour finir, les témoins, qui ne veulent pas en dire plus pour l’instant, affirment que nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Les parties civiles nous en apprendront davantage lorsqu’elles auront accès au dossier. À moins que le Procureur général maintenant en possession du dossier depuis le 20 septembre, décide de s’exprimer sur ce sujet. Mais suite à cet événement, on ne peut empêcher certaines questions d’émerger :

 

  •  Que faut-il penser du bien-fondé d'un agrément au titre de la protection de la nature à une association aussi peu respectueuse des lois concernant les espèces protégées. Notamment lorsque celle-ci a la possibilité d'intervenir dans les écoles, collèges et lycées de nos enfants pour parler de la biodiversité et de la protection de la nature ?

 

  •  La gestion de la faune sauvage dont se prétexte la FDC 70 est-elle légitime ?

 

  •  La formation des jeunes chasseurs et piégeurs par la FDC 70, permet-elle d’obtenir des titulaires responsables ?

 

  •  L’aptitude de la FDC 70 à accueillir et à former des jeunes étudiants stagiaires (de BTS gestion et protection de la nature ou autres) est-elle encore fondée ?

 

  •  Que pense le Préfet de cette affaire ?

 

  •  Que pense le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) de ces intervenants en milieu scolaire ?

 

  •  Que pensent les services de Police sur la provenance des poisons et la mise en danger d’autrui lors de leur manipulation ?

 

  •  Que penser de la gestion comptable de la FDC 70 ?

 

  •  Cette affaire a-t-elle une relation avec la forte augmentation de la cotisation des chasseurs du département auprès de leur fédération ?

 

  •  Que se passait-il sur les autres sites gérés par la FDC 70 ?

 

  •  Que pense la FNC ?

 

  •  Que pensent messieurs Jean-Pierre POLY, directeur général de l’ONCFS et Henri SABAROT, président du conseil d’administration de cette enquête ?

 

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Chat forestier – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Chat forestier – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Autour des Palombes – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

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Martre – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

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Martre – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

 

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Substance suspecte dans un bocal. – Noroy le Bourg (70) – Site de Champfleury

- Chalet – Image extraite d’une vidéo.

 

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Queues de chats forestiers et autres. – Noroy le Bourg (70) – Site de
Champfleury - Chalet – Image extraite d’une vidéo.

 

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Queues de rapaces. – Noidans les Vesoul (70) – FDC70 –
Image présente aussi sur une vidéo.

 

L'information a été reprise et suivie par France 3 Besançon. Voir ICI puis le 7 octobre 2013 ICI.

Voir également la réaction de la Commission de protection des eaux de Franche-Comté qui porte plainte contre X et se constitue partie civile pour l’ensemble des infractions qui seront relevées en lien avec cette affaire.

 

Comme le signale Le Canard Enchaîné du 20 novembre 2013, la fédération départementale de chasse de la Haute-Saône recherche des boucs émissaires.

 

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Le point sur l'affaire (Est Républicain du 07/12/2013)

 

Chasse ­­­­– Après la mise en examen des cadres de la fédération de Haute-Saône : la fédération nationale « consternée »

 

Vesoul La Fédération nationale des chasseurs a fait part vendredi, dans un communiqué, de sa consternation après la mise en examen de quatre cadres de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée » sur réquisition du parquet de Vesoul.

 

« Avant même que les faits ne soient jugés, cette affaire porte un préjudice considérable à l'image du monde fédéral et de la chasse en général », estime la Fédération nationale des chasseurs (FNC), laquelle avait dès cet automne indiqué que « si des éléments à charge étaient avérés par l'enquête en cours, elle se porterait partie civile aux côtés de la Fondation pour la protection des habitats et de la faune sauvage. C'est aujourd'hui le cas ».

 

Le président, le directeur, le directeur technique et le secrétaire de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône ont été mis en examen jeudi et placés sous contrôle judiciaire.

 

Ils réfutent les faits qui leur sont reprochés ou les reconnaissent a minima.

 

Sollicités hier, ni le président, ni le directeur n'ont apporté de commentaire « Il n'y a rien de pire que la politique de l'autruche », a pour sa part indiqué le porte-parole de la FNC.

 

Le président de la FNC, Bernard Baudin, a demandé au président de la fédération de Haute-Saône, Robert Putz, de « ne plus siéger au conseil d'administration de la Fédération nationale pendant toute la durée de la procédure judiciaire », ajoute le communiqué.

 

Les quatre cadres sont soupçonnés d'avoir fait abattre plus d'une centaine de chats sauvages et de rapaces protégés entre 2010 et 2013, sur le site de la réserve cynégétique de Noroy-le-Bourg (Haute-Saône).

 

Cette réserve gérée par la Fédération des chasseurs de Haute-Saône est notamment destinée à développer du gibier de chasse tels que des faisans et des lapins de garenne.

