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24/05/2017

Balades naturalistes : fréquentation

Objectifs de ce blog

Statistiques de fréquentation

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur…

If, Rudyard Kipling, 1896.

 

 

CLASSEMENT INTERNATIONAL DE

"BALADES NATURALISTES"

 

Blog distingué par Golden Blogs Awards 2014 et classé troisième dans la catégorie "Biodiversité"

 

 

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Chevreuil bondissant

Le grand saut

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image de dernier instant réalisée ce dimanche soir 21 mai 2017 alors que je circulais sur une petite route au soleil couchant.

 

Non loin de moi, je remarque ce chevreuil se délectant d'herbe tendre en lisière de culture et dont le poil d'hiver a presque totalement laissé place au pelage d'été.

 

J'abandonne très vite mes jumelles pour saisir mon téléobjectif déjà bien rangé dans son étui tandis que l'animal disparaît progressivement dans les hautes herbes.

 

Les secondes sont comptées lorsque subitement, la chevrette revient sur ses pas et s'engage alors dans une course effrénée.

 

Je parviens à la suivre, les yeux rivés dans mon viseur, le doigt figé sur le déclencheur programmé pour une rafale d'images.

 

Le film de ce bref instant se déroulera à nouveau dans ma tête mettant en scènes les bonds du chevreuil volant au-dessus de la prairie.

 

Réussi ou pas ? C'est avant tout l'instant vécu qui compte. Si le résultat semble correct sur mon appareil, seul l'examen sur grand écran pourra le confirmer avec certitude.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,chevreuil

Cliché © Dominique Delfino

23/05/2017

Alerte sanitaire: le moustique tigre prolifère

Alerte sanitaire ! Le moustique tigre prolifère

La surveillance estivale du moustique tigre, capable de transmettre la dengue, le chikungunya et le zika, est activée dès le 1er mai en France métropolitaine, où il est déjà implanté dans 30 départements. Voici quelques conseils pour l'éviter.

 

aedes albopictus,moustique tigre,dengue,chikungunya

Quelques aspects du virus du chikungunya

 

aedes albopictus,moustique tigre,dengue,chikungunya

Le Moustique tigre (Aedes albopictus)

 

 Signalement : lent et zébré. Plus petit qu’une pièce de un centime, il se déplace lentement, est facile à écraser en vol et porte un costume noir à rayures blanches sur les pattes et l’abdomen. Originaire d’Asie, doté d’une grande faculté d’adaptation, il a déjà colonisé 60 pays et accélère cette année sa progression en France où il sévit de mai à novembre.

 

Méfaits : il peut transmettre la dengue et le chikungunya. C’est pourquoi, cette année encore, la Direction générale de la santé sensibilise citoyens, médecins, pharmaciens et laboratoires d’analyses. Même si en France les risques sont faibles de contracter ces maladies tropicales véhiculées par le moustique tigre, on ne peut ignorer un risque d’épidémie comme à La Réunion en 2006.

 

Les symptômes sont ceux de la grippe (fièvre, douleurs musculaires et articulaires) et disparaissent en une semaine avec le repos. Chez les femmes enceintes, prudence le dernier trimestre car le virus peut se transmettre à l’enfant.

 

Champ d’action: principalement le grand sud. La majorité des départements placés en vigilance rouge se situent dans le sud-est de la France: c’est là que le moustique tigre concentre son activité. 11 autres départements l’ayant déjà intercepté sont placés en vigilance orange, tandis que 41 autres considérés comme zones sensibles sont estampillés vigilance jaune. Pour tous ceux qui se trouvent dans ces zones: en cas de symptômes grippaux, consulter au moins son pharmacien.

 

Votre département est-il concerné ? Consultez les cartes sur www.sante.gouv.fr/moustiques-vecteurs-de-maladies et www.vigilance-moustiques.com

 

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Carte de la répartition du moustique tigre en France (2016)

 

aedes albopictus,moustique tigre,dengue,chikungunya

Carte de la répartition du moustique tigre en France (mai 2017)

 

Moustique Tigre en Bourgogne-Franche-Comté (mai 2017)

 

Vigilance rouge en Saône-et-Loire : surveillance dans les communes de Chalon-sur-Saône, Mâcon, Saint Rémy et Tournus.

Vigilance orange dans l’Yonne : surveillance dans les communes de Precy-sur-Vrin, Sceaux et Venoy.

Vigilance orange en Côte d’Or : surveillance dans les communes de Beaune, Dijon, Fontaine-les-Dijon et Merceuil.

Vigilance orange dans le Jura (2013).

Vigilance orange dans le Doubs : surveillance dans les communes de Besançon, Ecot, Exincourt, Marchaux et Sochaux.
Veille entomologique dans le Territoire de Belfort : surveillance dans la commune de Danjoutin.

Vigilance entomologique dans la Nièvre.

 

Ce qui attire le moustique tigre: l’eau croupie. Coupelles sous les pots de fleur, canalisations d’eau usée, brouette remplie d’eau, mare, cuve de récupération d’eau de pluie... toutes les réserves d’eau stagnante l'attirent. Il est conseillé donc de vider, surveiller ou bâcher ces sources. 

 

Comment se protéger: moustiquaire et répulsif adapté. La moustiquaire bordée autour du matelas et/ou aux fenêtres et imprégnée de répulsif a montré son efficacité contre le moustique tigre. De même que les répulsifs cutanés utilisant l’un de ces quatre actifs: IR3535, Icaridine, Citriodiol ou Deet (mais gare à ce dernier sur les femmes enceintes). Recommandé aussi: le port de vêtements longs, amples et clairs imprégnés de répulsif spécial tissus.

 

Sources : Parmi les innombrables sources possibles, nous vous recommandons de prendre connaissance de l'article ci-dessous :

Sciences et Avenir Mai 2017

16/05/2017

Le Tarier pâtre

Joli Tarier pâtre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce petit passereau, très facilement identifiable à sa silhouette ronde et trapue, fréquente les milieux ouverts de nos campagnes en marge des cultures. Les friches constituent souvent son milieu de prédilection, les chardons lui offrant des perchoirs de choix pour surveiller son territoire et chasser ses proies.

 

Ce ne sont pas moins de cinq couples de Tariers occupant tous un territoire bien défini sur le plateau de Brognard que j'ai récemment pu identifier.

Nicheurs dès le mois d'avril, les couples d'oiseaux ont vu leurs poussins quitter le nid afin de prendre leur envol ces derniers jours. La tâche pour les parents n'est pas pour autant achevée. Durant de nombreux jours encore, les adultes suivront de près les jeunes quémandant la nourriture en se manifestant sans cesse par de petits cris, tout en restant bien dissimulés dans la végétation.

 

Alors que le mâle prendra en charge la progéniture, pendant que, très rapidement la femelle préparera un nouveau nid afin d'assurer une seconde nichée.

 

Tarier-pâtre-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

10/05/2017

Festival de photo nature et animalière d'Ornans

Festival de photo nature et animalière d'Ornans

 

Le festival de photo nature et animalière d'Ornans aura lieu du 19 au 21 mai 2017 et aura lieu salle du CAL, rue de la Corvée, à Ornans (25). Une quinzaine de photographes seront présents ainsi que des associations comme le Pôle Grands Prédateurs, le centre Athénas et la LPO.

  • Tous les après-midis sera projeté le documentaire du Pôle Grands Prédateurs sur les moyens de protection des troupeaux dans le massif jurassien, notamment contre la prédation du Lynx.

 

  • Samedi à 20 heures, salle Saint-Vernier près de l'office de tourisme d'Ornans, conférence par le réalisateur Franck Vigna, assisté de l'agriculteur Michel Pritzy, sur la thématique du renard, avec la projection du film "l'odeur de l'herbe coupée".

 

  • Dimanche à 11 heures, diaporama et conférence par Fabien Gréban.


Buvette et petite restauration les midis.

Ouverture : vendredi de 14h00 à 18h00
          samedi et dimanche de 10h00 à 18h00.

Entrée gratuite.

