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21/06/2017

Balades naturalistes : fréquentation

Objectifs de ce blog

Statistiques de fréquentation

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur…

If, Rudyard Kipling, 1896.

 

 

CLASSEMENT INTERNATIONAL DE

"BALADES NATURALISTES"

 

Blog distingué par Golden Blogs Awards 2014 et classé troisième dans la catégorie "Biodiversité"

 

 

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13/06/2017

Le téléphore fauve

Au cœur de la rosée

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

La vie secrète des insectes se dévoile souvent au petit jour. Prenez le temps de poser le regard sur la végétation couverte de rosée matinale pour découvrir des instants de la vie animale encore figés par la fraîcheur de la nuit.

 

Le cas de ces coléoptères révèle une scène singulière d'accouplement sur cette feuille de roseau bercée par un léger vent, l'ensemble dans une position plutôt détendue !

 

Ce sont des Téléphores fauves. Ces insectes vivent dans les prés fleuris, surtout sur les ombelles. Les adultes sont des prédateurs d’autres insectes, mais mangent aussi du pollen des fleurs. La femelle pond ses œufs à la surface du sol.

 

Les insectes sont des animaux à sang froid qui se retrouvent engourdis par la fraîcheur nocturne et attendent la chaleur du matin pour pouvoir se réveiller. Comme me le décrit si bien mon ami photographe Denis Bringard et spécialiste de ces petites créatures : pour faire simple, ils fonctionnent à l’énergie solaire.

 

Téléphores-fauves-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

06/06/2017

Évasion au bord de l'Allan

Évasion au bord de l'Allan

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Difficile d'imaginer en regardant ce cliché de la rivière Allan que nous sommes à moins de dix minutes de l'un des plus grands centres industriels automobiles européens !

 

Au départ de Brognard, la basse vallée de l'Allan offre au promeneur un parcours bucolique, naturel et sauvage. Cet environnement se caractérise par le lit majeur de la rivière encore largement inondable et enfin préservé pour la régulation des crues annuelles. La faune et la flore qui s'y inscrivent dépendent essentiellement de la nature de ces espaces et comptent de nombreuses espèces protégées.

 

Une belle balade qui vous conduira le long du canal du Rhône au Rhin en direction d'Allenjoie puis du territoire de Belfort à la découverte de la Bourbeuse inscrite dans un périmètre Natura 2000.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,allan,pays de montbéliard

Cliché  Dominique Delfino

30/05/2017

Lapin en herbes

 

Lapin en herbes


par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier


Ce petit mammifère est certainement celui que l'on observe le plus couramment dans la nature le long des routes ou dans les champs.


Particulièrement craintif, le Lapin de garenne fuit la présence de l'Homme. Le Renard roux, la Fouine, la Martre ainsi que les rapaces font partie des nombreux prédateurs régulant les populations encore impactées par la myxomatose.


Affût indispensable en bordure du Doubs près de Voujeaucourt pour se confondre au sein de cette petite colonie de lapins.

 

Les conditions de prises de vues ne semblent pas présenter trop de difficultés lorsque que j'observe aux jumelles les animaux s'animer autour des terriers. Il en est tout autre une fois installé derrière mon appareil. Toujours très prudents les garennes ne pointeront le bout du museau qu'au bout de longs moments d'attente qui peuvent quelquefois compter des heures !!


Mais quel plaisir de saisir et de partager les attitudes toujours aussi sympathiques de ce petit rongeur pour le bonheur des enfants et des plus grands !»

 

Lapin-en-herbes-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino



 

 

24/05/2017

Chevreuil bondissant

Le grand saut

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image de dernier instant réalisée ce dimanche soir 21 mai 2017 alors que je circulais sur une petite route au soleil couchant.

 

Non loin de moi, je remarque ce chevreuil se délectant d'herbe tendre en lisière de culture et dont le poil d'hiver a presque totalement laissé place au pelage d'été.

 

J'abandonne très vite mes jumelles pour saisir mon téléobjectif déjà bien rangé dans son étui tandis que l'animal disparaît progressivement dans les hautes herbes.

 

Les secondes sont comptées lorsque subitement, la chevrette revient sur ses pas et s'engage alors dans une course effrénée.

 

Je parviens à la suivre, les yeux rivés dans mon viseur, le doigt figé sur le déclencheur programmé pour une rafale d'images.

 

Le film de ce bref instant se déroulera à nouveau dans ma tête mettant en scènes les bonds du chevreuil volant au-dessus de la prairie.

 

Réussi ou pas ? C'est avant tout l'instant vécu qui compte. Si le résultat semble correct sur mon appareil, seul l'examen sur grand écran pourra le confirmer avec certitude.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,chevreuil

Cliché © Dominique Delfino

16/05/2017

Le Tarier pâtre

Joli Tarier pâtre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce petit passereau, très facilement identifiable à sa silhouette ronde et trapue, fréquente les milieux ouverts de nos campagnes en marge des cultures. Les friches constituent souvent son milieu de prédilection, les chardons lui offrant des perchoirs de choix pour surveiller son territoire et chasser ses proies.

