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26/12/2014

La Buse variable

Regard perçant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Alors que j'étais à l'affût dans la plaine de l'Allan durant quelques heures dès le lever du jour, un rapace s'est invité sur la scène de prises de vues.

 

Ce sont les chevreuils que j'attendais ce matin-là. Au gré de mes balades le long de la rivière, régulièrement je les observe ou les surprends, mais ces cervidés agiles se cantonnent toujours à proximité d'une haie pour s'y réfugier au plus vite en cas de danger.

 

Depuis ma cache installée dans un petit buisson, je surveille l'espace qui s'ouvre devant moi et, à défaut de chevreuils, c'est une très belle Buse variable qui se pose à portée de mon téléobjectif.

 

La Buse variable doit son nom à ce que son plumage est plus ou moins foncé selon les individus allant du brun le plus foncé au plus clair, voir quelquefois presque entièrement blanc.

 

Le rapace scrute le sol à l'affût de la moindre proie qui pourrait pointer son museau et semble également très attentif à ma présence. La vue de son regard perçant qui me fixe à travers mon téléobjectif me fait alors partager cet instant de complicité droit dans les yeux avec le rapace.

 

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Cliché © Dominique Delfino

26/09/2014

Le Martin-pêcheur d'Europe

 

Martin-pêcheur_01(Lukasz_Lukasik)-1.jpgLe Martin-pêcheur d'Europe

Alcedo atthis (Alcédinidés)

 

par André Guyard

 

Ce petit oiseau porte bien son nom. Il pêche dans des eaux calmes, propres, peu profondes et… poissonneuses, plutôt en des lieux abrités du vent et des vagues. Il aime les ruisseaux et rivières avec une ripisylve bien fournie dont les arbres et arbustes lui fournissent des branches perchoirs.

 

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Cliché de L. Lukasik

 

Aucune confusion dans la détermination : un plumage d'oiseau exotique le caractérise. Le mâle adulte possède un front, un capuchon, une nuque et des moustaches barrés de bleu-vert et de bleu brillant. Le menton, la gorge et la nuque affichent une couleur blanche. Le bec est noir, l'œil brun foncé. Les ailes présentent une couleur verte avec des extrémités bleu vif qui contraste avec la teinte bleu cobalt métallique du dos et du croupion. La queue est bleu foncé. La poitrine  et les pattes sont roux orangé.

 

Le vol est acrobatique, rapide, direct à 40-45 km/h, au ras de l'eau, dissimulé par son plumage vert métallique.

 

L'oiseau arrive, se pose sur une branche surplombant le ruisseau d'une hauteur n'excédant pas trois mètres. Sa proie repérée, il plonge verticalement deux, trois fois, ressort avec un poisson en travers du bec, regagne sa branche perchoir, secoue sa proie pour l'assommer et enfin l'avale.

 

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Le plongeon du Martin-pêcheur
(Série de clichés dus au talent de F. Polkins)
 
Ses proies sont de petits poissons tels que vairons, épinoches, chabots, truites, vandoises, chevaines, perches, brochets et loches franches. Le Martin-pêcheur consomme également insectes, crustacés (gammares et petites écrevisses) et batraciens.

 

Martin-pêcheur_11-1.jpg
Cliché de L. Lukasik

 

Les martins-pêcheurs présentent de nombreux comportements intéressants : toilettage du plumage, régurgitation de pelotes d'arêtes de poissons et de carapaces d'insectes, disputes entre les jeunes commençant à voler, dissimulation à l'approche d'un rapace, hérissement des petites plumes blanches de leur nuque dans le moment de surexcitation qui précède le plongeon, ou encore quand ils adoptent une attitude menaçante pour défendre leur terrritoire contre un intrus. Ils poussent des cris distinctifs, émis surtout en plein vol, qui permet de les repérer. La nuit, ils dorment isolés dans la végétation riveraine, les roseaux ou les arbres creux.

 

La nidification est précédée par la parade nuptiale qui comporte de bruyantes poursuites aériennes. La parade peut durer de longues heures et s'achève lorsque le mâle présente un site à la femelle. Les martins nichent dans un terrier qu'ils creusent avec leur bec dans la berge d'un cours d'eau, les pattes servant à évacuer la terre déplacée.

 

La femelle pond six ou sept œufs. La ponte intervient d'avril à juillet et un couple peut mener à terme deux ou trois couvées. Les deux adultes couvent à tour de rôle et nourrissent les jeunes qui naissent nus. Au bout de 4 semaines environ, les petits quittent le nid et sont rapidement aptes à se nourrir seuls.

 

poissons,alcedinidae,eau douce

 

Source :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin-pecheur.d.europe.html

 

Une vidéo sur le martin-pêcheur

04/09/2014

À la rencontre du Pluvier Guignard

À la rencontre du Pluvier Guignard

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le début de l'automne est une période très favorable pour tenter d'observer le Pluvier Guignard en pleine migration.

 

Les crêtes du Chasseral, ces montagnes du Jura Suisse, constituent l'un des points de halte régulière pour cette espèce nicheuse dans le nord de l'Europe (Écosse, Norvège, Scandinavie).

 

Si le Pluvier Guignard est réputé très peu farouche, le repérer dans l'herbe des prairies rases à zones de terre dénudée ou caillouteuse n'est pas toujours chose facile et nécessite patience et observation.

 

Mais la chance était au rendez-vous en cette première quinzaine de septembre avec la présence régulière de quelques oiseaux de passage sur les sommets.

 

Assis sur une pierre, j'observe deux oiseaux chassant leur nourriture dans l'herbe à quelques mètres de moi, se laissant photographier sans se soucier le moindre instant de ma présence, évoluant même parfois à porter de bras !

 

Images extraordinaires que celles de ces très beaux oiseaux s’inscrivant au sein des paysages exceptionnels qu'offre le massif du Chasseral, avant qu'ils ne poursuivent leur migration vers l'Afrique du Nord.

 

 

Pluvier-guignard-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

09/08/2014

Milan noir versus Pie bavarde

Haute voltige

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Spectaculaire cette image que m'a fait parvenir mon ami Philippe Vauthier de Montbéliard.

Ce cliché de Milan noir poursuivi par une Pie bavarde témoigne de la concurrence des territoires dont font preuve les oiseaux pour défendre leurs terrains de chasse.

Le Milan noir n'est pas un très bon chasseur. Il est cependant capable de réaliser des acrobaties aériennes étonnantes pour trouver sa nourriture et planer lentement à faible hauteur à la recherche d'une proie facile ou d'une charogne (rongeurs, oiseaux ou poissons morts).

