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06/10/2009

La Mouette rieuse

Larus ridibundus1_logo.jpgLa Mouette rieuse

 

Larus ridibundus

(Famille des Laridés)

 

par André Guyard

 

La Mouette rieuse appartient à la famille des Laridés comme les goélands et les sternes. Chez la Mouette rieuse, les deux sexes sont identiques.

 

Larus ridibundus21.jpg
La Mouette rieuse
En juillet, la Mouette rieuse se coiffe d’un capuchon chocolat

L’adulte a le dos et le dessus des ailes gris clair. Les rémiges primaires externes sont blanches avec les extrémités noires. Le bord d’attaque de l’aile est d’un blanc pur, mais il devient noir vers les primaires les plus externes.
 
Contrairement au juvénile et à l’immature, la Mouette rieuse en plumage nuptial, est coiffée d’un capuchon brun chocolat. L’adulte en plumage d’hiver n’a que des taches sombres en arrière des yeux.
 
La Mouette rieuse est dotée d’un vol rapide et peut planer.
 
C’est une espèce omnivore. La Mouette rieuse se nourrit surtout d’insectes aquatiques et terrestres, d’invertébrés marins, de poissons, de vers de terre. Elle consomme aussi des fruits, des graines, des débris variés et parfois des souris.
 
La Mouette rieuse hiverne dans des habitats côtiers variés, depuis les eaux côtières jusqu’aux ports, les marais salants et les estuaires. On peut la trouver en ville sur les lacs.
 
Elle se reproduit en bordure d’étangs et de lacs. Monogame, elle reste fidèle au site du nid où elle revient chaque année. Elle nidifie en grandes colonies, jusqu’à 1000 couples ou plus sur le sol dans une dépression peu profonde tapissée de végétation. La femelle y dépose 2 à 3 œufs brun olive, mouchetés de brun, vers fin avril-début mai. Les jeunes sont semi-nidicoles et quittent vraiment le nid vers l’âge d’un mois.
 

 
Images et vidéo enregistrées en Islande en juillet 2008 par André Guyard.

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/mouette.rieuse.html

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Le Macareux moine

Macareux_logo.jpgLe Macareux moine

 

Fratercula arctica

(Famille des Alcidés)

 

par André Guyard

 

Grâce à son bec triangulaire légèrement crochu, à pointe rouge, base bleu foncé cernée de jaune, le Macareux Moine est facile à identifier. Il utilise son bec pour stocker ses proies. Il avale ses proies sous l’eau, sauf quand il nourrit son poussin. Ses ailes courtes le prédisposent à la nage sous l’eau. Pour le vol, leur faible portance contraint l’oiseau à un battement très rapide. L’aire de répartition du Macareux Moine est strictement nord atlantique. C’est un oiseau pélagique qui vit en haute mer. Il se rend sur la terre ferme uniquement en période de reproduction. Il niche alors sur les pentes herbeuses et les falaises côtières d’Islande (2 à 3 millions de couples), d’Irlande, d’Écosse, des Shetland et de Scandinavie... Une population relictuelle subsiste en Bretagne.

 

Macareux3.jpg
Colonie de macareux
Le Macareux niche en colonies sur les falaises
 
Le Macareux Moine a un comportement grégaire en été, nichant et vivant en colonies parfois très vastes comme en Islande où l’on a compté plusieurs milliers d’individus sur un seul site. Les deux sexes sont semblables. L’accouplement a lieu sur l’eau. En juin et juillet, la femelle dépose un seul œuf dans un terrier creusé préalablement dans un secteur herbeux. L’incubation est assurée par les deux partenaires pendant 39 à 43 jours.
 
Macareux2.jpg
Couple de macareux
 
Le poussin est nourri de petits poissons que les adultes stockent dans leur bec. Au bout de 40 jours, les parents repartent en mer laissant le petit seul qui jeûne pendant une semaine, avant de sauter de la falaise pour aller se nourrir dans la mer. Il ne volera que vers 49 jours.
 
