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16/01/2019

Balades naturalistes : fréquentation

Objectifs de ce blog

Statistiques de fréquentation

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur…

If, Rudyard Kipling, 1896.

 

 

CLASSEMENT INTERNATIONAL DE

"BALADES NATURALISTES"

 

Blog distingué par Golden Blogs Awards 2014

et classé troisième dans la catégorie "Biodiversité"

 

 

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Lumière de scène à Écot

Lumière de scène à Écot

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 La présence du brouillard matinal conditionne souvent l'émergence de belles ambiances lumineuses lorsque le soleil arrive à s'imposer.

 

 Le plateau d'Écot (25) culmine à environ 530 mètres, altitude à laquelle souvent plafonne le brouillard dans la région.

 

 Mon choix s'oriente sur ce point haut dominant le Pays de Montbéliard pour en parcourir l'horizon.

 

 Le soleil émerge très rapidement du brouillard qui se dissipe de plus en plus rapidement.

 

Alors que je replonge dans le versant opposé, je découvre une crête où se marient soleil et brume avec comme témoin la végétation qui rayonne dans une ambiance de lumière de scène.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

07/01/2019

Meilleurs vœux pour 2019.

 

Bonjour, 

Un Bruant jaune dans un cadre de saison pour vous souhaiter le meilleur pour 2019.

  Je tiens à vous remercier de votre fidélité et de l’intérêt que vous témoigniez à la découverte du sujet diffusé chaque semaine.

Cordialement

Dominique Delfino

VOEUX 2019-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

26/12/2018

Rouge-gorge de Noël

Rouge-gorge de Noël

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Le Rouge-gorge familier est un oiseau au comportement solitaire et territorial.

 

Il use de son plastron "rouge" comme avertisseur et n'hésite pas à l'exhiber en toutes occasions quand il s'agit de s'imposer sur son territoire. Les mâles s'affrontent ainsi, poitrine haute, tout en vocalisant abondamment afin de défendre les limites de leur domaine.

 

Les oiseaux du nord de l'Europe (les femelles en particulier) descendent vers le sud en hiver. Beaucoup, parmi les oiseaux hivernant dans notre région, sont originaires de Scandinavie (et Finlande). Ceux qui décident de nous quitter par grand froid peuvent aller jusqu'à traverser la Méditerranée. Quant aux résidents, en autres les vieux mâles, ils restent fidèles à leur site d'hivernage.

 

En hiver, le chant est donc un moyen d'affirmer sa présence pour protéger son espace et sa nourriture à défaut de séduire une femelle.

 

Quelle harmonie sonore et visuelle que celle du Rouge-gorge donnant de la voix à pleine gorge au sein d'un roncier aux tons d'automne et d'hiver !

 

Rouge-gorge-de-Noël-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

20/12/2018

Entre neige et givre

Entre neige et givre

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

L’hiver n’est plus qu'une question de jours. Du moins sur le calendrier. Sur le terrain il en est tout autre, la météo de ces derniers temps ayant un peu précipité les choses plus particulièrement à moyenne altitude.

 

La neige est bien présente à partir de mille mètres dans le massif des Vosges et du Jura. Une balade matinale guidée par les paysages de givre me conduit à remonter le Doubs jusque dans son cours supérieur à la frontière Suisse.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Le froid a figé ces paysages enneigés des plateaux du Haut-Doubs laissant parfois penser que le temps s'est arrêté.

 

Soleil timide jouant à cache-cache avec le brouillard favorisant des ambiances de saison particulières.

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

13/12/2018

L'univers des champignons

L'univers des champignons

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les champignons constituent à eux seuls un univers captivant qui laisse encore place à de nombreuses découvertes et interrogations. Partout où la vie s'est développée les champignons sont présents sous une forme ou sous une autre.

 

Du plus imposant au plus microscopique, leurs couleurs, leurs apparences sont étonnantes et fascinent par leur diversité.

 

Amanite tue-mouches-450.jpg

Amanite Tue-Mouches

Cliché © Dominique Delfino

 

Présents dans de nombreux milieux, c'est en forêt que les champignons sont les plus abondants. Leur temps de croissance varie de quelques heures à plusieurs jours voire même plusieurs années pour certains polypores.

 

L'automne est la période idéale partir à la cueillette de champignons à condition bien sûr de savoir les identifier. La promenade forestière peut être tout simplement motivée par un esprit de découverte et de contemplation même si certains d'entre eux contribuent largement aux délices de notre gastronomie.

 

Pleurote en forme d'huître-450.jpg

Pleurote en forme d'huître

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

 

 

 

 

      

 

 

 

04/12/2018

Panoramique vallée de l'Allan

Panoramique vallée de l'Allan

 

Par Dominique Delfino

Photographe paysagiste et animalier

 

Brume et nuages font partie des ingrédients incontournables à la magnificence d'un paysage.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

C'est dans cette ambiance que je conduis ma balade matinale en parcourant la plaine de l'Allan, la brume dévoilant à peine le cours de la rivière.

 

La lumière perce progressivement, le rideau de brouillard laissant apparaître l'horizon. Le ciel bleu azur s'impose soudainement animé par une formation nuageuse qui semble prendre la fuite au-dessus de Brognard.

 

La technique du panorama s'impose à la prise de vue pour figer cette ambiance éphémère.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

27/11/2018

Automne tout Doubs

 

Automne tout Doubs

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Flâner sur les rives du Doubs à l'automne offre à notre regard des images d'une grande douceur quelle qu'en soit la lumière qui les imprègne.

 

Cette belle rivière qui traverse notre département présente encore, malgré les aménagements, un cours d'eau dont les berges sont le reflet d'une harmonie végétale dans un cadre naturel parfois sauvage.

 

Flâner, c'est aussi se poser pour découvrir avec passion, contempler au rythme de nos sens, ces paysages renforcés par le miroir de la surface de l'eau.

 

Une manière de s'évader en '' Doubs'eur ''.

 

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Cliché © Dominique Delfino

20/11/2018

Légumes et couleurs d'automne

Légumes et couleurs de saison

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

S'il est un légume qui symbolise l'automne, la coloquinte s’inscrit par son originalité en harmonie parfaite avec la saison.

 

Cultivée pour ses formes et ses couleurs étonnantes, cette courge ne peut être consommée mais est souvent utilisée en décoration dans la maison.

 

La récolte offre de véritables surprises et le panier de légumes délivre à notre imagination une libre mise en scène de ces acteurs du jardin.

 

Comment ne pas voir à travers ces sujets, un ibis rouge face à un colvert dans leur plus bel apparat et dans leur attitude pleine de grâce et d'élégance.

 

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Cliché © Dominique Delfino

14/11/2018

Automne éphémère

Automne éphémère

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Nul ne pouvait prévoir, compte tenu de la sécheresse persistante en Franche-Comté lors de cet été 2018, ce que l'automne allait nous dévoiler en palettes de couleurs.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Les ambiances varient selon les endroits et les altitudes. Je me balade, sur les hauteurs de Mathay et de celles du plateau d'Écot, le long des rives du Doubs, de la côte de Maîche pour finalement dominer la vallée du Dessoubre au Rocher du Bourbet.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Le brouillard matinal offre souvent ces ambiances particulières, la lumière cherchant à percer le feuillage aux couleurs chaudes et transparentes.