Le foin récemment fauché lui facilite la tâche, mais la présence des pies complique la situation, celles-ci n'hésitant pas à poursuivre dans les airs le grand rapace qui n'aura souvent pas d'autres solutions que de quitter les lieux.

Mais l'heure de la migration a déjà sonné. Les milans noirs, comme de nombreux autres oiseaux, quittent l'Europe pour rejoindre leurs quartiers d'hiver en Afrique.

 

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Cliché © Philippe Vauthier

28/07/2014

Le ballet aérien des étourneaux

Ballet aérien

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les foins fraîchement coupés dans l'espace naturel de l'Allan à Brognard, offrent à de nombreux oiseaux le terrain de chasse privilégié à cette période de l'année.

 

Hérons cendrés, buses variables, milans noirs et royaux, faucons crécerelles, tous sont présents à l'affût des petits rongeurs largement exposés à ces prédateurs une fois la prairie naturelle fauchée.

 

Il n'est d'ailleurs pas rare d'y surprendre le renard muloter profitant lui aussi de cette aubaine.

 

Mais le grand spectacle de fin de journée nous vient tout droit du ciel. Ce sont des centaines d’étourneaux sansonnets, dont les effectifs sont gonflés par les nombreux jeunes de l'année évoluant dans un vol acrobatique.

 

En se posant momentanément d'un endroit à un autre de la prairie en quête de nourriture également, le contre jour de ces vols d’étourneaux à travers la lumière du soleil couchant, découvre une transparence qui illumine ce ballet aérien scintillant de ces mille ailes.

 

dominique delfino, étourneaux

Cliché © Dominique Delfino

 

 

06/07/2014

Le Petit Gravelot cohabite avec les installations industrielles

Cohabitation

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

L'observation de ce Petit-Gravelot nicheur sur une plate-forme industrielle terrassée au sein de la ZAC Technoland 2 à Brognard, confirme la recherche de milieux de substitution pour cette espèce protégée.

 

Pour la deuxième année consécutive, ce sont plusieurs couples qui ont pris possession des terrains encore inoccupés, trouvant là le milieu rappelant son biotope d'origine.

 

L'Allan, avant son détournement dans un cours artificiel banalisé, offrait chaque année de superbes gravières et grèves de sable, redessinées et entretenues naturellement par les crues au cours du temps.

Ce sont ces milieux originels, que recherche dès son retour de migration le Petit-Gravelot, pour garnir de petits cailloux une légère dépression qu'il aménage à même le sol.

 

À ma grande surprise, c'est dans une empreinte de mes chaussures de marche que notre petit limicole s'est installé économisant ainsi le terrassement de la petite cuvette qui abritera la ponte.

 

Quel avenir pour le Petit-Gravelot sur le secteur de l'Allan ? La présence de cette nichée installée entre les deux usines récemment inaugurées (ZIMMER et Metalhom) crée, le temps d'une saison une cohabitation hors du commun.

 

Petit--Gravelot-ZI-Brognard_Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

      

30/06/2014

Rouge-queue à domicile

Rougequeue à domicile

par Dominique Delfino

 

Photographe animalier et naturaliste

À voir mon site internet

 

Chaque année, les nichoirs installés autour de la maison sont très prisés par les petits passereaux, le Rougequeue noir ne manquant jamais à l'appel.

 

D'un printemps à l'autre ce petit oiseau familier occupe un nichoir différent allant même, jusqu'à s’installer dans un nid artificiel d'hirondelles demeuré libre.

 

La météo très favorable cette année permet à notre Rougequeue de poursuivre la reproduction avec une seconde nichée. Un petit chalet de bois aménagé à cet effet qui accueillera discrètement la ponte pour donner naissance à quatre oisillons dont les petits cris timides signalent déjà la présence.

C'est un va-et-vient alors permanent que les deux parents vont assurer du lever du jour au soleil couchant durant une quinzaine de jours pour nourrir les jeunes.

Les oisillons grandissent à vue d’œil et les cris de plus en plus bruyants qu'ils manifestent à l'approche des adultes, suffisent à se rendre compte de l'activité soutenue de la nichée jusqu'au jour de leur envol.

 

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25/05/2014

Le Cygne tuberculé défend sa couvée

Intimidation

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Depuis plus d'une quinzaine de jours, le Cygne tuberculé est présent sur la grande majorité de nos plans d'eau.

 

Pour des raisons liées à l'esthétisme et à la grâce de ce palmipède — une espèce protégée — des sujets furent importés sous nos latitudes plus méridionales, afin d'y servir d'oiseaux d'ornement destinés à la noblesse française.

 

De retour progressivement à l'état sauvage dans le milieu naturel, le Cygne tuberculé s'y est particulièrement bien adapté d'où l’expansion spectaculaire de sa population. Mais il ne faut pas toujours s'en réjouir, car sa présence a parfois des conséquences négatives sur les autres représentants de l'avifaune aquatique.

 

Ce sont les mâles qui, à des degrés variables suivant les individus, développent des comportements agressifs s'exerçant à l'encontre de tout ce qui bouge dans le rayon d'action du couple installé. Il est raisonnable de relier cette plus ou moins forte agressivité à un phénomène hormonal.

 

L'image de ce cygne réalisée le 21 juin 2014 sur l'étang du ''Techn'hom'' de Belfort, illustre également l’attitude dont il fait preuve couramment en affichant cette posture intimidante afin de défendre sa nichée.

 

dominique delfino,cygne tuberculé

 

21/05/2014

Le Coucou gris

Le Coucou gris

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Cet oiseau, dont le chant est certainement le plus connu, est habituellement calme en dehors de la saison de reproduction. Mais à cette époque, il chante presque continuellement manifestant son comportement territorial et ainsi que lors des parades amoureuses.

 

C'est à cette occasion que j'ai pu réaliser cette image dans le delta du Danube où la population de coucous est particulièrement bien représentée, en raison du biotope favorable car d'importantes roselières abritent de nombreux nids de rousserolles que recherche en particulier cette espèce parasite, propre au coucou, pour y pondre y ses œufs.

 

Le voici perché pas très haut sur un arbre dépourvu de feuilles. C'est l'occasion rêver pour tenter une approche progressive. Moteur coupé, la barque dérive tout en douceur au gré d'un léger courant. L'image du coucou s'affiche à travers le téléobjectif jusqu'à offrir un plan presque plein cadre. ''Cerise sur le gâteau'' notre oiseau capture alors une chenille qu'il exhibe fièrement et qu'il offrira certainement à sa femelle, les bonnes intentions étant toujours de circonstance en cette période des amours...

 

Coucou-Delfino-450.jpg

Le Crabier chevelu

Le Crabier chevelu

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Observé très rarement sur l'espace naturel de Brognard, ce petit Héron fort sympathique a été photographié dans le delta du Danube en Roumanie où je séjourne actuellement en compagnie de trois amis ornithologues à Crisan, petit village de pêcheurs situé en plein cœur du delta.