Macareux1.jpg
 
Macareux observés sur une île au sud-est de l’Islande en juillet 2008 (vidéos et photos : André Guyard)

Pour en savoir plus :


www.oiseaux.net/oiseaux/macareux.moine.html

http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp ?fiche_numero=1508

11:27 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Le Lagopède des Alpes

Lagopede_male5_logo.jpgLe Lagopède des Alpes

 

Lagopus mutus

(Famille des Tétraonidés)

 

par André Guyard

 

Un couple de Lagopèdes des Alpes a été rencontré en Islande en juillet 2008 le long d’un sentier de randonnée pédestre. Les oiseaux sont alors en plumage d’été. Le mâle se distingue de la femelle par sa caroncule rouge bien visible et par une barre noire qui va de la base du bec à l’arrière de l’œil. En hiver, mâle et femelle présentent un plumage blanc, à l’exception de la queue qui reste noire.

 

Lagopede_male41.jpg
Lagopède mâle en livrée estivale
 

Le Lagopède des Alpes se nourrit de feuilles et de bourgeons, de fleurs, de baies et d’insectes.
 
Lagopede_femelle1.jpg
Lagopède femelle
La femelle ne manifeste aucun effroi à l’approche des randonneurs
 
Espèce sédentaire, commune des Alpes et des Pyrénées, le Lagopède vit dans les pierriers, les landes, les pelouses caillouteuses au-dessus de la limite supérieure de la forêt. En Islande et en Scandinavie, on le rencontre à des altitudes plus basses.
 
Lagopede_femelle21.jpg
Lagopède femelle
La femelle en livrée estivale a un plumage qui la camoufle lors de la couvaison
 
La période de nidification se situe en juin juillet. Le nid est rudimentaire, tapissé d’herbe construit dans une dépression de terrain, le plus souvent bien dissimulé par des arbustes. La femelle couve seule de 4 à 10 œufs pendant 21-23 jours.et s’occupe des oisillons jusqu’en automne.
 
Vidéo réalisée en Islande en jujillet 2009 par André Guyard.
 
 

 

Pour en savoir plus :

http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Lagopede-alpi...

 

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L’Huîtrier pie

huitrier_logo1.jpgL’Huîtrier pie

 

Haematopus ostralegus

(Famille des Haematopodidés)

 

par André Guyard

 

L’Huîtrier pie est un oiseau de rivage. Ce robuste limicole est doté d’un long bec rouge orangé. Son plumage est entièrement noir et blanc, ce qui lui vaut le qualificatif de "pie". Il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

 

Huitrier_vignette.jpg
L’Huîtrier pie visite l’estran

 
Habitant du littoral marin, l’Huîtrier pie fréquente, de préférence, les plages, l’estran vaseux des estuaires, mais il ne dédaigne pas de visiter la couverture algale des récifs et des côtes rocheuses et n’hésite pas à s’aventurer dans les champs et prairies de l’arrière-pays.

Les couples nichant en France, surtout en Normandie et en Bretagne, sont sédentaires. En automne, ils sont rejoints par les individus du nord de l’Europe : Islande, Pays-Bas et Îles britanniques. Les hivernants repartiront au printemps.

L’Huîtrier pie niche en couples séparés, mais devient très sociable après la période de nidification. Le nid est constitué d’une simple dépression garnie de coquillages et de débris d’algues. Entre mars et mai, la femelle y dépose en moyenne trois œufs jaunâtres striés de brun qui sont couvés pendant une période d’un mois environ.
 
huitrier-pie_11.jpg
L’Huîtrier pie explore la prairie
 
 
Sur le littoral, l’Huîtrier pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques) qu’il ouvre en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle adducteur. Son menu est complété par des gastéropodes (littorines) de l’estran, des crabes et des vers marins. Lorsqu’il est à l’intérieur des terres, son repas se compose essentiellement de lombrics et d’insectes.
 
La vidéo ci-dessous a été réalisée dans un fjord de l’Est de l’Islande par André Guyard.
 