En espérant vous y rencontrer.

Jean-Michel Nortier.

 

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09/05/2017

Fête de la nature en Petite Montagne

Le mois de mai est l'occasion de célébrer la Nature dans tous ses états. Pour cela et pour la première fois, le samedi 20 mai aura lieu la Fête de la Nature en Petite Montagne. Une journée entière dédiée à notre cadre de vie exceptionnel, avec au programme :


- Pour les matinaux : balade Nature en forêt et Balade entre pelouses et prairies,


- Pour les curieux de nature : découverte des oiseaux et initiation à la reconnaissance des papillons,


- Pour les cérébraux : des conférences et une exposition,


- Pour les créatifs : du land-art,


- Pour les joueurs : des jeux en bois,


- Pour les flâneurs : un marché artisans, producteurs et associations Nature,


- Et pour tous : de quoi manger et se rafraîchir.

Il y en aura pour tous les goûts toute la journée et c'est gratuit (en dehors de la restauration et de la buvette bien sûr).



Ce sera donc le samedi 20 mai à partir de 9h30 à Vescles.



Ci-dessous, l'affiche de l'évènement. N'hésitez pas à faire tourner l'info.

 

Affiche-FDLN-PM-450.jpg

08/05/2017

Renardeaux

Photo de famille

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

 

Surprise ! Alors que j’observe de petits passereaux nourrir leurs jeunes tout juste sortis du nid, je découvre dans mon dos ces renardeaux à l’affût, inquiets de ma présence.

 

Je fais aussitôt le lien avec une nichée de jeunes animaux que la Renarde a récemment déplacé d'un proche terrier à Allenjoie.

 

Les renardeaux ont finalement élu domicile dans cette canalisation d'un trop plein d'eau pluviale sur la ZAC Technoland 2.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard

Cliché © Dominique Delfino

 

Les jeunes mammifères n’hésitent alors pas à quitter leur abri ''industriel'' pour s'adonner à de longues scènes de jeux dans la prairie environnante et les rochers qui recouvrent la conduite.

 

Ce site à découvert, impose aux renardeaux de se cacher rapidement pour s'abriter de tous dangers ou de se plonger dans de très longs cycles de sommeil.

 

Un refuge que la mère regagnera tard le soir, dans la nuit, ou au petit matin afin de rester la plus discrète et prudente pour nourrir ses jeunes»

03/05/2017

Stages jardinage/permaculture

 

STAGES 2017 : JARDINAGE / PERMACULTURE

 

PLANTES SAUVAGES dans le Doubs (25)



Le potager d’une curieuse est un jardin de 30 ares, cultivé depuis 21 ans avec les outils de la permaculture, et aussi un Organisme de Formation depuis 2010.

 

Ce jardin est un lieu d’expérimentation de différentes techniques de cultures bios, et un lieu de recherche et d’acclimatation de centaines d’espèces végétales alimentaires. Sont concernés les plantes sauvages, les fleurs comestibles, les plantes aromatiques, des légumes anciens et nouveaux, les fruitiers forestiers et les autres, glanés lors de voyages et dans les catalogues.

 

Stages au Potager d’une curieuse en 2017

 

Les modes de cultures au Potager d’une curieuse sont issus d’apports de :

  • La boite à outils de la permaculture

  • Maraîchage Sol Vivant

  • L’agroforesterie

  • La biodynamie

  • Les cultures bio-intensives de Jean-Martin Fortier et reprises par la ferme du Bec Helloin, destinées, ente autre, pour la création de micro-fermes.

Le dénominateur commun de ces approches est la vie du sol. Le reste est observations, expérimentations et adaptations à la situation particulière du lieu et de ses habitants: terrain orienté nord-est, en pente, en lisière de forêt, peu ensoleillé, et excessive gourmandise et curiosité pour acclimater des nouvelles plantes alimentaires.

 

Tous les stages comprennent des ateliers pratiques.

 

 

Initiation à la permaculture les 8 et 9 avril 2017

 

  • La nature comme enseignante,

  • Une éthique liée à une approche globale

  • Principe et méthodologie de design pour construire son projet ou le remettre à jour

  • Visite du Potager comme exemple, ateliers pratiques

  • Le stage est proposé en animation participative

 

Connaitre et cuisiner les plantes sauvages les 30 avril – 1 mai 2017

 

  • Leurs histoires ethnobotaniques et leurs vertus médicinales, culinaires, jardinières

  • Les règles de cueillettes, ballades botaniques et découverte des mauvaises herbes du jardin

  • Réalisation de menus complets à base de plantes sauvages

 

Le sol vivant les 6 et 7 mai 2017

 

  • La vie du sol, comment la respecter, la favoriser ; le non travail du sol, une panacée ?

  • Les différents modes de compostage : en tas, en bac, en mulching, lombricompost et bokashi. Analyses de sol et de composts.

  • Les mycorhizes et les alliances des racines avec des bactéries

  • La zone 1 : le potager, de la conception à la préparation du sol, les premiers semis

  • Cultures sur buttes ou en planches permanentes ? Les différents amendements.

 

Les soins au jardin les 25 et 26 mai 2017

 

  • Approche holistique et biodynamique des dits prédateurs, limaces, pucerons…

  • Le tour du jardin pour apprendre à reconnaître maladies et carences

  • Les purins, décoctions et tisanes végétales en direct

  • Réalisation d’une préparation biodynamique et son protocole d’application

  • Le bilan de vos soucis au jardin avec des réponses et des protocoles d’action

 

Cultiver sous serre juin 2017 date à définir

 

Jour 1 : Construire son projet de serre pour une efficacité optimale

Accessoires et équipement complémentaire

Premiers pas, premiers choix des cultures

Jour 2 : Le sol et la fertilisation sous ce microclimat,

Les cultures en étages, les parcours de cultures sur toute l’année

Les problèmes sanitaires et autres spécifiques

 

Permaculture appliquée au jardin dans notre climat local 8 et 9 juillet 2017

 

  • Climat froid et humide avec des épisodes de canicules !
  • Les aménagements favorables à la vie du sol, les astuces pour créer des microclimats
  • Design de vos projets et pratiques au jardin
  • Les végétaux adaptés du sol à la canopée à choisir parmi les 800 variétés alimentaires du Potager d’une curieuse, ceux qui conviennent le mieux à vos possibilités et à vos besoins.

 

PERSPECTIVES 2e SEMESTRE 2017

  • Stage résidentiel de 5 jours pour la réalisation d’un design in situ et la réalisation pas à pas d’un jardin forêt pour le gîte qui nous accueille, avec la présence d’Eric Petiot.

  • Stage résidentiel de 3 jours pour une aide à la réalisation de votre propre design. Prérequis : avoir déjà suivi un stage de permaculture. Inscriptions limitées.

  • Stage de 3 jours sur les conserves du jardin (fruits, légumes et aromates).

  • Une journée le 14 juillet avec la Fondation suisse de l’agroécologie sur la géobiologie et les énergies subtiles dans un jardin.

  • Du 26 au 28 sept : biotopes et guildes, diversification en maraîchage avec Hervé Coves

 

 

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02/05/2017

Toiletteurs de la savane

Les toiletteurs de la savane

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

De retour du Kenya, ce cliché illustre le stage safari-photo que j'ai animé en avril 2017.

 

Les scènes de la vie sauvage au sein de la réserve du Masaï-Mara offrent à chaque instant des moments étonnants de découverte.

 

Les félins et les grands mammifères sont les acteurs majeurs qui animent la savane mais les oiseaux, très nombreux sur ce territoire, font également l'objet de riches observations.

 

Il est courant de voir de petits oiseaux tourner autour des troupeaux. Ce sont des pique-bœufs.

 

Ces oiseaux se nourrissent de tiques et de larves logées dans la peau des animaux et mangent les insectes soulevés par les pas des troupeaux dans la savane.

 

Les buffles n'ont aucune raison de les chasser, ils trouvent en eux un moyen de nettoyer des endroits inaccessibles : le dos ainsi que le museau ou bien les oreilles.