 

Ce ne sont pas moins de cinq couples de Tariers occupant tous un territoire bien défini sur le plateau de Brognard que j'ai récemment pu identifier.

Nicheurs dès le mois d'avril, les couples d'oiseaux ont vu leurs poussins quitter le nid afin de prendre leur envol ces derniers jours. La tâche pour les parents n'est pas pour autant achevée. Durant de nombreux jours encore, les adultes suivront de près les jeunes quémandant la nourriture en se manifestant sans cesse par de petits cris, tout en restant bien dissimulés dans la végétation.

 

Alors que le mâle prendra en charge la progéniture, pendant que, très rapidement la femelle préparera un nouveau nid afin d'assurer une seconde nichée.

 

Tarier-pâtre-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

10/05/2017

Festival de photo nature et animalière d'Ornans

Festival de photo nature et animalière d'Ornans

 

Le festival de photo nature et animalière d'Ornans aura lieu du 19 au 21 mai 2017 et aura lieu salle du CAL, rue de la Corvée, à Ornans (25). Une quinzaine de photographes seront présents ainsi que des associations comme le Pôle Grands Prédateurs, le centre Athénas et la LPO.

  • Tous les après-midis sera projeté le documentaire du Pôle Grands Prédateurs sur les moyens de protection des troupeaux dans le massif jurassien, notamment contre la prédation du Lynx.

 

  • Samedi à 20 heures, salle Saint-Vernier près de l'office de tourisme d'Ornans, conférence par le réalisateur Franck Vigna, assisté de l'agriculteur Michel Pritzy, sur la thématique du renard, avec la projection du film "l'odeur de l'herbe coupée".

 

  • Dimanche à 11 heures, diaporama et conférence par Fabien Gréban.


Buvette et petite restauration les midis.

Ouverture : vendredi de 14h00 à 18h00
          samedi et dimanche de 10h00 à 18h00.

Entrée gratuite.

En espérant vous y rencontrer.

Jean-Michel Nortier.

 

Ornans-affiche-450.jpg

Ornans-Flyer-450.jpg

08/05/2017

Renardeaux

Photo de famille

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

Surprise ! Alors que j’observe de petits passereaux nourrir leurs jeunes tout juste sortis du nid, je découvre dans mon dos ces renardeaux à l’affût, inquiets de ma présence.

 

Je fais aussitôt le lien avec une nichée de jeunes animaux que la Renarde a récemment déplacé d'un proche terrier à Allenjoie.

 

Les renardeaux ont finalement élu domicile dans cette canalisation d'un trop plein d'eau pluviale sur la ZAC Technoland 2.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard

Cliché © Dominique Delfino

 

Les jeunes mammifères n’hésitent alors pas à quitter leur abri ''industriel'' pour s'adonner à de longues scènes de jeux dans la prairie environnante et les rochers qui recouvrent la conduite.

 

Ce site à découvert, impose aux renardeaux de se cacher rapidement pour s'abriter de tous dangers ou de se plonger dans de très longs cycles de sommeil.

 

Un refuge que la mère regagnera tard le soir, dans la nuit, ou au petit matin afin de rester la plus discrète et prudente pour nourrir ses jeunes»

02/05/2017

Toiletteurs de la savane

Les toiletteurs de la savane

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

De retour du Kenya, ce cliché illustre le stage safari-photo que j'ai animé en avril 2017.

 

Les scènes de la vie sauvage au sein de la réserve du Masaï-Mara offrent à chaque instant des moments étonnants de découverte.

 

Les félins et les grands mammifères sont les acteurs majeurs qui animent la savane mais les oiseaux, très nombreux sur ce territoire, font également l'objet de riches observations.

 

Il est courant de voir de petits oiseaux tourner autour des troupeaux. Ce sont des pique-bœufs.

 

Ces oiseaux se nourrissent de tiques et de larves logées dans la peau des animaux et mangent les insectes soulevés par les pas des troupeaux dans la savane.

 

Les buffles n'ont aucune raison de les chasser, ils trouvent en eux un moyen de nettoyer des endroits inaccessibles : le dos ainsi que le museau ou bien les oreilles.

 

Un cliché qui rappelle le rôle que jouent les étourneaux dans nos régions lorsqu'ils capturent les mouches autour des yeux du bétail en pâture.

 

Buffle-et-oiseaux-nettoyeurs-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

17/04/2017

Blaireaux au cœur de la nuit

Au cœur de la nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Ce sont des instants privilégiés que ces longs moments passés à l’affût dès la tombée de la nuit.

 

Les terrassements fraîchement réalisés sur les terriers confirment la présence des blaireaux sur le site occupant souvent plusieurs cavités et communiquant entre elles par des galeries.