 

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/huitrier.pie.html

 

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La Grive mauvis

Grive11_logo.jpgLa Grive mauvis

 

Turdus iliacus

(Famille des Turdidés)

 

par André Guyard

 

Les grives appartiennent à la famille des Turdidés qui regroupe grives, merles, traquets, rougequeue et rougegorge. Oiseau d’Europe septentrionale (Islande et Scandinavie), la Grive mauvis est une grive de petite taille qui ressemble à la Grive musicienne. Elle s’en distingue par un sourcil blanc crème très apparent et les flancs et le dessous des ailes roux vif. Pas de dimorphisme sexuel. La Grive mauvis passe l’hiver en Europe occidentale et méditerranéenne.

 

Grive21.jpg
La Grive mauvis
Sourcils blancs, flancs et dessous des ailes roux caractérisent la Grive mauvis


La Grive mauvis
habite l’Europe septentrionale. C’est un oiseau typiquement de la taïga et de la toundra. Elle niche de préférence dans les forêts de conifères, mais en Islande, elle niche dans les bois de bouleaux tortueux. Pas farouche, l’espèce fréquente parcs et jardins.

 

Grive31.jpg
La Grive mauvis
 
Les grives mauvis sont des oiseaux migrateurs. L’espèce passe l’hiver en Europe, des Îles Britanniques jusqu’à la Turquie.

Mâle et femelle bâtissent leur nid ensemble qu’ils installent dans les arbres ou les arbustes, un nid façonné de terre glaise et garni d’herbe et de feuilles. La femelle couve seule 4 à 6 œufs. L’incubation dure 14 jours. Les oisillons quittent le nid au bout de deux semaines, mais continuent à être nourris par les parents durant un certain temps.

La Grive mauvis
possède un régime omnivore. Elle prospecte surtout au sol et dans les buissons à la recherche d’insectes, de vers et de fruits.
 
Vidéo ci-dessous et photographies réalisées en Islande en juillet 2008 par André Guyard.


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Le Grèbe esclavon

Grebe_logo.jpgLe Grèbe esclavon

 

Podiceps auritus

(Famille des Podicipitidés)

 

par André Guyard

 

Paré de son plumage nuptial, le Grèbe esclavon a le cou et les flancs marron roux ; la tête noire s’empanache de deux huppes jaune doré qu’il perd en hiver.

 

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Grèbe esclavon femelle

 

Nicheur en Europe du Nord : Islande, Scandinavie, Pays baltes, il affectionne les nappes d’eau peu profondes avec une végétation émergeante abondante et une part d’eau libre. Le nid, formé de débris végétaux est dissimulé dans les hélophytes. En mai juin, la femelle pond 3 à 6 œufs dont l’incubation dure entre 22 et 25 jours.

 

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La femelle et son poussin


Le Grèbe esclavon se nourrit d’insectes aquatiques, de batraciens, de mollusques, de crustacés et de petits poissons ainsi que de plantes flottantes ou rivulaires.

En novembre, les grèbes migrent vers le sud de préférence sur la façade maritime. En France intérieure, on ne l’observe que sur de vastes plans d’eau comme le lac de Der en Champagne ou le lac de Madine en Lorraine.

La vidéo ci-dessous a été réalisée en juillet 2008 dans l'ouest de l'Islande par André Guyard


 

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/grebe.esclavon.html

 

09:18 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Le Fulmar boréal

Fulmar-logo.jpgLe Fulmar boréal

 

Fulmarus glacialis

(Famille des Procellariidés)

 

par André Guyard


Le Fulmar boréal (précédemment appelé Pétrel fulmar) appartient à la famille des Procellariidés qui regroupe pétrels et puffins. C’est le seul représentant de cette famille qui soit doté d’un plumage clair et d’une vie diurne.