 

Un cliché qui rappelle le rôle que jouent les étourneaux dans nos régions lorsqu'ils capturent les mouches autour des yeux du bétail en pâture.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

25/04/2017

La collète des saules : une abeille solitaire

La collète des saules : une abeille solitaire

 

par Patrick Paubel

Naturaliste

 

Avril 2017 en Bresse, la sécheresse s'installe du fait du manque de précipitations, aggravée par la bise, le vent du Nord soutenu. Les grenouilles agiles et rousses ont pondu, mais les fossés sont vides.

 

Cette météo semble bénéficier à une espèce d'hyménoptère qui a développé une "bourgade" importante que je n'avais jamais observée. Il s'agit du Collète des saules (ou des sables). Cette abeille sauvage, de type solitaire est classée dans les Apoidea, famille des Colletidae. Son nom latin est Colletes cunicularius.

 

Le Collète des saules creuse des terriers en sol meuble, laissant de petits éboulis de terre fine dans la pente du talus, qui est exposé plein Sud. Le territoire de cette "agglomération" représente un talus de vingt à trente mètres de long pour deux mètres de large contenant largement plus de deux cents terriers.

 

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Photos : Patrick Paubel - Georges Janody

 

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Entrée au nid

Photo : Patrick Paubel - Georges Janody

 

 

Cette abeille a la particularité de vivre en communauté de "villages" ou "bourgades", en garenne en quelque sorte, comme le lapin, d'où son nom. On la rencontre dans les sablières ou dans les dunes.

 

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Collète des saules sortant du nid pour aller butiner

Photo : Patrick Paubel - Georges Janody


 

Le Collète des saules ressemble beaucoup à notre abeille domestique Apis mellifera, mais elle présente une pilosité abondante et hérissée, et son abdomen (On dit désormais "le gastre") est entièrement noir sans bande claire entre les segments. La modification adaptative de sa dernière paire de pattes est insuffisante pour pouvoir mettre le pollen en boulettes (pelotes).

 

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Vol de retour avec pollen au nid

Photo : Patrick Paubel - Georges Janody

 

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Retour au nid après butinage

Photo : Patrick Paubel - Georges Janody

 

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Retour au nid après butinage. Le pollen n'est pas aggloméré en pelotes

Photo : Patrick Paubel - Georges Janody

 

Cette abeille vit plutôt dans le Sud et l'Ouest de la France, mais évite le pourtour méditerranéen.

 

Le genre Colletes présente plus de cent espèces, dont le cycle varie et s'étale au fil de la saison. Colletes cunicularius est la plus précoce, démarrant son cycle en février, principalement sur les Saules (Saules blancs et Saules Marsault dits Massaules en Bresse). En réalité, on a cru longtemps qu'elle était oligolectique sur les saules, ce qui est désormais démenti. Les mâles ou faux-bourdons de cette espèce sont leurrés par certaines Orchidées du genre Ophrys. Ils émergent les premiers et cherchent à s'accoupler à plusieurs sur une même femelle (essaim copulatoire).

 

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Ophrys abeille (Ophrys apifera)

Cliché © Pascal Collin

Sources :

 

— Wikipedia : Colletes cunicularius

Guillaume Lemoine de la FNOSAD (Fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales) : Les principaux genres d'abeilles sauvages en France

23/04/2017

Ateliers de jardinage de Champ-Pittet

Ateliers de jardinage de Champ-Pittet

 

Embarquement imminent pour nos prochaines formations jardin, il reste des places, dépêchez-vous de vous inscrire !

  • Ne manquez pas notre Marché et troc de plantons le 13 mai dès 10h, nous nous réjouissons de vous accueillir !


Centre Pro Natura de Champ-Pittet
Chemin de la Cariçaie 1
1400 Cheseaux-Noréaz

024 423 35 70 : Réception

www.pronatura-champ-pittet.ch
www.pronatura.ch/devenir-membre

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Prochains rendez-vous du Centre Pro Natura de Champ-Pittet

 

Le Centre Pro Natura de Champ-Pittet a le plaisir de vous inviter à ses deux prochains rendez-vous :

Samedi 20 mai 2017 de 20h00 à 23h00 : Nuits des musées, vous pourrez découvrir notre nouvelle exposition permanente : « Faites place, les animaux se déplacent ! », à l’aide d’une lampe de poche... Surprises garanties !

Dimanche 21 mai de 10h00 à 17h30 : Fête de la Nature, Un dimanche de folie pour fêter et célébrer la nature à Champ-Pittet ! En collaboration avec l'Association de la Grande Cariçaie et le Centre pour l'étude et la protection des chauves-souris,
Programme d'animations, ateliers de découvertes et de bricolages et visites guidées enchanteront grands et petits.

Il reste encore de la place pour notre camp non résidentiel, du 10 au 14 juillet, parlez en autour de vous !
Une semaine de découvertes et de jeux en pleine nature pour apprendre com­ment vivent les animaux de Champ-Pittet, pour des enfants entre 7 et 9 ans
Informations et inscription : 024 423 35 70.

Tous nos différents événements sont détaillés sur notre site internet
http://www.pronatura-champ-pittet.ch/manifestations
 
Nous nous réjouissons de vous voir !

Centre Pro Natura de Champ-Pittet
Chemin de la Cariçaie 1
1400 Cheseaux-Noréaz

024 423 35 70 : Réception

www.pronatura-champ-pittet.ch
www.pronatura.ch/devenir-membre

Pro Natura - Agir pour la nature, partout !

17/04/2017

Blaireaux au cœur de la nuit

Au cœur de la nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Ce sont des instants privilégiés que ces longs moments passés à l’affût dès la tombée de la nuit.

 

Les terrassements fraîchement réalisés sur les terriers confirment la présence des blaireaux sur le site occupant souvent plusieurs cavités et communiquant entre elles par des galeries.

 

Les lueurs du soleil couchant s'éteignent progressivement tout comme le chant des oiseaux laissant place au craquement des feuilles mortes remuées par de petits rongeurs.

 

Sans un bruit, un adulte pointe le museau à l'entrée du terrier, prend le vent pour y détecter la moindre odeur, avant de s'éloigner pour une grande balade nocturne.

 

À cette époque de l'année ce sont les jeunes âgés de deux mois qui depuis peu, évoluent autour de la blaireautière, remuant le sol à la recherche de nourriture.

 

Les blaireautins s'adonnent régulièrement à scènes de jeux rappelant celles de nos animaux de compagnie. Dans la nuit qui se prolonge les jeunes retrouveront le terrier dans l'attente des parents dont ils dépendent encore pour se nourrir.

 

blaireau,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

13/04/2017

L'échangeur de Sévenans prend de la hauteur

L'échangeur de Sévenans prend de la hauteur

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

 

Lors d'un récent reportage photo aérien, j'ai extrait ce cliché traduisant l'impact des travaux de restructuration de l'échangeur de Sévenans sur l'A36.

 

Vu du ciel, les axes routiers de ce secteur rappellent quelque-peu les aménagements de très grandes agglomérations et le développement de nos infrastructures récentes conduisent inévitablement à repenser leurs dessertes.

 

Mardi 7 mars 2017, le premier coup de pelle annonçant le début des travaux de l’échangeur de Sévenans a été donné.

 

autoroute A 36, échangeur de sévenans,

Cliché © Dominique Delfino

 

L'échangeur de Sévenans joue un rôle déterminant au croisement de l'A36 et de la RN1019, axes routiers majeurs. Il est également raccordé à la RD 437, ancienne nationale reliant Montbéliard, et assure la desserte de nombreuses communes riveraines. Avec la Gare TGV et le développement de la jonction, le trafic s'est intensifié et s'est amplifié avec l'ouverture de l'Hôpital Nord Franche-Comté et la mise en service de la Transjurane, nouvelle autoroute suisse.

 

Des travaux sont nécessaires pour fluidifier le trafic et assurer la sécurité des usagers et surtout faire oublier les bouchons tel celui qui a paralysé l'A36 durant quatre heures dernièrement.

