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18/04/2019

Balades naturalistes : fréquentation

Objectifs de ce blog

Statistiques de fréquentation

 

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur…

If, Rudyard Kipling, 1896.

 

 

CLASSEMENT INTERNATIONAL DE

"BALADES NATURALISTES"

 

Blog distingué par Golden Blogs Awards 2014

et classé troisième dans la catégorie "Biodiversité"

 

 

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Bouquet de printemps

Bouquet de printemps

 

par Dominique Delfino

 Photographe naturaliste et animalier

 

 La floraison des cerisiers marque le retour du printemps et s'affiche comme un temps fort lors de cette merveilleuse saison. Un printemps sans cerisiers ne serait pas un printemps !

 

C'est d'ailleurs un symbole culturel fort de l'archipel japonais, donnant lieu à une fête populaire devenue une tradition nationale dès le XVIIe siècle.

 

Mais restons en Franche-Comté, les vergers traditionnels offrent de remarquables paysages lors de cet épisode printanier fragile et éphémère.

 

Quel bonheur de parcourir les petites routes et chemins guidés par les fruitiers en fleurs qui s'imposent dans le décor. Il faut alors jouer avec la lumière, profiter des fleurs à contre-jour qui transforment le végétal en un gigantesque pompon de lumière.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard,floraison des cerisiers

Cliché © Dominique Delfino

 

En se ''posant'' au pied de l'arbre, la découverte prendra encore une autre dimension. Le détail des fleurs, les abeilles, papillons et autres insectes qui butinent, les oiseaux qui s'y abritent, constituent un réservoir de vie en parfait équilibre au sein de ce biotope.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard,floraison des cerisiers

Cliché © Dominique Delfino

 

Il ne faudra pas oublier de tendre l'oreille, l'espace sonore qui y règne sera également source d'ambiance et de découverte.

11/04/2019

France Nature Environnement : RÉDUIRE L’USAGE DE PESTICIDES DE 25% EN 1 AN

Logo_Principal_ROUGE_180.pngCOMMUNIQUÉ DE PRESSE MERCREDI 10 AVRIL 2019
RÉDUIRE L’USAGE DE PESTICIDES DE 25% EN 1 AN, LE DÉFI (PRESQUE) INTENABLE DU GOUVERNEMENT


Après 7 ans d’augmentation de la consommation des pesticides en France (+12,4%), la tendance semblerait enfin s’inverser. C’est ce qu’ont annoncé ce matin les six Ministres réunis pour présenter le nouveau plan de réduction des pesticides, baptisé Ecophyto 2+. Cependant, les 2% de réduction de consommation des pesticides annoncés pour l’année 2017 par rapport à 2016 laissent France Nature Environnement sceptique. Comment, à ce rythme, atteindre les objectifs de réduction de l’usage des pesticides de -25% en 2020, et -50% en 2025 ? Le gouvernement a intégré deux propositions phares de France Nature Environnement à son nouveau plan, une petite avancée. Celle-ci permettra-t-elle enfin d’accélérer la cadence ? Rien n’est moins sûr.


Des mesures trop sporadiques pour une véritable transition agroécologique


Fort du constat d’échec face à l’augmentation continue de la consommation de pesticides en France, le gouvernement a aujourd’hui proposé une nouvelle version de son plan national: le Plan Ecophyto 2+. France Nature Environnement, qui espérait des annonces concrètes et efficaces face à une demande croissante des citoyens de sortir au plus vite des pesticides (avec notamment l’Appel des Coquelicots) et après le scandale sanitaire d’ampleur qu’a été celui du Métam-Sodium, est ressortie peu rassurée. La présentation était partielle, non finalisée et des indicateurs de suivi étaient manquants.


Deux mesures portées de longue date par France Nature Environnement font leur apparition dans le nouveau plan : l’augmentation de la taxe sur les pesticides (la redevance pour la pollution diffuse), et la séparation vente/conseil de pesticides. Ces avancées suffiront-elles ? Aucun nouveau levier réglementaire n’a été proposé ; et si des résultats prometteurs ont été observés dans les 3 000 fermes du réseau Dephy, les bonnes pratiques de ces agriculteurs engagés sont trop peu diffusées. Insuffisamment en tout cas, pour que les 450 000 exploitations françaises puissent se les approprier. Pour France Nature Environnement, il est également nécessaire que des mesures claires pour la protection des riverains soient rapidement mises en œuvre sur le terrain. Le gouvernement promet de nouvelles annonces d’ici la fin de l’année : c’est trop lent.


Des millions dépensés sans succès : exigeons la transparence sur l’utilisation du budget


Un demi-milliard d’euros a déjà été alloué aux plans Ecophyto sur 10 ans, sans résultats probants. Pour un meilleur suivi de la répartition des financements et des résultats, le plan comporte dorénavant des « contrats d’engagement ». Une mesure de bon sens pour Cécile Claveirole, responsable des questions agricoles à France Nature Environnement : « sans réel contrôle et transparence sur l’allocation et le suivi des financements, adossé à des indicateurs de résultats, cette nouvelle version du plan sera vaine. Les parties prenantes ne respectant pas leurs engagements seront-elles sanctionnées ? Nous devons absolument sortir de la consommation de pesticides en France, il en va de la santé des riverains, des consommateurs et des agriculteurs, de la biodiversité en déclin et des pollutions de l’eau et de l’air ! »


France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. C'est la porte-parole d'un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 71 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso).

10/04/2019

Écureuil buvant à la source

Boire à la source

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Qu’ils soient d'origine naturelle ou artificielle, les points d'eau constituent des milieux très prisés par la faune de toute nature. Les oiseaux s'y abreuveront, assureront la toilette de leur plumage à l'occasion du traditionnel bain.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Aménagée dans un jardin en bordure de forêt, cette mare assure le seul point de rafraîchissement au sein d'un vaste espace. Elle sera très vite repérée, la fréquentation par de nombreuses espèces ne se faisant pas attendre.

 

Dans la journée, les écureuils s'imposent sur le site de façon régulière. Progressivement, ce sont sur les racines et branches mortes des alentours qui conduisent à la mare, que les sympathiques petits animaux font leur apparition. Toujours friands de quelques noisettes abandonnées sur place, ils ne tarderont pas à venir s’abreuver.

 

Bien dissimulé dans une cache aménagée au ras du sol, je profite du miroir de la surface de l'eau pour figer ce reflet de la vie sauvage.

 

Écureuil à la source-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

06/04/2019

Chronique jurassienne, l'homme et la forêt

Chronique jurassienne,

l'homme et la forêt

 

Réalisateur pour la télévision durant toute sa carrière, le Genevois Claude Schauli a consacré un film aux forêts jurassiennes. Sous son regard, les arbres deviennent des stars de cinéma. Ce film a été tourné dans les Montagnes neuchâteloises et jurassiennes en 2017 et projeté dans les cinémas de Romandie dès le 29 septembre 2018.

La RTS le diffusera, en deux parties de 50 minutes, le lundi 8 avril à 20h40 sur RTS 2

Vous découvrirez des paysages magnifiques baignés d’une musique envoûtante avec des acteurs insolites et passionnés de forêt.

 

Europe-Suisse-Mollendruz-Croix de Châtelans Panorama N-O depuis le Bois de Pétra Félix-Rémi Brendel-450.jpg

Cliché © Rémi Brendel

 

Sac à dos, souliers de marche et béret Quand nous retrouvons Claude Schauli à la gare de Bienne (BE), il semble prêt pour une nouvelle virée en forêt. Une de ces forêts jurassiennes dont il a su capter la force et la beauté derrière l'objectif de sa caméra. Son dernier film, L'homme et la forêt, est une ode à ces paysages, à cette nature et à ceux qui savent les apprécier.

 

Attablé devant la baie vitrée d'un café où filtre une belle lumière d'automne, le réalisateur se livre sur sa dernière aventure. La forêt, le sémillant septuagénaire l'a redécouverte au gré d'une rencontre sur un tournage. C'est aussi par ce biais que le Genevois a développé au fil des années un attachement particulier pour la région jurassienne.