Le Fulmar est un magnifique voilier. Ses ailes rigides, longues et étroites lui permettent de planer et de glisser au ras des vagues. Cet oiseau pélagique évolue uniquement en haute mer sans guère se poser. Il peut boire l’eau de mer et il excrète le sel par ses narines tubulaires. Il se nourrit de poissons, de plancton, de céphalopodes (calmars, seiches), ou de crustacés.

 

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Couple de fulmars au nid
Le Fulmar niche sur les corniches des falaises côtières.
Les parents se relaient sur le nid lors de l’incubation
 
 
Il ne se rend à terre que pour la reproduction. Il niche alors en colonie sur les corniches et dans les anfractuosités des falaises côtières. L’unique œuf de l’unique ponte (caractéristique constante chez les Procellariidés) est déposé par la femelle à même la roche. Les parents se relaient pour l’incubation pendant une cinquantaine de jours. Les poussins sont nourris à partir d’un liquide huileux sécrété par les parents. Les jeunes prennent leur envol au bout d’environ 7 semaines.
 
 
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Fulmar et son poussin
Le poussin est cette petite boule grise qui émerge derrière le pissenlit
 
 
Commun dans l’Atlantique Nord : la France constitue la limite sud de son aire de répartition qui couvre une vaste partie de l’hémisphère nord jusqu’au Groenland et au Spitzberg.
 

 
Cette petite vidéo a été tournée dans un fjord islandais du nord de l’ïle par André Guyard.

Pour en savoir plus :
http://www.oiseaux.net/oiseaux/fulmar.boreal.htm

09:10 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

05/10/2009

Le Courlis corlieu

Courlis6_logo.jpgLe Courlis corlieu

 

Numenius phaeopus

(Famille des Scolopacidés)

 

par André Guyard

 

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Le Courlis corlieu
Il fréquente les rives des cours d’eau et les prairies marécageuses

Comme tous les courlis, le Courlis corlieu possède un long bec arqué. De taille inférieure à celle du Courlis cendré, il s’en distingue par son bec plus court et sa calotte rayée de deux bandes foncées encadrant une raie médiane claire.

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Le Courlis corlieu
 

Le Courlis corlieu est monogame et solitaire mais est grégaire en dehors de la période de reproduction. C’est un limicole qui fréquente les marécages ainsi que les rives pierreuses des cours d’eau et des lacs. De son bec arqué, il sonde sédiments et graviers pour y trouver vers, petits crustacés, larves d’insectes et mollusques. À la fin de l’été, il ne dédaigne pas les fruits des buissons.


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Le Courlis corlieu se reproduit dans le nord de l’Europe (Scandinavie, Finlande, Russie, Islande, les îles Féroé, l’Écosse), en Sibérie et en Amérique du nord. Il niche dans la toundra et les landes à bruyères subarctiques, souvent à l’orée de la taïga. Il bâtit son nid au sol, dans un trou caché par les herbes et la mousse. La femelle pond 4 œufs et les deux parents les couvent pendant environ un mois. Les petits sont nidifuges : dès l’éclosion, ils quittent le nid, se dissimulant dans la végétation où ils commencent à se nourrir, surveillés par les parents pendant 35 à 40 jours. Ils seront matures à deux ans.
 
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Le Courlis corlieu
De son bec arqué, le Courlis sonde sédiments et graviers
pour y trouver vers, petits crustacés, larves d’insectes et mollusques
 
En migration, le Courlis corlieu fait halte le long des côtes. La femelle part en premier, le mâle reste jusqu’aux premiers vols des jeunes, à l’âge de 4 à 6 semaines. L’espèce passe l’hiver essentiellement en Afrique, le long des côtes rocheuses ou vaseuses, dans les estuaires et sur les prairies humides.

Vidéo réalisée par André Guyard en Islande à Pingvellir, site classé par l’UNESCO en raison de son histoire (siège de l’Alping, premier parlement viking) et de sa géologie (le lieu est situé sur la ligne de fracture médio-atlantique, rift séparant la plaque nord-américaine de la plaque eurasienne).