 

Automne éphémère_01-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Il faudra ainsi profiter à chaque instant des rayons du soleil qui animent ces panoramas au cours de la journée, le temps étant compté à cette saison sur la mise en lumière de ces tableaux éphémères.

      

07/11/2018

Lions du Masaï Mara

Arrêt sur image dans la savane

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les vastes plaines de savane herbeuse du Masaï Mara (Kenya) sont le domaine des grands herbivores. Côté prédateurs, si les guépards demeurent dans les plaines ouvertes, et si les léopards affectionnent les grands arbres qui bordent les rivières, les lions sont chez eux partout. Grâce à une nourriture abondante tout au long de l’année, ils sont particulièrement bien représentés sur ce territoire.

 

Mais le futur s'assombrit pour les lions du Masaï Mara, menacés par la destruction de son habitat au sein même de cette formidable réserve.

 

Les hommes ont besoin de plus en plus d’espace pour leur bétail et n’hésitent pas à entrer dans les aires protégées pour permettre aux troupeaux de se nourrir et de s’abreuver.

 

Pour un prédateur à la recherche de proies, il est bien plus tentant de s’attaquer à des chèvres ou des vaches sans défense, plutôt que de s’épuiser à courir derrière un grand mammifère.

 

La perturbation dans le comportement des groupes de lions est énorme. Quand ils ne font pas l’objet directement de mesure de rétorsion de la part des éleveurs Masaï.

 

Regard de lion-450.jpg

Regard de lion

Cliché © Dominique Delfino

 

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Lionne et lionceau

Cliché © Dominique Delfino

 

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Lionceau

Cliché © Dominique Delfino

31/10/2018

Un petit joyau, le Guêpier nain

Un petit joyau, le Guêpier nain

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Après avoir observé le Guêpier d'Europe durant sa période de reproduction en Franche-Comté, c'est au Kenya, dans la réserve du Masaï-Mara que je le retrouve dernièrement. Après un long voyage migratoire, cet oiseau passera l'hiver sous des contrées plus clémentes en compagnie d'autres espèces telle que celle de son cousin le Guêpier nain.

 

Comme le Guêpier d'Europe, le Guêpier nain (Merops pusillus) est un oiseau qui appartient à la famille des Méropidés et à l'ordre des Coraciiformes.

 

Beaucoup plus petit que le Guêpier d'Europe, le Guêpier nain ne quitte pas l'Afrique et se reproduit dans les berges de la rivière Mara.

 

Il ne passe néanmoins pas inaperçu, peu farouche, il resplendit dans le viseur de mon appareil.

 

Les couleurs dont il se pare le transforme en un petit joyau de plumes éblouissantes dans cet écrin de nature sauvage.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

30/10/2018

Lueurs d’un soir

Lueurs d’un soir

 

 par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Le jeu de la lumière projetée sur les formations nuageuses offre de temps à autre des tableaux célestes éphémères auxquels on ne s’attend pas toujours. C’est bien sûr en fin de journée, lors du coucher de soleil, qu’il va falloir faire preuve de patience.

 

Mais rien n’est gagné d’avance, il faudra attendre que le soleil soit couché et seule la nature de l’horizon décidera de lever le voile sur cette scène grandeur nature qui s’offrira peut-être à notre regard.

 

C'est alors que, progressivement, les lueurs se manifestent en illuminant les nuages acteurs de ce spectacle.

 

Une ambiance paisible dont semblent également profiter ces chevaux au pré.

 

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Cliché © Dominique Delfino

19/10/2018

La migration serait culturelle chez les ongulés

La migration serait culturelle

chez les ongulés

 

Par Anne-Sophie Tassart (Sciences et Avenir)

le 10/09/2018

 

Contrairement à d'autres espèces animales, la migration chez les ongulés ne serait pas déclenchée par un mécanisme génétique, mais par l'apprentissage.

 

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Des mouflons canadiens durant une migration

© Travis Zaffarano Trailcam Photo, Wyoming Migration Initiative

 

La plupart des migrations, qu'elles soient pratiquées par des insectes, des oiseaux ou des poissons, sont déclenchées par un processus génétique. Les chercheurs soupçonnent depuis longtemps que ce n'est pas le cas chez les ongulés. Une hypothèse validée par des biologistes américains de l'Université du Wyoming dans leur étude parue le 7 septembre 2018 dans la prestigieuse revue Science : la migration - savoir quand et où se déplacer chez ces animaux est un savoir. Il est donc transmis de génération en génération permettant ainsi le maintien des mouvements saisonniers de la harde. "Nos résultats indiquent que l'apprentissage et la transmission culturelle sont les principaux mécanismes par lesquels la migration des ongulés a évolué", indique l'article scientifique.

 

L'apprentissage peut prendre des dizaines d'années

 

Les scientifiques se sont basés sur différentes données collectées dans l'ouest américain notamment sur des mouflons canadiens (Ovis canadensis). Ces derniers, à cause de la chasse et des maladies, ont vu leur aire de distribution s'effriter peu à peu. Un programme de réintroduction a permis de récupérer plusieurs mouflons afin de les déplacer dans les régions qu'ils occupaient auparavant. Mais selon les données GPS, moins de 9% des animaux réintroduits se sont mis à migrer par la suite alors que la migration concerne 65 à 100% des animaux composant les hardes non déplacées.

 

Pourquoi une telle différence entre les deux groupes ? Pour les chercheurs la réponse est simple : les animaux dépaysés ne savent tout simplement pas où aller. Ils ont besoin de temps pour explorer leur environnement et ainsi trouver les endroits où des ressources sont disponibles quand le climat est moins clément. Une fois cet apprentissage effectué, ils peuvent transmettre leur savoir aux plus jeunes. Et cela peut prendre du temps. En effet, en récoltant les données transmises par les colliers GPS de 267 mouflons canadiens et 189 élans, les biologistes ont découvert que les groupes déplacés ont besoin de plusieurs dizaines d'années pour entamer des migrations. Ainsi, les mouflons ont attendu 40 ans avant que 80% de la harde ne migrent quand les élans ont attendu... 90 ans. "Ces résultats indiquent que les ongulés accumulent un certain savoir sur leur lieu de vie au cours du temps et que la transmission culturelle de ce savoir est nécessaire pour que la migration se produise et persiste", conclut dans un communiqué Brett Jesmer, co-auteur de l'étude.

 

Quand l'homme modifie le paysage

 

Ces données sont importantes pour la conservation de ces espèces et des ongulés en général notamment car elles soulignent l'importance des couloirs migratoires. "Quand les couloirs migratoires sont détruits (par exemple par la déforestation, NDLR), toutes les connaissances des animaux sur comment faire le trajet sont perdues et ils vont probablement mettre des dizaines d'années ou même un siècle à les réapprendre", note Matthew Kauffman, également co-auteur de l'étude. Pendant cette période, les ongulés peineront à trouver de la nourriture et donc à survivre.