 

Classé première biosphère de l'Europe occidentale, ce milieu exceptionnel abrite une avifaune particulièrement riche. Toutes les espèces inféodées au milieu aquatique sont ici très largement représentées.

 

Parcourant inlassablement les berges, le Crabier chevelu est facilement observable dès lors que l'on dispose d'une barque pour une approche discrète.

 

Comme le montre cette image, le Crabier chevelu capture prestement différentes proies grâce à une vue perçante et une approche adaptée.

 

Le téléobjectif bien calé sur la barque permettra de saisir ces différentes scènes de la vie au cœur des roseaux dès le lever du jour.

 

Crabier-chevelu-Delfino-450.jpg

19/05/2014

Le Grimpereau des jardins

À l'abri de l'écorce

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La période de reproduction bat son plein chez les oiseaux en ce printemps qui, dès le début de la saison, s'est accompagné de semaines ensoleillées exceptionnelles.

 

Dans un verger du plateau de Brognard, mon attention est attirée par un roncier propice à constituer un refuge pour la reproduction de certaines espèces de volatiles.

 

Très vite, je remarque le va-et-vient d'un petit oiseau sur le tronc d'un cerisier proche de moi. J'identifie aussitôt le Grimpereau des jardins dont le nid installé derrière l'écorce fendue du fruitier, souligne l'importance des vieux arbres pour la faune avicole. Trop souvent considérés comme morts et inutiles, ils sont indispensables au maintien de nombreuses espèces d'oiseaux, et ne doivent pas être abattus systématiquement.

 

Telle une petite souris qui court sur le tronc, le couple de grimpereaux assure un nourrissage permanent. Les petits cris émis par les poussins bien cachés derrière l'écorce me laisse supposer que ceux-ci ne sont pas loin de l'envol.

 

Si vous observez donc un oiseau donnant l'impression d'être plaqué contre le tronc tout en le remontant en spirale, ne vous y trompez pas : il s'agit bien du grimpereau.

 

grimpereau des jardins,dominique delfino

11/05/2014

La chienne et le bébé mésange

La chienne et le bébé mésange

 

La prise de risque est immense pour les oisillons qui prennent leur envol pour la première fois ! Témoin cette menue mésange charbonnière. Mais la chienne intriguée par cette petite boule de plumes ne lui fera aucun mal.

 

Chien-mésange-450.jpg

14/04/2014

La Spatule, plumes au vent

La Spatule, plumes au vent

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

À l'occasion du Festival de la Nature et de l'Oiseau, le stage photo que j'anime au parc du Marquenterre (Baie de Somme) me permet de profiter de la tour d'observation qui domine la pinède de quarante mètres. De ce point de vue exceptionnel, nous pouvons découvrir avec la plus grande discrétion l'ensemble de la héronnière mais également les autres échassiers nicheurs qui cohabitent sur cet espace.

 

Cigognes blanches, aigrettes garzettes, et les étonnantes spatules blanches dont les nids construits pour certains à proximité de la tour, offrent alors un spectacle permanent.

 

Les oiseaux assurent un va-et-vient permanent, entre la relève de couvaison, le nourrissage des poussins déjà éclos ou, tout simplement comme le montre cette image, l'apport de branches destinées à renforcer le nid souvent secoué par le vent à la cime des pins.

     

Les fines plumes blanches de sa huppe qui orne sa tête se détachent au grand air mais, c'est avant tout son bec en forme de spatule qui lui confère son nom.

 

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07/03/2014

Hommage à Jean-Claude Robert

Hommage à Jean-Claude Robert

 

par Jean-Yves Cretin

 

[Cet hommage a été lu par Jean-Yves Cretin lors des obsèques de Jean-Claude Robert

le 17 février 2014]

J.-Claude-Robert-450.jpg

La dernière fois que j’ai eu à faire le panégyrique de Jean-Claude, c’était lors de son intronisation chez les « Compârs de la St Vincent » à Champlitte, et je peux vous jurer qu’alors ça avait été plus facile qu’aujourd’hui.

 

Je l’ai rencontré pour la première fois en septembre 1965, lors de la première séance de TP de BA, qui portait sur les os des vertébrés. J’étais doué en dessin et bon observateur, c’était facile, et à mon avis je valais 19 ! Je n’ai eu que 12. J’avais sans doute mélangé les apophyses et fait quelques arrondis… Vexé tout de même, j’ai pourtant vu que Jean-Claude écrivait en annotation : « Vous pouvez faire de très bons TP » !

Déjà visionnaire…

 

Jean-Claude était alors assistant au laboratoire de Biologie et Écologie Animale, dans l’équipe du professeur Pierre Réal, et cette discipline était un enseignement tout nouveau à l’Université.

 

Il aurait pourtant dû être horloger, comme son père ou son grand-père, venu de Suisse à une époque où les échanges de compétences étaient inversés par rapport à aujourd’hui. Comme son frère Jacques – qui deviendra patron d’une entreprise horlogère – il suit ses études à l’École d’Horlo, et passe un Bac technique. Très bon dans cette discipline, ses talents de bricoleur et surtout d’inventeur vont lui servir dans sa carrière future, car il construira divers pièges plus ou moins sophistiqués qui permettront plus tard l’étude de la faune des insectes en particulier.

 

Mais la Nature le tenait déjà par la main : avec Gérard, ils capturaient des coléoptères et parcouraient les haies à la recherche de nids d’oiseaux dont ils collectionnaient les œufs ; avec Jacques c’est un pêcheur acharné (en barque !) et également un chasseur, mais cette dernière activité est vite abandonnée. Quelle n’est pas sa surprise quand il découvre bien longtemps après, au détour d’une conversation entre son père Marcel et Claude Caussanel qui dirigeait alors le Muséum d’histoire naturelle de Paris, lors de l’inauguration de l’Insectarium de la Citadelle, que celui-ci gamin a aussi été collectionneur de coléos ! Inutile de se demander pourquoi son fils Jean-Yves en a ensuite fait autant…

 

Il se retrouve donc en Fac de Sciences, et c’est sur les bancs de la Place Leclerc – ce sont actuellement toujours les mêmes bancs, d’ailleurs – qu’il rencontre Monique. C’est une matheuse, qui elle aurait dû être en Taupe ! Le Hasard qui guide la vie a de drôles de manières pour rassembler les êtres…

 

