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08/12/2012

À l'image du Doubs

À l'image du Doubs

 

Il reste quelques exemplaires du livre de Michel Cottet et de Dominique Delfino : "À l'image du Doubs" Ces quelques exemplaires sont disponibles au prix de 35 euros (hors frais d'envoi) à l'adresse ci-dessous :

 

Michel COTTET
éco-interprète
4, rue de la source
25640 Pouligney
03 81 55 56 27
09 71 21 05 47

Cottet-Delfino_image-Doubs.jpg

17/01/2012

Mésanges au nourrissoir

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queueMésanges au nourrissoir

 

par André Guyard

 

L'hiver est venu. Notre nourrissoir est fréquenté par différents passereaux, en particulier par les mésanges. Mésanges bleues et mésanges charbonnières appartiennent aux oiseaux locaux qui nichent dans la forêt voisine et visitent quotidiennement le nourrissoir en période de disette.

 

En revanche, les mésanges à longue queue sont simplement de passage. Elles s'abattent en une troupe nombreuse sur les arbustes du voisinage avant d'accéder au nourrissoir, se mélangeant volontiers aux deux autres espèces.

 

La Mésange bleue  (Cyanistes caeruleus) – famille des Paridés

 

Vive, effrontée et alerte, la mésange bleue atteint une taille de 11 cm. Il s'agit de la seule mésange avec du bleu cobalt vif sur la tête, les ailes et la queue. Le ventre est jaune ornée d'une raie médiane noire peu marquée). Les joues sont blanches avec une ligne noire barrant l'œil et autour de la joue jusqu'au menton noir bleu; calotte bleue bordée de blanc et tache blanche à la nuque ; dos verdâtre.

Elle niche dans des cavités des arbres ou des murs, adopte facilement les nichoirs.

 

Pour en savoir plus sur cette espèce :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/mesange.bleue.html

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Couvée de mésanges bleues

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésange bleue

 

 mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Répartition des trois espèces

(d'après Peterson)

 

La Mésange charbonnière (Parus major) – famille des Paridés

 

Sa taille atteint 14 cm : c'est la plus grande et la plus commune des mésanges. Tête et cou noir bleu luisant, avec joues blanches ; dessous jaune avec forte raie noire médiane. Dessus gris bleu verdâtre.

Arboricole et acrobatique, elle se plaît dans les bois mixtes ou feuillus, les jardins, les parcs et les vergers.

Comme la Mésange bleue, elle niche dans des cavités des arbres ou des murs et adopte facilement les nichoirs.

 

Pour en savoir plus sur cette espèce :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/mesange.charbonniere.html

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

À gauche, mésange bleue, à droite mésange charbonnière

 

 

Les mésanges bleues sont rejointes successivement par une mésange charbonnière, une mésange à longue queue européenne puis une mésange à longue queue nordique

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Couvée de mésanges charbonnières

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésange charbonnière au nourrissoir

(cliché Yannick Leroy)

 

La Mésange à longue queue  (Aegithalos caudatus) – famille des Aegithalidés

 

Avec sa queue de 7 cm et une taille de 13 cm, la mésange à longue queue est facilement reconnaissable. Le plumage est noirâtre, blanchâtre et rosé. En général des bandeaux noirâtres orne sa tête blanche (formes ouest et sud-européenne) ; le dessous blanchâtre avec flancs et ventre rosés ; ailes et queue noires, celle-ci avec rectrices externes blanc pur.

C'est un oiseau grégaire perpétuellement agité et acrobatique.

Habitat : Bois, bosquets, haies, parcs et jardins boisés (feuillus et conifères mêlés). Nid ovoïde de mousse, lichens et plumes, contre un tronc, dans une enfourchure ou un buisson.

La vidéo montre aussi, au bas du nourrissoir, un spécimen de la race du Nord, Aegithalos caudatus caudatus reconnaissable par la tête, le cou et le ventre blanc pur.