 

Les faits ont été dénoncés par des stagiaires, à qui les prévenus avaient demandé « d'exterminer toutes les espèces nuisibles » au gibier de chasse, dont des animaux protégés.

 

Voir également l'émission de France 3 Franche-Comté.

 

Le point sur l'affaire (Est Républicain du 04/05/2014)

 

Samedi 3 mai 2014, c'était l'Assemblée générale de la fédération de chasse de Haute-Saône. Un événement salué par l'Est Républicain du dimanche 4 mai.

 

NATURE - Assemblée générale hier avec un président par intérim, son prédécesseur étant mis en examen

 

Destruction d'espèces en Haute-Saône : la fédération de chasse fait l'autruche

 

Vesoul. Circulez, y'a rien à voir. Durant les deux heures trente qu'a duré l'assemblée générale de la fédération de chasse de Haute-Saône, pas un mot n'a été prononcé au sujet de la mise en examen de quatre cadres de la fédération et trois stagiaires, pour « destruction d'espèces protégées en bande organisée ». Plus d'une centaine de chats sauvages et rapaces protégés auraient été abattus dans la réserve de Noroy-le-Bourg.

 

Un silence d'autant plus assourdissant que l'affaire a entraîné d'importants remous au sein de la fédération (L'Est Républicain des 11 août, 6 et 7 décembre 2013, 16 janvier 2014). Mis en examen, l'ancien président a été contraint de quitter son poste. Le 18 décembre, Michel Dormoy a pris sa succession (par intérim), épaulé depuis mars par un nouveau directeur adjoint, Paul Langlois, auparavant ancien directeur de la fédération régionale. Et ce, alors que le directeur, également mis en examen, est aujourd'hui en arrêt maladie.

 

Tout juste évoque-t-on « une année difficile », « délicate » ou bien « mouvementée », saluant au passage l'intégrité des chasseurs « qui connaissent le terrain et le respectent ». De quoi faire grincer quelques dents, notamment celles de la dizaine de manifestants qui tractent à rentrée de la salle Parisot. « La réserve de Noroy-le-Bourg est une vitrine. C'est un vrai pied de nez qui a été fait par la fédération ! », explose Isabelle Vauthier, qui s'étonne que les comptes de la fédération aient intégré des primes pour les stagiaires chargés de tuer les bêtes. De 100 à 150 euros pour trente queues d'animaux protégés. « Aujourd'hui, ils vont voter le budget. Nous sommes là symboliquement », explique-t-elle.

 

« Ici, on ne dit rien »

 

Le sujet a fini par arriver sur le tapis en toute fin de séance grâce à l'intervention d'un chasseur, surpris par ce black-out. « Tout le monde y pense. Tout le monde en parle. Mais, ici, on ne dit rien », s'est-il étonné, avant d'émettre quelques inquiétudes sur l'avenir de la fédération dans le cas d'une éventuelle condamnation. Qui paiera ? Telle est la question.

 

« La fédération s'est portée partie civile dans cette affaire. Si des personnes sont condamnées, elles le seront à titre personnel, pas au titre de la fédération » s'est avancé Michel Dormoy.  Olivier Goguey commissaire aux comptes, s'est montré quant à lui plus prudent. « Personne ne peut présager quoi que ce soit, sinon, ce ne sont que des fantasmes. Une enquête est en cours. Tout sera clairement bâti pour la prochaine assemblée générale. » E.T.

 

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Des manifestants ont tracté au début et à la fin de l'assemblée.

 

15/09/2016

Le Hibou Grand Duc

Le roi des hiboux

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Hôte des abords de falaises dans des zones de montagne ou de plaine, le Hibou Grand-Duc est le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe. Très discret, il s'installe sur des corniches, des escarpements rocheux, voire même dans les remparts d'un vieux château.

Avec ses 75 cm de haut, il est deux fois plus grand que son congénère le Hibou Moyen-Duc.

 

Les milieux de substitution tels que les carrières offrent un habitat de prédilection à des espèces sensibles et protégées qui trouvent en ces espaces des sites refuges offrant les conditions favorables pour s'y installer notamment pendant la période de reproduction.

 

La plupart des carrières de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard, y compris pour certaines encore en exploitation, abritent quelques-unes de ces espèces emblématiques. C'est en observant un groupe de chamois que je découvre la présence d'un Grand-Duc adulte, dérangé par ces ongulés et obligé d'abandonner son reposoir en pleine journée.

 

La chance me sourit une seconde fois quelques semaines plus tard.

Alors que je quitte les lieux en début de soirée, mon regard scrute un pan de falaise à l'entrée du site. À ma grande surprise, je découvre à moins de trente mètres, face à face, droit dans les yeux, un jeune Hibou.