Il est avec d’autres enseignants et étudiants, membre de ce qui n’est alors qu’un groupuscule animé par Jean Guichon, le Groupe des Jeunes Naturalistes de Rougemont (GJN), une association d’amoureux de la Nature et particulièrement des oiseaux, mais une pépinière de naturalistes à laquelle nous sommes nombreux à être redevables d’une bonne partie de ce que nous sommes. Il y a là des gens qui ont marqué leur époque et dont les compétences sont venues se compléter harmonieusement dans des activités où la nature et l’intérêt général étaient toujours placés en premier. Je n’ose pas donner de noms, de peur d’en oublier, mais je vois ici les visages familiers de bien de ces anciens jeunes naturalistes, toujours fidèles. Le GJN devient une seconde famille. Les amitiés qui se nouent alors sont solides et durables, toujours empreintes de cette ambiance de camaraderie familiale par-dessus tout humaniste et naturaliste. Avec cette équipe ouverte à tous, et tout en prospectant la Franche-Comté dans ce qu’elle a de milieux exceptionnels, nous découvrons tous les ans une nouvelle région de France et apprenons pour beaucoup notre futur métier. Jean-Claude comme Monique partagent leur savoir, leurs temps libres et leurs vacances aussi bien avec les amis qu’avec des jeunes en rupture, à qui ils vont donner ou redonner goût aux études, et Rémy, par exemple, deviendra un sculpteur et créateur renommé.

 

Jean-Claude un maître ? Il n’aimait pas ce mot-là ! Un père ? Non. Un frère ? Pas mieux ! Un ami ? Trop insuffisant. Un double ? Non plus. Un complément ? Ça se rapproche… comme dans une enzyme, lui la protéine et moi le substrat… Symétrique ? En quelque sorte. Michel propose « complice » ? Ce n’est pas loin. Il nous arrivait de penser la même chose au même moment. Déjà quand Jean-Yves a disparu, nous avons pu évoquer en quoi nos relations de père à fils étaient complexes et pleines d’une pudeur qui tente de masquer la profondeur des sentiments.

 

Profondément humain, simple, modeste, sérieux, ayant le sens de l’humour, bon public même quand je racontais des âneries, d’honnêteté scrupuleuse, charitable, jovial, amical, serviable, précis et à l’esprit synthétique et fédérateur, pédagogue curieux, homme de convictions, engagé, c’était aussi un artiste et un esthète, aussi bon peintre que fin sculpteur. Il eût été sans défaut si son bureau, chez lui comme à la fac, n’avait ressemblé un véritable capharnaüm ! Mais à la surprise générale il retrouvait en un instant ce qu’il cherchait… toutefois ça ne marchait pas à tous les coups. Méticuleux, il se faisait une check-list comme dans les avions avant le décollage, pour ne rien oublier. Mais que de choses a-t-il pu perdre… ses lunettes, qu’il cherchait alors qu’il les avait sur le front, son appareil photo, ses clés, son sac ! Lors de notre périple à Madagascar, il avait laissé son bagage à l’abandon dans l’aérogare, et en guise de vérification expérimentale, nous avons, rigolards, attendu le dernier moment pour le lui rappeler : sinon il serait parti sans ! Mais il retrouvait : ayant égaré une année son couteau en allant aux champignons, il l’avait récupéré l’année suivante car il se souvenait dans quelles conditions il supposait l’avoir perdu.

Ça ne s’était toutefois pas arrangé avec l’âge, et il suffit de regarder l’écran de son ordinateur pour s’en persuader !

 

C’était pourtant un remarquable observateur, ayant le flair ou l’instinct pour repérer ce que l’on avait pas encore vu ou pressentant qu’il devait y avoir « dans un coin comme ça » telle plante ou tel insecte.

 

Secret et sensible en même temps, il n’évoquait sa vie intérieure et sa spiritualité que lors de coups durs ou lors de circonstances particulières libérant la pudeur de ses sentiments.

 

Excellent ornithologue – il était un des 4 ou 5 bagueurs d’oiseaux en Franche-Comté travaillant avec le CRBPO – botaniste, géologue, entomologiste généraliste mais spécialiste des papillons de jour comme des papillons de nuit, il était surtout captivé par le fait d’en comprendre le fonctionnement : le profil parfait d’un écologiste.

 

L’esprit fertile, il fournira des thèmes et/ou participera aux travaux de recherche d’une bonne vingtaine d’étudiants et de collègues, et sera tout au long de sa carrière l’animateur d’un groupe de chercheurs. Toujours en avance d’une idée ou d’une proposition, pour faire avancer, pas pour la gloire.

 

L’Écologie est à la mode dans les années 70-80, et tenter de comprendre le fonctionnement des écosystèmes, c’est chercher aussi à les conserver en bon état de marche, puisque nous y sommes insérés. C’est donc mieux les connaître : en plus des approches théoriques, Jean-Claude prône l’appui de la pratique. Sont alors proposés des stages, y compris avec les étudiants de première année, stages qui sont inimaginables maintenant, en ces temps de vache maigre de l’écologie dont tout le monde parle mais dont bien peu se soucient d’en mettre en pratique les enseignements ! Ces stages de terrain se déroulent dans le Midi de la France (Luberon, Alpilles, Sète…) ou les Alpes ou le Massif Central ou à Luc/Mer… et c’est là que se parfont les connaissances.

 

Le grand moment est la création de LA Station biologique de Bonnevaux, à l’initiative de Pierre Réal et avec l’appui de l’Université. Dans cet ancien moulin aménagé pour la circonstance, des générations d’étudiants, d’enseignants et de chercheurs vont se succéder pour découvrir le Bassin du Drugeon et le Haut-Doubs, ses tourbières et zones humides, ses lacs, ses forêts, ses pâturages et ses pelouses sub-alpines au Mont d’Or… Jean-Claude y assure un service à mi-temps, et se dévoue sans compter. La renommée de LA Station dépasse les frontières et nous recevons des étudiants et collègues de toute la France et de la Suisse si proche, n’est-ce pas Marcel ? Tous les ans, Jean-Claude pilote les stages d’Orsay, de Strasbourg ou d’ailleurs.