 

autoroute A 36, échangeur de sévenans,

Cliché © Dominique Delfino

11/04/2017

Printemps à vol d'oiseau

Printemps à vol d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Nouvelle vue aérienne pour illustrer cette période du printemps durant laquelle les arbres fruitiers et les haies se parent de mille fleurs.

 

Vus du ciel, les vergers se dessinent dans le paysage, marqués par la couleur blanche de la floraison.

 

C'est donc en avion et en montgolfière que je redécouvre avec émerveillement ces vieux vergers qui subsistent encore dans le Pays de Montbéliard.

 

Le secteur de Vandoncourt demeure certainement l'un des plus riches, mais les ceintures de vergers que l'on rencontre autour des petites villes et villages de l'agglomération sont du plus grand intérêt pour l'équilibre de la biodiversité.

 

La lumière rasante offre les conditions idéales pour apprécier le graphisme, l'harmonie et la transparence d'un paysage qui défile sous mes yeux à vol d'oiseau.

 

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Cliché © Dominique Delfino

        

04/04/2017

Vent solaire

Vent solaire

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste

 

Les conditions météo de ce jour ne pouvaient que garantir un coucher de soleil spectaculaire depuis les hauts d’Indevillers, petite commune du Haut-Doubs.

 

Le belvédère de la Joux offre un panorama de toute beauté sur la vallée du Doubs où se profilent monts et vallées jusque dans un lointain horizon.

 

Les lueurs de cette fin de journée que diffuse la brume, embrasent le ciel, attisées par le soleil qui vit les derniers instants de ce jour.

 

C’est grâce à mon téléobjectif que se dessine la silhouette des éoliennes dans les environs de Baume-les-Dames, sur lesquelles la gigantesque boule de feu solaire termine sa course.

 

Une manière d’imposer l’énergie d'un vent solaire en cette période de transition énergétique...

 

VENT-SOLAIRE-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

01/04/2017

Étonnant Cincle plongeur

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetÉtonnant Cincle plongeur

 

par Jacques Bonet

 

Mardi 29 mars 2017, lors d'une randonnée en Haute-Saône dans le secteur Granvelle-Fondremand, nous avons pu observer pendant la pause piquenique à la source de la Romaine, deux oiseaux qui ont fait plusieurs allers-retours entre le torrent à l’aval du moulin et la voûte sous la passerelle de la source de la Romaine. La femelle et le mâle du Cincle plongeur qui étaient en pleine période de nidification et qui nourrissaient certainement une couvée. Nous les dérangions certainement car le vol était rapide, une fois sur la pelouse derrière nous, deux fois au fil de l’eau dans le lit de la Romaine. On rencontre fréquemment cet oiseau dans la vallée de la Loue où il niche sous les ponts, je le croyais montagnard et bien non, on le rencontre là où se trouve une rivière torrentueuse, même en Haute-Saône.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Le Cincle plongeur

Cliché © Dominique Delfino

 

Voici un oiseau étonnant et unique parmi les passereaux. De la taille d'une grive ou d'un étourneau, comme eux il se perche, trotte à terre et vole, mais d'un vol très rapide et tendu comme une flèche. Le plus étonnant, c'est qu'il pratique avec maestria la plongée, la nage et la marche sous l'eau, dans les eaux rapides, tumultueuses et bouillonnantes des torrents et ruisseaux, son domaine quasi exclusif. C'est une espèce sédentaire qui évolue dans nos régions toute l'année, même en hiver par des froids rigoureux.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur a le plumage brun chocolat sombre sur la tête et la nuque, le dos gris ardoisé foncé, le dessous brun noir à brun roux. Le menton, la gorge et la poitrine sont blancs. Son allure est trapue et sa queue courte. En plus grand, il a la même apparence que le Troglodyte mignon. Comme lui, il est également très mimétique sur les fonds de graviers et de rochers qu'il fréquente, en dépit de son plastron éclatant qui peut être pris pour une boule d'écume ou un scintillement de lumière sur l'eau.

 


Ses évolutions sont vraiment stupéfiantes. Pour l'observer dans un cours d'eau vive où sa présence a été signalée, le mieux est se poster sur un pont d'où l'on peut éventuellement le voir perché sur un rocher et soigner méticuleusement son plumage. Il ne faut plus le quitter des yeux, car à tout instant il est susceptible de plonger comme une grenouille, disparaissant dans les flots torrentiels pour réapparaître et grimper sur une pierre à quelques mètres en amont ou en aval. Tantôt, il patauge à demi immergé, tantôt il arrête son vol très rapide au ras de l'eau pour se laisser tomber en pivotant, comme une pierre dans l'écume où il peut disparaître jusqu'à une dizaine de secondes.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetComment le Cincle plongeur fait-il pour accomplir de telles prouesses dont sont incapables les grands oiseaux aquatiques, comme les canards, grèbes, cormorans, mouettes etc. ? 
Il possède quelques atouts anatomiques de ceux-ci : queues et ailes courtes comme certains et/ou duvet dense, narines et trous auditifs obturables, accommodation de la vue, glande uropygienne très développée au-dessus du croupion sécrétant une huile permettant d'hydrofuger et d'assouplir les plumes qui ne se mouillent jamais. Mais, il est surtout capable de combiner comme aucun autre oiseau, un panel des techniques amphibies qui lui sont propres. L'oiseau atteint le fond en s'aidant des ailes, de la queue et des pattes, non-palmées pourtant, puis il marche sur le lit du cours d'eau à contre-courant, la tête baissée et la queue relevée. La pression de l'eau vive sur son dos incliné et sa silhouette devenue convexe l'applique au sol. Quelques millions d'années avant les ingénieurs des bolides de la formule 1, il a donc "inventé" le becquet arrière. C'est ainsi que sans difficulté, il trouve sa nourriture dans des courants de 40 à 60 cm/s ; de même, il est capable de traverser des chutes derrière lesquelles il s'abrite volontiers.

 

cincle plongeur,haute-saône,fondremand,la romaine,jacques bonetLe Cincle plongeur est un oiseau insectivore qui capture une foule de larves et d'insectes aquatiques, ainsi que des crustacés, des mollusques, des vers et des sangsues. Il les happe sous l'eau en déplaçant des pierres au besoin, à sa surface et sur les berges, dans et sous le gravier. La consommation de frai que quelques pêcheurs lui attribuent, est très contestée et en tout cas, occasionnelle. La longueur de son territoire est fonction de la richesse alimentaire qu'offre le cours d'eau adopté. Dans les torrents coulant longtemps entre les conifères, l'acidité est sensible et par conséquent les petits invertébrés plus rares. C'est bien le cas d'un certain nombre de torrents vosgiens. Le territoire de reproduction peut atteindre dans ce cas plusieurs km, alors que dans des conditions favorables dans le cas de berges d'une grande variété végétale favorisant une abondance d'invertébrés aquatiques, l'étendue revendiquée peut se limiter à un km et moins.

 


Le principal ennemi du Cincle plongeur est l'Homme, comme dans la plupart des cas touchant la faune sauvage. La rectification du lit des torrents par enrochement et bétonnage, la pollution de leurs eaux sont infiniment plus néfastes que les prédateurs et accidents naturels, comme respectivement la musaraigne aquatique et les crues intempestives qui peuvent emporter les nids.

 

Renseignements puisés sur Oiseaux-net

 

Ci-dessous une vidéo du Cincle plongeur :

 

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29/03/2017

Communiqué de presse des groupes Environnement & Nature et Cfdt au CESE

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MERCREDI 29 MARS 2017

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DES GROUPES ENVIRONNEMENT ET NATURE ET CFDT AU CESE :

 

LE CESE APPELLE LA FRANCE ET L’EUROPE A S’ENGAGER SUR LA VOIE D’UNE BIOECONOMIE DURABLE

 

Le Conseil économique, social et environnemental vient d’adopter le projet d’avis « Vers une bioéconomie durable » co-porté par Jean-David Abel (membre du Groupe Environnement et Nature) et Marc Blanc (membre du groupe CFDT) au nom de la section de l’environnement. Le CESE appelle ainsi la France et l’Europe à s’engager sur la voie d’une bioéconomie durable.