 

Les lueurs du soleil couchant s'éteignent progressivement tout comme le chant des oiseaux laissant place au craquement des feuilles mortes remuées par de petits rongeurs.

 

Sans un bruit, un adulte pointe le museau à l'entrée du terrier, prend le vent pour y détecter la moindre odeur, avant de s'éloigner pour une grande balade nocturne.

 

À cette époque de l'année ce sont les jeunes âgés de deux mois qui depuis peu, évoluent autour de la blaireautière, remuant le sol à la recherche de nourriture.

 

Les blaireautins s'adonnent régulièrement à scènes de jeux rappelant celles de nos animaux de compagnie. Dans la nuit qui se prolonge les jeunes retrouveront le terrier dans l'attente des parents dont ils dépendent encore pour se nourrir.

 

blaireau,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

13/04/2017

L'échangeur de Sévenans prend de la hauteur

L'échangeur de Sévenans prend de la hauteur

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

 

Lors d'un récent reportage photo aérien, j'ai extrait ce cliché traduisant l'impact des travaux de restructuration de l'échangeur de Sévenans sur l'A36.

 

Vu du ciel, les axes routiers de ce secteur rappellent quelque-peu les aménagements de très grandes agglomérations et le développement de nos infrastructures récentes conduisent inévitablement à repenser leurs dessertes.

 

Mardi 7 mars 2017, le premier coup de pelle annonçant le début des travaux de l’échangeur de Sévenans a été donné.

 

autoroute A 36, échangeur de sévenans,

Cliché © Dominique Delfino

 

L'échangeur de Sévenans joue un rôle déterminant au croisement de l'A36 et de la RN1019, axes routiers majeurs. Il est également raccordé à la RD 437, ancienne nationale reliant Montbéliard, et assure la desserte de nombreuses communes riveraines. Avec la Gare TGV et le développement de la jonction, le trafic s'est intensifié et s'est amplifié avec l'ouverture de l'Hôpital Nord Franche-Comté et la mise en service de la Transjurane, nouvelle autoroute suisse.

 

Des travaux sont nécessaires pour fluidifier le trafic et assurer la sécurité des usagers et surtout faire oublier les bouchons tel celui qui a paralysé l'A36 durant quatre heures dernièrement.

 

autoroute A 36, échangeur de sévenans,

Cliché © Dominique Delfino

11/04/2017

Printemps à vol d'oiseau

Printemps à vol d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Nouvelle vue aérienne pour illustrer cette période du printemps durant laquelle les arbres fruitiers et les haies se parent de mille fleurs.

 

Vus du ciel, les vergers se dessinent dans le paysage, marqués par la couleur blanche de la floraison.

 

C'est donc en avion et en montgolfière que je redécouvre avec émerveillement ces vieux vergers qui subsistent encore dans le Pays de Montbéliard.

 

Le secteur de Vandoncourt demeure certainement l'un des plus riches, mais les ceintures de vergers que l'on rencontre autour des petites villes et villages de l'agglomération sont du plus grand intérêt pour l'équilibre de la biodiversité.

 

La lumière rasante offre les conditions idéales pour apprécier le graphisme, l'harmonie et la transparence d'un paysage qui défile sous mes yeux à vol d'oiseau.

 

Printemps-à-vol-d'oiseau-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

        

04/04/2017

Vent solaire

Vent solaire

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste

 

Les conditions météo de ce jour ne pouvaient que garantir un coucher de soleil spectaculaire depuis les hauts d’Indevillers, petite commune du Haut-Doubs.

 

Le belvédère de la Joux offre un panorama de toute beauté sur la vallée du Doubs où se profilent monts et vallées jusque dans un lointain horizon.

 

Les lueurs de cette fin de journée que diffuse la brume, embrasent le ciel, attisées par le soleil qui vit les derniers instants de ce jour.

 

C’est grâce à mon téléobjectif que se dessine la silhouette des éoliennes dans les environs de Baume-les-Dames, sur lesquelles la gigantesque boule de feu solaire termine sa course.

 

Une manière d’imposer l’énergie d'un vent solaire en cette période de transition énergétique...

 

VENT-SOLAIRE-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

28/03/2017

Le Rouge-gorge

Familier le Rouge-gorge

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce joli petit passereau se distingue par son comportement familier, n'hésitant pas à tenir compagnie à l'être humain surtout au jardinier retournant sa terre, le Rouge-gorge saisissant la moindre occasion pour capturer une proie.

 

L'hiver nous offre l'occasion de l'observer de plus près et de découvrir son plastron orangé sur fond gris, principale caractéristique de cet insectivore. Bien souvent le Rouge-gorge que l'on observe en hiver n'est pas le même que celui que l'on retrouve au printemps. De nombreux oiseaux hivernant dans notre région sont, en réalité, originaires de Scandinavie (notamment de Finlande).