 

Un kangourou arboricole disparu et retrouvé

Ce rarissime kangourou arboricole

réapparaît après avoir disparu

pendant 90 ans

 

Kangourou arboricole-450.jpg

 

D'après le National Geographic, Le kangourou arboricole Wondiwoi était autrefois si rare qu'on ne le connaissait que par des dessins, comme celui ci-dessus. Il a été récemment repéré — et photographié pour la première fois — par un botaniste amateur dans une chaîne de montagnes isolée de Nouvelle-Guinée.

 

Le Wondivoi a disparu pendant près d'un siècle et était censé être éteint. Ce kangourou insolite qui ressemble à un singe, parcourt les arbres des forêts montagnardes de Nouvelle-Guinée. Il a été aperçu pour la première fois par le célèbre biologiste de l'évolution Ernst Mayr en 1928. Mayr l'a aperçu dans les montagnes de la péninsule de Wondiwoi, située dans l'État indonésien de Papouasie occidentale, sur la moitié ouest de la grande île de Nouvelle-Guinée. Le Wondiwoi n'a jamais été signalé depuis cette première observation. « C'est l'un des mammifères les moins connus au monde », déclare Mark Eldridge, biologiste marsupial au Australian Museum de Sydney. Maintenant, il a non seulement été repéré, mais également photographié pour la première fois.

 

Mark Eldrige a contacté les experts mondiaux des kangourous arboricoles, notamment Roger Martin de l'Université James Cook dans le Queensland, en Australie, pour confirmer cette découverte avant sa publication.

 

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Le Kangourou arboricole Wiwiwoi

Photographie © Michael Smith

 

C'est l'une des seules photographies connues du kangourou des arbres Wondiwoi, prise récemment par le botaniste amateur Michael Smith.

 

Mayr a photographié ce qui est devenu le seul spécimen connu de la science et a envoyé sa peau au Natural History Museum de Londres. Il a été décrit comme une espèce, Dendrolagus mayri, en 1933.

 

Depuis lors, les habitants ont rarement signalé l'existence de l'espèce. Mais cela peut être dû au fait que « les chasseurs ne montent jamais au-dessus de 1300 mètres lorsque la forêt commence à devenir vraiment très dense en fourrés de bambous », explique Smith.

 

Pour dépasser cette altitude, son équipe a dû se frayer un chemin dans la végétation. Une fois qu’ils ont atteint une hauteur d’environ 1500 à 1700 mètres, les chercheurs ont commencé à voir des marques de rayures sur les troncs laissés par les kangourous des arbres, ainsi que des excréments occasionnels. « Nous pouvions aussi sentir les traces de parfum laissées par les kangourous, une sorte d’odeur de renard », ajoute-t-il.

16/10/2018

Challenge aérien sur Brognard

Challenge aérien sur Brognard

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animaiier

 

 

Météo radieuse en ce matin d'automne, pas un brin d'air en ouvrant les volets. Je découvre alors cette montgolfière semblant stationner sur le village de Brognard.

 

Progressivement le pilote guide son ballon à basse altitude au gré du relief du village et de la végétation laissant penser qu'il cherche à se poser dans les environs immédiats.

 

Challenge aérien sur Brognard-450_01.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Point d'église ni de temple dans cette petite localité : le clocher qui s'élance vers le ciel n'est autre que celui de l'école élémentaire.

 

Défit pour l'équipage de cette montgolfière en prenant pour cible la pointe du clocher ? Avec beaucoup d'adresse et de patience, le pilote finira par coiffer l'édifice, la perspective de mon téléobjectif renforçant l'illusion.

 

Challenge aérien sur Brognard-450_02.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

15/10/2018

Urgence pour le Renard roux

renard roux,collectif renard grand est

Urgence pour le Renard roux

 

Dans le sillage du Collectif Renard Grand Est, douze Francs-Comtois d’horizon différent se sont engagés pour défendre la cause du renard dans le département du Doubs. Agriculteurs, naturalistes, enseignants, forestiers, photographes animaliers, informaticiens, scientifiques et même chasseurs, tous partagent le même point de vue sur l’incohérence dont est victime ce prédateur.

 

Par l’information et la sensibilisation, ils souhaitent contribuer à réhabiliter l’espèce et mettront tout en œuvre pour obtenir son retrait de liste des nuisibles.

 

Pour cela, le collectif appuie son argumentaire sur de nombreuses publications scientifiques à la disposition de tous les partenaires pouvant influencer les décisions qui seront prises au moment de la constitution de la nouvelle liste des nuisibles en 2019.

 

Agir concrètement pour protéger le renard

 

En juin 2019, la nouvelle liste départementale des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts devra être fixée par un arrêté ministériel. Sur avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, le préfet du Doubs proposera ou non au ministre d’y faire figurer le renard.

 

Individuellement, soyons les plus nombreux possible à demander par courrier, et non par mail, le retrait du renard de la liste des nuisibles.

 

Pour la protection du renard, ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

Site internet : http://www.renard-doubs.fr

 

Pour tout savoir et

agir dès maintenant

 

renard roux,collectif renard grand est

 

renard roux,collectif renard grand est

 

  

 

12/10/2018

La fièvre des volcans par Patrick MARCEL Dédicace 27 octobre à Besançon

La fièvre des volcans

 

par Patrick Marcel

 

Sortie d’un petit bouquin dans la collection "petite philosophie de voyage" éditée par Transboréal : La fièvre des volcans ! Cet ouvrage sort tout juste de l’imprimerie.


Dédicace de l'auteur Patrick Marcel le 27 octobre 2018 après-midi à la librairie « les sandales d’Empédocle » à Besançon.


Présentation sur le site de l’éditeur :
Du bouquin : http://www.transboreal.fr/librairie.php?code=TRAPPVOL&...

De la collection : http://www.transboreal.fr/collection_librairie.php?codeco...

 

La Fièvre des vocans-450.jpg

10/10/2018

Le brame du cerf

Octobre résonne avec le brame

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Rendez-vous incontournable, l'automne avec le brame du Cerf annonce que l'époque des amours est de saison. La fin du mois de septembre est une période très attendue par les passionnés du cerf et de nature. Le brame est le cri que poussent les cerfs pour attirer l’attention des femelles durant cette période de rut.

 

Exceptionnellement les cerfs n’hésitent pas à sortir de leur discrétion légendaire pour se mettre à découvert dans les zones dégagées de la forêt. C’est pourquoi, il est possible de facilement les observer, et cela dès le crépuscule jusqu’à la nuit.

 

Les vieux mâles veillent jalousement sur leur harde qu'ils ont réintégrées, essayant en plus d'attirer les femelles de la harde voisine. C'est une période très éprouvante physiquement pour les cerfs, ils ne mangent presque rien et n'ont pas de répit : combat, accouplement, surveillance... Ils peuvent perdre jusqu'à une vingtaine de kilos.

 

Ainsi résonne le brame, ce cri profond et impressionnant qui anime la forêt jusqu’à la mi-octobre.