 

En suivant Eddy Merckx

 

Claude Schauli commence le journalisme à 18 ans sans formation spécifique au métier, il n'en existait guère à l'époque. Il tente sa chance à la télévision, où il est engagé dans la rubrique sport, « C'était l'aventure. J'ai suivi le cyclisme, la boxe et la gymnastique dans les années d'Eddy Merckx, Mohamed Ali et Nadia Comaneci ! » Les reportages à l'étranger sont passionnants, mais laissent peu de place à la découverte. Claude Schauli décide alors de partir seul en Asie. La visite de la Birmanie, pays d'une beauté exceptionnelle, mais totalement fermé par le régime militaire, est pour lui un choc. Le changement d'orientation se dessine et, vers l'âge de 30 ans, il passe au magazine. Dès lors, il collabore à plus de 200 émissions télévisées, aussi bien en Suisse qu'au-delà de nos frontières. De sa rencontre avec son épouse, monteuse, naît une collaboration étroite sur les films tournés hors du cadre de la télévision, « Bien sûr, cela peut être difficile lorsqu'on n'est pas satisfait du résultat. Par chance, les sujets ont toujours bien marché et cela nous a portés»

 

Le couple opère en duo jusqu'à la retraite. Lui pensait alors se remettre au piano, mais n'en a finalement guère le temps. C'est que Claude Schauli déborde d'activités, En plus de projets de tournage personnels, il œuvre notamment dans la fondation du Cinéma Bio de Carouge (GE), datant des années 1920, pour la sauvegarde duquel il a bataillé.

 

Envoûté par le Jura

 

« J'ai redécouvert la forêt. J'y allais toujours régulièrement, mais je n'étais plus attentif à ses richesses»

 

Tout au long de sa vie professionnelle, le Jura a tenu une place à part. Le réalisateur garde en mémoire le souvenir d'un reportage en immersion à l'Hôpital du Jura pour Tell Quel ou encore un Temps Présent sur les migrants andalous installés à Porrentruy, l'émission Passe-moi les jumelles (PAJU) dont Claude Schauli devient producteur, l'ouvre à la nature. Avec le temps, celle-ci l'aidera à trouver un rythme plus serein. « Quand on voit ces arbres qui ont une durée de vie si longue, on relativise sa propre existence

 

PAJU lui offre aussi régulièrement l'occasion de parcourir la région jurassienne. Mais c'est un coup du sort qui sera déterminant, « Après un infarctus, j'ai passé plusieurs semaines de rééducation à la Clinique du Noirmont (JU) en 2008. Je voyais passer le petit train rouge.» Celui-ci va devenir, avec son conducteur Olivier Luder, le héros d'un documentaire décliné sur quatre saisons. Le succès de ce film lui permet de poursuivre son épopée jurassienne en partant suivre le cours du Doubs, puis de réaliser un troisième opus, au Locle (NE), dans un ancien kiosque que deux passionnées continuent de faire vivre. Durant ce dernier tournage, Claude Schauli fait la connaissance de Charles-Henri Pochon, ancien garde forestier, amoureux des bois. Le nouveau projet du alisateur germe tout naturellement de cette rencontre : la forêt sera le cœur de son prochain documentaire.

 

Sincérité, passion et transmission

 

Claude Schauli prospecte en Suisse romande, à la rencontre de personnages authentiques. Le sujet se resserre sur le Jura et les hauts de Neuchâlel, avec ces paysages que le réalisateur garde en tête. De fil en aiguille, il est orienté vers une école de Lajoux (JU). Ses élèves ont l'habitude de découvrir les mystères de la forêt en compagnie de Luc Gaillard, ancien garde forestier lui aussi. Il a d'ailleurs éveillé des vocations. Par exemple chez Gauvain Saucy et sa sœur Mélila, qui se destinent à devenir biologiste et ingénieure forestière. La caméra capte ainsi les différents aspects de ce milieu à mesure qu'elle suit ces hommes et femmes des bois. « J'avais envie de faire entrer le spectateur dans cet univers en donnant la parole aux protagonistes» Le naturel de ses intervenants, Claude Schauli l'obtient grâce à un scénario qui laisse la place à la spontanéité. Le réalisateur accompagne les projections du documentaire, friand de ses rencontres avec un public souvent ému, parfois critique, jamais indifférent. Avant de se quitter, une balade dans les bois s'impose. Claude Schauli prend volontiers la pose sans oublier de souligner la beauté des arbres qui nous entourent. Cette redécouverte de la forêt le comble, il ne compte plus la perdre de vue. 

https://lhommeetlaforet-lefilm.ch

clschauli@bluewin.ch

 

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Claude Schauli

 

04/04/2019

Festival international inter'nature Saint-Claude (Jura)

Festival international inter'nature Saint-Claude (Jura)

12-13-14 avril 2019

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28/03/2019

'' Le Doubs Refrain''

'' Le Doubs Refrain''

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le site de la haute vallée du Doubs, entre le barrage et la centrale hydroélectrique du Refrain, présente l'un des milieux les plus sauvages sur ce parcours franco-suisse.

 

Le Doubs s'écoule dans un cadre somptueux, chaotique parfois, au fond d'une gorge dominée par d’impressionnantes falaises calcaires.

 

Le Refrain a ses adeptes qui y pêchent exclusivement, car disent-ils, le Doubs y est unique.

 

C'est aussi le point de départ d'une très belle randonnée qui permet de s'engager sur les fameuses ''Échelles de la mort'' et de rejoindre le belvédère de la Cendrée à Charquemont, point de vue sublime dominant toute la vallée.

 

Si l'une de vos balades sur le plateau du Haut-Doubs vous conduit alors à Fournet-Blancheroche, n'hésitez pas à vous engager sur la petite route qui plonge au cœur de cette vallée pittoresque.

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Cliché © Dominique Delfino

21/03/2019

Sorties nature

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15/03/2019

Calendrier 2019 des Orchampis

Calendrier 2019 des Orchampis

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06/03/2019

Espaces naturels et urbanisation dans la basse vallée de l'Allan

Espaces naturels et urbanisation de la basse vallée de l'Allan

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

L’urbanisation galopante sur le pays de Montbéliard au cours de ces trente dernières années n'est pas demeurée sans conséquence sur l'environnement

 

 

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Ancienne gravière au niveau de la sortie de l'A36

Cliché © Dominique Delfino

 

C'est certainement la basse vallée de l'Allan, plaine inondable majeure, qui a connu le plus grand bouleversement avec deux détournements consécutifs de la rivière.

 

1987 : remblaiement du lit de l'Allan traversant le site PSA pour gagner des terrains et moderniser l'usine.

 

1988 : suppression des méandres de l'Allan pour assécher la plaine de Brognard et remblaiement de centaines d'hectares pour aménager la ZAC Technoland.

 

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Technoland et ancienne gravière au niveau de la sortie de l'A36

Cliché © Dominique Delfino

 

Les espaces naturels que l'on rencontre sur ce secteur sont tous consécutifs à une réflexion engagée à l'époque avec le District Urbain du Pays de Montbéliard et l'association de protection des basses vallées de l'Allan et de la Savoureuse créée et conduite par Dominique Delfino.

 

Dans le cadre de mesures compensatoires, le milieu naturel de l'Allan sera ainsi aménagé de manière totalement artificielle et classé depuis quelques années en espace naturel sensible (PMA et Conseil départemental).

 

D'autres secteurs comme la Source phréatique du "Trou Vervelle" et l'ancienne gravière située en contrebas de la sortie sur A36 en direction d'Étupes répondent également aujourd'hui à ces mesures de protection.

 

Une mosaïque de milieux naturels qui permet néanmoins de conserver une forme d'équilibre fragile dans un secteur fortement soumis aux nuisances des activités environnantes.