 

Pour en savoir plus sur cette espèce :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/mesange.a.longue.queue.html

 

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésange à longue queue

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésanges bleues (à gauche) et mésange à longue queue (à droite)

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésange à longue queue nordique (à gauche),

mésange charbonnière (en haut)

mésange bleue (en bas à droite)

 

mésange charbonnière,mésange bleue,mésange à longue queue

Mésange à longue queue nordique (en bas),

mésange charbonnière (en haut)

mésange bleue (en bas à gauche)

 

Source :

Peterson R, Mounfort G & Hollom P. A. D. (1962). – Guide des oiseaux d'Europe, 3e édition Delachaux et Niestlé Ed.

08/06/2011

Huttes de chasse voyageuses du platier d'Oye

Huttes de chasse voyageuses

 

Les défenseurs de la nature ont bataillé dur pour parvenir à la suppression des 13 huttes de chasse illégales sur la réserve naturelle du Platier d’Oye.

 

Des mois, des années pour les faire partir.


Or elles ont migré à quelques kilomètres à l’ouest, près de Calais.

 

Mais ce que vous ne savez peut-être pas c’est qu’elles ont coûté très, très cher.

 

Regardez le prix sur la photo. 580 000 € pour 13 huttes, soit 44 615 € par hutte ! Vous imaginez ce que l’on peut faire avec une telle somme, dans le social, l’éducation, l’environnement, bien sûr ?


Et si seulement elles étaient totalement payées avec des fonds privés ?

Que nenni : en grande majorité du bon argent public ! Eh bien maintenant vous savez où va une partie de vos impôts.


Il est des combats qui laissent un goût amer…

 

Huttes de chasse-1.jpg


En savoir plus sur le blog « Les Biodiversitaires » 
Environnement et société, biodiversité sauvage et domestique (vaches, chevaux, poules)

10/12/2010

Le tétras lyre, oiseau en danger

Tétras-lyre_003.jpg Le Tétras Lyre, oiseau en danger mais toujours chassé

Le Conseil de l’Europe somme la France de s’expliquer

 

Suite à la plainte déposée par l’ASPAS devant le Comité de la Convention de Berne, l’État français devra rendre des comptes et réaliser un rapport sur l’état des populations de tétras lyres en France, dont le déclin ne suffit pas à modérer l’acharnement des chasseurs.

Depuis plus de vingt ans, les populations de tétras lyres ne cessent de régresser en France. Classé "espèce en déclin" dans la liste rouge des oiseaux de France, le petit coq de bruyère  a perdu près de 50 % de ses effectifs en France depuis les années 70. Ainsi, sa disparition dans les Ardennes est considérée comme inéluctable. Dans le massif alpin, les effectifs sont en constante régression, et s’écroulent dans certaines zones (- 70 % en 20 ans).
 
Cet oiseau montagnard, très fragile, est menacé par le développement des activités humaines telles que le tourisme, le surpâturage, les sports et loisirs "de nature", les aménagements routiers en montagne qui détruisent son habitat et morcèlent son aire de répartition.

Pourtant, la pression exercée par le lobby cynégétique conduit au maintien de la chasse de cette espèce en voie de disparition, sur 7 des 9 départements français où elle est présente, dans les zones Natura 2000, et même  dans les Réserves Naturelles de la région Rhône-Alpes. Dans ces dernières le citoyen "lambda" risque une forte amende s’il cueille une pâquerette, pourtant les chasseurs peuvent y abattre des espèces menacées d’extinction !

Le territoire français abrite près du quart de la population alpine européenne. L’État français a donc une responsabilité et un rôle à jouer pour la conservation de cette population isolée du sud de l’Europe.

Forte de ces constats, l’ASPAS a demandé l’intervention du Conseil de l’Europe en saisissant le comité permanent de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, 1979).


Devant cette situation alarmante, le Comité, lors de sa réunion annuelle du 6 au 9 décembre 2010, a enjoint l’État français à produire un rapport sous deux ans sur la situation du tétras lyre en France. Ce rapport permettra de mettre en exergue le déclin de cette espèce et l’absence totale de réaction appropriée de la part de l’État français qui continue d’autoriser des actes de destruction directs sur une espèce en mauvais état de conservation. Ce gouvernement bafoue même les avis des scientifiques à ce sujet : le préfet de la Drôme vient de mettre un terme au moratoire de la chasse au tétras lyre sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors, qui avait été demandé par le Conseil Scientifique de la réserve. Moratoire qui avait été avalisé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional de protection de la Nature) !