 

Preuve est faite que le rapace n'était pas de passage mais qu'il occupe bien la carrière tout au long de l'année, d'où l'intérêt de conserver ces espaces après leur période d'exploitation.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

11/09/2016

La Perdrix rouge de Madère

La belle Perdrix rouge

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La Perdrix rouge a été introduite avec succès en Grande-Bretagne dans les années 1700, ainsi qu’aux Açores, dans les îles Canaries et à Madère où j'ai pu la photographier dans d'excellentes conditions au cours de l'été 2016.

 

Cette espèce d'origine méditerranéenne est endémique dans le sud-ouest de l’Europe. Les trois-quarts des effectifs nichent dans la péninsule ibérique et les îles Baléares. le reste occupant la France continentale, la Corse et le nord de l’Italie.

 

Cette sous-espèce de Perdrix présente sur l'île de Madère est plus colorée et présente un bec plus fort que la forme nominative.

 

C'est au cours de randonnées en milieux secs et ouverts y compris localement en haute montagne au-dessus de la limite des arbres que j'ai pu surprendre ce très beau gallinacé de 35 cm environ.

 

Surprise, elle adopte un vol puissant et bruyant bien qu’elle préfère fuir le danger en courant.

 

La rencontre avec cette Perdrix très vite rejointe par ses huit poussins fut un moment de pur bonheur au sein d'un environnement minéral volcanique d’exception.

 

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Cliché © Dominique Delfino

29/08/2016

Les Cigognes envahissent l'usine PSA

Les Cigognes envahissent l'usine PSA

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Il ne se passe pas une semaine ces derniers temps sans que les cigognes blanches ne fassent l'actualité. En cette période de pleine migration, ce sont des vols plus ou moins importants que l'on peut observer le temps d'une halte pour la nuit que ce soit en terrain découvert de pleine campagne ou en milieux particulièrement urbanisés comme cela s'est déjà produit au Pays de Montbéliard.

 

Trente oiseaux par-ci, plus de cinquante par-là, près de quatre-vingt dix dernièrement, le couloir migratoire de cet axe Rhin-Rhône sur lequel nous nous situons incite à lever les yeux vers le ciel.

 

Samedi en fin de journée, c'est un très important vol de cigognes que des amis ornithologues ont vu tournoyer au-dessus de Vieux-Charmont. Ils ne les quitteront pas des yeux se laissant guider jusqu'à ce que celles-ci finissent par plonger sur Sochaux-Montbéliard et envahir le site PSA.

 

Je les retrouve perchées à la nuit tombante sur un grand nombre de lampadaires ainsi que sur de nombreux toits de l'usine. Comme pour affirmer leur domination le temps de cette escale, un groupe d'oiseaux prend également possession du building de direction couronnant le plus haut bâtiment du site.

 

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20/08/2016

Le Tarier pâtre

Le Tarier pâtre

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

 

Hôte des terrains découverts, en friche, des bords de routes ou des lisières de culture, le Tarier pâtre est un petit passereau discret facile à observer dès que l'on a identifié son territoire.

 

Migrateur partiel, cet oiseau doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de branches hautes pour surveiller son territoire.

 

Les rares endroits naturels en friches contigus à l'espace naturel de l'Allan à Brognard accueillent quelques couples fidèles d'une année sur l'autre à ces milieux.

 

Malheureusement ces terrains conquis par ''les herbes folles'' ne sont pas vus du même œil par tout le monde et souvent, la notion radicale de faire ''propre'' anéantit toute forme de vie au sein de ces étendues.

 

Le chardon très prisé par le Chardonneret et dont le nom est directement lié à cette plante, constitue un des perchoirs de chasse favoris pour le Tarier. Il suffit pour cela de remarquer le tassement des pointes supérieures des plantes pour apprécier la présence régulière de l'oiseau en son sommet qui par ailleurs remue continuellement la queue en agitant les ailes.

 

Un témoignage de biodiversité partagé également par de nombreuses autres espèces au sein de ces milieux, tels que Bruants, Locustelles et autres Fauvettes…

 

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13/07/2016

Le Guêpier d'Europe dans le Pays de Montbéliard

 Le Guêpier d'Europe s'installe sur le

chantier de Technoland 2 à Brognard

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

En fin de ce mois de juin 2016, la surprise est de taille alors que j'observe en soirée, Petits-Gravelots et autres oiseaux présents sur les terrains en cours de terrassements de l'extension de Technoland 2 à Brognard.

 

Le cri d'un oiseau que je connais bien mais qui n'est pas du tout habituel dans notre secteur m'interroge. Aussitôt, le vol et l'observation d'un couple de Guêpiers d'Europe évoluant sur une petite falaise de terre confirme bien la présence de l'espèce, l'un des oiseaux accroché au talus s'affairant à creuser un terrier.