 

brame du cerf,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

brame du cerf,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino


podcast

03/10/2018

La surdensité de sangliers menace la vipère péliade

La surdensité de sangliers menace la vipère péliade

 

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Cliché © Hubert Balthus

 

À ce jour, peu d’études ont mis en évidence l’impact des sangliers sur la biodiversité en Wallonie. Publiés dans la prestigieuse revue "Animal conservation", les résultats de la récente étude de Natagora sur la disparition de la vipère péliade démontrent concrètement l'ampleur du problème.

 

Une étude de longue haleine sur un reptile menacé

 

Un suivi intensif, réalisé durant 12 ans sur la majorité des populations wallonnes de ce serpent, révèle que sur tous les sites où les densités de sangliers ont augmenté, les populations de serpents ont rapidement disparu ou sont proches de l’extinction. À l’inverse, sur les rares sites où les sangliers ne sont pas ou peu présents, le nombre de serpents est stable.

 

Eric Graitson, herpétologue chez Natagora et auteur de l’étude : “Actuellement, la surdensité de sangliers est une des causes importantes de régression de nombreuses espèces, dont la plupart des reptiles et d’autres espèces sensibles comme les oiseaux nicheurs au sol. Les espèces les plus rares sont souvent les plus impactées.” et il ajoute “Les sangliers impactent les reptiles de plusieurs façons : par prédation directe, par compétition pour les proies, mais aussi en détruisant les micro-habitats utilisés comme refuge ou site de reproduction. Étant des organismes à mobilité réduite, les reptiles sont directement dépendants des conditions locales et sont particulièrement sensibles aux impacts causés par les sangliers en nombre trop élevé.

 

L’essor du sanglier

 

L'augmentation des densités d’ongulés sauvages depuis plusieurs décennies, en Wallonie et ailleurs en Europe, a indéniablement un impact considérable sur l’espace rural. Outre leurs impacts sur l’activité agricole et la régénération forestière, les impacts environnementaux causés par les surdensités de sangliers sont nombreux : ils perturbent les sols, mangent et détruisent une grande variété de plantes et d’animaux.

 

Si cette augmentation trouve en partie sa source dans les hivers plus cléments et le vieillissement de la forêt, il faut bien constater que la surdensité du sanglier arrange bien certaines sociétés de chasse qui tirent profit de cette activité particulièrement lucrative. Il n’est dès lors pas surprenant que que ces acteurs aient tout intérêt à accroître le problème avec les pratiques de nourrissage, ou en donnant des consignes de tir visant à épargner les laies.

 

Un impact jusque dans les aires protégées

 

L’étude met en évidence que les populations de serpents situées dans les espaces protégés comme les réserves naturelles sont encore plus impactées que les autres car ce sont des zones refuges pour les espèces protégées, comme le veut la législation. Elles bénéficient également d’une réelle quiétude, ce qui les rend, contre toute volonté, très attractives pour les sangliers, particulièrement en période de chasse.

 

Afin de se prémunir contre les dégâts, Natagora est de plus en plus souvent contrainte de mettre en place des solutions : installation de coûteuses clôtures anti-sangliers afin d’éviter leurs incursions depuis les espaces forestiers, opérations de destruction, etc.

 

Une autre gestion doit être envisagée

 

Pour Natagora, il convient de réguler drastiquement et durablement les populations de sangliers impliquant notamment la gestion des "points noirs". À cette fin, l’étude précise qu’il est urgent de prendre des mesures comme l’interdiction du nourrissage et le ciblage des tirs sur les laies afin de réguler les surpopulations de sangliers. Ces deux mesures doivent toutefois s’inscrire dans un plan d’action “Sangliers” définissant des objectifs clairs, mesurables et mesurés.

 

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02/10/2018

Vaches montbéliardes

Cherchez l’erreur

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ambiance assurée samedi 29 septembre 2018 au comice agricole de Maîche organisé sur la commune des Écorces dont le clocher s’affiche de loin sur ce plateau du Haut-Doubs.

 

Soleil radieux pour ce rendez-vous annuel qui attire inévitablement un public nombreux.

 

Ce sont bien sûr les vaches de race montbéliarde qui sont à l'honneur à l'occasion des présentations aux concours des différents challenges. Bichonnées de la tête à la queue, les animaux s'exposent alignés sur les « stands » des agriculteurs.

 

Surprise, alors que je cherche désespérément une vache ornée de ses cornes, je finis par découvrir dans un endroit quelque peu isolé, ce tête-à-tête contrastant entre ces deux animaux : cherchez l'erreur...

 

Si pour des raisons techniques et de sécurité argumentées par les propriétaires, la coupe des cornes est devenue de rigueur, on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'une vache sans cornes n'est pas des plus séduisantes, sachant que je ne vais pas me faire de copains avec cette affirmation que partagent d'ailleurs certains éleveurs puristes.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

25/09/2018

Chevreuils, féerie matinale

Chevreuils, féerie matinale

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'ambiance d'un lever de soleil dans le brouillard matinal nous plonge dans l'atmosphère particulière du milieu aquatique de l'espace naturel de l'Allan.

 

Les oiseaux ne sont pas encore au rendez-vous face à mon affût et je profite de ces instants magiques et éphémères pour savourer ce mariage de la lumière et de l'eau.

 

Les roseaux dessinent une courbe harmonieuse sous le poids de la rosée, les images s'enchainant au rythme du brouillard qui glisse sur la surface de l'eau.

 

Surprise de taille soudain dans mon viseur. Un chevreuil se présente sur la rive suivi de ses deux jeunes de l'année. Prudents, ils s'engagent sur le plan d'eau afin de traverser et rejoindre un espace de quiétude. La scène est extraordinaire dans cette ambiance féerique. La chevrette distancée des faons revient sur ses pas afin de les sécuriser sur la rive avant de traverser à nouveau et mettre son petit monde à l'abri.

 

Cinq minutes intenses d'émotion et de bonheur que la nature procure au cours de ces petits matins qui se suivent et ne se ressemblent jamais.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

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Cliché © Dominique Delfino

19/09/2018

Été indien pour la Grenouille verte

Été indien pour la Grenouille verte

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La Grenouille verte (Rana kl. esculenta) renommée depuis peu Pelophylax kl. esculentus est la plus commune de nos grenouilles. C’est une espèce hybride issue de plusieurs espèces européennes, essentiellement Rana lessonae (Grenouille de Lesson) et Rana ridibunda (Grenouille rieuse).

 

Elle occupe une multitude de milieux aquatiques et est également présente en milieux saumâtres.

 

Active le jour, elle est souvent observée s’exposant sur les berges ensoleillées des étangs, lacs, mares et ruisseaux riches en végétation qui lui assurent un abri.

 

Ses principaux prédateurs sont les hérons, les brochets et les couleuvres.

 

Durant les quatre mois d’hiver, elle s’envase dans le fond du ruisseau ou de la rivière où elle restera immobile réduisant ainsi au minimum ses besoins vitaux.

 

La saison chaude qui persiste en cette année 2018 et qui laisse présager un été indien ne peut que favoriser de belles observations comme le reflète cette image en eau calme.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

12/09/2018

Éradication définitive du paludisme ?