 

Parmi les multiples anecdotes que rapporte le fameux Livre d’or, un livre pour nous à l’image d’une Bible, qui contient une partie de l’existence de Jean-Claude et de la nôtre, celle qui l’avait mis hors de lui à l’origine mais l’amusait par la suite était cette fameuse rumeur du lâcher de vipères… Les travaux de Guy Naulleau et d’autres chercheurs les conduisaient à récolter dans la nature pour analyse puis relâcher après marquage les vipères péliades si typiques du secteur pour en connaître l’écologie. Mal interprétés par certains observateurs locaux, ces comportements étaient devenus « un bruit » qui avait fini par se répandre, et un instituteur de Bouverans s’en était ému en écrivant et reprochant vertement à Jean-Claude de « relâcher des vipères dans les framboisiers » et évoquant les risques afférents. Le phénomène, malgré quelques mises au point, devait gagner en amplitude pour culminer fin des années 90 avec des lâchers par hélicoptère de milliers (‘25 000 à Pontarlier’) de reptiles obtenus par élevage. Son hilarité était au maximum quand on se remémorait qu’un collègue chimiste – qui n’avait sans doute pas inventé la molécule d’eau tiède – nous le reprochait encore des années après, même pas étonné quand je lui affirmais que le plus dur n’était pas d’élever des vipères, mais de monter et démonter sans être vus l’hélicoptère dans la cour de LA Station…

 

Si à la recherche universitaire – les publications du CUER par exemple en font preuve – s’associait étroitement l’enseignement, Jean-Claude pressent qu’il est nécessaire de prolonger vers le grand public les connaissances scientifiques, de les mettre à disposition de tous. Pour répondre à cette préoccupation, il participe avec Francine en 1981 à la création du Centre d’Initiative en Environnement, dont Claude Ledentu devient le premier président. Ce CIE, étant donné les compétence locales, devient dès 1982 le CPIE, encore actif dans le Haut-Doubs et installé actuellement à la Rivière-Drugeon, et dont Jean-Claude est membre fondateur d’honneur. À son origine, les animateurs permanents sont d’excellents étudiants naturalistes bisontins, renforcés par Patrick Giraudoux et Max André, alors tout jeunes professeurs de Sciences Nat et qui sont détachés par l’Éducation Nationale grâce à l’amical concours de Mlle Cadet, notre estimée « Miss ».

Ce flux de naturalistes en formation fait qu’encore à l’heure actuelle, il est difficile de se rendre à une réunion ou un colloque national sans rencontrer quelqu’un qui, à l’évocation de LA Station, ne dise pas « J’y étais » !

Il souffrira terriblement de l’abandon en rase campagne par l’Université et la Fac de LA Station, fusillée par les contraintes budgétaires des années 2000 et la pression du « niveau » des publications. Mais – avec d’autres, bien sûr – il avait tracé un sillon, qui va conduire à fédérer les naturalistes de tous poils vers une excellente connaissance du Haut-Doubs, aboutissant à l’établissement de zones de protection des milieux tourbeux et marais, de Réserves naturelles, ayant conduit très logiquement vers la dé-rectification du Drugeon, ce qui fait qu’à l’heure actuelle c’est la région du Doubs la mieux connue d’un point de vue scientifique. S’il y existe des sites Ramsar, des ZICO, des ZNIEFF et autres Natura 2000, il en est un des auteurs principaux, ce que beaucoup oublient – involontairement –, tant il a su être discret et anonyme en « jouant collectif ». Par une ironie du sort qui m’a toujours réjoui le cœur et dont il était finalement heureux, même désabusé, ces milieux tourbeux abandonnés par l’Université sont devenus le théâtre de projets de recherche internationaux, le Projet PEATWARM, qui plus est co-animé par l’ami Daniel, le jeune chercheur qui lui a succédé à son poste à l’Université. L’étude porte sur l’évolution des tourbières en tant que « puits » ou « sources » de carbone, un des paramètres concernant la lutte contre les perturbations climatiques qui engagent l’avenir des jeunes générations ! Quel plus bel hommage à l’ensemble de son action pouvait lui être rendu par le Hasard dont j’évoquais la main dans les premières lignes…

Entomologiste-bricoleur ! Il conçoit et trace les plans de nombreux et divers matériels, réalise des dispositifs ingénieux pour récupérer faune du sol, récolter les insectes émergeants ou attirer ceux qui sont sensibles à l’infrarouge pour Odile, invente le filet articulé pour Claudine, conçoit et fait construire un piège lumineux automatique attirant les papillons de nuit, le travail essentiel de sa thèse. Cherchant à caractériser les peuplements d’insectes, il invente des pièges directionnels à UV cette fois légers et démontables (l’ancien nécessitait tout le volume de la petite « 4L bleue » du Labo plus une remorque !), mais son grand œuvre, comme on le dit de la réalisation maîtresse des « compagnons », c’est le PEC, pour « Piège Entomologique Composite », qu’il adapte à toutes les situations, au sol, à mi-hauteur ou dans les arbres, et qui fournira matière à deux thèses, celle de Jean-Yves qui testera la méthode et de Fred qui l’appliquera en Forêt de Chaux. Ce dispositif sera utilisé aussi bien dans les forêts primaires à Madagascar ou en Amérique du Sud, ou encore sur certains îlots battus des vents de l’Océan Pacifique. En Franche-Comté aussi, la mise en action de ses inventions permet de faire ressortir l’intérêt des milieux originaux, dans les parcs naturels, les réserves, les ZNIEFF et autres sites remarquables : toujours ce souci de connaître pour mieux respecter et si possible « gérer » ensuite pour conserver en bon état de fonctionnement. Dans les carrières et sablières, « les milieux bouleversés » qu’il s’est attaché à étudier finement, ces matériels sont utilisés pour décrire et mettre en évidence leur intérêt pour une faune remarquable, pionnière pour partie, mais aussi d’une certaine façon « relictuelle », en préconisant ensuite des façons de ré-aménager après exploitation. Toujours simple et précis dans ses exposés, il arrive à convaincre dans les administrations, les collectivités territoriales ou auprès des professionnels de l’intérêt de connaître mieux les milieux.

 

Il fonde l’OPIE de Franche-Comté dont il a été le président fidèle, une association qui va servir de référence en entomologie, avant que quelques ombres ne surviennent dernièrement. Son entregent a créé des liens et des relations fortes, son érudition et ses compétences attirent bien des chercheurs de haute volée comme des amateurs éclairés ou des élus. La moisson constante de données se prêtant à une exploitation informatique, il suggère la mise en forme de ces connaissances par des Atlas destinés aux spécialistes et aux curieux. Il est en particulier parfaitement à l’origine d’un projet d’Atlas des papillons comtois, qui s’étendra ensuite à la Bourgogne sous le nom d’Atlas des papillons diurnes de Bourgogne et Franche-Comté qui va sortir cette année.

 

Il participe aux activités scientifiques de la plupart des mouvements associatifs naturalistes, SHND, LPO, SBFC, à des sorties botanico-entomologiques – à moins que ce ne soit l’inverse – entre « anciens » (Joël, Jean, François, et Serge Nicole, un excellent dessinateur naturaliste), ou organisées par Serge Rousset en immersion dans des sites remarquables des Alpes ou des montagnes du Midi. C’est d’ailleurs peu après notre retour du Luberon en juin dernier que les symptômes de sa maladie se déclareront.