 

Pas de doute, ce couple que j'observe durant une petite heure a l'air bien décidé à vouloir s'installer sur ce site offrant les particularités requises à la nidification du Guêpier. Cette espèce en pleine expansion, niche en colonie plus ou moins importante, et la présence d'un seul couple me surprend un peu d'autant plus que les Guêpiers nicheurs dans la basse vallée du Doubs (Jura) se sont déjà installés normalement sept semaines plus tôt. Migrateur, le Guêpier d'Europe (Merops apiaster) arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher et repart en août-septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du Sud européen.

 

Que fait donc ce couple seul à cette période de l'année ?

 

Dès le lendemain matin en retournant sur le site, j'observe à nouveau les oiseaux toujours bien présents et dont la principale activité semble bien de poursuivre le terrassement du terrier dans la falaise destinée à recevoir la ponte. Un travail de longue haleine, qui nécessite plusieurs jours de travail pour creuser cette galerie profonde de plus d'un mètre. La présence d'un troisième oiseau me laisse supposer que d'autres couples pourraient s'installer au sein des falaises ou talus nombreux sur ce chantier. Une observation très minutieuse de cet environnement avec des amis ne permet pas de confirmer cette hypothèse.

 

Au cours des journées qui suivent, les Guêpiers disparaissent durant de longues heures avant de revenir se percher de temps à autres sur un buisson à proximité. Les jours passant, nous ne remarquons plus d'activité sur le creusement du terrier. Terre pas assez meuble ? Tentative de nidification trop tardive ? Oiseaux perturbés par les très mauvaises conditions climatiques de ce printemps ?

 

En attendant des mesures ont été engagées avec les services de la SEDD (Société d'Équipement du Département du Doubs) et l'entreprise Climent pour éviter tous travaux dans la zone concernée afin de préserver temporairement le site en cas de nidification.

 

Nous ne reverrons plus les oiseaux tout au moins durant le temps que nous passerons à essayer de les observer laissant penser qu'ils ont poursuivi leur route vers d'autres horizons, abandonnant un terrier creusé sur près de cinquante centimètres.

 

Néanmoins, cet épisode nous confirme bien que l'aménagement de sites artificiels adaptés, s'inscrivant dans la biodiversité peut tout à fait répondre à des exigences pour l'accueil d'un certain nombre d'espèces animales. Le profil des zones tampons concernées par ces ZAC doit aujourd'hui tenir compte de ces paramètres pour éviter de présenter un profil de terrain stérile qui n'a trop souvent de ''VERT'' que la couverture du dossier qui l'instruit !

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

28/06/2016

Poteaux téléphoniques creux non obturés

Poteaux téléphoniques creux non obturés :

pièges mortels pour oiseaux et écureuils

 

Pendant des années, de 1985 à 2007, avec France Nature Environnement, nous avons inventorié des poteaux non obturés, acquis et posé des obturateurs, réalisé des campagnes de sensibilisation, présenté les systèmes d'obturation dans des stages, foires, fêtes de la nature... comme celle qui était encore organisée au festival "Pip' en Terre" à Baume les Dames ce dimanche 26 juin 2016.

 

Or il se trouve qu'une certaine députée, Michèle Bonneton a réussi à introduire un amendement  annulant l'arrêté rendant obligatoire l'obturation des poteaux existants et futurs.

 

Vous trouverez ci-dessous le message que Jean-François Noblet a adressé à sa députée pour saluer cette honteuse initiative.

 

---------- Message transféré ----------

De : Jean François Noblet <jf@noblet.me>

Date : 28 juin 2016 à 07:40

Objet : Obturation des poteaux creux

À : deputee@genevieve-gaillard.com

 

 

Madame la députée,

 

Depuis 1985 je me bats comme un chien pour alerter l'opinion et France télécoms pour faire boucher les poteaux téléphoniques creux. Ma députée, Michèle Bonneton avait réussi à introduire un amendement rendant obligatoire l'obturation des poteaux existants et futurs.
Or voici ce que vous avez déclaré au parlement comme rapporteur de la loi biodiversité :

 

La commission a donné un avis défavorable et je vais vous expliquer pourquoi. Autant nous avons accepté désormais de mettre des poteaux qui ne soient pas creux car en effet nous pensons, et je pense, que les poteaux creux sont un peu un fléau pour les animaux, il faut être aussi pragmatique. Remplacer un million – j’ai fait le compte – de poteaux sur 3 ans, ça fait 913 poteaux par jour, sur 10 ans 274, sur 20 ans 137 par jour en comptant les dimanches et jours fériés. Donc je pense que nos entreprises ne peuvent pas faire ça et donc je suis défavorable à cet amendement.

 

Ces propos ont abouti au maintien des anciens poteaux non bouchés qui piègent des milliers d'animaux dont la plupart des espèces sont protégées (mésanges, écureuils, chauves-souris, chouettes etc.).