 

La bioéconomie est aujourd’hui au carrefour des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Cette économie fondée sur l’utilisation de la biomasse est en plein essor. Elle est au centre d’une dimension économique et sociale nouvelle et, dans le même temps, issue d’un usage des ressources de la nature aussi ancien que l’humanité.

 

Toutefois, comme l’indique l’avis adopté par le CESE, la bioéconomie d’aujourd’hui doit être bien plus qu’une évolution de pratiques d’hier, ou un palliatif à l’abandon des ressources fossiles. Fondée sur les ressources naturelles, agricoles et forestières mais aussi les biodéchets, elle en prévoit des usages différents et d’une intensité nouvelle. Son développement donne des perspectives à de nouvelles filières. Toutefois, son avenir même dépend de sa durabilité, aussi bien économique, sociale qu’écologique : le dépassement des limites de la biosphère et de ses cycles de renouvellement amènerait à la disparition de la ressource dont elle se nourrit.

 

L’avis « Vers une économie durable » rappelle l’indispensable mise en cohérence des politiques publiques et des subventions, aussi bien au niveau français qu’au niveau européen. Il n'est, en effet, ni efficace ni rationnel de favoriser des opérations conduisant à la dégradation de milieux et d’écosystèmes, et dans le même temps, de mener d'autres politiques publiques visant à les préserver ou à les réparer.

 

Pour progresser vers une bioéconomie durable, le CESE a notamment adopté quatre préconisations essentielles :

 

— établir, en matière de production de bio-ressources, des critères de durabilité environnementale, économique et sociale, et leur appliquer les principes de l’économie circulaire,

— élaborer des scénarios prospectifs de développement de la bioéconomie tant pour harmoniser les objectifs nationaux et régionaux que pour dialoguer avec la commission européenne,

— adopter une approche territoriale pour l’usage optimal des ressources, du niveau européen (cité plusieurs fois dans le projet d’avis, à juste titre) au niveau régional (le plus opérationnel).

— engager des concertations avec les parties prenantes afin d’anticiper les évolutions induites par l’essor de la bioéconomie.

 

De plus, l’évaluation environnementale des projets locaux et des programmes territoriaux devra s’assurer de leur cohérence avec les schémas plus généraux relatifs à l’usage des territoires, dont le SRADDET.

 

Les organisations membres du groupe Environnement et Nature au CESEet la CFDT saluent l’adoption de cet avis qui pose le cadre d’une bioéconomie durable. Il s’inscrit ainsi dans une démarche plus globale : sortir des « projections d’experts » dont les orientations  économiques sont parfois déconnectées d'une évaluation sociale et environnementale de leurs impacts. Il s’agit, au contraire, d’adopter une vision éco-systémique sans laquelle l’avenir de notre société serait menacé. Nos organisations appellent les acteurs politiques et économiques à porter un regard plus exigeant sur leurs propres démarches de transformations et sur les effets prévisibles en matière d’utilisation des ressources issues de la nature.

 

Nous appelons, en écho à l’adoption de cet avis par le CESE, la France et l’Union européenne à mettre en place un Plan d’action en cohérence avec les objectifs d’une bioéconomie durable.

 

Frelon asiatique : le piégeage tue trop de pollinisateurs

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COMMUNIQUE DE PRESSE

MARDI 28 MARS 2016

FRELON ASIATIQUE : LE PIÉGEAGE TUE TROP DE  POLLINISATEURS !

 

L’Office pour les insectes et leur environnement (Opie) et France Nature Environnement (FNE) mettent en garde notamment sur les pratiques de piégeage « précoces » du Frelon asiatique, sans réelle efficacité et néfastes pour d’autres insectes, dont de nombreux pollinisateurs.

 

Pourquoi certains pratiquent le piégeage précoce ?

 

Le Frelon asiatique (Vespa velutina), espèce exotiques découverte en France en 2005, est bien implanté et il est désormais admis que son éradication est impossible. Une colonie peut commettre des dégâts sur certains ruchers en chassant les Abeilles domestiques afin de nourrir ses larves.  Le préjudice peut être important pour les apiculteurs des zones concernées, qui tentent de réagir en proposant un piégeage massif des reines fondatrices dès février à l’aide de dispositifs attractifs parfois « faits maison », constitués de bouteilles-pièges appâtées de mélanges sucrés et alcoolisés. 

 

Pourquoi ce piégeage est néfaste ?

 

Il a été prouvé dès 2009 par des entomologistes de la Linnéenne de Bordeaux, que ces pièges ne sont pas sélectifs, et des versions plus sélectives sont souvent proposées à la fabrication, sans études sérieuses de leur efficacité : ils capturent et tuent de très nombreux insectes non ciblés. 

 

De plus, d’après une équipe de l’INRA de Bordeaux (2012) et du Muséum national d’Histoire naturelle (2013), ils n’auraient aucun impact réel sur les populations de Frelon asiatique qui restent équivalentes dans les zones piégées par rapport à des zones sans pièges.

 

L’efficacité du piégeage précoce est encore en phase de test

 

Une étude, se limitant à 3 départements, est en cours avec des contributeurs bénévoles, encadrés par le MNHN et l’ITSAP - Institut de l'abeille, afin d’évaluer l’efficacité réelle du piégeage de printemps contre Vespa velutina, mais en aucun cas il ne s’agit en aucun d’un appel à piégeage généralisé.

 

L’Opie et FNE appellent donc à un arrêt de ces pratiques de piégeage, inefficaces et très impactantes  pour les autres insectes et le fonctionnement des écosystèmes !

 

L’Opie et FNE conseillent, conformément aux recommandations du Muséum national d’Histoire naturelle et du Ministère de l’Agriculture :

 

de s’abstenir de tout piégeage préventif qui massacre un grand nombre d’insectes non cibles sans affecter les populations de Frelon asiatique ;

 

de ne pas pratiquer de piégeage printanier (très faible impact sur le nombre de colonies en été) ;

 

de piéger, de fin juin à mi-novembre, uniquement à proximité des ruchers attaqués pour faire diminuer la pression de prédation, en utilisant comme appât le jus de cirier (plus « sélectif » que la bière).

 

de participer à des campagnes locales organisées de détection des nids.

 

Pour plus d’informations, consultez le site du MNHN :

http://frelonasiatique.mnhn.fr/

et

http://frelonasiatique.mnhn.fr/piegeage-de-printemps/

ainsi que les articles parus dans la revue de l’Opie "Insectes"  http://www.insectes.org/le/frelon-asiatique.html

 

28/03/2017

Le Rouge-gorge

Familier le Rouge-gorge

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ce joli petit passereau se distingue par son comportement familier, n'hésitant pas à tenir compagnie à l'être humain surtout au jardinier retournant sa terre, le Rouge-gorge saisissant la moindre occasion pour capturer une proie.

 

L'hiver nous offre l'occasion de l'observer de plus près et de découvrir son plastron orangé sur fond gris, principale caractéristique de cet insectivore. Bien souvent le Rouge-gorge que l'on observe en hiver n'est pas le même que celui que l'on retrouve au printemps. De nombreux oiseaux hivernant dans notre région sont, en réalité, originaires de Scandinavie (notamment de Finlande).

 

Le Rouge-gorge se nourrit au sol. Il repère ses proies depuis un perchoir peu élevé et les capture à l'issue d'un petit vol d'approche. Plus rarement, il se déplace au sol en sautillant et en scrutant la surface terrestre.

 

À la belle saison, le Rouge-gorge familier est essentiellement insectivore. Il se nourrit d'insectes et de leurs larves (coléoptères et diptères particulièrement) et de divers petits invertébrés (arachnides, myriapodes,...).