 

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Technoland 1 et 2 et espaces naturels

Cliché © Dominique Delfino

 

01/03/2019

Pascal Juif et les lynx

Pascal Juif et les lynx

 

Pascal Juif est amoureux de la faune sauvage. Il a surpris le lynx, fin février 2019. "J'ai vu le lynx à 6 mètres de moi le vendredi après-midi 22 février. Je n'ai pas fait de photos, mais j'ai profité du super-moment. J'ai installé mon piège photo. Ci-dessous, le film obtenu le samedi 23 février."


https://www.youtube.com/watch?v=TXvjgJ7m-Ds

En cas d'échec, saisissez l'ensemble de cette adresse et installez-la dans votre navigateur.

 

Dans ce blog, de nombreux articles saluent la présence de ce magnifique félin en Franche-Comté. Pour les atteindre, tapez "lynx" dans la fenêtre "Recherchez" de la page d'accueil.

27/02/2019

Secrets de la Creuse

Secrets de la Creuse

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le vallon de la Creuse offre une balade pleine de découvertes rythmée par le parcours du ruisseau qui serpente à travers un relief karstique.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

De sa source au pied de Blamont (25) à sa confluence avec la Doue à Glay (pour former le Gland), la Creuse témoigne des particularités de la nature du terrain.

 

Le murmure de l'eau qui court sur les rochers s'infiltre, disparaît pour resurgir plus en aval est à l'origine d'un phénomène naturel curieux.                

 

Lorsque que la Creuse est à un niveau moyen, une partie de ses eaux disparaît entre les dalles jusqu’à provoquer une baisse sensible du niveau ce qui, à petite échelle, rappelle et explique simplement l'épisode de sécheresse du Doubs en aval de Pontarlier durant l'été dernier 2018.

 

Un ruisseau où il fait bon se poser, contempler l'eau qui file avec le temps telle cette pose photographique où la Creuse semble défier les saisons.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

16/02/2019

Comment la couverture de survie, si fine, peut-elle nous protéger ?

Comment la couverture de survie, si fine, peut-elle nous protéger ?

 

Par Sarah Sermondadaz le 23.11.2018 à 17h33 (Sciences et Avenir)

 

Qu'est-ce qui fait l'efficacité des couvertures de survie, qui mesurent pourtant moins d'un millimètre d'épaisseur ? Retour sur l'histoire d'un matériau originellement conçu... pour l'espace !

 

Pourquoi les pompiers nous recouvrent-ils, lors d'une intervention de secours, d'une couverture de survie qui mesure moins d'un millimètre ? Comment fonctionne-t-elle ?.

 

Place à l'étonnante histoire de la couverture de survie, un matériau à l'origine développée par la Nasa... pour ses équipements spatiaux !

 

couverture de survie,sciences et avenir

 

La couverture de survie développée par la Nasa dès 1964

 

Ce matériau est en fait formé d'une très fine couche de plastique (le plus souvent du polytéréphtalate d'éthylène, abrégé "PET"), ensuite recouvert sur ses deux faces par un revêtement métallique, à l'origine de l'aluminium. L'intérêt : le revêtement métallique réfléchit à 90% le rayonnement infrarouge pour limiter un refroidissement ou à l'inverse un échauffement. Pourquoi bloquer les infrarouges pour éviter les déperditions thermiques ? Rappelons que les objets chauds émettent spontanément du rayonnement, principalement dans le domaine des infrarouges. Cela a été théorisé par plusieurs lois physiques, dites du "corps noir". Le rayonnement n'est toutefois qu'un des trois modes de transfert thermique, avec la conduction à travers le matériau (l'intérêt du PET étant sa faible conductivité thermique), et la convection, liée aux mouvements d'air.

 

TRANSFERT TECHNOLOGIQUE. Mais cet ingénieux matériau a au départ été conçu... pour l'espace ! En anglais, on les appelle d'ailleurs aussi "space blankets". Dès 1964, l'Agence spatiale américaine (Nasa) planche en effet sur l'isolation des satellites, navettes, ou même combinaisons spatiales, qui doivent être protégées de la lumière du soleil pour éviter la surchauffe, délétère non seulement pour les cosmonautes, mais aussi pour les instruments. La problématique s'est à l'origine posée pour la première station américaine Skylab (depuis désorbitée), qui surchauffait régulièrement à plus de 54°C. Depuis, le matériau a été utilisé sur quasiment toutes les missions spatiales américaines, d'Apollo au télescope James Webb. Mais un jour, un ancien employé de la société sous-traitant sa fabrication pour l'agence américaine a eu l'idée de l'utiliser... en fin de marathon, afin d'éviter l'hypothermie ! La Nasa relate cette longue histoire sur son site web (an anglais).

 

Deux faces métallisées distinctes pour lutter contre le chaud et le froid

 

Progressivement, l'usage de ces "couvertures", dites "isothermes" puisqu'elles permettent le maintien du corps à la température de 37°C, s'est étendu à l'armée américaine, aux hôpitaux afin de prévenir l'hypothermie avant ou après une opération, et finalement au secours aux personnes. Aujourd'hui, le principe a même été décliné pour certains sacs de couchage et vêtements techniques. L'épaisseur du matériau varie selon ses usages : quelques centaines de microns pour les applications spatiales, mais à peine plus d'un micron pour une couverture de survie médicale, selon cette fiche technique.

 

DOUBLE-FACE. Les couvertures de survie actuelles sont revêtues de deux faces métallisées distinctes, respectivement dorée et argentée. Elles répondent à deux fonctions distinctes : le côté argenté, initialement développé par la Nasa, réfléchit 90% du rayonnement infrarouge, tandis que le côté doré absorbe 50% de la chaleur incidente. De ce fait, si on positionne la face dorée vers l'extérieur, on protège la personne de l'humidité et du froid, en retenant sa chaleur corporelle. Si à l'inverse, on la place côté intérieur, on le protège du coup de chaud. Le PET joue de plus le rôle de pare-vapeur, en isolant de l'humidité ambiante, ou à l'inverse en évitant la déshydratation.

 

Miraculeux puisqu'il permet de sauver des vies, cet étonnant produit doit toutefois être manipulé avec précautions : facilement inflammable, il ne doit jamais être utilisé à l'extérieur en cas d'orage ou près de matières incandescentes... et surtout, il ne faut jamais recouvrir la tête de la victime ou du malade avec, afin de ne pas lui faire risquer un étouffement. Une bonne raison, donc, de laisser faire les pompiers !

 

06/02/2019

GRAND DÉBAT SORTIR DU CADRE POUR PERMETTRE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

de France Nature Environnement
 
MERCREDI 6 FÉVRIER 2019
GRAND DÉBAT SORTIR DU CADRE
POUR PERMETTRE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE
 
Le "Grand Débat National" lancé par le Gouvernement en réponse à la Mobilisation des gilets jaunes est en cours. France Nature Environnement présente aujourd’hui une série de propositions pour que la transition écologique et solidaire y trouve sa place.
 
Une participation malgré des doutes : Pas d’instances indépendantes pour assurer une organisation neutre, des fiches cadres biaisées et partielles, pas d’engagement clair sur la façon dont les résultats seront traités... les raisons pour se défier du «Grand Débat National» sont nombreuses. Nouvel exercice de démocratie ou pantomime pour apaiser les esprits, le doute est permis.
 
Mais pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, ce qui ne fait aucun doute, c’est que la transition écologique est une nécessité absolue, une question de survie. Et si elle n’est pas portée dans ce débat, il y a des vrais risques de régressions. On l’a vu avec la suspension de la taxe carbone, dont l’accompagnement en terme de justice sociale a été négligé par le gouvernement alors qu’elle est utile pour faire évoluer les comportements, non seulement des citoyens mais aussi de tous les acteurs (du logement, des transports, de l’énergie, etc.) qui doivent contribuer à construire un avenir plus sobre, plus économe et plus sain pour toutes et tous.
 
Alors sans être dupes, nous continuerons à porter inlassablement notre message, au sein du Grand débat, mais aussi partout ailleurs, sur les ronds-points et à tous les échelons. Une participation au-delà du cadre établi. France Nature Environnement souhaite apporter ses propositions pour la transition écologique au sein du Grand Débat National, sans pour autant rester enfermé dans le cadre fixé.
 