Le Chocard à bec jaune

Chocard_logo2.jpgLe Chocard à bec jaune

 

Pyrrhocorax graculus

(Famille des Corvidés)

 

par André Guyard

 

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Le Chocard à bec jaune
Le Chocard fréquente les alpages
 
Appelé communément Choucas en montagne, ce corvidé eurasien est pourtant très différent du Choucas des tours dont il se distingue par la couleur jaune de son bec, ses pattes rouges, son plumage très noir et son habitat montagnard. Cependant, le Chocard à bec jaune peut être confondu avec le Crave à bec rouge avec lequel il partage habitat, pattes rouges et mœurs grégaires.
 
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Le Chocard à bec jaune
Les deux sexes sont semblables
 
L’été, le Chocard à bec jaune fréquente les alpages et les falaises entre 1500 et 3000 m. En hiver, il descend dans les hautes vallées.

Les chocards sont grégaires. Ils volent en bandes pouvant compter plus d’une centaine d’individus. Ils excellent dans l’art d’utiliser les courants, planant et profitant des ascendances thermiques.
 
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Le Chocard à bec jaune
À l’affût d’un morceau de pain
 
La saison de reproduction débute fin avril début mai. Situé dans une crevasse, le nid est fait de brindilles et d’herbes. La femelle pond de 3 à 6 œufs et couve une vingtaine de jours, ravitaillée par le mâle.

Le Chocard se nourrit principalement d’invertébrés, en particulier d’insectes et de petits escargots. Mais il repère très vite les randonneurs et s’invite sans tarder au pique-nique.


Photos et vidéo dues à André Guyard et réalisées dans le Chablais.

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La Bécassine des marais

Becassine_5_logo.jpgLa Bécassine des marais

 

Gallinago gallinago

(Famille des Scolopacidés)

 

par André Guyard

 

La Bécassine des marais se caractérise par un long bec flexible, des ailes pointues et une coloration roux orangé sur la queue. Elle vit et se reproduit dans les zones herbeuses humides, au bord des marais d’eau douce et des étangs ainsi que dans les prairies inondées. Plus petite que la Bécasse, elle est plus grande que la Bécassine sourde.

 

Becassine_3.jpg
La Bécassine des marais

S’abattant dans la prairie, elle sonde le sol

à la recherche de vers

 

Elle se nourrit d’invertébrés : vers, mais aussi insectes, crustacés, mollusques, et parfois de graines et de baies, picorant la nourriture sur ou dans le sol. L’extrémité flexible de son bec lui permet de "sentir" la proie tout en sondant la boue. Elle explore également les rives des lacs et étangs, dans la zone des hélophytes.

 

Becassine_51.jpg
La Bécassine des marais
Perchée sur un piquet, la bécassine va plonger
vers la prairie
Le nid de la Bécassine des marais est une dépression peu profonde dans le sol, dissimulé au milieu des touffes d’herbes et sous la végétation basse. Le nid, en forme de coupe, est fait d’herbe, de mousse, de feuilles mortes, tapissé de végétaux fins.

La femelle pond 3 à 4 œufs qu’elle couve durant 18 à 20 jours. Les poussins sont nourris par les parents pendant la première semaine. Au bout de dix jours, ils sont capables de trouver seuls leur nourriture en parcourant la végétation environnante, mais retournent au nid pour dormir. Ils prennent leur envol à l’âge de 15 à 20 jours.

La vidéo ci-dessous montre une bécassine perchée sur un piquet bordant une prairie humide d’Islande où elle va s’abattre pour sonder le sol à la recherche de vers de terre.

Vidéo réalisée par André Guyard dans une prairie humide d’Islande méridionale.