L’ASPAS dénonce le soutien inconditionnel apporté aux chasseurs par les pouvoirs publics sur tous les dossiers, y compris ceux concernant les espèces en très mauvais état de conservation.

Voilà une bien curieuse façon que l’État français a choisi pour clore l’année de la biodiversité.

L’ASPAS salue le Conseil de l’Europe pour le sérieux avec lequel il suit ce dossier.Aspas.jpeg

 

 

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Tétras-lyre (Lyrurus tetrix)

(Aquarelle de Sylvie Vernageau)

 

 

21/09/2010

Le Pouillot fitis

Pouillot-fitis_logo.jpgLe Pouillot fitis

(Phylloscopus trochilus)

Famille des Phylloscopidae

 

par André Guyard

 

Le Pouillot fitis est un petit passereau de la taille d'une mésange bleue (11-12 cm) présent partout en Europe sauf dans la zone méditerranéenne et aux latitudes de l'Islande. On le rencontre dans les bois ou bosquets ainsi que dans les parcs et les jardins touffus.

 

Pouillot-fitis_01-1.jpg

 

Son plumage est de couleur olive sur le dos et jaune sur le ventre. Le seul élément distinctif de son plumage est un sourcil crème (pas de calotte, ni de barre alaire). Sans le secours du chant, une confusion est possible avec le Pouillot véloce.

Le Pouillot fitis n'est pas très farouche. Vif et infatigable, il s'active dans les arbres et les buissons, en quête d'insectes. C'est un visiteur d'été (d'avril à septembre) qui niche dans les 3/4 Nord de la France. Il est présent en montagne jusqu'à 1300 m.

 

Pouillot-fitis_02-1.jpg

 

Il bâtit son nid sur le sol, souvent dans une légère dépression sous les buissons. C'est une boule peu compacte d'herbes, de feuilles et de mousse tapissée de plumes, de mousses et de poils.

La femelle pond 5 à 7 œufs blancs légèrement mouchetés de rouge. L'incubation dure 13 jours. Le groupe familial, approvisionné par les deux parents, reste uni pendant encore deux semaines. La femelle peut mettre en route une seconde nichée avant que les premiers oisillons n'aient acquis leur indépendance.



Capture d'insectes et d'araignées dans le feuillage

 

Le Pouillot fitis se nourrit d'insectes et d'araignées récoltés sur le feuillage, dans lequel les oiseaux se faufilent et volent sur de courtes distances pour les capturer. Ils peuvent aussi se nourrir de fruits, notamment en vue du vol migratoire.



Récolte de baies de Pyracantha avant le départ migratoire

 

Source :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pouillot.fitis.html

 

14/09/2010

Le Vautour fauve

Vautour-fauve_09-logo.jpgLe Vautour fauve

Gyps fulvus

Famille des Accipitridae

 

par André Guyard

 

Le Vautour fauve est facile à identifier avec sa tête garnie d'un duvet blanc, son cou étroit et long émergeant d'une collerette de plumes hérissées blanches et duveteuses.

 

Vautour-fauve_06-03-1.jpg

Vautour fauve (Volerie des Aigles, Alsace)

 

Le Vautour fauve fréquente les paysages montagneux, ouverts avec falaises et dénivelés importants. En France, on le rencontre dans les Pyrénées et dans les Cévennes, régions où il a  été réintroduit. Il apprécie les climats chauds et ensoleillés, aussi peut-on fréquemment l'observer sur les corniches, les rebords des falaises et dans les cavernes des massifs méditerranéens.

 

Incapable de pratiquer le vol battu pendant une longue période, le Vautour fauve profite des courants ascendants pour s'élever dans les airs.