 

À la mauvaise saison, il profite des petits fruits charnus tels que les baies de divers arbustes comme les ifs, les genévriers, les cotonéasters et autres sorbiers. Il peut également consommer de petites graines, voire des restes alimentaires en milieu habité. Il est facile de l'attirer avec de simples miettes de pain. En revanche, il ne saura pas profiter de la boule de graisse suspendue en hauteur. Tout au plus pourra-t-il en récupérer quelques bribes tombées au sol.

 

Aucune différence d'aspect entre mâle et femelle, cette dernière étant un peu plus petite. Mais, c'est avant tout un oiseau forestier qui n'admet pas la concurrence avec l'un de ses semblables. Considéré comme l'un des oiseaux les plus agressifs, il est très attaché à son territoire qu'il défend en toute saison. Les combats entre mâles peuvent être mortels, il est si batailleur qu’il peut attaquer une boule de laine orange !

 

Au jardin, il est fréquent d’observer le Rouge-gorge chasser les intrus. Son chant puissant lui permet d’écarter les rivaux et donc d’éviter les querelles.

 

Il n'y a guère de mois dans l'année où ne retentissent ses cris ou ses chants et particulièrement en ce printemps, ses gazouillis sont un régal pour l'oreille.

 

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Cliché © Dominique Delfino

25/03/2017

Mirage froid de la Corse

Mirage froid de la Corse

 

Tout le monde connaît le phénomène de mirage qui se produit lorsque la température du sol est très chaude, comme celle d’une route sous un soleil de plomb. L’air au sol se réchauffe alors fortement et son indice de réfraction est par conséquent moins élevé que celui de l’air plus froid situé au-dessus. Le rayon émis va être réfracté suite à cette différence de température. C’est dans ce cas qu’il y a un mirage car l’observateur croira voir une flaque d’eau sur le sol, alors qu’il s’agit de l’image réfractée du ciel. On appelle ce type de mirage un "mirage chaud" ou "mirage inférieur" puisque l'image réelle se trouve abaissée : le ciel est tombé sur la route !

 

En revanche, il existe un autre type de mirage : "mirage froid" ou "mirage supérieur" C'est ce phénomène qui s'est produit en mars 2017 au large de la Côte d'Azur.

 

Le 7 mars 2017, l'atmosphère balayée par la tempête Zeus a donné lieu à une étonnante et superbe photo de la Corse prise depuis Nice, à près de 200 km de distance. En vérité, il s'agit plutôt d'une photo d'un "mirage" de l'Île de Beauté. Cette photo a été prise de Nice, vers 17 h, au soleil couchant, qui éclaire les sommets enneigés de la Corse.

Un puissant coup de Mistral venait de refroidir l'atmosphère, faisant soudain apparaître la Corse (jusqu'à la tombée de la nuit).

 

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 Photo typique du mirage froid, qui, certains matins d'hiver, révèlent une Corse comme sortie des eaux. Persistance de plusieurs heures, et disparition en quelques minutes.

Photo © Stéphane Perottino

 

La  photo ci-dessous a été prise à 7 h du matin. La diffraction de l'air rougit la scène et montre le même phénomène de "mirage froid", appelé aussi "mirage supérieur".

 

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Mirage froid à 7 h du matin

 

Explications

 

Le mirage froid nécessite, pour apparaître :

 

— un épisode de vent d'est, chaud et humide 

puis un brutal coup de mistral, froid et sec, qui abaisse la température en basse couche.

 

II en résulte une inversion thermique dans cette zone de Méditerranée, la couche d'air froid de surface est alors surmontée d'une couche plus chaude. Les rayons lumineux venant d'une Corse sous la ligne d'horizon se heurtent (à plusieurs kilomètres d'altitude) à un brutal changement de l'indice de réfraction de l'air, sont déviés vers le bas, réfléchis vers le rivage des Alpes maritimes. La Corse apparaît soudain dans sa splendeur comme sortant des eaux. Le mirage peut persister plusieurs heures et se manifeste surtout en hiver au lever du jour.

 

 

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Schéma du mirage

 

Le phénomène est évidemment réversible, : depuis la côte nord-ouest de la Corse, dans les mêmes conditions climatiques, on peut apercevoir les Préalpes et sommets des Alpes maritimes.

 

Existe-t-il sur la planète d'autres sites aussi favorables à l'expression de mirages froids aussi grandioses ? Ainsi, de Marseille on peut apercevoir dans les mêmes conditions la chaîne pyrénéenne.

Il paraît que l'île de Taiwan serait, de temps en temps, visible depuis le continent chinois.

20/03/2017

Les érythrones et les bourdons

Les érythrones et les bourdons

 

par Patrick Paubel

naturaliste

 

Balade naturaliste ce 10 mars 2017 sur le plateau des Charmilles, commune de Lompnas dans le Bugey dans le sud de l'Ain.

 

Météo très favorable avec vent léger et température de 18 à 20°C au soleil. Primevères et violettes et nivéoles abondantes.

 

La semaine dernière, la neige est tombée en abondance sur les crêtes. Il en reste encore dans les recoins le plus au nord du chemin que nous parcourons. Un ruisseau en fond de combe avec de nombreuses pontes de grenouille agile probablement. (C'est déjà pondu en Bresse depuis le 1er mars).

 

Arrivés sur le plateau, le spectacle est éblouissant, avec un parterre d'érythrones en cours de floraison. On les voit s'ouvrir à tous les stades selon l'emplacement. Cette station se trouve en sous-bois, exposée au sud et parfaitement ensoleillée car les charmilles n'ont pas encore feuillé.

 

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Un parterre d'érythrones

Cliché © Patrick Paubel

 

 

Notre extase devant la beauté de ces fleurs est rompue par des bruits de bourdonnements et de vrombissement. C'est alors que nous découvrons les bourdons, rendus fous par la source dans laquelle ils puisent tous en pollinisant chaque fleur.

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Toutes les fleurs sont visitées, et celles qui sont déjà fécondées sont abandonnées immédiatement jusqu'à trouver  celle qui est au meilleur stade (pétales non retournés et pistil pas encore allongé). Ces bourdons appartiennent aux deux espèces fréquentes dans la région, Bombus terrestris et Bombus lapidarius. Certains d'entre eux sont couverts de pollen blanchâtre, qu'ils déposent sur les longs pistils des fleurs qui les intéressent le moins, car elles sont en fin de période attractive. (Leur nombre nous surprend, car à cette époque, ce doit être des fondatrices ?).

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

L'Érythrone dent de chien, Erythronium dens canis, est une Liliacée relativement rare. Quelques stations dans l'Ain et on m'en a rapporté une de quelques pieds dans le massif du Vuache. Le bulbe a la particularité de produire des "cayeux" et la dissémination des graines est assurée par des fourmis dont les larves consomment un organe, "l'élaïosome[1]".

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Impression d'avoir été privilégiés en étant à l'heure H du jour J au bon endroit.

 

[1] NDLR : un élaïosome (du grec elaios- huile et some- corps), également appelé « éléosome », est une excroissance charnue attachée aux graines de certaines espèces de plantes.

l'Aspic au réveil d'hibernage

Réveil d’hivernage

 

par Michel Cottet herpétologue et

Dominique Delfino photographe naturaliste

 

J'attendais avec impatience les premières images de mon ami Michel Cottet, naturaliste, spécialiste des reptiles. Voilà en partage ce cliché commenté par son auteur.

 

En cette belle journée du 17 mars 2017, la température avoisinant 18°C, il était fort probable qu’une prospection attentive entre Pont-de-Roide et le Lomont permettrait d’observer les premières vipères en activité après leur repos hivernal. Tout juste sortis de leur torpeur, en milieu d’après-midi, trois beaux adultes, deux mâles et une femelle, prenaient un bain de soleil, lovés sous la protection d’un roncier.

 

Le mâle, très paisible, brun-rouge a bien voulu ne pas s’éclipser, prendre la pose, dans l'attitude typique d'une aspic sur l'expectative... mi-curiosité, mi-inquiétude ! Encore couvert d'un peu poussière terreuse, va-t-il parvenir à se débarrasser de l'épine de ronce qui s'est plantée dans sa peau ? Étant donné les taillis épineux que l'Aspic fréquente régulièrement, ce problème doit arriver assez souvent !