 

Le Rouge-gorge se nourrit au sol. Il repère ses proies depuis un perchoir peu élevé et les capture à l'issue d'un petit vol d'approche. Plus rarement, il se déplace au sol en sautillant et en scrutant la surface terrestre.

 

À la belle saison, le Rouge-gorge familier est essentiellement insectivore. Il se nourrit d'insectes et de leurs larves (coléoptères et diptères particulièrement) et de divers petits invertébrés (arachnides, myriapodes,...).

 

À la mauvaise saison, il profite des petits fruits charnus tels que les baies de divers arbustes comme les ifs, les genévriers, les cotonéasters et autres sorbiers. Il peut également consommer de petites graines, voire des restes alimentaires en milieu habité. Il est facile de l'attirer avec de simples miettes de pain. En revanche, il ne saura pas profiter de la boule de graisse suspendue en hauteur. Tout au plus pourra-t-il en récupérer quelques bribes tombées au sol.

 

Aucune différence d'aspect entre mâle et femelle, cette dernière étant un peu plus petite. Mais, c'est avant tout un oiseau forestier qui n'admet pas la concurrence avec l'un de ses semblables. Considéré comme l'un des oiseaux les plus agressifs, il est très attaché à son territoire qu'il défend en toute saison. Les combats entre mâles peuvent être mortels, il est si batailleur qu’il peut attaquer une boule de laine orange !

 

Au jardin, il est fréquent d’observer le Rouge-gorge chasser les intrus. Son chant puissant lui permet d’écarter les rivaux et donc d’éviter les querelles.

 

Il n'y a guère de mois dans l'année où ne retentissent ses cris ou ses chants et particulièrement en ce printemps, ses gazouillis sont un régal pour l'oreille.

 

Rouge-gorge-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

20/03/2017

l'Aspic au réveil d'hibernage

Réveil d’hivernage

 

par Michel Cottet herpétologue et

Dominique Delfino photographe naturaliste

 

J'attendais avec impatience les premières images de mon ami Michel Cottet, naturaliste, spécialiste des reptiles. Voilà en partage ce cliché commenté par son auteur.

 

En cette belle journée du 17 mars 2017, la température avoisinant 18°C, il était fort probable qu’une prospection attentive entre Pont-de-Roide et le Lomont permettrait d’observer les premières vipères en activité après leur repos hivernal. Tout juste sortis de leur torpeur, en milieu d’après-midi, trois beaux adultes, deux mâles et une femelle, prenaient un bain de soleil, lovés sous la protection d’un roncier.

 

Le mâle, très paisible, brun-rouge a bien voulu ne pas s’éclipser, prendre la pose, dans l'attitude typique d'une aspic sur l'expectative... mi-curiosité, mi-inquiétude ! Encore couvert d'un peu poussière terreuse, va-t-il parvenir à se débarrasser de l'épine de ronce qui s'est plantée dans sa peau ? Étant donné les taillis épineux que l'Aspic fréquente régulièrement, ce problème doit arriver assez souvent !

 

Belle rencontre d’une espèce fascinante, précieuse auxiliaire des agriculteurs et des jardiniers. Elle contribue à la régulation des populations de petits rongeurs, comme les campagnols, dont on connaît les méfaits quand leurs pullulations détruisent le fourrage des pâturages et prairies de fauche des éleveurs de bétail.

 

Vipera-aspis-©-Michel-Cottet-450.jpg

Cliché © Michel Cottet

14/03/2017

Petit agneau

Petit-agneau1-450.jpg

05/03/2017

Mésange bleue, un oiseau acrobate

Acrobate, la Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Tout simplement belle, étonnante, vive, caractérielle, familière, la Mésange bleue ne cesse de m'étonner. Sa présence régulière comme toutes ses cousines mésanges à la mangeoire me séduit par son comportement rythmé par un va-et-vient permanent.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture sur un poste de nourrissage.

 

Petit oiseau très actif au bec court, elle peut prendre bien des positions souvent traduites par des acrobaties pleine de charmes. Contrairement à son apparence, c’est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu. Son comportement et son caractère effronté font de la Mésange bleue un oiseau opiniâtre et curieux. Elle se caractérise par la couleur bleue cobalt de sa calotte, comme celle de ses ailes et le dessus de sa queue.

 

Les mésanges bleues commencent à visiter des cavités de nidification habituellement début mars. Le site idéal est un petit trou ou une étroite fissure dans un arbre ou un mur dans lequel le mâle pénètre ensuite en appelant la femelle, espérant qu'elle le suive et adopte l'endroit.

 

Impossible de lui résister donc quand elle apparaît dans le viseur de l'appareil photo, le plus difficile étant de maintenir le cadrage tant elle bondit vite d'un perchoir à l'autre.

 

Mésange-bleue-acrobate-500.jpg

Cliché © Dominique Delfino

16/02/2017

Stage photo Découverte des Cévennes

Stage photo Découverte des Cévennes
du jeudi 15 au lundi 19 juin 2017


Animation : Dominique Delfino
Jean-Louis Vermot-Desroches

1.-BROCHURE-CEVENNES-2017-450.jpg


Trois journées consacrées à la prise de vues et à la découverte
du Causse Méjean (au coeur du Parc national des Cévennes).