Le vol des vautours fauves de Rocamadour

 

Le Vautour fauve est nécrophage strict, c'est-à-dire qu'il se nourrit exclusivement de cadavres. Il contribue ainsi au nettoyage des carcasses des animaux domestiques. Son bec puissant est capable de déchirer les tissus les plus résistants, mais sa morphologie et ses pattes dépourvues de serres sont inaptes à la préhension, de sorte qu'il est incapable de s'attaquer à la moindre proie vivante. Sa vue est exceptionnelle et lorsqu'un vautour aperçoit une charogne, il alerte l'ensemble de la colonie. Quoiqu'ils ne dédaignent pas la chair putréfiée, les vautours fauves préfèrent la consommer fraîche. Les carcasses sont intégralement nettoyées et ils ne restent que les os qui sont dévolus aux gypaètes barbus.

 

Vautour-fauve_02-1_Marc Jardel.jpg

La curée des vautours fauves

(cliché Marc Jardel)

 

Les vautours fauves vivent en colonies qu'ils quittent seulement pour la reproduction. et prospectent en grandes orbes. Quittant la colonie dès l'aurore, ils ne la réintègrent qu'en fin d'après-midi. Les couples se forment à vie. Les adultes sont sédentaires tandis que les juvéniles et les immatures entament une migration à partir de l'automne vers l'Afrique et jusqu'au sud du Sahara.

 

Le nid constitué de quelques branches, est installé sur une corniche et dans une cavité. L'accouplement s'effectue fin décembre et la femelle pond un œuf unique dans le courant du mois de janvier. L'incubation est difficile car elle se déroule en plein hiver et dure de 48 à 55 jours. L'éclosion a lieu entre fin mars et début avril. L'élevage du poussin dure entre 110 et 115 jours et ses chances de survie augmentent dans la proportion où la fonte des neiges fait apparaître plus ou moins de cadavres jusque-là dissimulés.

 

Sources :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/vautour.fauve.html

19/06/2010

Non à la destruction du site de Malbouhans !

Non à la destruction du site de Malbouhans !

Le Tarier des prés menacé !

 

tarier des prés.jpg

 

Le projet de création d’une ZAC porté par le Syma Arémis-Lure (et soutenu par le Conseil Général de la Haute-Saône) est toujours d’actualité !

La demande de la LPO Franche-Comté adressée en septembre 2008 au préfet de la Haute-Saône afin de désigner le site dans le réseau Natura 2000 est restée pour l’heure sans réponse.

Une ZAC à cet endroit fera disparaître la population de Tariers des prés (espèce inscrite sur la Liste Rouge des oiseaux menacés de Franche – Comté dans la catégorie « Vulnérable ») ainsi que la plupart des surfaces de pelouses acidiclines du Violion caninae, habitat d’intérêt communautaire, prioritaire en matière de conservation (inscrit à l’annexe I de la directive « Habitats »).

Considérant que ce dommage n’est pas compensable du fait de la rareté de certains habitats et des menaces de disparition très fortes pesant sur le Tarier des prés, la LPO Franche-Comté demande l’abandon de ce projet sur ce site et la préservation intégrale du site de Malbouhans avec mise en place d’une gestion conservatoire par le Conseil Général de la Haute-Saône (propriétaire des terrains).

A l’heure où la préservation de la biodiversité est reconnue comme une priorité internationale (rappelons que l’année 2010 a été déclarée année internationale de la biodiversité), la LPO Franche-Comté considère que la destruction d’un tel site par une collectivité territoriale, qui plus est avec l’aide de financements publics, est aujourd’hui inacceptable et en totale contradiction avec nos engagements européens et avec ceux pris au niveau national lors du Grenelle de l’Environnement.

A l’heure actuelle, ce projet de ZAC est probablement le projet le plus « grenello-incompatible » de Franche-Comté.

Merci de soutenir l’action de la LPO Franche-Comté pour la préservation intégrale du site de Malbouhans : signez et faites signez la pétition en ligne sur le site de la LPO Franche-Comté.

Pour signer la pétition en ligne, consultez le lien suivant :


Non à la destruction du site de Malbouhans !