 

Belle rencontre d’une espèce fascinante, précieuse auxiliaire des agriculteurs et des jardiniers. Elle contribue à la régulation des populations de petits rongeurs, comme les campagnols, dont on connaît les méfaits quand leurs pullulations détruisent le fourrage des pâturages et prairies de fauche des éleveurs de bétail.

 

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Cliché © Michel Cottet

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017
 

Avec le printemps qui s'annonce, revient la perspective de sortir à nouveau en pleine nature, à la découverte des plantes utiles qui pourront aussi bien nous permettre d'améliorer notre santé, qu'agrémenter nos repas de saveurs subtiles, originales, surprenantes, nouvelles ou retrouvées, et de couleurs délicates.


L'opportunité de vivre ce genre d'expérience se renouvelle chaque année en participant à des stages pratiques se déroulant essentiellement sur le terrain pour la partie didactique et les cueillettes, et en cuisine pour la préparation de repas somptueux, s'approchant de ce qu'on pourrait qualifier de "gastronomie sauvage" !


Certains stages proposent aussi l'élaboration de préparations phytothérapeutiques telles que teinture-mères, liqueurs et élixirs, onguents et pommades, huiles de massage, poudre dentifrice.


Le premier de ces stages aura lieu dans un cadre particulièrement bien adapté : le village de Cipières (Alpes maritimes) et ses environs, en particulier les bords de la rivière du Loup, les 29-30 avril. Le fascicule comportant le descriptif détaillé de ce stage se trouve au bas de cette page.


J'en profite d'indiquer également les dates des stages déjà prévus pour cette année :


21 mai : Journée familiale de découverte des plantes sauvages comestibles à Charmoille (Doubs, F), dans le cadre du SEL de Maîche.


28-29 mai : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


3-4 juin : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


10-11 juin : Stage plantes sauvages et danse, dans la région de Genève (encore à confirmer !)


1-2 juillet : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


30 septembre-1er octobre Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


Il est possible que d'autres stages s'organisent encore, je vous en aviserai. Les descriptifs vous parviendront au fur et à mesure qu'ils paraîtront.


Dans la perspective de nous rencontrer  (ou de nous retrouver) bientôt, je vous salue très cordialement.

 Jean-François                                          Juan  el  Duende  

 

Avant d'imprimer ce message, pensez à la préservation de l'environnement naturel !


Jean-François Henry, Chemin du Chalet 10, CH - 2400 LE LOCLE (Suisse - Suiza - Switzerland)
Tél. fixe CH: XX41(0)32 920 36 47 portable CH:(0)76 298 46 47   Tel. móvil E XX34 698 20 74 54  
SKYPE: Jean-François Henry

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17/03/2017

af3m : lettre ouverte à Madame la ministre des Affaires sociales et de la Santé

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Signez notre lettre ouverte
à Madame la ministre
des Affaires sociales et de la Santé

 

Chers amis,

 

Vous n’êtes pas sans savoir que l’AF3M suit de près les démarches en cours visant à fixer les conditions d’accès et commercialisation des nouveaux médicaments.

 

Malheureusement, nous ne pouvons que déplorer les lenteurs observées en France dans la mise à disposition de ces médicaments innovants, un point de vue qui est largement partagé par les autres acteurs, notamment les industriels concernés et les professionnels de santé réunis au sein de l’IFM.

 

Parmi les points de blocage très clairement identifiés à ce jour, on peut citer le refus quasi systématique des demandes d’ATU déposées auprès de l’ANSM pour l'ixazomib (Ninlaro®), la décision de BMS de ne pas commercialiser l’elotuzumab (EMPLICITI™) en France, et enfin la décision d’AMGEN de suspendre le dispositif d’ATU compassionnelle en place pour le carfilzomib (Kyprolis®).

 

Ce dernier exemple illustre l’extrême lenteur de l’administration, alors que ce médicament remplit dès à présent les conditions pour être inscrit sur la liste dite « en sus », permettant ainsi un remboursement aux hôpitaux par l’assurance maladie : aucune décision n’est intervenue, en dépit du délai administratif maximal en vigueur de 180 jours.

 

L’ensemble de ces éléments, mais aussi le fait que les démarches que nous avons engagées (envoi de mails et courriers) auprès des directions du ministère de la santé puis à destination de la ministre de la santé soient restés sans suite, nous ont conduits à décider de publier dans la presse nationale une lettre ouverte que nous vous proposons, en tant qu’adhérent ou donateur, de signer sur notre site Internet : www.af3m.org/lettre-ouverte.html

 

Bien évidemment, les membres de notre comité scientifique et plus largement l’Intergroupe Francophone du Myélome (IFM), qui ont été et qui restent très actifs pour suivre et participer aux essais et études en cours concernant ces nouveaux médicaments, ont été informés de notre démarche.

 

Je vous remercie par avance de soutenir cette action, il est clair qu’elle ne pourra avoir un impact significatif que si nous sommes en mesure d’obtenir un grand nombre de signatures.

 

Avec toute mon amitié,

 Bernard DELCOUR

Président de l'AF3M

 

SIGNER

14/03/2017

Petit agneau

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07/03/2017

Le lynx aux portes de Besançon

Le lynx aux portes de Besançon


Un article de Philippe SAUTER avec le correspondant local Guy DESMOND

dans l'Est Républicain du dimanche 8 décembre 2013

 

Un lynx a été photographié à l’entrée de l’agglomération bisontine. Rien de surprenant pour les spécialistes.

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 Photo : Fédération des chasseurs du Doubs

 

Aucun doute sur la photo, c’est bien un lynx qui a été immortalisé par un piège photographique posé par la Fédération des chasseurs du Doubs aux abords du fort de la Dame Blanche, dans la forêt de Chailluz, au nord de l’agglomération de Besançon.

Même la plus grande ville de Franche-Comté a désormais la visite du toujours rare prédateur local.

Premier constat, le lynx pris en photo en novembre était jusqu’à maintenant inconnu des fichiers. Il s’agit, soit d’un jeune individu, soit d’un migrateur venu s’installer aux abords de la ville.

 

À la poursuite des chamois

 

« On a constaté que certains lynx restaient dans un secteur assez limité, alors que d’autres peuvent passer d’une zone à l’autre en parcourant parfois de longues distances », expliquait hier Stéphane Ragazzoni, responsable du réseau lynx auprès de l’Office de la chasse.

Pour lui, la présence d’un lynx aux portes de la capitale comtoise est tout sauf une surprise. « C’est même assez logique. Besançon dispose de secteurs boisés et escarpés. Il y a maintenant des chamois à Tarragnoz (NDLR : un quartier de Besançon). Et s’il y a des chamois, on peut imaginer que le lynx les suit. »

Nocturne et particulièrement discret, le félin n’est pas comme on l’imagine caché au cœur des forêts profondes. « Mardi dernier, j’ai suivi une trace dans la vallée de la Loue, près d’Ornans, qui passait à vingt mètres d’une maison d’habitation. C’est un animal qui vit à côté de nous. »

 

Vers la Haute-Saône

 

On estime à une centaine le nombre d’individus vivant en Franche-Comté, le plus souvent dans le Jura ou le Haut-Doubs.

 

Réintroduit en Suisse dans les années soixante-dix, le lynx a progressé en Franche-Comté, sa région de prédilection en France. « C’est une population aujourd’hui en équilibre qui se reproduit. Cette année, au moins quatre femelles ont eu des petits », précisait Stéphane Regazzoni.

 

Au point qu’il explore actuellement de nouvelles zones. « On a noté des présences à Roulans mais aussi du côté de la Haute-Saône. »

 

Le lynx ayant besoin d’une zone importante, les jeunes en particulier doivent développer de nouveaux secteurs de chasse. Quitte à fréquenter de près les villes.