Pour cette première phase de consultation, la fédération invite donc les participants à s’affranchir du questionnaire contenu dans la fiche cadre. Les questions qu’il contient ne sont en effet ni pertinentes ni neutres. France Nature Environnement refuse notamment de hiérarchiser les enjeux environnementaux, de devoir décider s’il est préférable de respirer un air propre ou de lutter contre la disparition de la biodiversité. De plus, ce questionnaire omet des volets majeurs de la transition écologique, notamment le partage de l’eau, l’aménagement du territoire qui a contribué à la crise des gilets jaunes ou encore les questions de santé, alors que les plus démunis sont les premiers exposés aux produits chimiques et aux pollutions industrielles.
 
La fédération invite au contraire les citoyens à se saisir de ces enjeux. Par ailleurs, pour assurer de la transparence dans le traitement des résultats de cette consultation, France Nature Environnement demande à ce que des représentants des corps intermédiaires (associations, syndicats...) soient associés aux phases de synthèse et de concrétisation, en complément des citoyens tirés au sort.
 
Nous serons vigilants tant au sujet des conclusions que des suites données à ce débat.
 
Pour une transition écologique ET solidaire
 
Les plus démunis sont souvent les plus touchés par les pollutions et les changements climatiques, ici et ailleurs. France Nature Environnement affirme qu’il est nécessaire et possible de concilier les enjeux de justice sociale et de transition écologique. La fédération a donc préparé pour ceux qui veulent participer au « Grand débat » mais aussi à toute autre forme de débat, quelle que soit sa taille, des propositions concrètes pour y parvenir, à adapter selon les contextes locaux.
 
Voir les propositions de France Nature Environnement
 
France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. C'est la porte-parole d'un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 71 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook,Twitter (@FNEasso) et Linkedin.
 
 

L'Allan en mode hivernal

L'Allan en mode hivernal

par Dominique Delfino


Photographe naturaliste et animalier

Ambiance hivernale sur la basse vallée de l'Allan après les quelques chutes de neige en plaine de ces derniers jours.

Le lieu-dit ''du Moulin'' à Allenjoie revêt un caractère particulier. Le cours libre et sauvage de la rivière modelé chaque année par la dynamique naturelle du cours d'eau offre, au jour le jour, à chaque saison, de véritables tableaux.

Ce sont les crues qui façonnent ce paysage tout en maintenant des biotopes indispensables à de nombreuses espèces animales.

La neige accentue un graphisme sur ce secteur classé en espace naturel sensible, renforçant ainsi le dessin qui caractérisent ce milieu.

Une ambiance éphémère, renforcée par quelques rayons de lumière dont il faut vite profiter le temps d'un jour.

 

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Cliché © Dominique Delfino

14/11/2018

Automne éphémère

Automne éphémère

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Nul ne pouvait prévoir, compte tenu de la sécheresse persistante en Franche-Comté lors de cet été 2018, ce que l'automne allait nous dévoiler en palettes de couleurs.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Les ambiances varient selon les endroits et les altitudes. Je me balade, sur les hauteurs de Mathay et de celles du plateau d'Écot, le long des rives du Doubs, de la côte de Maîche pour finalement dominer la vallée du Dessoubre au Rocher du Bourbet.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Le brouillard matinal offre souvent ces ambiances particulières, la lumière cherchant à percer le feuillage aux couleurs chaudes et transparentes.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Il faudra ainsi profiter à chaque instant des rayons du soleil qui animent ces panoramas au cours de la journée, le temps étant compté à cette saison sur la mise en lumière de ces tableaux éphémères.

      

07/11/2018

Lions du Masaï Mara

Arrêt sur image dans la savane

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les vastes plaines de savane herbeuse du Masaï Mara (Kenya) sont le domaine des grands herbivores. Côté prédateurs, si les guépards demeurent dans les plaines ouvertes, et si les léopards affectionnent les grands arbres qui bordent les rivières, les lions sont chez eux partout. Grâce à une nourriture abondante tout au long de l’année, ils sont particulièrement bien représentés sur ce territoire.

 

Mais le futur s'assombrit pour les lions du Masaï Mara, menacés par la destruction de son habitat au sein même de cette formidable réserve.

 

Les hommes ont besoin de plus en plus d’espace pour leur bétail et n’hésitent pas à entrer dans les aires protégées pour permettre aux troupeaux de se nourrir et de s’abreuver.

 

Pour un prédateur à la recherche de proies, il est bien plus tentant de s’attaquer à des chèvres ou des vaches sans défense, plutôt que de s’épuiser à courir derrière un grand mammifère.

 

La perturbation dans le comportement des groupes de lions est énorme. Quand ils ne font pas l’objet directement de mesure de rétorsion de la part des éleveurs Masaï.

 

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Regard de lion

Cliché © Dominique Delfino

 

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Lionne et lionceau

Cliché © Dominique Delfino

 

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Lionceau

Cliché © Dominique Delfino

30/10/2018

Lueurs d’un soir

Lueurs d’un soir

 

 par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Le jeu de la lumière projetée sur les formations nuageuses offre de temps à autre des tableaux célestes éphémères auxquels on ne s’attend pas toujours. C’est bien sûr en fin de journée, lors du coucher de soleil, qu’il va falloir faire preuve de patience.

 

Mais rien n’est gagné d’avance, il faudra attendre que le soleil soit couché et seule la nature de l’horizon décidera de lever le voile sur cette scène grandeur nature qui s’offrira peut-être à notre regard.

 

C'est alors que, progressivement, les lueurs se manifestent en illuminant les nuages acteurs de ce spectacle.

 

Une ambiance paisible dont semblent également profiter ces chevaux au pré.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard,paysage automnal,

Cliché © Dominique Delfino

19/10/2018

La migration serait culturelle chez les ongulés

La migration serait culturelle

chez les ongulés

 

Par Anne-Sophie Tassart (Sciences et Avenir)

le 10/09/2018

 

Contrairement à d'autres espèces animales, la migration chez les ongulés ne serait pas déclenchée par un mécanisme génétique, mais par l'apprentissage.

 

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Des mouflons canadiens durant une migration

© Travis Zaffarano Trailcam Photo, Wyoming Migration Initiative

 

La plupart des migrations, qu'elles soient pratiquées par des insectes, des oiseaux ou des poissons, sont déclenchées par un processus génétique. Les chercheurs soupçonnent depuis longtemps que ce n'est pas le cas chez les ongulés. Une hypothèse validée par des biologistes américains de l'Université du Wyoming dans leur étude parue le 7 septembre 2018 dans la prestigieuse revue Science : la migration - savoir quand et où se déplacer chez ces animaux est un savoir. Il est donc transmis de génération en génération permettant ainsi le maintien des mouvements saisonniers de la harde. "Nos résultats indiquent que l'apprentissage et la transmission culturelle sont les principaux mécanismes par lesquels la migration des ongulés a évolué", indique l'article scientifique.

 

L'apprentissage peut prendre des dizaines d'années

 

Les scientifiques se sont basés sur différentes données collectées dans l'ouest américain notamment sur des mouflons canadiens (Ovis canadensis). Ces derniers, à cause de la chasse et des maladies, ont vu leur aire de distribution s'effriter peu à peu. Un programme de réintroduction a permis de récupérer plusieurs mouflons afin de les déplacer dans les régions qu'ils occupaient auparavant. Mais selon les données GPS, moins de 9% des animaux réintroduits se sont mis à migrer par la suite alors que la migration concerne 65 à 100% des animaux composant les hardes non déplacées.

 

Pourquoi une telle différence entre les deux groupes ? Pour les chercheurs la réponse est simple : les animaux dépaysés ne savent tout simplement pas où aller. Ils ont besoin de temps pour explorer leur environnement et ainsi trouver les endroits où des ressources sont disponibles quand le climat est moins clément. Une fois cet apprentissage effectué, ils peuvent transmettre leur savoir aux plus jeunes. Et cela peut prendre du temps. En effet, en récoltant les données transmises par les colliers GPS de 267 mouflons canadiens et 189 élans, les biologistes ont découvert que les groupes déplacés ont besoin de plusieurs dizaines d'années pour entamer des migrations. Ainsi, les mouflons ont attendu 40 ans avant que 80% de la harde ne migrent quand les élans ont attendu... 90 ans. "Ces résultats indiquent que les ongulés accumulent un certain savoir sur leur lieu de vie au cours du temps et que la transmission culturelle de ce savoir est nécessaire pour que la migration se produise et persiste", conclut dans un communiqué Brett Jesmer, co-auteur de l'étude.