02/10/2009

Source de la Loue et gorges de Nouailles

Loue_logo.jpgSource de la Loue
et gorges de Nouailles
 
par André Guyard
 
(Dernière mise à jour : 15/11/2014)
 
 
Source de la Loue_114-1.jpg
La source de la Loue est une résurgence du Doubs
dont l'ouverture mesure 60 m de large et 32 m de haut
 

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La résurgence s'ouvre dans une falaise bajocienne de 104 m de haut
 

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Au niveau de la source, la reculée présente une tectonique tourmentée
 

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La source de la Loue
 
Le cours supérieur du Doubs et celui de son affluent le Drugeon subissent une série de pertes dans la région de Pontarlier et d'Arçon. À la suite de l'incendie des usines Pernod de Pontarlier du dimanche 11 août 1901 à 12 h 30, 650 m3 d’alcool, dont 470 m3 d’absinthe sont déversés dans le puits perdu de l’usine et dans le Doubs.

Le mardi 13 août 1901 à 12 h, une forte odeur d’absinthe est décelée à la source de la Loue et jusqu’à 25 km en aval ; le fils du chimiste Berthelot (Marcellin), en vacances à Mouthiers, envoya pour analyse à son père, un échantillon d’eau de la Loue ; Berthelot conclut à l’origine non naturelle de cette odeur !
Le Doubs se perd partiellement entre Arçon et Maison-du-Bois dans les calcaires du Kimméridjien supérieur et du Portlandien. Il réapparaît à la source de la Loue à 550 m d’altitude, dans les calcaires du Bajocien.

Le 31 août 1910, 100 kg de fluorescéine sont déversés dans le Doubs en amont de Maison-du-Bois par E. Fournier. La coloration réapparaît deux jours plus tard à la source de la Loue.

Or, le débit moyen du Doubs est de 5 m3/s ; celui de la Loue à sa source est de 10 m3/s : d'autres cours d’eau souterrains viennent donc alimenter la Loue, en plus des propres pertes du Doubs.

En 1978, 10 kg de fluorescéine sont déversés au gouffre du Gros Foyard par le laboratoire de géologie de Besançon, sous la direction de P. Chauve ; le colorant réapparaît 4 jours après à la source de la Loue.

En décembre 2008, le cabinet Reilé déverse de la fluorescéine dans un réseau souterrain au niveau du Château de Joux au niveau de la Cluse-et-Mijoux : le colorant réapparaît quelques jours plus tard à la source de la Loue (voir article prochain).

Toutes ces expérimentations confirment que la Loue constitue une résurgence du bassin du Doubs dans la région de Pontarlier à 800 m d'altitude.
R.C.Source de la Loue-(1)-12-10-08..jpg
Les pertes du Doubs et du Drugeon
dans la région de Pontarlier
(document dû à Gilbert Michaud)
 
La source de la Loue a engendré, par érosion régressive, une reculée connue sous le nom de "Gorges de Nouailles". Il s'agit d'un splendide cours d'eau dont le cours supérieur est très apprécié des pêcheurs de truite à la mouche. Présentation ici de sa partie apicale jusqu'au village de Mouthier-Hautepierre.
 
Gorges de Nouailles.jpg
Les gorges de Nouailles vues du belvédère de Renédale
 
La reculée entaille les calcaires du jurassique moyen, entraînant la formation de falaises propices à la nidification de différents rapaces, tous protégés.

 

Falaise à faucon.jpg
Falaises propices à la nidification de rapaces

 

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Hibou Grand Duc


Hibou Grand Duc
 
 
 
faucon pèlerin_04.jpg
Faucon pélerin au vol

Faucon pélerin

 
 
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Même le Circaète Jean-le-Blanc s'est récemment montré dans la vallée de la Loue

 

Les bords du plateau ainsi entamé par la reculée sont couverts d'une forêt sèche.