 

Après l’arrivée de Roland Albignac à la tête du Labo, il découvre Madagascar : durant deux mois il y étudie les insectes forestiers sur la côte Est, en recréant ex abrupto le matériel qu’il avait emporté mais qui lui avait été volé à l’arrivée, et ce grâce à son habileté et à l’aide de bambous et de bouts de ficelle ! Il y crée de nombreux liens scientifiques comme personnels, et y retournera plusieurs fois avec Jean-Yves, avec nous lors d’une virée en 2009, la dernière fois lors d’une bien trop rude épreuve pour y déposer les cendres de Jean-Yves.

 

C’est aussi un amoureux des grands espaces de l’Afrique que lui fait découvrir Manou et qu’il parcourt avec Stéphanie, et d’où il revient toujours enchanté mais tourmenté par ce qu’il s’y passe.

 

On serait incomplet si on oubliait sa passion pour les fruits, étonné à l’origine par la richesse et la diversité du verger de Jean Ducret à la Piroulette, alors que Jean-Louis Choiseul, le créateur de l’Association des Croqueurs de pommes de Belfort ou Philippe Girardin en Alsace viennent d’attirer l’attention sur leur disparition. Une poignée de pomologues à Besançon et ses environs est en train de se structurer et c’est tout naturellement qu’il en devient un des animateurs. C’est sa dernière passion. C’est aussi grâce à elle que nous avons pu encore communier lors des derniers mois avec sa manière d’appréhender la nature.

 

Durant ces 40 ans de présence naturaliste, Jean-Claude a, à l’évidence, joué un rôle dans la prise en compte de l’environnement comtois. Il laisse de multiples traces de son passage dans les cœurs et sur le terrain de la connaissance. Ses successeurs tâcheront de poursuivre dans cette voie, qui s’il faut en croire la tournure des événements, s’avère de jour en jour plus malaisée… C’était aussi l'un de ses soucis.

 

Jean-Yves Cretin

20/01/2014

Histoire de Grimpereaux

Histoire de Grimpereaux

 

 par Dominique Delfino

 Photographe animalier et naturaliste

 

 En ce début d'année 2014, je vous propose deux clichés de Guy Français réalisés dernièrement à Vieux-Charmont dans le nord du département du Doubs.

 

Ces documents sont particulièrement intéressants, car il est exceptionnel de photographier ensemble le Grimpereau des jardins et le Grimpereau des bois. Ces deux espèces très semblables cohabitent dans nos régions et viennent parfois ensemble à la mangeoire.

 

Ils sont donc très difficiles à discerner. La longueur du bec, bien visible sur ces deux clichés est, avec certains petits détails du plumage, un bon indice pour les différencier.

 

Il n'en reste pas moins vrai que ce sont des oiseaux discrets et très remuants. Leurs chants sont très différents et constituent le critère de différenciation le plus sûr.

 

L'association des deux images de notre ami Guy, nous permet donc de pouvoir examiner au mieux les nuances de ces deux jolis petits grimpereaux que les plus curieux sauront apprécier.

 

GRIMPEREAUX-450.jpg

 

 

 

 

 

29/11/2013

Nos jardins à la loupe

Un vrai travail scientifique : devenez observateurs et participez à préserver l'environnement

 

Le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement  (CPIE) du Haut-Jura propose de passer nos jardins à la loupe en participant au comptage des oiseaux cet hiver. Tous à vos jumelles !

 

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Mésange bleue



Moineaux, merles, rouges-gorges, mais aussi chardonnerets élégants, sittelles et autres gros becs, vous deviendrez bientôt incollables sur les oiseaux qui peuplent notre région. C'est en tout cas ce qu'espère le CPIE qui cherche à constituer un réseau d’observateurs volontaires en Franche-Comté pour rassembler des données sur les oiseaux des jardins.

On dénombrerait 16 espèces localement. Le principe et simple : que vous soyez petits ou grands, expérimentés ou débutants, installés en ville ou à la campagne : il suffit d'installer une mangeoire chez soi, puis de nourrir, observer et recenser nos amis à plumes. Le résultat des observations doit ensuite être reporté sur le site de Nos jardins à la loupe.

L'opération a lieu jusqu'en mars. À noter qu'un autre observatoire des papillons ouvrira ses portes au printemps 2014.

 

Bain hygiénique des chardonnerets élégants

12/04/2013

La Sittelle torchepot

L'agile Sittelle torchepot

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Parmi les oiseaux fréquentant la mangeoire, l'un d'entre eux se remarque particulièrement par son comportement et la beauté de son plumage gris bleuté et orangé.

La Sittelle torchepot est très bruyante. Elle lance des cris aigus quand elle est excitée ce qui permet souvent de la localiser avant de la remarquer.

Très agressive, elle n'hésite pas à chasser les autres oiseaux pour s'imposer à la mangeoire où elle emmagasine dans son bec les graines de tournesol.

Sa façon de se nourrir est particulière. Elle coince la nourriture dans une crevasse du bois ou de l’écorce, et la martèle avec son bec robuste, entraînée par le poids de son corps.

Mais le plus étonnant est de l'observer, suspendue la tête la première, descendre des arbres, bien agrippée au tronc grâce à ses longues griffes.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Acrobatique Mésange noire

Acrobatique Mésange noire

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

De l'avis de tous ceux qui assurent un peu de nourrissage hivernal ces derniers temps, les visites des oiseaux à la mangeoire sont beaucoup moins fréquentes.

 

La douceur de la météo, les nombreuses baies qu'offrent les haies n'incitent pas les passereaux à se rapprocher de nos maisons et seules quelques mésanges profitent des graines de tournesol à leurs disposition.

 

Surprise alors, lorsque la plus petite de nos mésanges, la Mésange noire, fréquentant habituellement les forêts de résineux fait une incursion à proximité de la mangeoire.

 

Vive et acrobatique, la Mésange noire se distingue principalement de la Nonnette et de la Boréale par sa tache blanche sur la nuque permettant de l'identifier rapidement.

 

Particulièrement peu craintive envers les humains, la Mésange noire ose se nourrir dans la main lorsqu'on lui tend des graines.

 

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Cliché © Dominique Delfino

La Panure à moustaches

La Panure à moustaches

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

S'il est un oiseau dépendant des grandes roselières, la Panure à moustaches (appelée également Mésange à moustaches) est bien le symbole de ce biotope particulier. Très discrète au cœur de la roselière, c'est grâce à son chant et au frémissement des roseaux sur lesquels elle évolue, que l'on déterminera sa présence.

Elle se nourrit près de l’eau, souvent à la base des roseaux et grimpe jusqu’en haut de ceux-ci (se nourrissant de leurs graines) avant de s'envoler au-dessus de la roselière où elle parcourt de courtes distances.