 

Quand l'homme modifie le paysage

 

Ces données sont importantes pour la conservation de ces espèces et des ongulés en général notamment car elles soulignent l'importance des couloirs migratoires. "Quand les couloirs migratoires sont détruits (par exemple par la déforestation, NDLR), toutes les connaissances des animaux sur comment faire le trajet sont perdues et ils vont probablement mettre des dizaines d'années ou même un siècle à les réapprendre", note Matthew Kauffman, également co-auteur de l'étude. Pendant cette période, les ongulés peineront à trouver de la nourriture et donc à survivre.

 

Un kangourou arboricole disparu et retrouvé

Ce rarissime kangourou arboricole

réapparaît après avoir disparu

pendant 90 ans

 

Kangourou arboricole-450.jpg

 

D'après le National Geographic, Le kangourou arboricole Wondiwoi était autrefois si rare qu'on ne le connaissait que par des dessins, comme celui ci-dessus. Il a été récemment repéré — et photographié pour la première fois — par un botaniste amateur dans une chaîne de montagnes isolée de Nouvelle-Guinée.

 

Le Wondivoi a disparu pendant près d'un siècle et était censé être éteint. Ce kangourou insolite qui ressemble à un singe, parcourt les arbres des forêts montagnardes de Nouvelle-Guinée. Il a été aperçu pour la première fois par le célèbre biologiste de l'évolution Ernst Mayr en 1928. Mayr l'a aperçu dans les montagnes de la péninsule de Wondiwoi, située dans l'État indonésien de Papouasie occidentale, sur la moitié ouest de la grande île de Nouvelle-Guinée. Le Wondiwoi n'a jamais été signalé depuis cette première observation. « C'est l'un des mammifères les moins connus au monde », déclare Mark Eldridge, biologiste marsupial au Australian Museum de Sydney. Maintenant, il a non seulement été repéré, mais également photographié pour la première fois.

 

Mark Eldrige a contacté les experts mondiaux des kangourous arboricoles, notamment Roger Martin de l'Université James Cook dans le Queensland, en Australie, pour confirmer cette découverte avant sa publication.

 

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Le Kangourou arboricole Wiwiwoi

Photographie © Michael Smith

 

C'est l'une des seules photographies connues du kangourou des arbres Wondiwoi, prise récemment par le botaniste amateur Michael Smith.

 

Mayr a photographié ce qui est devenu le seul spécimen connu de la science et a envoyé sa peau au Natural History Museum de Londres. Il a été décrit comme une espèce, Dendrolagus mayri, en 1933.

 

Depuis lors, les habitants ont rarement signalé l'existence de l'espèce. Mais cela peut être dû au fait que « les chasseurs ne montent jamais au-dessus de 1300 mètres lorsque la forêt commence à devenir vraiment très dense en fourrés de bambous », explique Smith.

 

Pour dépasser cette altitude, son équipe a dû se frayer un chemin dans la végétation. Une fois qu’ils ont atteint une hauteur d’environ 1500 à 1700 mètres, les chercheurs ont commencé à voir des marques de rayures sur les troncs laissés par les kangourous des arbres, ainsi que des excréments occasionnels. « Nous pouvions aussi sentir les traces de parfum laissées par les kangourous, une sorte d’odeur de renard », ajoute-t-il.

15/10/2018

Urgence pour le Renard roux

renard roux,collectif renard grand est

Urgence pour le Renard roux

 

Dans le sillage du Collectif Renard Grand Est, douze Francs-Comtois d’horizon différent se sont engagés pour défendre la cause du renard dans le département du Doubs. Agriculteurs, naturalistes, enseignants, forestiers, photographes animaliers, informaticiens, scientifiques et même chasseurs, tous partagent le même point de vue sur l’incohérence dont est victime ce prédateur.

 

Par l’information et la sensibilisation, ils souhaitent contribuer à réhabiliter l’espèce et mettront tout en œuvre pour obtenir son retrait de liste des nuisibles.

 

Pour cela, le collectif appuie son argumentaire sur de nombreuses publications scientifiques à la disposition de tous les partenaires pouvant influencer les décisions qui seront prises au moment de la constitution de la nouvelle liste des nuisibles en 2019.

 

Agir concrètement pour protéger le renard

 

En juin 2019, la nouvelle liste départementale des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts devra être fixée par un arrêté ministériel. Sur avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, le préfet du Doubs proposera ou non au ministre d’y faire figurer le renard.

 

Individuellement, soyons les plus nombreux possible à demander par courrier, et non par mail, le retrait du renard de la liste des nuisibles.

 

Pour la protection du renard, ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui.

Site internet : http://www.renard-doubs.fr

 

Pour tout savoir et

agir dès maintenant

 

renard roux,collectif renard grand est

 

renard roux,collectif renard grand est

 

  

 

10/10/2018

Le brame du cerf

Octobre résonne avec le brame

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Rendez-vous incontournable, l'automne avec le brame du Cerf annonce que l'époque des amours est de saison. La fin du mois de septembre est une période très attendue par les passionnés du cerf et de nature. Le brame est le cri que poussent les cerfs pour attirer l’attention des femelles durant cette période de rut.

 

Exceptionnellement les cerfs n’hésitent pas à sortir de leur discrétion légendaire pour se mettre à découvert dans les zones dégagées de la forêt. C’est pourquoi, il est possible de facilement les observer, et cela dès le crépuscule jusqu’à la nuit.

 

Les vieux mâles veillent jalousement sur leur harde qu'ils ont réintégrées, essayant en plus d'attirer les femelles de la harde voisine. C'est une période très éprouvante physiquement pour les cerfs, ils ne mangent presque rien et n'ont pas de répit : combat, accouplement, surveillance... Ils peuvent perdre jusqu'à une vingtaine de kilos.

 

Ainsi résonne le brame, ce cri profond et impressionnant qui anime la forêt jusqu’à la mi-octobre.

 

brame du cerf,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

brame du cerf,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino


podcast

03/10/2018

La surdensité de sangliers menace la vipère péliade

La surdensité de sangliers menace la vipère péliade

 

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Cliché © Hubert Balthus

 

À ce jour, peu d’études ont mis en évidence l’impact des sangliers sur la biodiversité en Wallonie. Publiés dans la prestigieuse revue "Animal conservation", les résultats de la récente étude de Natagora sur la disparition de la vipère péliade démontrent concrètement l'ampleur du problème.

 

Une étude de longue haleine sur un reptile menacé

 

Un suivi intensif, réalisé durant 12 ans sur la majorité des populations wallonnes de ce serpent, révèle que sur tous les sites où les densités de sangliers ont augmenté, les populations de serpents ont rapidement disparu ou sont proches de l’extinction. À l’inverse, sur les rares sites où les sangliers ne sont pas ou peu présents, le nombre de serpents est stable.

 

Eric Graitson, herpétologue chez Natagora et auteur de l’étude : “Actuellement, la surdensité de sangliers est une des causes importantes de régression de nombreuses espèces, dont la plupart des reptiles et d’autres espèces sensibles comme les oiseaux nicheurs au sol. Les espèces les plus rares sont souvent les plus impactées.” et il ajoute “Les sangliers impactent les reptiles de plusieurs façons : par prédation directe, par compétition pour les proies, mais aussi en détruisant les micro-habitats utilisés comme refuge ou site de reproduction. Étant des organismes à mobilité réduite, les reptiles sont directement dépendants des conditions locales et sont particulièrement sensibles aux impacts causés par les sangliers en nombre trop élevé.