Accueil le jeudi 15 en fin d'après-midi au hameau de Hyelzas
(10 km de Meyrueis) et installation au gîte.

Du vendredi 16 au dimanche 18


• Observation des Vautours
• Balade ornithologique sur le Causse Méjean
• Découverte du patrimoine cévenol
• Visite du Chaos de Nîmes-le-Vieux
• Randonnée exceptionnelle sur les crêtes des gorges de la Jonte
• Visite de l'Aven Armand
• Prise de vue du ciel étoilé d'une pureté remarquable

Formation et perfectionnement aux diverses techniques de prises de vues, démonstration de matériel.


Lecture et traitement informatique des images.

Départ le lundi 19 à l'initiative de chacun.

 

Participation : 650,00 euros par personne comprenant l'encadrement photo, l'hébergement en gîte et les repas.

Stage limité à six personnes

dominiquedelfino@wanadoo.fr 06.32.42.66.40

jlvdr@wanadoo.fr 06.70.21.10.90

 

Village-cévenol-450.jpg

15/02/2017

Nuages

Arabesques nuageuses

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Quoi de plus beau pour laisser s'évader l'esprit que de se plonger la tête dans les nuages.

 

Libre et pure, la lumière de cette fin de journée, dévoile le tableau qui se dessine dans le ciel sous la forme de superbes arabesques nuageuses.

 

Masqué temporairement par un petit nuage, le soleil diffuse une clarté qui renforce les contrastes. Un léger vent anime cette composition éphémère d'une finesse et d'une subtilité magique.

 

Quelques longues minutes, les yeux imprégnés de cette ambiance suffisent à concentrer en soi un peu d'énergie pour laisser libre cours à ses rêves...

 

Arabesques-nuageuses-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

12/02/2017

L'homme à la tête de glace

L'homme à la tête de glace

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

La prise de vue numérique impose une gestion rigoureuse des images afin de ne pas se laisser dépasser par l’amoncellement des documents que délivrent les cartes mémoires.

 

La photographie que je partage aujourd'hui retient tout particulièrement mon attention dans le tri sévère auquel je procède ces derniers jours.

 

Un léger recul dans le temps permet d'ailleurs d'apprécier différemment les images réalisées quelques jours auparavant et d'y porter une lecture plus rigoureuse.

 

Je scrute dans ses moindres détails la glace qui habille cette fontaine de la vallée du Dessoubre pour y déceler des formes sculptées par la chute d’eau dans la transparence glacée.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

08/02/2017

Jardin de nuit

Jardin de nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

La magie de la lumière inspire le photographe de jour comme de nuit, telle en témoigne cette image de la basse vallée de l'Allan à Allenjoie.

 

L'image semble avoir été réalisée en plein jour mais, en vérité, la pose de 8 secondes traduisant ce filé flou de l'eau s'est déroulée à la nuit tombante.

 

Le paysage plonge alors dans une ambiance crépusculaire, donnant à cet espace naturel et sauvage une tout autre dimension.

 

Seul le bruit de l'eau qui s'écoule sur les bancs de graviers permet de rester imprégné de cette atmosphère enregistrée dans la chambre noire de mon appareil photo.

 

Jardin-de-nuit-450.jpg

07/02/2017

Le Pic vert

Superbe Pic vert

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

J’évoquais dernièrement dans l'article "Histoire de pics" les différentes espèces de Pics présentes à la mangeoire et l'un d'entre eux s’est bruyamment manifesté par son cri dans les alentours sans toutefois montrer le bout de son bec.

 

Le Pic vert, puisque c’est de lui qu’il s’agit, finit par se dévoiler, agrippé à un tronc dont il scrute l'écorce pour en déloger les larves.

 

Conditions exceptionnelles d'observation de cet oiseau qui évolue à ma hauteur à tout juste une vingtaine de mètres de moi.

 

Saisi plein cadre à travers mon objectif photo, le Pic vert demeure immobile quelques instants en observant son environnement. Il s'agit d'un mâle, aucune ambiguïté pour l'identifier grâce à sa moustache rouge bordée de noir qui s'accorde avec la couleur rouge vif du dessus de sa tête et de sa nuque. Je l'observe ainsi, en train de fouiller les vieux troncs de son long bec puissant, tout en laissant échapper des copeaux de bois.

 

Une belle touche de couleurs dans l’environnement hivernal de ces derniers temps.

 

Pic-vert-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

 

31/01/2017

Nid d'abeilles

Construction de l'extrême

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Découverte étonnante, dont me fait part Étienne Chalamet (apiculteur amateur) demeurant à Sévenans 90, avec cette colonie d'abeilles installée sur une branche au-dessus de la Savoureuse.