 

Laissez moi vous dire que votre attitude m'est insupportable pour les raisons suivantes :

 

En fait, pour rendre ces pièges inopérants, il suffit d'adapter au sommet un obturateur bien calibré. Cela fait plus de 30 ans que des milliers de bénévoles ont passé des milliers d'heures pour boucher ces pièges mortels, longeant les lignes téléphoniques avec une échelle sur le dos. Il nous a fallu localiser les poteaux non bouchés car les PTT n'avaient pas de carte de leurs poteaux. Ensuite il a fallu exiger des télécoms des modèles de bouchons fiables. Plusieurs modèles en effet ont démontré qu'ils n'étaient pas durables. Vous n'avez jamais compté les dépenses faites par les associations pour suppléer la carence d'un service public.

 

Et vous osez dire que c'est, un peu, un fléau pour les animaux ! Mais c'est aussi un fléau pour les agriculteurs qui ne bénéficient pas du bienfait de ces espèces auxiliaires.

 

Quant au calcul d'un million de poteaux non bouchés, il date de 10 ans ! En effet, grâce à notre action, il reste de moins en moins d'anciens poteaux non bouchés. Par exemple en Isère tout est actuellement bouché. Il faut simplement surveiller les anciens bouchons plastiques qui s'enlèvent et on doit vérifier certains poteaux isolés.

 

On aurait accepté un délai plus important pour boucher les poteaux non bouchés, mais votre décision permet à Orange de laisser des poteaux non bouchés, en particulier dans les Dom-Tom.

 

Je vous pensais sensible à la protection animale et je ne comprends absolument pas pourquoi vous avez laissé des animaux crever de faim, de soif, d'épuisement dans ces poteaux. J'ai trouvé des poteaux remplis jusqu'au sommet de cadavres, des dizaines d'écureuils et de chouettes dans le même poteau.

 

Je ne vous salue pas.

 

JF Noblet membre LPO, FRAPNA,SFEPM

www.noblet.me

 

Jean-François Noblet

486 route de Voiron

38960 Saint Etienne de Crossey

France

 

Tél : 00 33 (0)4 76 55 39 80

mail : jf@noblet.me

site : http://noblet.me

photothèque : http://www.photo-nature-environnement.com

16/06/2016

Au pays des Vautours

 

Au pays des Vautours

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Impossible de ne pas parler des Vautours lorsque l'on évoque les gorges de la Jonte et le Causse Méjean. Le stage photo ''découverte des Cévennes'' organisé dernièrement ne nous laissait pas un jour sans pouvoir observer dans de remarquables conditions ces imposants rapaces au vol planant d'une envergure de 2,40 à 2,80 mètres.

 

Les vautours peuplaient le ciel de la région des Causses jusqu'au XIXe siècle. Les causes de la disparition sont multiples (chasse ou braconnage, ingestion de produits toxiques pas forcément destinés aux oiseaux, disparition de nourriture car les cadavres de brebis sont amenés à l'équarrissage, etc.).

 

Dès le début des années quatre-vingt, le Parc national des Cévennes associé au Fonds d'Intervention des Rapaces met en œuvre la réintroduction du Vautour Fauve puis du Vautour Moine sur un site des falaises de la Jonte.

 

En intervenant rapidement sur les animaux morts, les Vautours contribuent à limiter les épidémies et la pollution organique du milieu (notamment aquatique). Le succès de cette opération permet de compter à ce jour plus de huit cents oiseaux sur cette région et il n'est pas rare que quelques individus remontent animer le ciel de Franche-Comté.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

11/06/2016

L'Ouette d'Égypte

Une belle nichée

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Présents maintenant tout au long de l'année, quelques couples d'Ouettes d'Égypte se sont établis sur les vallées de l'Allan et de la Savoureuse.

 

 

Originaire de l'Afrique subsaharienne et de la vallée du Nil, cette espèce a été introduite en Europe au XVIIIe siècle où elle était alors gardée en captivité en tant qu’oiseau d’ornement. Son arrivée en Alsace ne date que de 1971, mais depuis, les effectifs n’ont cessé de progresser.

 

L’espèce s’est bien reproduite et les oiseaux échappés ont constitué des populations qui vivent aujourd’hui dans la nature auprès des espèces sauvages. Son agressivité en période de reproduction peut poser problème vis-à-vis de l’avifaune indigène, que ce soit lors du choix des nids ou lors de la défense de son territoire provoquant une possible interaction négative avec les divers oiseaux d’eau locaux.

 

Et c'est bien le cas pour un couple établi ce printemps sur un étang en bordure de la Savoureuse près de Trévenans. Il a donné naissance à huit poussins qui ont largement pris possession des lieux.

 

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Cliché © Dominique Delfino

08/06/2016

Non respect de la directive oiseaux : le ministère de l'environnement sanctionné

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Non respect de la directive oiseaux : le ministère de l'environnement sanctionné pour la huitième fois par le Conseil d'État !

 

Mercredi 8 juin 2016 : Saisi par France Nature Environnement, la LPO et Humanité et Biodiversité, le Conseil d’État vient d’annuler une circulaire de la ministre de l’environnement qui autorisait les chasseurs à chasser les oies au-delà de la fermeture de leur chasse, fixée au 31 janvier 2015.