 

L’essor du sanglier

 

L'augmentation des densités d’ongulés sauvages depuis plusieurs décennies, en Wallonie et ailleurs en Europe, a indéniablement un impact considérable sur l’espace rural. Outre leurs impacts sur l’activité agricole et la régénération forestière, les impacts environnementaux causés par les surdensités de sangliers sont nombreux : ils perturbent les sols, mangent et détruisent une grande variété de plantes et d’animaux.

 

Si cette augmentation trouve en partie sa source dans les hivers plus cléments et le vieillissement de la forêt, il faut bien constater que la surdensité du sanglier arrange bien certaines sociétés de chasse qui tirent profit de cette activité particulièrement lucrative. Il n’est dès lors pas surprenant que que ces acteurs aient tout intérêt à accroître le problème avec les pratiques de nourrissage, ou en donnant des consignes de tir visant à épargner les laies.

 

Un impact jusque dans les aires protégées

 

L’étude met en évidence que les populations de serpents situées dans les espaces protégés comme les réserves naturelles sont encore plus impactées que les autres car ce sont des zones refuges pour les espèces protégées, comme le veut la législation. Elles bénéficient également d’une réelle quiétude, ce qui les rend, contre toute volonté, très attractives pour les sangliers, particulièrement en période de chasse.

 

Afin de se prémunir contre les dégâts, Natagora est de plus en plus souvent contrainte de mettre en place des solutions : installation de coûteuses clôtures anti-sangliers afin d’éviter leurs incursions depuis les espaces forestiers, opérations de destruction, etc.

 

Une autre gestion doit être envisagée

 

Pour Natagora, il convient de réguler drastiquement et durablement les populations de sangliers impliquant notamment la gestion des "points noirs". À cette fin, l’étude précise qu’il est urgent de prendre des mesures comme l’interdiction du nourrissage et le ciblage des tirs sur les laies afin de réguler les surpopulations de sangliers. Ces deux mesures doivent toutefois s’inscrire dans un plan d’action “Sangliers” définissant des objectifs clairs, mesurables et mesurés.

 

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06/09/2018

La face cachée du fret

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L'insoutenable pollution de l'air du transport maritime

 

Le transport maritime achemine plus de 90% des marchandises dans le monde et transporte plusieurs millions de personnes chaque année. Mais derrière l’image cultivée par les armateurs d'un mode de transport propre, se cache une réalité beaucoup plus nuancée. Gourmands en énergie, chacun de ces monstres flottants génèrent autant de pollution aux particules ultra-fines qu'un million de voitures. Peu connue du grand public, cette pollution porte atteinte à la santé des habitants des villes portuaires. À Marseille, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l'ONG allemande NABU ont mené l'enquête.

 

En Europe, la pollution de l'air du transport maritime est responsable de 60 000 morts par an, soit l'équivalent de la totalité des habitants de Valence, Troyes ou encore de la ville de Chambéry. Une dangereuse pollution, bien loin de l'image de transport propre véhiculée par les armateurs. Seulement, en France, aucune mesure de cette pollution n'est rendue publique. Pour rendre visible cette pollution invisible, France Nature Environnement, France Nature Environnement PACA et l'ONG allemande NABU ont décidé d'effectuer des mesures dans la ville de Marseille.

 

Particules ultra-fines : un air jusqu'à 70 fois plus pollué sur le navire

 

Pour évaluer la pollution générée par le transport maritime, nos équipes se sont réunies en 2015 puis en 2016 à Marseille. Première étape : évaluer la pollution « de fond de l'air ». Dans différents lieux de la ville, nous avons observé une moyenne de 5000 particules ultra-fines par centimètre cube. Puis nous nous sommes rapprochés du port. Dans un quartier résidentiel aux abords, l'air s'est avéré être jusqu’à 20 fois plus pollué avec une moyenne de 60 000 particules ultra-fines par centimètre cube. Le pire nous a attendu à bord du navire, où une équipe de l'émission Thalassa, accompagnant notre expédition en 2016, a vu le compteur s'affoler : l'air respiré par les croisiéristes et le personnel de bord contient jusqu'à 380 000 particules ultra-fines par centimètre cube, soit 70 fois plus de pollution.

 

Mais que sont ces « particules ultra-fines » ? Le terme englobe l’ensemble des composants solides de taille microscopique transportés par l’air. Quand les particules fines désignent des polluants dont la taille est inférieure à 10 et 2,5 microns (soit 0.01 et 0.0025 millimètres), les particules ultra-fines mesurent moins de... 100 nanomètres soit 0,01 microns ou encore 0.0001 millimètres. C'est environ la largeur de votre cheveu découpée en mille. Et plus la taille de ces particules est petite, plus elles s’infiltrent profondément dans les organismes et s'y accumulent, générant d'importants troubles de la santé.

 

Arrêtons d'user de fuel lourd, carburant extrêmement polluant

 

La raison majeure pour laquelle les navires polluent autant est l’utilisation du fuel lourd comme carburant. Même à quai, le transport maritime brûle ce déchet non raffiné, particulièrement polluant, afin d'alimenter en énergie les navires. Pour répondre aux exigences de réduction des pollutions, le gaz naturel liquéfié, aussi appelé GNL, est une alternative intéressante. Sa combustion réduit de 100% les émissions d'oxydes de soufre et des particules fines, de 80% des oxydes d’azote et de 20% du CO2 par rapport au fuel lourd traditionnel. Aujourd'hui, c'est le carburant carboné le plus efficace d’un point de vue environnemental. Certains armateurs ont déjà équipé leurs navires, un choix qui doit être pérennisé et généralisé.

 

De plus, ces navires brûlent aujourd'hui du carburant alors même qu'ils sont en stationnement, polluant alors l'air des riverains du port. Les systèmes d’alimentation électrique à quai permettraient d’éteindre leurs moteurs auxiliaires et ainsi d’utiliser le réseau électrique auquel le port est raccordé. Seuls les navires adaptés peuvent utiliser un tel système, qui est actuellement très peu répandu dans le monde. Des réglementations récentes prévoient un soutien de l’État pour la mise en place de systèmes d’alimentation électrique à quai dans les ports pour les navires ainsi qu’une échéance pour l'installation de ces bornes. Mais comme trop souvent, la mise en œuvre prend des retards…

 

Installons des épurateurs pour réduire les pollutions

 

De nombreuses études suggèrent qu’une réduction de plus de 90% des émissions d’oxydes de soufre est également possible grâce à l'utilisation d'épurateurs. Ce procédé neutralise une grande part des pollutions des gaz d’échappement à l’aide d’un fluide qui absorbe des oxydes de soufre. Les déchets produits sont stockés à bord et ensuite débarqués dans une installation de réception à terre. Cette mesure permettrait ainsi de mieux préserver les poumons des croisiéristes, du personnel de bord mais aussi des riverains et travailleurs du port.

 

Appliquons un bonus/malus portuaire afin d'impulser le changement

 

Les ports peuvent également fortement contribuer à une meilleure qualité de l'air en incitant les armateurs à changer leur pratique. Comment ? En instaurant un bonus/malus dans les tarifs des droits portuaires. Ainsi, les mauvais élèves seraient encouragés à investir afin de rendre leur navire plus respectueux des poumons de chacun. Une mesure déjà prévue par l'Europe dans le cadre de la « Stratégie transport maritime d’ici 2018 ». Seulement, sa mise en place tarde à venir. Il ne reste plus qu'à l'appliquer.

 

Le contrôle des émissions des navires, un outil indispensable

 

Enfin, comment être sûr d'un meilleur respect des règles sans contrôle ? Aujourd'hui, il existe seulement 5 aires géographiques dans le monde où des contrôles sont — trop rarement — effectués : la Manche, la zone mer Baltique et mer du Nord, l’Amérique du Nord et la zone maritime Caraïbe des États-Unis. Ces zones d’émission contrôlée (ECA) ou SECA (contrôle uniquement du soufre) sont issues d'une annexe de la convention internationale MARPOL qui fixe également des limites aux émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’oxydes de soufre (SOx). Seulement, même dans ces aires géographiques, sur 1 000 navires en transit, un seul est en moyenne contrôlé et s'il enfreint la loi, les amendes s'avèrent peu dissuasives.