La première pierre vers l'éradication définitive du paludisme

a peut-être été posée en septembre 2018

 

Par Audrey Duperron

"Le Monde"

editor express 6 septembre 2018

 

Le Burkina Faso sera très prochainement le théâtre d’une grande première en Afrique. Mercredi, des chercheurs ont annoncé qu’ils avaient obtenu le feu vert de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) burkinabée pour organiser un lâcher de moustiques mâles du genre Anopheles génétiquement modifiés dans la nature. Cette initiative fait partie d’un plan à long terme visant à éradiquer une espèce transmettant le paludisme.

 

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Plasmodium sp., agent du paludisme

 

Le paludisme est une maladie infectieuse potentiellement mortelle due à plusieurs espèces du genre Plasmodium, maladie qui est transmise à l’homme par la piqûre de moustiques infectés. Ces moustiques, "vecteurs" du paludisme, appartiennent tous au genre Anopheles. Selon l’OMS, cette maladie cause aux alentours d’un million de victimes par an dans le monde. Environ 40% de la population mondiale est exposée à la maladie et 500 millions de cas cliniques sont observés chaque année. La situation est d’autant plus préoccupante que depuis plusieurs années les parasites développent des résistances aux molécules antipaludiques et les moustiques craignent de moins en moins les insecticides. Aujourd’hui, aucun vaccin n’est disponible.

 

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Cycle du paludisme

Document Science & Vie

 

Ce lâcher d'Anophèles génétiquement modifiés sera la première libération d'un animal génétiquement modifié dans la nature en Afrique. Sur les neuf dernières années, des moustiques génétiquement modifiés ont déjà été libérés dans la nature aux Îles Caïman, en Malaisie, au Brésil, au Panama et en Floride.

 

Target Malaria

 

Le paludisme (aussi appelé malaria) se propage lorsque les parasites infectent les anophèles femelles, qui, en les piquant, transmettent la maladie à l'Homme. Ainsi, en 2016, 445 000 personnes sont mortes du paludisme, dont 90 % vivaient en Afrique. La plupart d'entre elles étaient des enfants. En l'absence de vaccin et de moyens de lutte conventionnels efficaces comme les moustiquaires imprégnées, les antipaludiques et les insecticides qui montrent leurs limites.

 

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Cycle du Plasmodium chez l'homme et chez le moustique

 

Le consortium de chercheurs africains et européens du projet “Target Malaria”, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, prévoit de lâcher des moustiques mâles génétiquement modifiés dans le village burkinabé de Bana ce mois-ci. Ces Anopheles gambiae, l’un des vecteurs de transmission du paludisme en Afrique, seront exclusivement des mâles qui ne piquent pas. Ils ont été génétiquement modifiés pour ne produire que des mâles : ainsi, les œufs produits par les femelles piqueuses avec lesquelles ils s’accoupleront ne donneront que des mâles qui ne sont pas piqueurs.

 

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Tête d'anophèle vue en microscopie électronique

à balayage et coloration

(Photo DR)

 

Une étape préliminaire avant le "forçage génétique"

 

Mais la vocation première de cette expérience, ce n’est pas d’éradiquer le paludisme ; c’est de familiariser les populations avec ce type de technique, et de gagner leur confiance pour franchir une nouvelle étape, bien plus polémique, dans la lutte contre le paludisme.

 

Celle-ci implique la mise en œuvre de la technique du “forçage génétique”, qui consiste à modifier le code génétique des insectes en introduisant des mutations génétiques transmissibles à leur descendance. Comme nous l'avons dit plus haut, ce forçage génétique ne produit que des anophèles mâles qui ne produiront que des descendants mâles, ce qui, à terme affaiblira les populations de moustiques, et permettrait de réduire graduellement les risques de transmissions  (seules les femelles peuvent transmettre la maladie). Selon le docteur Abdoulaye Diabaté, qui dirige ces travaux, il faudra « environ 20 descendances d’insectes, soit moins de deux ans », pour constater un impact massif et « sauver des millions de vies ».

 

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Anophèle femelle. Seules les femelles sont hématophages et transmettent le paludisme. Un repas sanguin est obligatoire pour permettre la maturation de leurs œufs (photo DR)

 

Mais cette technique soulève aussi de nombreuses questions. Personne n’a jamais procédé au lâcher d’un animal modifié génétiquement, car c’est une opération à haut risque, l’ouverture d’une boîte de Pandore dont on ne maîtrise pas forcément toutes les conséquences. Et si la libération de ces moustiques stériles génétiquement modifiés entraîne des conséquences imprévues, il ne sera pas possible d’annuler simplement l’expérience. L’ampleur des dégâts irréversibles serait également impossible à prévoir.

 

Mais compte tenu du nombre de décès annuels dus au paludisme, l’enjeu en vaut bien la chandelle, estiment les chercheurs de ce consortium.

 

Lost in translation

 

Reste à convaincre les habitants du bien-fondé de ces expériences. Au mois de juin, plus d’un millier de personnes ont manifesté dans la capitale Ouagadougou pour contester les plans de “Target Malaria”, dans le cadre d’une marche organisée par le Collectif citoyen pour l’agroécologie, un mouvement écologique. “Qu’est-ce qui prouve qu’en modifiant le gène de l’insecte, on ne va pas créer des mutants qui transmettront d’autres maladies ? Ensuite il y a la question écologique : en réduisant cette espèce, on risque de créer un vide écologique et déséquilibrer la chaîne alimentaire. Il y a beaucoup de doutes, nous ne pouvons pas accepter d’être utilisés comme des cobayes”, se demandait Ali Tapsoba, le porte-parole de ce collectif. Ses collègues déplorent le manque d’information de la population.

 

Car même si les chercheurs ont organisé des opérations de communication dans les villages pour recueillir un “consentement éclairé” des villageois, dûment formalisé par écrit, il n’est pas toujours facile de faire comprendre la finalité de leurs travaux. À l’analphabétisme de certains habitants, s’ajoutent les problèmes de traduction. “Comment voulez-vous traduire OGM en dioula ?”, résume Omar Karambiri, enseignant à l’école primaire du village burkinabé de Sourkoudiguin.

 

MONTAGNE D’OR EN GUYANE : LE DÉBAT PUBLIC SOULÈVE LES IMPOSSIBILITÉS DU PROJET

Logo_Principal_ROUGE_180.pngGNE_RVB_300-Transparent-01.pngCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

VENDREDI 07/09/18 SEPTEMBRE 2018

 

 

 

MONTAGNE D’OR EN GUYANE : LE DÉBAT PUBLIC SOULÈVE LES IMPOSSIBILITÉS DU PROJET

 

Lire également le coup de gueule d'Isabelle Autissier du 16/10/2018 (Sciences & Avenir)

 

Aujourd’hui sont rendues publiques les conclusions du débat public sur le projet de mine « Montagne d’or » en Guyane. France Nature Environnement se félicite que ce débat, qui a eu lieu à sa demande, ait permis de mieux informer la population et de mettre en lumière les manques béants dans la construction du projet et la minimisation des risques par le porteur du projet. Il renforce notre détermination à demander l’abandon de ce projet.