Pas évident d'isoler l'oiseau dans le viseur à travers cette végétation, les instants de prises de vues n’excédant pas quelques dizaines de secondes. Plusieurs après-midi d'observation me permettront enfin de réaliser quelques images dont celles de ce superbe mâle que j'ai plaisir à partager aujourd’hui.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Les yeux de la nature

Les yeux de la nature

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

Belle rencontre et belle image de cet Épervier réalisée dimanche par David Chambon de Dampierre les Bois.

Je souhaite faire partager ce cliché que David a eu la chance de saisir dans la plaine de l'Allan à Brognard.

Après trois longues heures d'observation, la silhouette du rapace frôle l'affût du photographe avant de se poser sur un saule, une quinzaine de mètres plus loin.

Trente secondes pour identifier cette femelle d'Épervier et réaliser tout juste trois images avant que l'oiseau ne poursuive sa chasse  essentiellement composée d'oiseaux.

Ce rapace repère à vue ses proies et les attaque par surprise en débouchant comme l'éclair de derrière un mur, une haie, un arbre, avec seulement un taux de réussite des attaques qui avoisine les 10%.

Des heures de patience bien récompensées pour un cliché inattendu.

 

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Cliché © David Chambon

La très discrète Bécassine des Marais

La très discrète Bécassine des Marais

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Enfin cette semaine, quelques signes de migration sur l'espace naturel de l'Allan à Brognard.

Ce sont des Bécassines des Marais rares, très discrètes sur ce secteur et fréquentant les vasières ou les prairies humides qui se sont laissées surprendre à plusieurs reprises.

C'est en me concentrant sur une petite dépression inondée dans une prairie que j'ai fini par découvrir la Bécassine immobile afin de passer inaperçue.

En cas de danger, la Bécassine des Marais s'aplatit immédiatement sur le sol. Lorsqu'elle est dérangée, elle ne s'envole qu'au dernier moment et monte en zigzaguant dans le ciel à 10 ou 15 mètres pour s'échapper.

Ne pas la perdre de vue à travers le téléobjectif, juste le temps de réaliser deux ou trois images avant que la prairie ne dévoile son secret.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Reflet d'Aigrette

Reflet d'Aigrette

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Rare, la présence de limicoles (petits échassiers) sur l'espace naturel de l'Allan à Brognard à cette période de l'année alors que la migration d'automne est engagée.

L'été accompagné des températures exceptionnelles de ces derniers jours laisse supposer que le froid n'a pas encore poussé les oiseaux à regagner progressivement leurs quartiers d'hiver.

À l’affût, l'observation sera néanmoins animée par la présence régulière de grands échassiers comme en témoigne le cliché de cette Aigrette garzette. Entièrement blanche, élégante, agile, elle scrute la surface de l'eau prête à plonger son bec sur les petits poissons, grenouilles, crustacés, mollusques qu'elle surprendra en marchant lentement dans l'eau accompagnée de son très beau reflet.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Le Héron et la couleuvre

 Le Héron et la couleuvre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Au cours de quelques jours passés en Camargue, je vous rapporte cette image intéressante sur la prédation des reptiles par les oiseaux.

Je découvre le parc ornithologique du Pont de Gau près des Saintes-Marie de la Mer. Au cours de la balade, un Héron cendré particulièrement concentré à scruter le sol attire mon attention quand soudain, celui-ci détend son corps et plonge la tête au sol.

C'est une Couleuvre de Montpellier que celui-ci vient de capturer habilement, mais le reptile n'est pas mort sur le coup et se débat durant près de deux minutes, notre Héron s'y reprenant à plusieurs reprises pour en venir à bout.

Le Héron cendré est souvent mal considéré, à tort car son régime alimentaire est constitué essentiellement de poissons. Mais il ne faut pas oublier que c'est également un gros consommateur de petits mammifères (campagnols, rats...), batraciens et autres proies diverses comme en témoigne ce cliché.

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Cliché © Dominique Delfino

Le retour du Torcol fourmilier

Le retour du Torcol fourmilier

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Au cours de ce mois de mai 2013, quel grand bonheur de réentendre le chant du Torcol fourmilier qui signale la présence de cet oiseau de retour ce printemps dans les vergers de Brognard !

 

Nicheur dans la cavité d'un vieil arbre ou dans un nichoir depuis plusieurs années, le Torcol n'avait plus donné signe de nidification depuis 2010, la dernière nichée ayant subi les conséquences de l’orage de grêle, l'un des adultes ayant été tué, l'autre n'ayant pas pu assurer seul le nourrissage des nombreux poussins encore au nid.

 

Le couple présent cette année occupe le même nichoir dans lequel une ponte de dix œufs donnera le jour à huit poussins. Durant une vingtaine de jours, les parents assureront le nourrissage des jeunes torcols en revenant au nid le bec remplit de fourmis et de leurs larves.

 

Mais, c'est le plumage extraordinaire de cet oiseau bénéficiant d'un  mimétisme hors du commun qui lui permet de se confondre sur l'écorce des arbres qui m'étonnera toujours. Quel ravissement de pouvoir suivre l'évolution de cette nouvelle nichée prête à prendre son envol !

 

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Nous voici maintenant à la mi-juillet. C'est une belle nichée qui vient de prendre progressivement son envol. Après avoir passé près de trois semaines au nid, les jeunes Torcols fourmiliers se font de plus en plus bruyants dans la cavité de la branche et se manifestent en permanence à l'entrée du trou pour recevoir la nourriture que les parents apportent en abondance (fourmis et larves).

 

Les uns derrière les autres, les poussins quitteront le nid pour prendre leur envol et découvrir leur nouvel environnement, mais reviendront très souvent au nid ce qui semble être leur point de repère durant quelques jours encore.

 

Les sept poussins finiront par se disperser dans les vergers de Brognard toujours dépendants des adultes qui les nourriront encore quelque temps.

 

Fin août les Torcols engageront alors la migration qui les conduira vers leurs quartiers d'hiver en Afrique centrale jusqu'à leur prochain retour au printemps.

 

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Un jeune torcol sorti du nid (juillet 2013)

Cliché © Dominique Delfino

 

 [Le Torcol doit son nom à la curieuse façon qu'il a de tordre le cou et de tourner la tête dans tous les sens. Bien qu'appartenant à la famille des pics, son apparence est plus proche de celle des passereaux. Il est plus petit que la grive avec un port plus vertical.(http://www.oiseaux.net)]

Voie de garage

Voie de garage

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

C'est un cliché anecdotique que je vous propose avec l'image de cette famille de cygnes tuberculés photographiés sur le parking de l'usine FAM à Technoland.