 

France Nature Environnement appelle donc à la création de nouvelles zones de contrôle des émissions de soufre et notamment à l’extension de ces contrôles sur l’ensemble du littoral européen. Notre fédération milite également pour une meilleure information des citoyens dans la tenue de ces contrôles et pour une règlementation européenne qui harmonise la répression avec des amendes dissuasives.

 

Face à la pollution de l'air, réduisons les émissions de chaque acteur

 

En France, la pollution de l'air tue prématurément 48 000 personnes par an et coûte plus de 101 milliards d'euros. Un véritable fléau. France Nature Environnement milite depuis de nombreuses années pour que chaque acteur réduise ses émissions. Car en matière de pollution de l'air, celle qui nous affecte le plus, c'est celle qui se trouve à côté de nous. Si la pollution liée au transport maritime dégrade avant tout la santé des habitants des villes portuaires et des personnes présentes à bord des navires, d'autres citoyens sont touchés par la pollution du transport routier, de l'agriculture, de l'industrie, du chauffage… Un cocktail de pollution qui est insoluble sans un cocktail de solutions et une mobilisation de chaque acteur.

 

 

 

05/09/2018

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien

La LPO répond à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien


Je vous invite à découvrir et à faire circuler la réponse de la LPO à la campagne d’affichage des chasseurs dans le métro parisien.


"Dimanche 2 septembre 2018, j’ai compté 365 coups de fusil pendant la balade que j’effectue chaque semaine pour recenser les oiseaux à Sainte-Colombe (7h00-10h30).

 
Depuis l’année dernière, je fais ce transect le matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau dans le bassin du Drugeon. Je ne suis pas rassuré mais je ne vous explique pas la tête des chasseurs quand ils me voient me balader devant eux avec longue-vue et appareils photos.

 
Ceci dit, je fais la tête aussi car c’est horrible de voir comment ils se comportent. Ils cernent le plan d’eau sur lequel ils ont lâché des canards en août, qu’ils ont nourri chaque jour ou presque pendant quelques semaines et qu’ils viennent tuer au matin de l’ouverture. D’autres chasseurs se répartissent le long de la rivière pour tirer les oiseaux qui réussissent à passer le mur de feu. Et comme, les canards  ont été nourris à cet endroit, ils ont tendance à revenir pour tenter de s’y poser.

 
C’est pour témoigner de ce genre de choses que j’ose sortir ces matins là. Et n’allez pas croire que le nombre de coups de fusil est exceptionnel. Je fais ce triste recensement chaque matin de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau depuis 2013, suite à une remarque d’un chasseur qui m’avait dit que la chasse était raisonnable dans le bassin du Drugeon.

 
Voici les chiffres :

 
En 2013,

450 coups de fusil entendus entre 7h00 et 8h31 depuis ma maison (à l’époque, je n’osais pas sortir mais j’ai enregistré la première demi-heure).

En 2014,

— 520 coups de fusil entre 7h00 et 9h00 depuis ma maison.

— Avec quelques copains, nous avons fait ce comptage à plusieurs endroits : 521 coups de fusil avaient été entendus entre 7h00 et 8h30 depuis Chaffois, 413 entre 7h00 et 9h00 à La Rivière-Drugeon et 336 entre 7h00 et 9h00 depuis Frasne.

 
En 2015,

— 300 coups de fusil entre 7h00 et 8h00 depuis ma maison.

 
En 2016, 581 coups de fusil entre 7h00 et 8h30 depuis le lac de l’Entonnoir à Bouverans (site « Espace naturel sensible » tout de même…).

 
En 2017, 327 coups de fusil pendant le transect de Sainte-Colombe.

 
En 2018, 365 coups de fusil entre 7h00 et 10h30 pendant cette même balade.


Alors les chasseurs, premiers écologistes de France, vous y croyez vraiment ?

 
D. M.

 

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02/09/2018

Les insecticides "tueurs d'abeilles" sont interdits en France

Les insecticides "tueurs d'abeilles" sont interdits depuis début septembre

en France et

c'est grâce à votre mobilisation ! 

 

interdiction néonicotinoïdes,abeilles,agir pour l'environnement

 

Chères amies, chers amis,

 

À partir d’aujourd’hui, les insecticides « tueurs d’abeilles » sont interdits en France.

 

Au terme d’un long combat qui nous aura permis de maintenir la pression, notamment sur un ministre de l’Agriculture toujours prompt à endosser les habits du petit chimiste, nous pouvons célébrer cette victoire qui est aussi et surtout une victoire pour l'ensemble des insectes pollinisateurs dont les abeilles.

 

Grâce à votre mobilisation, grâce à l’engagement de centaines de milliers de citoyens qui ont régulièrement et durant près de 3 ans interpellé les décideurs politiques, nous pouvons aujourd’hui célébrer une première victoire historique.

 

https://soutenir.agirpourlenvironnement.org

 

Amplifions ensemble la mobilisation citoyenne pour une planète vivable

 

À l'heure où Nicolas Hulot a constaté avec amertume mais honnêteté son impuissance à peser sur une classe politique sans imagination, Agir pour l'Environnement s'est donné pour ambition de créer un contre-pouvoir exigeant faisant pression sur les décideurs politiques et économiques.

 

C'est ainsi que nous avons diffusé un trombinoscope mettant en lumière les 63 députés ayant refusé d'interdire le glyphosate. Ce trombinoscope a été partagé près de 160 000 fois et vu par 2 millions d'internautes. Tapis dans l'ombre, les lobbyistes ont été démasqués.

En ce qui concerne l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes, les pétitions d'Agir pour l'Environnement ont, en 3 ans, rassemblé plus de 300 000 signatures. L'interdiction votée par les députés en 2016 a été adoptée à deux voix près.

 

Sans votre mobilisation, nous ne pourrions célébrer cette victoire.

 

Nous vous remercions à nouveau pour votre engagement à nos côtés.

 

https://soutenir.agirpourlenvironnement.org...

 

29/08/2018

DÉMISSION DE NICOLAS HULOT

Logo_Principal_ROUGE_180.pngCOMMUNIQUÉ DE PRESSE

MARDI 28 AOÛT 2018

DÉMISSION DE NICOLAS HULOT

 

 

 

SINCÈREMENT TRISTE, REGRETTABLEMENT JUSTE

 

France Nature Environnement prend acte de la décision de Nicolas Hulot et salue son engagement et de ses efforts sincères tout au long de l'année écoulée.

 

Pour Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, « nous partageons l’analyse de Nicolas Hulot : les enjeux écologiques ne sont pas suffisamment pris en compte par le gouvernement, dans lequel le ministre de la Transition était trop souvent isolé dans ses orientations exigeantes. Malgré ses efforts, le bilan de la première année est maigre sur le plan concret. L’écart entre l’urgence et la gravité des problèmes, dont nous constatons chaque jour la réalité, et les timides avancées, voire parfois les régressions, est trop fort ».

 

France Nature Environnement attend maintenant du gouvernement, interpellé par cette décision, qu'il change de braquet en matière de politiques écologiques. De très importants chantiers sont devant nous : la réforme de la Politique Agricole, la transition énergétique et les choix sur la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie, la lutte contre l'érosion de la biodiversité, l’alimentation et la santé-environnement, la cohérence du budget avec les objectifs de transition, les enjeux d'une mobilité durable constituent des enjeux fondamentaux. Pour France Nature Environnement, l'heure n'est plus à trouver des compromis, à lancer des réflexions : l’action est urgente, et elle doit être menée en cohérence par tous les membres du gouvernement, sans complaire aux nombreux lobbies dont les interventions sont incessantes

 

Pour sa part, le monde associatif poursuit sa mobilisation continue, des "grands" aux "petits" sujets, au niveau des politiques nationales comme en ce qui concerne les décisions locales. Il entend que le gouvernement le traite comme un partenaire à part entière.

 

France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement. C'est la porte-parole d'un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 71 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. Retrouvez-nous sur fne.asso.fr, Facebook et Twitter (@FNEasso).