 

Les Francs-Comtois aiment le lynx

 

La conclusion du rapport de la Direction régionale de l’environnement et du logement date de cet été et il est sans appel : les Francs-Comtois aiment le lynx. En effet, une consultation envoyée dans toutes les communes de Franche-Comté a recueilli 15.545 réponses venues de particuliers, d’associations, d’élus. Il apparaît qu’une grande majorité des participants à ce sondage est favorable aux relâchers de lynx, soit 83,8 % de l’ensemble des avis émis. Reste que la présence de plus en plus confirmée de lynx en Franche-Comté pose quelques problèmes. Les attaques contre les troupeaux de moutons se sont multipliées particulièrement dans le département du Jura. Concerné, un éleveur de Saint-Laurent-la-Roche (Jura) s’est vu d’ailleurs remettre des chiens patous. Les patous sont également efficaces pour la défense des troupeaux contre le loup, lui aussi de retour dans la région.

 

Ajout du 30 janvier 2017 : un skieur de fond croise sur sa piste un lynx

 

Un skieur a croisé un lynx dans le massif du Noirmont. L'animal ne semblait guère apeuré, comme le montre cette vidéo publiée samedi 28 janvier 2017 sur Facebook.

 

Ajout du 7 mars 2017 : un lynx peu farouche

 

Le lynx était couché dans la neige quand Magali est passée ce dimanche 5 mars 2017 non loin de Pontarlier. Elle a arrêté sa voiture. Et n’a pas résisté bien longtemps à sortir pour filmer l’animal. Le lynx a poursuivi son chemin dans les bois.

 

Ajout du 29 mars 2017 : un lynx au comportement étonnant

 

L'animal traverse tranquillement une route entre Bois d'Amont et Le Brassus, sous les yeux de cantonniers vaudois. Ceux-ci ont sorti leur téléphone portable pour immortaliser la scène.

Ils n'ont pas dû en croire leurs yeux... Pourtant, la scène est bien réelle ! Des cantonniers ont croisé un lynx dans le Jura, entre Bois d'Amont et Le Brassus. L'animal traverse une route, ignorant superbement les promeneurs. 

« J'ai cru que c'était un renard, de loin », s'amuse l'un d'entre eux, au fort accent vaudois. 

Heureusement, les images ont été immortalisées depuis un téléphone portable. La vidéo a été publiée sur Facebook le mardi 28 mars 2017.

06/03/2017

Master mention Sciences de l'Eau - Qualité des Eaux, des Sols et Traitements

pêche-électrique_200.jpgMaster mention Sciences de l'Eau

Qualité des Eaux, des Sols et Traitements

 

Nous avons  le grand plaisir de vous informer que le Master Qualité des Eaux, des Sols et Traitements poursuivra sa déjà longue vie pendant au moins 6 années encore ! (et beaucoup plus nous l’espérons...).


A la suite d’une très longue et très lourde procédure d’accréditation (démarrée il y a maintenant plus de deux ans et demi !!!), nous venons de recevoir un avis positif du Ministère.



L’attractivité de la formation, son adéquation aux attentes des différents milieux professionnels (attestée par les excellents taux d’insertion professionnelle malgré un contexte socio-économique difficile), son ancrage dans la "vraie vie" sont les clés de ce succès.



À noter parmi les évolutions qui se mettront en place à partir de la rentrée 2017 :



* un changement d’intitulé : le ministère en charge de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur a défini une liste restreinte des intitulés possibles des mentions de Master : nous délivrerons maintenant un Master mention "Sciences de l’Eau". Nous avons cependant souhaité conserver en sous-titre l’intitulé QUEST, pour ne pas perdre le bénéfice de la notoriété qui y est attachée et parce que cela décrit plus précisément les contenus et les objectifs de notre formation.



* un renforcement de l’articulation M1 — M2 grâce notamment à une spécialisation "qualité des eaux" beaucoup plus marquée dès le M1 : cela est rendu possible par le fait que la mutualisation avec le M1 ECOS sera centrée sur certains enseignements fondamentaux et sur ceux dédiés à l’acquisition de compétences transversales.



* à partir de la prochaine rentrée, les unités d’enseignement seront — dans toute la mesure du possible — délivrées sous forme de "blocs", c’est-à-dire que les enseignements d’une même unité seront regroupées sur des périodes courtes de manière à faciliter l’accès de ces enseignements au public en formation continuée.



* l’internationalisation de la formation sera poursuivie avec notamment un volume accru d’enseignements et d’exercices en langue anglaise.



*… Des informations plus précises sont disponibles et seront complétées prochainement à l’adresse suivante :
http://formations.univ-fcomte.fr/ws?_profil=ufc&_cmd=...

 

Contact : Pr. Pierre-Marie Badot
Chrono-Environment Lab. /  
UMR 6249 CNRS-University of Franche-Comté
16, route de Gray
F-25030 BESANÇON cedex

05/03/2017

Mésange bleue, un oiseau acrobate

Acrobate, la Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Tout simplement belle, étonnante, vive, caractérielle, familière, la Mésange bleue ne cesse de m'étonner. Sa présence régulière comme toutes ses cousines mésanges à la mangeoire me séduit par son comportement rythmé par un va-et-vient permanent.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture sur un poste de nourrissage.

 

Petit oiseau très actif au bec court, elle peut prendre bien des positions souvent traduites par des acrobaties pleine de charmes. Contrairement à son apparence, c’est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu. Son comportement et son caractère effronté font de la Mésange bleue un oiseau opiniâtre et curieux. Elle se caractérise par la couleur bleue cobalt de sa calotte, comme celle de ses ailes et le dessus de sa queue.

 

Les mésanges bleues commencent à visiter des cavités de nidification habituellement début mars. Le site idéal est un petit trou ou une étroite fissure dans un arbre ou un mur dans lequel le mâle pénètre ensuite en appelant la femelle, espérant qu'elle le suive et adopte l'endroit.

 

Impossible de lui résister donc quand elle apparaît dans le viseur de l'appareil photo, le plus difficile étant de maintenir le cadrage tant elle bondit vite d'un perchoir à l'autre.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Georges Louis Duvernoy

 

Georges Louis Duvernoy

Un nouveau livre de Claude Cardot

en souscription jusqu'au 30 juin 2017

CouvDuvernoy1re-450.jpg

En cliquant sur le texte, vous agrandirez le document

Souscription-Duvernoy-450.jpg

Lire également, sur ce même blog, un article consacré à Georges Cuvier.

 

 

04/03/2017

Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens

Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens

 

À partir des années 1960, la forêt comtoise semble de plus en plus passionner les historiens. Les descriptions encore rapides de la littérature scientifique du début du XXe siècle laissent place à un traitement plus fouillé des données historiques, intégrant très vite faits sociologiques, politiques, économiques et culturels se rapportant à l’évolution de la forêt.

 

La contribution de différentes disciplines se confirme, et devient plus évidente encore avec le progrès des méthodologies et des technologies, qui complète les analyses d’archives. L’étude des bois et des taillis bénéficie de mesures et de relevés des plus pointus, se sert des outils de la palynologie, de l’anthracologie, de la dendrochronologie ou encore de l’archéologie, qui, se croisant, aident à retracer peu à peu la vie de la forêt de Chaux ou de celle de Chailluz à travers le temps.

 

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Carte de la forêt de Chaux, 1624, AD Doubs, cliché P. Sinibaldi

 

L’ouvrage Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens témoigne de cette diversité des recherches et des résultats.

 

Il raconte la télédétection LIDAR et ses découvertes, l’examen des charbons de bois comme l’analyse des cartes anciennes et des textes de lois séculaires, les pratiques de bornage comme la signification des différences d’épaisseur des cernes des arbres. Il regroupe les actes d’une journée d’étude organisée en 2014 par le groupe de recherches historiques Franche-Bourgogne, avec le concours du laboratoire Chrono-environnement de l’université de Franche-Comté et des Archives départementales du Jura

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Delobette L., Delsalle P. (2017).— Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens En Direct n° 268 de janvier 2017.

 

Delobette L., Delsalle P. (sous la direction de), Histoire des paysages forestiers comtois et jurassiens, éditions Franche-Bourgogne, 2016.