 

Forêt sèche.jpg
Forêt sèche

 

Polypore bai (Polyporus durus).jpg

Polypore bai (Polyporus durus)

sur une souche de la forêt sèche

 

Vallée sèche.jpg
Vallée sèche dont l'emplacement indique une circulation d'eau sous-jacente
 
Vachesgalloway.jpg
Des vaches écossaises de race galloway sont utilisées pour le débroussaillage des pâtures
 
 
Lapiaz.jpg
Des lapiaz entaillent le sol, trahissant la pénétration
des eaux de pluie acidifiées par l'humus et sa percolation
à travers les strates calcaires du jurassique moyen
 
Barrage hydroélectrique de la source de la Loue_130.jpg
Barrage hydroélectrique de la source de la Loue
 
La Loue près de sa source_1231.jpg
Chute en éventail à proximité de la source
 

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Le grand Saut

 
La Loue près de sa source_1171.jpg
Cours de la Loue ralenti par un barrage
 
La Loue_170.jpg
Une succession de seuils séparés par des mouilles oxygène l'eau
 
 
En suivant le sentier qui longe la Loue rive gauche, quelques observations photographiques.
 
Mousse (Plagiomnium ?)_0126.jpg
Plagiomnium undulatum (Bryophytes)
 
La Loue_1901.jpg
Les eaux limpides de la Loue
 
Truite fario.jpg
La transparence de l'eau permet d'apercevoir
quelques truites fario à la robe zébrée caractéristique
 
Actée en épi, Herbe de saint Christophe (Actaea spicata)_0174.jpg
Actée en épi, Herbe de saint-Christophe
(Actaea spicata)
 
Barbe de bouc, Reine des bois (Aruncus dioicus)_101.jpg
Barbe de bouc, Reine des bois
(Aruncus dioicus)
 
Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum)_164.jpg
Aconit tue-loup
(Aconitum lycoctonum)
 
Mélique penchée (Melica nutans)_103.jpg
Mélique penchée
(Melica nutans)
 
Chapelière, Herbe aux teigneux (Petasites hybridus)_1491.jpg
Chapelière, Herbe aux teigneux
(Petasites hybridus)
 
Drave faux-aïzoon (Draba aizoides)_01061.jpg
Drave faux-aïzoon
(Draba aizoides)
 
Mousse_Mnium affine_0111.jpg
Plagiomnium affine
(Bryophytes)
 
Épiaire des bois (Stachys sylvatica)_1311.jpg
Épiaire des bois
(Stachys sylvatica)
 
Digitale-à-grandes-fleurs_Digitalis grandiflora_11.jpg
Digitale à grandes fleurs
(Digitalis grandiflora)
 
Saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata)1.jpg
Saxifrage paniculée
(Saxifraga paniculata)
 
Lunaire vivace, Lunaire odorante (Lunaria rediviva)_1551.jpg
Lunaire vivace, Lunaire odorante
(Lunaria rediviva)
 
Moehringie mousse, Sabline mousse (Moehringia muscosa)01951.jpg
Moehringie mousse, Sabline mousse
(Moehringia muscosa)
 
 
La tuffière
 
Taillée dans les calcaires du jurassique moyen, la vallée est parcourue de ruisselets latéraux qui, percolant à travers les strates calcaires, se chargent de carbonate de calcium. L'eau qui sourd des roches calcaires dépose du tartre, au contact des mousses à travers lesquelles elle filtre. Cela forme progressivement une roche tendre, appelée tuf. Ce phénomène est très fréquent en relief karstique.
 
Cascatelles.jpg
Des cascatelles qui vont rejoindre la Loue
ou s'infiltrer dans le sol
 
Le tuf ou travertin est une roche sédimentaire calcaire d’origine organique, légère et vacuolaire. Elle a été utilisée comme pierre de construction, principalement pour ses qualités d’isolant thermique et phonique ; sa couleur varie du blanc au brun selon sa charge en matières organiques.

Les organismes tuffigènes (qui engendrent le tuf) sont généralement des Bryophytes (mousses), mais aussi des algues vertes et des cyanobactéries.
 
 
Comment se forme le tuf ?

 

L’eau courante traversant l'humus et la végétation devient acide en se chargeant de dioxyde de carbone (CO2). Elle attaque la roche calcaire formée de carbonate de calcium (CaCO3) insoluble) et libère les ions calcium (Ca²+) et hydrogénocarbonate (HCO3-). Ces derniers forment alors l’hydrogénocarbonate de calcium (Ca(HCO3)2 qui est soluble, selon la réaction suivante :

 

CaCO3+ CO2+ H2O => Ca(HCO3)2

 

Cette réaction est réversible : de sorte qu'au niveau de la tuffière, sous l’effet de la turbulence de l’eau, une partie du CO2 est libérée, engendrant ainsi la formation de calcaire qui vient se fixer autour des végétaux ainsi pétrifiés.