Abeilles : les pesticides néonicotinoïdes interdits

Abeilles : les pesticides néonicotinoïdes interdits

à partir du 1er septembre 2018

 

Par S.C avec AFP Publié le 29/08/2018 à 10:17

 

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Une bonne nouvelle pour les apiculteurs. Les pesticides néonicotinoïdes seront bannis à partir de samedi en France, une interdiction destinée à protéger les colonies d'abeilles en déclin mais dénoncée par les agriculteurs qui réclament du temps pour développer des alternatives.

 

Disponibles depuis le milieu des années 1990, les néonicotinoïdes, ensemble de sept insecticides neurotoxiques (acétamipride, clothianidine, imidaclopride, thiaclopride, thiaméthoxame, nitenpyrame et dinotéfurane), sont devenus les pesticides les plus utilisés dans le monde.

 

En France ils servent principalement de manière préventive, en enrobant les semences. La substance, dite "systémique", est absorbée par la plante et se propage à tous ses tissus, y compris le pollen.

 

Betteraves, blé, colza, arbres fruitiers, vigne... Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des chenilles, cochenilles, pucerons ou insectes mangeurs de bois.

 

À certaines doses, les néonicotinoïdes tuent les insectes, donc les abeilles 

 

Depuis les années 2000, des scientifiques s'inquiètent du fait que même à faible dose, ces substances qui s'attaquent au système nerveux des insectes affectent les pollinisateurs (abeilles et bourdons désorientés, sperme des mâles altéré...).

 

Les apiculteurs français constatent une hausse de la mortalité dans leurs ruches depuis l'arrivée des néonicotinoïdes. Mais "aucun élément scientifique rigoureux" ne prouve qu'ils sont la première cause de mortalité des abeilles, note le directeur scientifique de l'Institut de l'abeille Axel Decourtye.

 

Quel impact des néonicotinoïdes sur l'homme?

 

Lorsqu'il est fait usage de néonicotinoïdes, les substances se retrouvent dans l'eau et le sol. Pêches, laitues, tomates... L'acétamipride et l'imidaclopride sont présents respectivement dans 5% et 4% des échantillons alimentaires recueillis en Europe, selon un rapport de 2016 de l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA). Mais en février 2018, l'Anses assurait que les données disponibles "ne mettent pas en évidence d'effet nocif pour la santé humaine", à condition que les consignes d'utilisation soient respectées.

 

L'usage de néonicotinoïdes interdit en France dès le 1er septembre 2018

 

L'UE a décidé en avril d'interdire pour les cultures de plein champ l'utilisation de trois substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), objet de restrictions depuis 2013. La décision, qui permettra les usages sous serre, entrera en vigueur complètement le 19 décembre. La France va plus loin. La loi biodiversité de 2016 prévoit l'interdiction des néonicotinoïdes à partir de ce 1er septembre. Un récent décret d'application précise que les cinq substances jusqu'alors autorisées en Europe pour des usages phytosanitaires sont concernées (les trois visés par l'UE, plus thiaclopride et acétamipride)

 

Des dérogations sont possibles au cas par cas jusqu'au 1er juillet 2020.

 

Les néonicotinoïdes restent néanmoins autorisés pour les usages non phytosanitaires, comme biocides et médicaments vétérinaires, notamment les produits anti-puces pour chiens et chats.

 

Comment vont faire les agriculteurs sans cet insecticide ?

 

Les agriculteurs se retrouvent dans une impasse "dramatique", dénoncent la FNSEA et d'autres syndicats agricoles, assurant ne pas avoir de solutions de remplacement.

 

Selon un rapport récent de l'Anses, il existe des alternatives "suffisamment efficaces, et opérationnelles", chimiques ou non chimiques, pour la grande majorité des 130 usages phytosanitaires des néonicotinoïdes.

 

L'agence plaide pour une "lutte intégrée" : pas de traitement prophylactique, surveillance des cultures, priorité aux méthodes non chimiques, pesticides chimiques seulement si les ravageurs dépassent certains "seuils de nuisibilité". Mais elle reconnaît que "l'impact sur l'activité agricole de l'interdiction des néonicotinoïdes est difficile à anticiper".

 

28/08/2018

À l'Arctique de la mort

À l'Arctique de la mort

 

Par E.S.

Article "Le Canard enchaîné" (06/08/2018)

 

 

Alerte rouge pour les ours blancs, qui souffrent du réchauffement climatique mais aussi du tourisme de masse.

 

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LE 28 JUILLET, un ours blancespèce protégée depuis 1973, et dont la population est évaluée à un millier d'individus — a été abattu par les employés d'un bateau de croisière, le MS Bremen. En mission de reconnaissance sur l'archipel norvégien du Svalbard, avant le débarquement des passagers, quatre bear guards — littéralement, "gardiens d'ours", se sont fait surprendre par un "autochtone" velu. La compagnie allemande Hapag-Lloyd Cruises s'est fendue d'un communiqué d'excuses. Invoquant la légitime défense, à la suite de l'attaque d'un des gardes, ses collègues n'ont eu d'autre choix que de dégommer le plantigrade.

 

Émoi, scandale, appels au boycott... fort compréhensibles. Toutefois, cette triste affaire n'est peut-être que l'iceberg qui cache la banquise : selon un conférencier spécialiste des régions polaires, cet incident en laisse présager d'autres, aux effets beaucoup plus graves.

 

Si l'on trouve en effet autour du Spitzberg des navires spécialisés, dont fait partie le "MS Bremen", avec du personnel qualifié et moins de 200 passagers, on peut aussi y croiser des géants des mers, tels le "Costa Pacifica" (3 000 passagers) ou le "MSC Meraviglia" (5 700) : pas de véritables experts à bord de ces monstres, aucune information fournie aux passagers sur les risques pour la nature et pour eux-mêmes. Ce sont une dizaine de compagnies de grande envergure qui sont là avant tout pour faire de l'argent, quitte à vendre la peau de l'ours avant même de l'avoir tué, le tout en polluant allègrement le décor.

 

Bourses polaires

 

On a ainsi pu dénombrer cet été la présence simultanée de 20 bateaux de croisière autour de l'archipel du Svalbard. En moyenne, ce sont 100 000 passagers qui débarquent au cap Nord chaque année. Des chiffres en constante augmentation. Sachant qu'un seul de ces navires émet en vingt-quatre heures autant de particules fines que 1 million de voitures, calculez le nombre équivalent d'autoroutes traversant le Spitzberg...

 

Dernier point, et non des moindres : en cas d'avarie à bord d'un de ces géants des mers, qui ne disposent le plus souvent que d'un seul médecin, les secours ne pourraient arriver avant plusieurs jours, en raison de l'isolement et des énormes distances à parcourir. Quant aux hôpitaux de Svalbard et du nord de la Norvège, prévus pour la population locale, leurs capacités très limitées ne permettraient pas d'accueillir des centaines de passagers.

 

Et, avec des températures frôlant le 30° C au cap Nord comme ces dernières semaines, il n'y aura bientôt plus de glace pour soulager les douleurs...

22/08/2018

Besançon Le Doubs – Inventaire ichtyologique 1988 Besançon

Le Doubs

Inventaire ichtyologique 1988

du secteur autour de Besançon

par Jean Verneaux, André Guyard, Jean-Pierre Grandmottet

et 12 étudiants du D.E.S.S. "Eaux continentales"

 

Le Professeur Jean Verneaux qui dirigeait le le D.E.S.S "Eaux continentales" de l'Université de Franche-Comté est malheureusement décédé après une carrière scientifique bien remplie.

En hommage à ce spécialiste qui a consacré de nombreuses années au domaine des eaux fluviales et lacustres de Franche-Comté, vous trouverez ci-dessous un extrait d'un document qui faisait l'inventaire du peuplement en poissons de la zone péri-bisontine dans l'année 1988. N'oubliez pas de cliquer sur "lire la suite". En fouillant dans ce blog, vous trouverez également toutes une série d'articles concernant les peuplements en poissons du Doubs.

Professeur André Guyard

 

Lire la suite