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12/09/2016

Découverte d'un four à poix dans le Haut-Doubs

 Traces de poix dans le Jura

 

Dans la région des Fourgs (25), à plus de mille mètres d’altitude, des analyses palynologiques ont révélé des occupations et activités humaines anciennes, confirmées par des relevés LIDAR. Cette technique laser a notamment mis au jour des voies de communication antiques et des structures anciennes d’extraction du minerai de fer.

 

La découverte inopinée des vestiges d’un four dans les années 1990 sur le même secteur, au lieu-dit la Beuffarde, vient de faire l’objet d’investigations scientifiques afin de préciser la fonction et l’ancienneté de l’installation. Les hypothèses de départ penchaient en faveur d’un fourneau de réduction du minerai de fer, en toute cohérence avec une activité connue sur le territoire, ou d’un four à chaux, dont il existe de nombreuses traces dans la région. « Or le sondage opéré n’a révélé aucun des résidus obligatoirement liés à l’une ou à l’autre de ces exploitations », raconte Valentin Chevassu, doctorant en archéologie au laboratoire Chrono-environnement de l'Université de Franche-Comté.

 

C’est avec une grande surprise que le jeune chercheur et son équipe identifient la matière trouvée, « noire, calcinée et très légère, qui au premier coup de pioche a dégagé une forte odeur de térébenthine et de suie », comme issue de la production de poix. Le four de la Beuffarde est le premier spécimen du genre jamais mis au jour dans le Jura ; même si l’industrie de la poix est attestée dans le massif grâce à quelques textes médiévaux, elle reste très mal connue dans ses procédés comme dans son importance sur le territoire.

Four-à-poix-450.jpg

 

Une thèse en histoire rédigée en 2011 par Elisabeth Carry Renaud donne cependant des renseignements sur une ressource aujourd’hui complètement tombée en désuétude. Résine issue de l’épicéa et dans une moindre mesure du sapin, la poix était au Moyen Âge « tellement recherchée que les seigneurs et abbayes s’en réservaient l’exclusivité et en faisaient l’objet d’impôts ». Elle était utilisée aussi bien comme colle, amalgame ou joint d’étanchéité que dans  la fabrication du feu grégeois ou pour l’éclairage.

 

Aux Fourgs, village qui leur devrait son nom, les fours à poix se seraient éteints vers 1585 selon les sources historiques. Les investigations menées sur celui de la Beuffarde et notamment sa datation au carbone 14 devraient apporter de nouveaux éléments de connaissance et de compréhension de cette activité dans la région. Cette recherche universitaire reçoit le soutien financier du Conseil départemental du Doubs.

 

Contact : Valentin Chevassu Laboratoire Chrono-environnement Université de Franche-Comté – CNRS

Source : article publié dans le numéro 266 de septembre 2016 de "En Direct"

01/08/2016

Vaches montbéliardes

Cherchez l'erreur...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image réalisée au détour d'un chemin alors que je parcours la campagne du Haut-Doubs par une belle lumière de fin de journée.

 

Je remarque au loin une file indienne animée par des vaches montbéliardes de retour au pré dans une grande discipline après la traite du soir.

 

Je finis par les rejoindre pour photographier le troupeau empruntant ce qui semble être leur sentier habituel.

 

Les vaches manifestent un instinct de curiosité face à ma présence et je découvre à nouveau des animaux dont les cornes ont été coupées pour des raisons de sécurité selon les éleveurs. Cette pratique que je peux comprendre compte tenu des méthodes de travail actuelles, dénature néanmoins complètement leurs portraits, qui sans leurs coiffes ne ressemblent plus à grand chose, à mon avis.

 

Mais sur cette image, cherchez l'erreur, il semblerait que l'une d'entre elles en possède encore, juste pour nous rappeler le bon temps des bêtes à cornes.

 

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Cliché © Dominique Delfino

15/12/2015

Hermine en robe d'hiver

Portrait sorti de terre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est une image de mon ami Michel Paratte domicilié dans le Haut-Doubs à Maîche que je souhaite publier.

 

À 91 ans le mois prochain, Michel profite toujours de la même énergie pour arpenter les chemins de sa terre natale à l’affût des oiseaux et des mammifères qui le passionnent tant.

 

Point de neige cette année sur le plateau de Maîche et encore moins d'hermines ce qui le pousse à se rendre jusque dans les environs de Pontarlier pour observer le petit mammifère en robe d'hiver.

 

D'une blancheur immaculée, l'Hermine se montre très craintive, ne demeurant que très peu de temps sans bouger, probablement du fait de ne pouvoir se confondre totalement dans la neige.

 

Malgré tout, la patience finira par payer. Alors que la petite tête se présente à l'entrée du terrier, notre photographe en profite pour saisir ce portrait tout droit sorti de terre.

 

Hermine-Michel-Paratte-450.jpg

cliché © Michel Paratte

05/10/2015

Automne flamboyant

Automne flamboyant

 

par Dominique Delfino

Photographe paysagiste, naturaliste et animalier

 

Après l'avoir évoqué l'automne à plusieurs reprises, je ne résiste pas à partager cette image réalisée aux Bréseux depuis le belvédère du Rocher du Bourbet.

 

Dominant la vallée du Dessoubre, le point de vue me laisse découvrir au petit matin un panorama intégralement noyé dans une mer de brouillard et dans le silence que seul le cri d'un Pic noir rompt de temps à autre. La brume se dissipe progressivement comme un rideau qui dévoile le paysage laissant apparaître les feuillages roux, flamboyants sous le soleil dominant.

 

Durant deux heures, je profite du temps qui s'écoule et découvre cette superbe vallée, symbole de la Franche-Comté au cœur de l'automne. La splendeur de ce tableau de saison restera gravée dans nos mémoires tout comme dans les cartes numériques de nos appareils photo.

 

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12/04/2013

Chevaux comtois dans la neige

Chevaux comtois dans la neige

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

En balade dans le Haut-Doubs durant le week-end, j'ai pu réaliser ce cliché de chevaux comtois dans la région de Charquemont.

La neige tombée abondamment ces derniers jours offre des paysages somptueux que le soleil illumine dans un silence profond, que seul le manteau neigeux peux générer.

Symboles des paysages du Haut-Doubs , ce sont les petites loges traditionnelles enneigées qui attirent mon regard. Elles caractérisent l'activité liée à l'élevage depuis des générations et lorsque les chevaux comtois prennent la pose devant l'une d'entre elles, pas une seconde à perdre pour saisir la scène à travers l'objectif.

Delfino-hiver-comtois-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

25/02/2013

Le belvédère du Fondereau

Le belvédère du Fondereau

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et paysagiste

 

Libre et sauvage, le belvédère du Fondereau offre l'un des plus beaux points de vue à découvrir dans la côte de Maîche.

 

Juste après le tunnel à gauche, la petite route en direction de Montandon, vous permet d'accéder à un petit parking signalant le belvédère aménagé 150 mètres plus loin. Le panorama est exceptionnel laissant apprécier et découvrir les plateaux du Haut-Doubs fracturés par la vallée du Dessoubre. Un rayon de soleil vient caresser une ferme isolée installée sur le versant d'une dépression plongeant vers la vallée du Dessoubre.

 

À cette saison, la neige enveloppe le paysage dans une ambiance de paix et me permet de réaliser des images comparatives aux différentes saisons, l'automne étant particulièrement très intéressant depuis ce site.

 

Delfino-Fondereau-hiver_01-450.jpg

Delfino-Fondereau-hiver_02-450.jpg