 

Ca(HCO3)2=> CaCO3+ CO2+ H2O

 
L'examen attentif de la tuffière nous permet de lire de haut en bas une véritable pétrogenèse en temps réel : on peut suivre l'évolution progressive du substrat fait de mousses se chargeant progressivement de calcaire pour aboutir, au bas de la falaise à une véritable roche.
 
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La tuffière
 
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Stade 0 de la pétrification d'une mousse
(Hylocomium splendens)
 
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Stade 1 de la pétrification
 
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Stade 2 de la pétrification
 
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Stade ultime de l'évolution de la mousse en tuf
 
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Tuf consolidé
 
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Mur en tuf d'une habitation de Mouthier-Hautepierre
 
Bords de fenêtre en tuf.jpg
La structure du tuf est bien visible
dans l'encadrement de la fenêtre
 
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Une hépatique qui adore le substrat tuffier
(Pressia quadrata)
 
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Ctenidium molluscum
(Bryophytes)
 
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Ctenidium molluscum
(Bryophytes)
 
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Ctenidium molluscum
(Bryophytes)
 
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Cirriphyllum piliferum
(Bryophytes)
 
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Larves de salamandres dans une vasque d'une cascade
 
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Pucerons lanigères
 
Usine hydroélectrique de Mouthiers-Hautepierre_2071.jpg
Usine hydroélectrique de Mouthier-Hautepierre
 
Orchis tacheté (Dactylorhiza maculata)_02121.jpg
Orchis tacheté
(Dactylorhiza maculata)
 
Céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra).jpg
Céphalanthère rouge
(Cephalanthera rubra)
 
Œillet des rochers, œillet sauvage (Dianthus sylvestris)_1931.jpg
Œillet des rochers, œillet sauvage
(Dianthus sylvestris)
 
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Chenille de Buveuse (Euthrix potatoria L.)
Famille des Lasiocampidae
 

Le long de la route, peu avant Mouthier-Hautepierre, une superbe et rare capillaire : la Capillaire de Montpellier, plus connue sous le nom de  Cheveu de Vénus, installée dans une fissure suintante de la falaise.

Capillaire de Montpellier, Cheveu-de-Vénus (Adiantum capillus-veneris)jpg.jpg
Capillaire de Montpellier, Cheveu-de-Vénus
(Adiantum capillus-veneris)
 
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Coronille bigarrée
(Securigera varia)
 
 
Visite rapide du village de Mouthier-Hautepierre
 
Mouthier–Hautepierre est un village d'environ 400 habitants qui est remarquable
  • par la production d'un kirsch, fabriqué de façon artisanale depuis le XVIIe siècle, à partir de la Marsotte, variété de cerise locale ;

  • par son couple d'herpétologues célèbres, Césaire (1852-1906) et Marie Phisalix qui ont mis au point un vaccin contre les morsures de vipère ;
  • par son église des XIIe et XVIe siècles avec son clocher en tuf  et l'architecture de ses vieilles maisons.

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Le village de Mouthier-Hautepierre
 
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Vieilles maisons de Mouthier-Hautepierre
 
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L'église de Mouthier-Hautepierre au clocher bâti en tuf
 
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Vierge à l'enfant (statue de bois)
 
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Statue de Saint-Vernier, patron des vignerons
 
Dans sa partie aval, la Loue parcourt les départements du Doubs et du Jura avant de rejoindre le Doubs aux environs de Dole (Jura).
 
Remerciements à Pierre Millet pour la détermination des plantes supérieures, à Michel Caillet pour la détermination des Bryophytes (= Mousses) et à Gilbert Michaud pour la carte de la source de la Loue.