 

Manque d’évaluation environnementale précise

 

575 ha de forêt amazonienne primaire disparaîtraient pour l'aménagement des infrastructures de la mine industrielle, de la piste et de la ligne électrique. Pas moins de 2000 espèces, dont 127 espèces protégées, vont voir leur habitat détruit ou perturbé.

 

Pourtant, peu d’éléments ont été fournis par les porteurs du projet à propos de son impact sur l’environnement et la santé des populations. C’est pourtant la préoccupation majeure de notre époque, comme le démontre les opinions exprimées lors du débat public. Les auditions de scientifiques qui ont eu lieu à l’occasion de ce débat n’ont fait que renforcer l’alerte donnée par France Nature Environnement et ses membres sur l’effet dévastateur qu’aurait cette mine aux dimensions monstrueuses. L’or est une ressource non renouvelable et non nécessaire, qui plus est paradoxalement source de misère et de violence. Au contraire, la biodiversité, l’eau, l’air, nous sont eux indispensables pour vivre et donner un avenir viable et pacifique à notre société.

 

Pour Ginette Vastel, responsable du réseau risques industriels : « Le débat montre une forte inquiétude sur les effets du projet sur la santé et des interrogations légitimes mais prises à la légère par les extractivistes sur leur recours au cyanure, dont nous demandons l’interdiction. Par le passé, des accidents très graves et des ruptures de digues sont pourtant survenus et ont dramatiquement contaminé cours d’eau et nappes phréatiques ».

 

Pas de consensus sur le principe de l’exploitation des mines d’or

 

Une des conclusions du débat renvoie vers une question essentielle : doit-on se lancer dans une politique d’exploitation aurifère industrielle en Guyane ? Est-ce le type de développement qui est souhaité pour ce territoire ? Le débat sur ce projet a clairement fait apparaitre que la population était très divisée sur le principe même de l’exploitation des mines d’or au regard des pollutions graves qu’elle engendre et des risques pour les riverains.

 

Pour Rémi Girault, président de Guyane Nature Environnement : « Les conséquences pour les habitants et la nature en Guyane sont bien trop graves pour qu’un tel projet soit autorisé, qui plus est sans que la population n’ait jamais été convenablement consultée au préalable sur le type de développement souhaité. Pourtant, les populations guyanaises ont clairement montré leur intérêt et leur souhait de contribuer plus activement à ce réel choix de société. Nous demandons donc un débat sur l’exploitation de l’or en Guyane, dont les conclusions du débat public soulignent l’utilité en préalable à toute décision sur ce projet de mine de la Montagne d’or ».

 

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnent, « Nous demandons au Gouvernement de montrer qu’il a entendu le message de Nicolas Hulot lors de sa démission : il ne s’agit plus de trouver des compromis, de faire du « moins pire ». La situation est trop grave et trop urgente. Pour des projets aussi dévastateurs, il n’est plus possible de les autoriser sans analyse précise de ses impacts et surtout, sans consensus de la population sur le modèle de développement souhaité. Pour nous, les conclusions du débat public sont claires : le projet Montagne d’or ne peut pas être autorisé ».

Lire le dossier « La Montagne d'Or en Guyane : un gouffre environnemental et financier »

Voir toutes les publications de France Nature Environnement sur la Montagne d’or

 

11/09/2018

Vaisseaux sanguins tueurs de cancer

La Fondation ARC mise sur

des vaisseaux sanguins tueurs de cancer

 

Par Camille Gaubert le 10.09.2018 (Sciences et Avenir)

 

Les vaisseaux HEV ont pour fonction d'acheminer spécifiquement les globules blancs du sang vers les tissus, notamment dans les tumeurs où ils sont naturellement présents. Transformer les vaisseaux sanguins en vaisseaux HEV pourrait être l'objectif d'une nouvelle immunothérapie.

 

Et si nous pouvions transformer à la demande certains de nos vaisseaux sanguins en vaisseaux "tueurs de tumeurs" ? C'est le projet pour lequel la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer a attribué 420.000 euros au chercheur Jean-Philippe Girard, directeur de l'Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale de Toulouse. Les travaux à l'origine de cette subvention ont commencé en 2011, lorsque l'équipe de Jean-Philippe Girard a découvert des vaisseaux sanguins notamment impliqués dans la lutte contre les tumeurs : les HEV.

 

Des vaisseaux spécialisés dans le transit des globules blancs depuis le sang

 

Ces HEV (pour High Endothelial Venules, soit "veinules à endothélium épais") sont de petits vaisseaux sanguins présents dans les ganglions lymphatiques. Ils y constituent la porte d'entrée pour les lymphocytes (globules blancs) arrivant par le sang. C'est leur morphologie très particulière qui leur assure ce rôle. Les parois des HEV sont en effet constituées de cellules très bombées et arrondies présentant à leur surface des molécules permettant une adhésion transitoire des lymphocytes, facilitant leur passage du sang vers le tissu. La découverte majeure de l'équipe toulousaine en 2011 était que ces HEV apparaissent également localement dans certaines tumeurs solides du sein, de la peau, du côlon, du poumon ou encore des ovaires, alors qu'ils sont normalement absents de ces tissus. Les HEV amènent alors directement les lymphocytes appropriés au cœur de la tumeur !

 

Ces lymphocytes sont appelés T cytotoxiques (tueurs de cellules) et sont spécialisés dans la destruction de cellules anormales (malignes ou infectées par un virus). "Avant cette découverte, la présence de vaisseaux sanguins dans l'environnement de la tumeur était considérée comme un facteur de mauvais pronostic du cancer, parce que les vaisseaux sanguins classiques alimentent les cellules cancéreuses en énergie. Nos travaux ont permis de montrer qu'il y avait aussi de bons vaisseaux sanguins dans les tumeurs, les vaisseaux HEV", explique Jean-Philippe Girard dans un communiqué.

 

Une survie largement augmentée lorsque la tumeur présente de nombreux HEV

 

Si la présence de ces "bons vaisseaux" est variable d'un patient à l'autre, ils ont un impact très significatif sur la survie des patients. En 2011, Jean-Philippe Girard et son équipe montrent en effet que la survie au bout de 10 ans des patientes atteintes de cancer du sein atteint 80% lorsque la tumeur présente de nombreux vaisseaux HEV, contre 50% lorsque ceux-ci sont peu nombreux. Depuis, les travaux de l'équipe toulousaine ont visé à mieux comprendre la formation de ces vaisseaux. Les chercheurs ont ainsi découvert que les vaisseaux sanguins HEV se forment au niveau des ganglions lymphatiques à partir des vaisseaux sanguins classiques. Ils ont également réussi à identifier les étapes et les molécules clés de cette métamorphose, similaires à celles mises en œuvre dans les tumeurs.