 

À sept reprises déjà le Conseil d’État a annulé les arrêtés ministériels prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier, rappelant que la chasse en février, qui affecte des oiseaux en migration prénuptiale, est contraire à la directive européenne « Oiseaux » et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux en période de reproduction.

 

Après avoir tout essayé ces dernières années pour contourner la réglementation, jusqu’à prétexter des prélèvements à fins scientifiques, le ministère en charge de l’environnement a de nouveau innové : le 28 janvier 2015, sachant qu’un nouvel arrêté serait immanquablement censuré par la justice, la ministre de l’environnement a écrit au directeur de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et à tous les préfets pour leur confirmer que la chasse serait bien fermée au 31 janvier, mais qu’il ne faudrait pas verbaliser les chasseurs en infraction entre le 1er et le 9 février !

 

Choquées par cette officialisation du braconnage, nos associations ont aussitôt contesté cette circulaire devant le Conseil d’État. Il vient de leur donner raison pour la huitième fois. Officialiser le braconnage n’est pas compatible avec un État de droit. Pourtant, cette année encore, la ministre de l’environnement a donné des consignes verbales pour que les chasseurs d’oies ne soient pas verbalisés en février. Imaginerait-on de telles pratiques pour la santé, la sécurité… et qu’arriverait-il en cas d’accident de chasse ? C’est d’autant plus choquant lorsque l’État français prétend être exemplaire pour la conservation de la biodiversité.

 

France Nature Environnement, la LPO et Humanité et Biodiversité sont satisfaites de cette décision et attendent de l’État qu’il prenne ses responsabilités en faisant enfin appliquer la loi sur le terrain en mettant un terme au braconnage, notamment des oies.

 

25/05/2016

Le Foulque Macroule

Un appel en trompette

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Souvent pris pour une Poule d'eau par les promeneurs non avertis, le Foulque macroule est présent, parfois même en grand nombre, sur tous les plans d'eau et grandes mares.

 

Les poules d'eau bien qu'assez fréquentes, sont moins nombreuses et plus isolées, leur aspect et même leur comportement étant très différents.

 

Le Foulque macroule présente une petite tête et un cou noirs qui contrastent fortement avec un bec blanc surmonté d'une plaque frontale, également blanche, très caractéristique et impossible à confondre avec la plaque frontale rouge de la Poule d'eau, une espèce plus petite que le Foulque.

 

En dehors de la période de nidification, les Foulques sont très grégaires mais, dès le printemps, elles défendent leur nid avec véhémence en adoptant une posture de menace (tête baissée et ailes déployées).

 

Cette espèce de la famille des rallidés est omnivore, bien que son régime alimentaire soit essentiellement végétarien. L'oiseau s’alimente de végétaux terrestres et aquatiques (joncs, roseaux, graminées…), de petits animaux notamment de mollusques, de larves et d'insectes.

Excellent plongeur, il s'immerge d'un petit saut pour racler les algues du fond de l'eau avant de réapparaître quelques instants plus tard, semblant flotter comme un bouchon.

 

Généralement très bruyants, les Foulques se caractérisent par leurs cris ou appels en trompette qu'ils émettent régulièrement lors de leurs déplacements au fil de l'eau.

 

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Cliché © Dominique Delfino

17/05/2016

Le Faisan de Colchide

Le coq en parade

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La floraison des fruitiers et des haies qui arborent les paysages du plateau de Dambenois guident mes balades de fin de journée. Entre cultures et prairies, il n'est pas rare de croiser au sein de ces milieux naturels le chemin d'un gallinacé semi-sauvage haut en couleurs, le Faisan de Colchide.

 

Originaire d’Asie, il est introduit en Europe, dès l’Antiquité, par les Romains. Bien plus tard, lors des différentes croisades, nos preux chevaliers et seigneurs, séduits par ce bel oiseau, le ramènent dans leurs fiefs et comtés. Sa présence est confirmée en Europe Occidentale, dès le IXe siècle, par les peintures de scènes de chasse et de nombreux textes.

 

D’abord réservé aux rois, princes et nobles, la Faisan devient au fil des siècles le gibier de base de nombreux territoires.

 

Ce superbe coq surpris au détour d'une haie me distance très rapidement pour se réfugier dans un champ de céréales, le regard toujours tourné dans ma direction.

 

Son œil vif brille à travers mon téléobjectif le temps d'une série d'images, dans un contraste de couleurs où se mêlent plumage et végétaux.

 

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Cliché © Dominique Delfino

29/03/2016

Le Pygargue vocifère

Toutes griffes déployées...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le groupe que j'accompagne au Kenya lors d'un safari photo au Kenya en ce mois de mars 2016, a rejoint au Nord de Nairobi le Lac Baringo pour un séjour de quelques jours avant de retrouver la réserve du Masaï-Mara non loin de la frontière avec la Tanzanie.