 

Habituellement construite dans des cavités naturelles de bois ou de pierres, la colonie d'abeilles est, dans ce cas précis, élaborée en brèches (structures alvéolaires) à plein vent et ce, certainement depuis plusieurs années, compte tenu de l'architecture générale.

 

Regroupés au cœur de ces brèches, les insectes les plus à l'extérieur bruissent des ailes afin de réchauffer la colonie tout en progressant à l'intérieur pour se faire relayer assurant ainsi leur survie dans les périodes de froid.

 

Cette construction, élaborée à quelques mètres au-dessus de l'eau, profite-t-elle peut-être, dans ce cas précis, d'une atmosphère humide tempérant quelque peu le milieu, été comme hiver ?

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,abeilles

Cliché © Dominique Delfino

 

24/01/2017

L'écureuil roux

L'écureuil roux

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'activité autour les points de nourrissage destinés aux oiseaux offre de temps à autres quelques surprises fort sympathiques en matière d'observation. Le va-et-vient permanent des différentes espèces ne laisse pas indifférents certains acteurs de la nature que l'on ne s'attend pas toujours à contempler d'aussi près.

 

Guy Français demeurant à Vieux-Charmont, alimente l'un des ses postes de nourrissage. Tous les matins, bien dissimulé dans sa petite tente affût, il observe les différentes espèces et s'attarde plus particulièrement sur la présence régulière d'un superbe écureuil roux.

 

L'écureuil ne fait pas partie des animaux qui hibernent blottis dans un terrier en attendant que les beaux jours reviennent. Il s'organise, vit sa vie tout simplement, continue de se promener parfois même dans la neige. En revanche, par grand froid, il peut rester calfeutré dans son nid plusieurs jours, grâce à ses réserves.

 

On doit donc cette image à notre ami Guy qui, durant tout le temps pendant lequel le petit mammifère se délecte de tournesol, n'a d'autre réflexe ou « Reflex » si c’est un jeu de mot que de faire ''chauffer'' son appareil photo par les temps qui courent.

 

Écureuil-roux-Guy-Français-450.jpg

Cliché © Guy Français

 

Voir également sur ce même blog : l'Écureuil roux

21/01/2017

Merle noir leucique

Merle-blanc-18-01-2017-200.jpgMerle noir leucique

 

"Connu comme le merle blanc" est une expression désignant une chose exceptionnelle ou rarissime. "Le Merle blanc"  est quelqu’un qui possède des qualités très difficiles à réunir.

 

En effet, des anomalies de coloration du plumage sont occasionnellement observées chez les Merles noirs. Les deux clichés joints sont l'œuvre de Christophe Mauvais, un ornithologue de obsnatu-fc qui a pu l'observer à la mangeoire durant les mois de décembre 2016 et de janvier 2017.

 

Même si ces phénomènes demeurent rares en chiffres absolus, ils semblent moins exceptionnels que chez les autres espèces d'oiseaux. Selon des observations menées en Grande-Bretagne, sur l'effectif total d'oiseaux décolorés recensés de toutes espèces, 29 % appartiennent au genre Turdus et sont principalement des Merles noirs, en l'occurrence des merles blancs. L'existence de merles blancs avait déjà été rapportée entre autres par Buffon.

 

Les anomalies s'expriment toutes par une décoloration plus ou moins prononcée, mais sont de natures diverses et peuvent relever de l'albinisme[1] véritable et total (l'albinisme est ou n'est pas, l'albinisme ne peut être partiel), de diverses formes d'aberration (leucisme[2], dilutions, schizochroïsmes[3]). Alors que pour les vrais albinos la cause est purement génétique, d'autres facteurs, comme le vieillissement ou les carences alimentaires et vitaminiques, peuvent intervenir pour expliquer les déficiences de pigmentation.

 

Il existe deux principales formes de leucisme : pâleur généralisée due à une diminution équivalente de pigments dans toutes les plumes ou présence de taches blanches causée par l’absence totale de pigments à certains endroits À la différence de l’albinisme, le leucisme touche tous les pigments comme les caroténoïdes et non seulement la mélanine. Les animaux leuciques ne sont pas plus sensibles au soleil que les autres. Au contraire, ils y seraient même légèrement plus résistants : la couleur blanche ayant un albédo élevé, elle protège davantage de la chaleur.

 

Les oiseaux albinos ont les yeux roses. Ce phénomène s’explique par le fait qu’en raison de l’absence de mélanine dans l’organisme de ces individus. Les yeux ne peuvent que laisser transparaître les vaisseaux sanguins situés derrière eux. Il est possible qu’un oiseau entièrement blanc produise certaines concentrations de mélanine. Par exemple, un individu tout blanc aux yeux foncés serait atteint de leucisme puisque cette mutation se limite au dépôt des pigments dans le plumage.