 

Alors que je rentre en soirée sur Brognard, je remarque cette nichée de cygnes sous la protection des parents, parcourant en long et en large le parking, cherchant désespérément un passage dans le grillage.

 

Les oiseaux, nicheurs dans la source phréatique ''le trou Vervel'' situé juste à proximité, se sont trouvé piégés sur le parc et ce n'est enfin, après de longues allées et venues éprouvantes pour la famille qu'ils sortiront finalement par la grande porte.

 

À l'avenir, suggérons qu'en plus des places de parking soit dessinés une voie verte et bleue pour aider les oiseaux à retrouver leur chemin !

 

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Cliché © Dominique Delfino

Mésange bleue au nourrissage

Il y en a pour tous les goûts

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Pour attirer les oiseaux en quête de nourriture durant l'hiver, Dominique Delfino prépare un joli panier bien garni de fruits et de graines qui favorise des conditions de prises de vues intéressantes.

« Embarras du choix pour cette petite mésange bleue que l'on peut observer sur le point de nourrissage. À bien y regarder, notre mésange se concentre, non pas sur la pomme plutôt destinée aux merles, mais aux noix décortiquées et inserrées dans le fruit afin de stabiliser quelques instants notre oiseau le temps d'une image. Une situation dont profitera aisément dame mésange pour mon plus grand plaisir, l'oeil rivé derrière mon objectif. »

Le petit gravelot

Le petit Gravelot

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

Habituellement nicheur sur les gravières, les berges sablonneuses et caillouteuses des rivières, des lacs, sur le fond boueux des étangs asséchés, dans les sablières, le petit Gravelot n'hésite alors pas à s'installer sur un milieu de substitution lorsque son biotope fait défaut.

 

Tel est le cas pour ces oiseaux observés dès leur retour de migration en avril 2013 et photographiés début juin sur les plates-formes industrielles récemment terrassées du chantier Technoland 2 sur le plateau de Brognard.

 

Ce milieu artificiel temporairement libre de toute installation, offrira au Gravelot le terrain qui lui permettra de se confondre dans l'environnement. Les œufs sont pondus à même le sol dans une légère dépression garnie de petits cailloux bénéficiant ainsi d'un mimétisme parfait.

 

Mais qu'en sera t-il pour l'avenir et quels espaces seront encore propices pour l'accueil de ce petit limicole ?

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

J'évoquais début juin 2013 la présence de couples de petits Gravelots en bordure des terrassements de chantiers de la future ZAC Technoland II sur le plateau de Brognard.

Quinsze jours plus tard, grande fut ma surprise de découvrir une nichée de trois poussins âgés de quelques jours seulement ! Les adultes toujours à proximités surveillent ces minuscules et merveilleuses petites créatures qui se déplacent telles de petites balles de ping-pong roulant sur le sol !

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Cliché © Dominique Delfino

 

À la recherche de nourriture, larves, insectes, petits vers…, les poussins nidifuges, quittent le nid installé à même le sol sur les cailloux quelques heures après l'éclosion. Les parents s'occuperont et veilleront durant trois semaine sur les jeunes gravelots avec la plus grande attention pour faire face aux prédateurs particulièrement après les jours qui suivent l'éclosion.

 

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Une petite merveille de la nature qui contraste avec les engins de chantier en plein travail à moins de cent mètres !

Le Doubs aux couleurs d'Afrique

Le Doubs aux couleurs d'Afrique

 

par Dominique Delfino

phtographe animalier et naturaliste

 

Chaque année à cette période, la basse vallée du Doubs en aval de Tavaux (Jura) accueille une importante colonie de Guêpiers d'Europe nicheurs dans les berges de la rivière.

 

Ci-dessous l'image de ce couple réalisée ces derniers jours alors que les oiseaux, de retour d'Afrique depuis un peu plus d'un mois, retrouvent les terriers utilisés l'an dernier pour la plupart alors que d'autres, s'activent à creuser les galeries dans lesquelles le nid sera installé.

 

Je constate cette année un retard sensible dans l'évolution de la colonie, les mauvaises conditions météo de ce printemps ayant perturbé le début de cette période de reproduction.

 

Les insectes dont ils se nourrissent ne profitent pas aux guêpiers lors des jours de froid et de pluie continue, les rares jours de soleils dont nous profitons plongent alors la colonie d'oiseaux dans une activité soutenue.

 

Durant deux mois et demi, ces superbes oiseaux animeront ce milieux naturel exceptionnel jusqu'à ce que tous les jeunes élevés puissent dès fin août, engager la migration qui les conduira avec les adultes en Afrique.

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Cliché © Dominique Delfino

11/04/2013

Rapace aux petits soins

Rapace aux petits soins

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

Contacté dernièrement par une habitante de Montbéliard préoccupée par la présence permanente d'un rapace couché au sol dans son jardin, je me rends aussitôt sur place afin de voir s'il s'agit d'un oiseau blessé.

 

Je découvre alors un jeune mâle d’Épervier d'Europe qui, semble t-il, présente une blessure à la patte nécessitant l'examen par un vétérinaire.

 

Le rapace sera aussitôt  pris en charge, la peau de la patte ayant été complètement déchirée probablement lors d'un accrochage avec un fil de fer lors de la chasse de l'épervier poursuivant un oiseau, sa proie principale.

 

Mais heureusement, toute la ''mécanique osseuse'' apparente ne semble pas atteinte, ce qui permettra au vétérinaire de recoudre rapidement la peau.

 

Transféré au centre de soins ATHENAS de Lons-le-Saunier, notre épervier y séjournera le temps de se rétablir avant de retrouver la liberté ce qui malheureusement n'est pas toujours le cas lors de ce type de blessures.

 

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Cliché © Dominique Delfino

La baie de Somme vue du ciel

La baie de Somme vue du ciel

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

À l’occasion du festival de l’oiseau en Baie de Somme, Dominique Delfino et Jean-Louis Vermot-Desroches animent chaque année un stage photo-nature.

Aujourd’hui, l’opportunité nous a été donnée de survoler ce magnifique site naturel en hélicoptère.

Les conditions météo particulièrement favorables nous ont permis de réaliser les prises de vues aériennes dont nous rêvions depuis plusieurs années.

Ce milieu naturel abrite de nombreuses espèces d’oiseaux, et demeure un haut lieu de migration.

 Ce survol nous a permis d’admirer ces paysages tels que les oiseaux peuvent les voir et d’en apprécier le caractère sauvage rythmé par les marées.

 

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Depuis le festival de l'oiseau en Baie de Somme

Cliché © Dominique Delfino

 

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Le Crotoy vu de la baie de Somme (© André Guyard)