 

Situé dans la vallée du grand rift, cet important lac d'eau douce d'une superficie un peu inférieure à celle du lac de Neuchâtel, est le refuge d'une multitude d'oiseaux aquatiques. Son niveau peut varier au cours du temps de façon très importante, un marnage de plusieurs mètres ayant été constaté ces dernières années.

 

La barque est le moyen idéal pour observer et approcher les oiseaux qui fréquentent les rives du lac. Nous l'emprunterons chaque jour dès le lever de soleil pour progresser à leur découverte.

 

Le spectacle est assuré par un aigle pêcheur : le Pygargue vocifère, dont plusieurs dizaines de couples sont établis sur ce lac.

 

Tous les matins, les rapaces sont habitués à venir capturer, non loin des embarcations, le poisson que les pêcheurs ou les guides naturalistes jettent à l'eau.

 

L'observation et le moment sont intenses dès lors que le rapace quitte son perchoir. Il arrive progressivement de face, le regard perçant, virant soudainement sur l'aile, pattes tendues en avant, toutes serres déployées, se préparant à capturer sa proie à la surface de l'eau. La prise réussie, il regagne alors son poste d'observation pour manger son poisson en se manifestant souvent par un cri puissant que nous prenons pour un signe de satisfaction ou de remerciement !

 

Une scène d'action que les photographes du groupe ne manqueront pas de saisir, mais un exercice de style qu'il convient souvent de reprendre afin de coordonner la technique photo.

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Cliché © Dominique Delfino

21/03/2016

La Cigogne noire

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalierLa Cigogne noire Ciconia nigra

 

On rencontre de plus en plus fréquemment cet oiseau dans l'Est de la France : la Cigogne noire. En ce printemps 2016, notre ami Dominique Delfino a réussi de fabuleuses photos de cet échassier dans le Pays de Montbéliard (voir texte et illustrations ci-dessous).

 

[Il s'agit d'une observation hors du commun réalisée par Dominique Delfino au cours de la dernière semaine de mars 2016 dans un petit affluent du Doubs. La série d'images qu'il a réalisée est inédite. Le photographe lève le voile de son affût pour nous faire partager et découvrir aujourd'hui cet instant vécu au cœur de la vie de la Cigogne noire.]

 

"À mon retour d'Afrique, je décide de reprendre la température locale en me postant en fin de journée sur le bord d'un ruisseau pour y observer le va-et-vient des oiseaux, en particulier celui du Cincle plongeur.

 

Alors que depuis près d'une heure rien se semble vouloir se manifester, je distingue loin de moi une masse sombre s'animer dans les branchages au bord de l'eau sans avoir pu identifier l'animal qui soudain disparaît.

 

Surprise de taille, lorsque celui-ci réapparaît en présentant son long bec rouge ! C'est bien une Cigogne noire en halte migratoire profitant de ce milieu humide pour se nourrir.

 

L'échassier m'ignore totalement et le caractère très farouche de cette espèce implique la plus grande discrétion de ma part à travers les mouvements de mon téléobjectif. Progressivement la Cigogne remonte le ruisseau, chassant souvent la tête sous l'eau pour y déloger en particulier les grenouilles rousses dont elle est friande.

 

Agile, rapide, précise le spectacle est unique je n'en crois pas mes yeux. La Cigogne finit par chasser à une dizaine de mètres en face de moi dans des conditions de prises de vues exceptionnelles, m'autorisant même la réalisation d'une séquence vidéo.

 

La Cigogne noire est moins connue que sa cousine blanche. Plus discrète et farouche, elle fuit l'Homme et installe son nid au cœur des grands massifs forestiers.

 

Classée rouge sur la liste des oiseaux rares et protégés, cette espèce compte une cinquantaine de couples nicheurs connus en France et fait l'objet d'un suivi scientifique tout particulier. L'observation de ce superbe adulte non bagué complète les données sur l'étude conduite par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) de cet échassier dans notre région."

 

[Une rencontre que le photographe n'est pas près d'oublier, mais que les images permettent de revivre dans une ambiance aquatique de rêve…]

 

Détermination : 95 cm. Légèrement plus petite que la Cigogne blanche elle s'en distingue par son plumage noir brillant, à l'exception du bas de la poitrine et du ventre blancs. Longues pattes, long cou et bec très allongé. Corps élancé. Sexes semblables. Presque toujours farouche et solitaire.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Voix : Très étendue, du hoquet enroué au bruit d'affûtage de scie ; diverses notes musicales au son guttural. Claquements de bec moins fréquents que chez la Cigogne blanche. À l'arrivée d'un intrus dans le nid, elle émet des sons aigus.

 

Vol : Bat lentement des ailes, le cou et les pattes tendus. Vol puissant et régulier.