 

Réputés plus vulnérables, les individus entièrement blancs ont de moindres chances de survie et de reproduction (les albinos ont une déficience visuelle qui les voue à une mort rapide, en général les albinos rencontrés sont donc toujours des sujets jeunes ; en revanche les merles leuciques n'ont pas d'atteinte oculaire et peuvent très bien atteindre l'âge adulte). Aussi la plupart des merles tout blancs que l'on peut observer actuellement, qu'il s'agisse de véritables albinos ou non, sont des animaux reproduits sous la protection des humains. Quant aux décolorations partielles qui surviennent chez des animaux réellement sauvages, il semble qu'elles soient nettement plus fréquentes en milieu urbain.

 

Comme si la situation n’était pas assez complexe, il arrive parfois qu’un oiseau perde des plumes en échappant de justesse à un prédateur. Les nouvelles plumes peuvent être blanches et reprendre leur couleur normale à la prochaine saison de mue. Bien que la repousse en blanc s’apparente au leucisme, il s’agit d’un phénomène distinct.

 

Texte tiré de Wikipedia

 

[1] L'albinisme est une particularité génétique héréditaire qui affecte la pigmentation et se caractérise par un déficit de production de mélanine. L’albinisme ne renvoie qu’à l’absence totale de mélanine. Il est donc possible qu’un oiseau albinos présente tout de même des couleurs. L’albinisme touche les mammifères, les oiseaux, les poissons, les amphibiens et les reptiles et peut aller jusqu'à l'absence totale dans l’iris et les téguments (épiderme, poils et cheveux, plumes), malgré la présence normale de cellules pigmentaires.

 

[2] Le leucisme ou leucistisme est un ensemble de phénotypes caractérisés par la couleur blanche des téguments sur toute la surface ou par zones (aspect pie, bicolore, etc.), liés à un déficit (absence ou dégénérescence) des mélanocytes et autres cellules pigmentaires). Il s'agit d'une mutation génétique qui empêche la production le dépôt normal de mélanine et d’autres pigments dans le plumage. Dans ce cas, certains gènes soit interfèrent avec la différenciation ou la migration des chromatophores et des mélanocytes issus de la crête neurale lors de l’embryogenèse, soit entraînent leur dégénérescence, leur nécrose ou leur apoptose prématurée. La rétine est normalement constituée et l'iris est normalement pigmenté ou de couleur plus claire que le phénotype normal, mais jamais totalement dépigmenté comme dans l’albinisme. La raison pour laquelle le leucisme influence moins les yeux serait que les épithéliums pigmentaires de l’iris et de la rétine proviennent du tube neural et non de la crête neurale.

 

[3] Le schizochroïsme est une aberration de couleur liée à l'absence d'une des deux mélanines (eumélanine ou phéomélanine).

 

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Cliché © Christophe Mauvais obsnatu-fc

 

17/01/2017

Pic mar ou Pic épeiche ?

Histoire de Pics

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

La période de froid que nous traversons en ce mois de janvier 2017 favorise le rapprochement de certains oiseaux en quête de nourriture dans nos jardins et à proximité de nos maisons.

 

Beaucoup de monde s'inquiète cette année de la sensible diminution du nombre d'oiseaux aux mangeoires installées à leur attention. Aucune explication fondée ne permet pour le moment d'apporter de réponses à ce constat, mais il est certain que l'érosion de la biodiversité que l'on constate tous les jours n'y est pas étrangère.

 

La présence régulière sur un point de nourrissage d'un Pic épeiche et de son proche cousin plus discret, le Pic mar, me permet de photographier ces deux espèces dans d'excellentes conditions.

 

Pas toujours évident pour une personne non initiée de différencier à distance ces oiseaux dès le premier coup d'œil.

 

La comparaison de ces deux images ne laissera plus aucun doute sur l’identification des deux espèces si vous parvenez à mettre dans l'axe de vos jumelles l'un ou l'autre de ces Pics.

 

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Clichés © Dominique Delfino

03/01/2017

Kite-surf à Brognard

Kite-surf à Brognard

 

par Dominique Delfino

Photographe

 

Quelques centimètres de neige, un froid persistant sur le plateau de Brognard terrassé récemment dans le cadre de l'aménagement de Technoland 2, offriront sur certains espaces naturels le terrain de jeu idéal à des activités de plein air.

 

L'ambiance dont je profite en cette fin de journée à l'occasion de ce superbe coucher de soleil, rappelle plus celle d'une soirée d'été en bord de mer à la vue de ce kite-surf glissant sur l'horizon. Manquent juste les goëlands et les mouettes !

 

Le contre-jour et ma position en contreplongée me permettront de suivre les va-et-vient de ce sportif jouant avec le vent sur cette petite ligne de crête sur laquelle le rideau de théâtre se referme avec les dernières lueurs chaudes du soleil couchant.