 

Ainsi, "l'objectif du programme financé par la Fondation ARC est d'identifier des molécules qui permettent de lutter contre le cancer en transformant les vaisseaux classiques en vaisseaux HEV", explique Jean-Philippe Giraud. Cela consistera à identifier des protéines activatrices, étudier les voies d'administration, tester les doses, ou encore savoir à quelle fréquence traiter pour que les vaisseaux restent durablement sous leur forme HEV. Plusieurs molécules ont déjà été identifiées, qui devront être testées en recherche préclinique (sur des modèles animaux). Si les résultats sont probants, ces recherches pourraient déboucher, à terme, sur le développement de nouveaux médicaments indiqués notamment dans les tumeurs solides, comme le cancer du sein. Ces traitements pourraient s'ajouter aux autres immunothérapies, c'est-à-dire les traitements contre le cancer s'appuyant sur les défenses immunitaires existantes.

 

09/09/2018

Brognard sous le vol des Guêpiers

Brognard sous le vol des Guêpiers

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Dans l'article du 2 septembre dernier, j'évoquais la migration de retour du Guêpier d'Europe en Afrique, pensant que les oiseaux étaient pour la plupart déjà loin de notre région.

 

Surprise vendredi 7 septembre au matin, lorsqu'il me semble entendre des Guêpiers d'Europe. Son cri caractéristique permet de le reconnaître même lorsqu'on le discerne à peine, le ciel de Brognard étant encore chargé de brouillard et nuages.

 

Ce sont une quinzaine d'oiseaux qui prennent le couloir migratoire de la vallée du Doubs suivis d'une trentaine qui tournoient au dessus du village profitant des espaces naturels pour chasser avant de poursuivre leur route.

 

Il s'en suivra des vols réguliers par groupes plus ou moins importants avec une belle présence des migrateurs dans l'espace naturel de l'Allan. De nombreux Guêpiers perchés dans les arbres de la plaine offrent le spectacle de belles chasses d'insectes au ras des prairies.

 

Plus de 300 guêpiers seront finalement comptabilisés à l'occasion de cette journée, chiffre qui complète les nombreuses observations de cette espèce réalisées ces derniers jours notamment au Crêt des Roches à Pont-de-Roide à l'occasion du suivi migratoire que réalise chaque année la LPO.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

06/09/2018

La face cachée du fret

pollution maritime,fuel,navires pollueursLa face cachée du fret

 

L'insoutenable pollution de l'air du transport maritime

 

Le transport maritime achemine plus de 90% des marchandises dans le monde et transporte plusieurs millions de personnes chaque année. Mais derrière l’image cultivée par les armateurs d'un mode de transport propre, se cache une réalité beaucoup plus nuancée. Gourmands en énergie, chacun de ces monstres flottants génèrent autant de pollution aux particules ultra-fines qu'un million de voitures. Peu connue du grand public, cette pollution porte atteinte à la santé des habitants des villes portuaires. À Marseille, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l'ONG allemande NABU ont mené l'enquête.

 

En Europe, la pollution de l'air du transport maritime est responsable de 60 000 morts par an, soit l'équivalent de la totalité des habitants de Valence, Troyes ou encore de la ville de Chambéry. Une dangereuse pollution, bien loin de l'image de transport propre véhiculée par les armateurs. Seulement, en France, aucune mesure de cette pollution n'est rendue publique. Pour rendre visible cette pollution invisible, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l'ONG allemande NABU ont décidé d'effectuer des mesures dans la ville de Marseille.

 

Particules ultra-fines : un air jusqu'à 70 fois plus pollué sur le navire

 

Pour évaluer la pollution générée par le transport maritime, nos équipes se sont réunies en 2015 puis en 2016 à Marseille. Première étape : évaluer la pollution « de fond de l'air ». Dans différents lieux de la ville, nous avons observé une moyenne de 5000 particules ultra-fines par centimètre cube. Puis nous nous sommes rapprochés du port. Dans un quartier résidentiel aux abords, l'air s'est avéré être jusqu’à 20 fois plus pollué avec une moyenne de 60 000 particules ultra-fines par centimètre cube. Le pire nous a attendu à bord du navire, où une équipe de l'émission Thalassa, accompagnant notre expédition en 2016, a vu le compteur s'affoler : l'air respiré par les croisiéristes et le personnel de bord contient jusqu'à 380 000 particules ultra-fines par centimètre cube, soit 70 fois plus de pollution.

 

Mais que sont ces « particules ultra-fines » ? Le terme englobe l’ensemble des composants solides de taille microscopique transportés par l’air. Quand les particules fines désignent des polluants dont la taille est inférieure à 10 et 2,5 microns (soit 0.01 et 0.0025 millimètres), les particules ultra-fines mesurent moins de... 100 nanomètres soit 0,01 microns ou encore 0.0001 millimètres. C'est environ la largeur de votre cheveu découpée en mille. Et plus la taille de ces particules est petite, plus elles s’infiltrent profondément dans les organismes et s'y accumulent, générant d'importants troubles de la santé.

 

Arrêtons d'user de fuel lourd, carburant extrêmement polluant

 

La raison majeure pour laquelle les navires polluent autant est l’utilisation du fuel lourd comme carburant. Même à quai, le transport maritime brûle ce déchet non raffiné, particulièrement polluant, afin d'alimenter en énergie les navires. Pour répondre aux exigences de réduction des pollutions, le gaz naturel liquéfié, aussi appelé GNL, est une alternative intéressante. Sa combustion réduit de 100% les émissions d'oxydes de soufre et des particules fines, de 80% des oxydes d’azote et de 20% du CO2 par rapport au fuel lourd traditionnel. Aujourd'hui, c'est le carburant carboné le plus efficace d’un point de vue environnemental. Certains armateurs ont déjà équipé leurs navires, un choix qui doit être pérennisé et généralisé.

 

De plus, ces navires brûlent aujourd'hui du carburant alors même qu'ils sont en stationnement, polluant alors l'air des riverains du port. Les systèmes d’alimentation électrique à quai permettraient d’éteindre leurs moteurs auxiliaires et ainsi d’utiliser le réseau électrique auquel le port est raccordé. Seuls les navires adaptés peuvent utiliser un tel système, qui est actuellement très peu répandu dans le monde. Des réglementations récentes prévoient un soutien de l’État pour la mise en place de systèmes d’alimentation électrique à quai dans les ports pour les navires ainsi qu’une échéance pour l'installation de ces bornes. Mais comme trop souvent, la mise en œuvre prend des retards…

 

Installons des épurateurs pour réduire les pollutions

 

De nombreuses études suggèrent qu’une réduction de plus de 90% des émissions d’oxydes de soufre est également possible grâce à l'utilisation d'épurateurs. Ce procédé neutralise une grande part des pollutions des gaz d’échappement à l’aide d’un fluide qui absorbe des oxydes de soufre. Les déchets produits sont stockés à bord et ensuite débarqués dans une installation de réception à terre. Cette mesure permettrait ainsi de mieux préserver les poumons des croisiéristes, du personnel de bord mais aussi des riverains et travailleurs du port.