 

Habitat : Cigogne vivant près des eaux douces des basses terres ou à moyenne altitude dans les anciens massifs montagneux dans les forêts abritant des cours d'eau, des eaux dormantes, des marécages, dans des prairies humides et des roselières. On la trouve également dans des plaines et des forêts inondées ou dans des bosquets denses de hêtres, chênes ou pins. Elle niche à grande hauteur dans les arbres des forêts.

 

Pour se nourrir, la Cigogne noire sonde les eaux peu profondes. Elle consomme des poissons, des batraciens, des insectes, des coquillages, des crabes, des petits reptiles, des oiseaux et des rongeurs.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Comportements : Fin mars, les cigognes noires effectuent une parade nuptiale différente de celle de leurs consœurs les cigognes blanches. Le couple effectue de grands vols nuptiaux et effectue un cérémonial compliqué, balançant le cou d'un côté à l'autre en le faisant onduler. En même temps, la queue se déploie en éventail et l'on peut voir les plumes blanches de sa base.

 

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Nidification : La Cigogne noire occupe le nid des années précédentes. c'est un nid volumineux fait avec des matériaux trouvés sur place, composé de branches et branchettes, tapissé de mousse, d'herbe et de feuilles, amalgamées avec de la terre. Le nid se situe dans les épais bosquets de hêtres, chênes et pins, et plus fréquemment sur les corniches des falaises, toujours près de l'eau, d'une zone découverte, à au moins une douzaine de mètres du sol.

La femelle pond 3 à 5 œufs blancs. L'incubation assurée par le couple dure de 38 à 42 jours. Les jeunes sont nourris par les deux parents qui régurgitent de la nourriture dans le nid. Les cigogneaux quittent le nid au bout de 65 à 70 jours. À la fin de la reproduction, la Cigogne noire abandonne le site.

 

Distribution :(voir la carte IUCN ci-dessous)

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Nota : Les cartes de distribution sont à interpréter avec beaucoup de précautions. Elles donnent une idée de la répartition globale des espèces et non pas une géolocalisation précise. Les zones de distribution étant géopolitiques, si une espèce est présente dans une partie du pays, c'est l'ensemble du pays qui est sélectionné. Pour une distribution plus précise, consultez le site de l'IUCN.

 

Sources :

 

— Courriel de Dominique Delfino

— Site  Oiseaux-net

 

21/02/2016

La Mésange bleue

Jolie Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Familière, peu farouche, téméraire malgré sa petite taille, la Mésange bleue est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu.

 

C’est l'un des oiseaux du jardin les plus colorés. Elle se différencie facilement de la Mésange charbonnière par sa taille plus réduite (11 — 11,5 cm), son absence de barre verticale noire sur le plastron et le dessus de sa tête bleu.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture. Ce comportement est particulièrement visible autour des mangeoires.

 

À partir de l’automne, son caractère sociable est particulièrement visible. Elle se regroupe avec d’autres mésanges (même d’espèces différentes) pour voler d’arbre en arbre à la recherche de nourriture. Elle est omnivore et se repaît aussi bien de graines que de chenilles (son mets de prédilection).

 

La Mésange bleue occupe volontiers les nichoirs installés à son attention et adopte un comportement territorial au moment de la reproduction. Ainsi dès la mi-mars, les couples défendent farouchement leur territoire et le site de nidification dans lequel sera construit un nid particulièrement douillet pour recevoir la ponte.

 

Mais en attendant, profitons encore quelques temps des mangeoires pour l'observer à portée de fenêtre et d'objectif, tout en s'assurant que les chats ne puissent y accéder.

 

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Cliché Dominique Delfino

 

31/01/2016

Comportement territorial du Cygne tuberculé

À fleur d'eau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est l'image d'ambiance que je privilégie dans le domaine de la photographie animalière et le cliché qui illustre la rubrique de cette semaine répond à mon goût aux critères de cette définition.

 

À l’affût dans la plaine de l’Allan, ce sont des rapaces qui retiennent mon attention, mais l'agitation bruyante d'un couple de cygnes tuberculés sur un étang proche finit par changer mon ''mon objectif d'épaule'' pour me concentrer sur ces oiseaux.

 

Le comportement territorial d'un mâle dominant cherchant à s'imposer sur ce secteur, contraint le cygne à affronter et chasser les concurrents sur le plan d'eau en engageant des courses poursuites spectaculaires avant l'envol.

 

Les conditions de ce contre-jour sont en ma faveur, m’offrant à travers l’objectif toute la transparence que je recherche pour mettre en lumière les projections d'eau, le plumage de l'oiseau, le tout dans une attitude qui exprime toute la vie de cette scène.

 

Les poursuites se reproduiront régulièrement au cours de la journée, laissant sans nul doute penser que la saison des amours est toute proche et que le printemps ne se fera pas attendre.

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Cliché © Dominique Delfino