 

Plus de hérons et autres oiseaux pour l'heure sur cet espace. Effarouchés par cette grande voile souvent considérée comme un prédateur, ils regagneront les lieux ultérieurement en toute confiance.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

01/01/2017

Hérons charognards

Réveillon de Nouvel An pour des hérons

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

C'est une carte de vœux grandeur nature que nous offrait ce dimanche de Nouvel An. Le paysage de givre féérique que je découvre en ouvrant mes volets me précipite sur le terrain afin de profiter de la lumière matinale direction le plateau de Brognard.

 

Un groupe d'une vingtaine de hérons cendrés regroupés dans une friche givrée semble particulièrement intéressé par de la nourriture providentielle en cette période de disette.

 

Je découvre alors les restes d'un chevreuil mort que les renards , les rapaces et les corvidés n'auront pas tardé à dévorer.

 

Les Hérons, tels des vautours profiteront également de ce festin. Les échassiers ne disposent pas de l'anatomie des oiseaux charognards, leur long bec étant plus adapté à la pêche ou à la capture de petits mammifères.

 

Néanmoins, ils parviendront à prélever quelques restes jouant également les éboueurs de la nature.

 

Mais c'est avant tout cette ambiance, des oiseaux évoluant dans ces hautes herbes givrées, que je garde en mémoire tout comme à travers mon objectif photo.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

20/12/2016

Chardonneret en hiver

Élégant le Chardonneret

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est une palette de couleurs à laquelle je ne m'attendais pas qui se présente à portée de mon objectif.

Je profite de ces matins givrés au cœur de nos campagnes pour saisir à travers mon objectif ces ambiances hivernales malgré l'absence de neige.

À la recherche de chardons dont ils sont friands, les Chardonnerets se déplacent en groupe d'une dizaine d'oiseaux en volant dans la friche environnante.

Surprise, lorsque l'un d'entre eux se perche non loin de moi sur cette branche qu'il frappe du bec comme pour en faire tomber le givre.

Dans cette lumière voilée et douce, il expose ses élégantes couleurs dont ce superbe masque rouge.

Quoi donc de plus joli à mon goût pour vous adresser mes meilleurs vœux à la veille de cette année 2017.

 

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 Cliché © Dominique Delfino

19/12/2016

La vallée des loups, un film formidable

La vallée des loups, un film formidable

sortie au cinéma le 4 janvier 2017

par Jean-François Noblet

 

La Vallée des loups, le film tant attendu de Jean-Michel Bertrand, est sorti au cinéma le mercredi 4 janvier 2017, de quoi bien commencer l’année !

 

Mon ami Jean-Michel Bertrand nous avait déjà régalés avec son précédent film « Vertige d’une rencontre » qui racontait son admiration des aigles royaux.

 

Naturaliste accompli, parfaitement intégré dans les montagnes alpines où il est né, « Milou » pour les intimes, avait le rêve de filmer des loups sauvages dans sa vallée d’enfance. Il raconte dans le film « La vallée des loups » sa longue quête, les innombrables nuits d’affûts par tous les temps et il nous montre, pour la première fois en France des images extraordinaires de vrais loups en liberté. Non pas des loups apprivoisés ou prisonniers d’un parc animalier mais une meute et ses louveteaux acceptant une certaine promiscuité avec un naturaliste respectueux, discret et compétent.

 

Je ne vous raconterai rien des détails de l’histoire pour vous laisser le plaisir de la découverte mais j’affirme que ce film est un chef d’œuvre qui fera date dans l’histoire de la protection de la nature. En effet les nombreuses scènes d’animaux sauvages filmés sont d’une qualité exceptionnelle : cadrage impeccable, lumière d’enfer et comportements rarement observés. On sent là l’amour immense de l’auteur pour toutes les formes de vie.

 

De multiples pointes d’humour et un commentaire pris sur le vif enregistré par Milou lui-même, sobre et profond à la fois nous démontre qu’il est possible de faire partager autrement la passion pour la nature et le respect du sauvage.

 

C’est là que réside l’intérêt majeur de ce film. Il montre comment les naturalistes ressentent intimement leur place au milieu du monde vivant, les émotions de rencontres avec des animaux libres sur le terrain et il nous fait partager ce bonheur. On est loin des explications scientifiques moralisatrices ou des interviews de personnalités reconnues voulant nous convaincre. Non Milou renverse, à lui tout seul, toutes les bêtises et les rumeurs qui circulent sur le loup, par la beauté des images et la sincérité d’un homme du pays.

 

Courez voir ce film et emmenez-y vos enfants. Ce sera la plus formidable manière de démarrer la nouvelle année pour que nous puissions espérer sauver enfin la nature et tolérer la présence de quelques loups à nos côtés.

 

Jean François Noblet

 

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La Vallée des loups, le film tant attendu de Jean-Michel Bertrand, sortira au cinéma le 4 janvier 2017, de quoi bien commencer l’année ! Plus qu’un film, c’est un véritable plaidoyer pour le loup en France. FERUS est soutien et partenaire du film.

 

La Vallée des loups : bande annonce du film