 

Appliquons un bonus/malus portuaire afin d'impulser le changement

 

Les ports peuvent également fortement contribuer à une meilleure qualité de l'air en incitant les armateurs à changer leur pratique. Comment ? En instaurant un bonus/malus dans les tarifs des droits portuaires. Ainsi, les mauvais élèves seraient encouragés à investir afin de rendre leur navire plus respectueux des poumons de chacun. Une mesure déjà prévue par l'Europe dans le cadre de la « Stratégie transport maritime d’ici 2018 ». Seulement, sa mise en place tarde à venir. Il ne reste plus qu'à l'appliquer.

 

Le contrôle des émissions des navires, un outil indispensable

 

Enfin, comment être sûr d'un meilleur respect des règles sans contrôle ? Aujourd'hui, il existe seulement 5 aires géographiques dans le monde où des contrôles sont — trop rarement — effectués : la Manche, la zone mer Baltique et mer du Nord, l’Amérique du Nord et la zone maritime Caraïbe des États-Unis. Ces zones d’émission contrôlée (ECA) ou SECA (contrôle uniquement du soufre) sont issues d'une annexe de la convention internationale MARPOL qui fixe également des limites aux émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’oxydes de soufre (SOx). Seulement, même dans ces aires géographiques, sur 1 000 navires en transit, un seul est en moyenne contrôlé et s'il enfreint la loi, les amendes s'avèrent peu dissuasives.

 

France Nature Environnement appelle donc à la création de nouvelles zones de contrôle des émissions de soufre et notamment à l’extension de ces contrôles sur l’ensemble du littoral européen. Notre fédération milite également pour une meilleure information des citoyens dans la tenue de ces contrôles et pour une règlementation européenne qui harmonise la répression avec des amendes dissuasives.

 

Face à la pollution de l'air, réduisons les émissions de chaque acteur

 

En France, la pollution de l'air tue prématurément 48 000 personnes par an et coûte plus de 101 milliards d'euros. Un véritable fléau. France Nature Environnement milite depuis de nombreuses années pour que chaque acteur réduise ses émissions. Car en matière de pollution de l'air, celle qui nous affecte le plus, c'est celle qui se trouve à côté de nous. Si la pollution liée au transport maritime dégrade avant tout la santé des habitants des villes portuaires et des personnes présentes à bord des navires, d'autres citoyens sont touchés par la pollution du transport routier, de l'agriculture, de l'industrie, du chauffage… Un cocktail de pollution qui est insoluble sans un cocktail de solutions et une mobilisation de chaque acteur.

 

 

 

05/09/2018

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien


Je vous invite à découvrir et à faire circuler la réponse de la LPO à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien.


"Dimanche 2 septembre 2018, j’ai compté 365 coups de fusil pendant la balade que j’effectue chaque semaine pour recenser les oiseaux à Sainte-Colombe (7h00-10h30).

 
Depuis l’année dernière, je fais ce transect le matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau dans le bassin du Drugeon. Je ne suis pas rassuré mais je ne vous explique pas la tête des chasseurs quand ils me voient me balader devant eux avec longue-vue et appareils photos.

 
Ceci dit, je fais la tête aussi car c’est horrible de voir comment ils se comportent. Ils cernent le plan d’eau sur lequel ils ont lâché des canards en août, qu’ils ont nourri chaque jour ou presque pendant quelques semaines et qu’ils viennent tuer au matin de l’ouverture. D’autres chasseurs se répartissent le long de la rivière pour tirer les oiseaux qui réussissent à passer le mur de feu. Et comme, les canards  ont été nourris à cet endroit, ils ont tendance à revenir pour tenter de s’y poser.

 
C’est pour témoigner de ce genre de choses que j’ose sortir ces matins là. Et n’allez pas croire que le nombre de coups de fusil est exceptionnel. Je fais ce triste recensement chaque matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau depuis 2013, suite à une remarque d’un chasseur qui m’avait dit que la chasse était raisonnable dans le bassin du Drugeon.

 
Voici les chiffres :

 
En 2013,

450 coups de fusil entendus entre 7h00 et 8h31 depuis ma maison (à l’époque, je n’osais pas sortir mais j’ai enregistré la première demi-heure).

En 2014,

— 520 coups de fusil entre 7h00 et 9h00 depuis ma maison.

— Avec quelques copains, nous avons fait ce comptage à plusieurs endroits : 521 coups de fusil avaient été entendus entre 7h00 et 8h30 depuis Chaffois, 413 entre 7h00 et 9h00 à La Rivière-Drugeon et 336 entre 7h00 et 9h00 depuis Frasne.

 
En 2015,

— 300 coups de fusil entre 7h00 et 8h00 depuis ma maison.

 
En 2016, 581 coups de fusil entre 7h00 et 8h30 depuis le lac de l’Entonnoir à Bouverans (site « Espace naturel sensible » tout de même…).

 
En 2017, 327 coups de fusil pendant le transect de Sainte-Colombe.

 
En 2018, 365 coups de fusil entre 7h00 et 10h30 pendant cette même balade.


Alors les chasseurs, premiers écologistes de France, vous y croyez vraiment ?

 
D. M.

 

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02/09/2018

Les insecticides "tueurs d'abeilles" sont interdits en France

Les insecticides "tueurs d'abeilles" sont interdits depuis début septembre

en France et

c'est grâce à votre mobilisation ! 

 

interdiction néonicotinoïdes,abeilles,agir pour l'environnement

 

Chères amies, chers amis,

 

À partir d’aujourd’hui, les insecticides « tueurs d’abeilles » sont interdits en France.

 

Au terme d’un long combat qui nous aura permis de maintenir la pression, notamment sur un ministre de l’Agriculture toujours prompt à endosser les habits du petit chimiste, nous pouvons célébrer cette victoire qui est aussi et surtout une victoire pour l'ensemble des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

 

Grâce à votre mobilisation, grâce à l’engagement de centaines de milliers de citoyens qui ont régulièrement et durant près de 3 ans interpellé les décideurs politiques, nous pouvons aujourd’hui célébrer une première victoire historique.

 

https://soutenir.agirpourlenvironnement.org

 

Amplifions ensemble la mobilisation citoyenne pour une planète vivable

 

À l'heure où Nicolas Hulot a constaté avec amertume mais honnêteté son impuissance à peser sur une classe politique sans imagination, Agir pour l'Environnement s'est donné pour ambition de créer un contre-pouvoir exigeant faisant pression sur les décideurs politiques et économiques.

 

C'est ainsi que nous avons diffusé un trombinoscope mettant en lumière les 63 députés ayant refusé d'interdire le glyphosate. Ce trombinoscope a été partagé près de 160 000 fois et vu par 2 millions d'internautes. Tapis dans l'ombre, les lobbyistes ont été démasqués.

En ce qui concerne l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes, les pétitions d'Agir pour l'Environnement ont, en 3 ans, rassemblé plus de 300 000 signatures. L'interdiction votée par les députés en 2016 a été adoptée à deux voix près.

 

Sans votre mobilisation, nous ne pourrions célébrer cette victoire.

 

Nous vous remercions à nouveau pour votre engagement à nos côtés.

 

https://soutenir.agirpourlenvironnement.org...