23/04/2010

Le Manchot de Magellan

Manchot de Magellan_0861-logo.jpgLe Manchot de Magellan

Spheniscus magellanicus Forster, 1781

Famille Spheniscidae

 

par André Guyard et Marcel Hoeuillard

 

Le Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus) est une espèce de manchot sud-américain qui se reproduit sur les côtes de l'Argentine, du Chili et sur les îles Malouines.

 

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Comme chez tous les manchots, le couple est indissociable
(Cliché Marcel Hoeuillard)

 

Il constitue l'espèce la plus nombreuse appartenant au genre Spheniscus. Ses cousins les plus proches sont le Manchot du Cap, le Manchot de Humboldt et le Manchot des Galapagos.

 

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Manchots de Patagonie et d'Antarctique

Sur la planche ci-dessus, sont répertoriés : 1 le Manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus) ; 2 et 10 : le Manchot Adélie (Pygoscelis adeliae) ; 3 et 8 : le Gorfou sauteur (Eudyptes chrysocome) ; 4 et 11 : le Gorfou doré (Eudyptes chrysolophus) ; 5 et 9 : le Manchot à jugulaire (Pygoscelis antarcticus) ; 6 poussins de Gorfou papou ; 7 le Gorfou papou (Pygoscelis papua) ; 12 le Manchot royal (Aptenodytes patagonicus).

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Le Manchot à œil jaune ou Manchot antipode

(Megadiptes antipodes) vit en Nouvelle-Zélande

 

Quant au Manchot de Magellan, il est de taille moyenne (45 cm), et de couleur noir et blanc. Il a une tête noire entourée d'une bande blanche. Il a le dos gris-noirâtre et le ventre blanchâtre, avec deux bandes noires entre la tête et la poitrine, la bande inférieure en forme de fer à cheval inversé.

 

Il se nourrit de poisson, calmar, krill, et autres crustacés.

 

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Le poussin est nourri par régurgitation
(Clichés Marcel Hoeuillard)

 

Les clichés qui illustrent cet article ont été réalisés en janvier 2010 dans la réserve de Punta Tombo (Argentine). D'une superficie de 2,10 km2, cette réserve a été créée en 1972. Elle se situe sur la côte atlantique de la province de Chubut.

 

 

Punta Tombo est une étroite frange rocheuse de 3 km de long pour 600 m de large qui pénètre dans l'Océan Atlantique. Ce cap rocheux prononcé est dû à l'existence d'un affleurement de roche cristalline, d'origine préjurassique, qui a résisté à l'érosion marine. Sur ce substrat on trouve de vastes zones de sable fin mais compacté, ce qui constitue un terrain idéal pour que les manchots puissent creuser leur nid. De vastes zones du sol sont littéralement minées de cavités de faible profondeur, où les manchots déposent chaque année leurs œufs et élèvent leurs poussins.

 

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Le poussin à l'abri dans son terrier
(Cliché Marcel Hoeuillard)

La pente douce de ces plages, facilite beaucoup le déplacement terrestre des oiseaux, qui plusieurs fois par jour effectuent le trajet entre leur nid et la mer pour s'y alimenter.

 

Précédant les femelles, les manchots mâles reviennent sur la plage à la fin du mois d'août et reprennent possession du nid utilisé la famille année après année. Au début du mois d'octobre, les femelles pondent deux œufs, qu'elles couvent avec les mâles pendant quarante jours. Pendant cette période, le couple se relaie pour s'alimenter et surveiller le nid. Toute inattention est utilisée par des goélands (gaviotas) et autres oiseaux pour s'alimenter aux dépens des œufs. À la fin du mois d'avril, les poussins ont appris à nager et à s'alimenter par eux-mêmes, et entreprennent avec leurs parents leur périple annuel dans l'Atlantique sud.

 

L'année suivante fin janvier, les juvéniles passent deux semaines à terre sans se nourrir pour acquérir leur plumage adulte définitif.

 

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En janvier, c'est l'été austral : les adultes ont chaud
(Cliché Marcel Hoeuillard)

Manchot de Magellan_0796-1.jpg
Et les juvéniles aussi
(Cliché Marcel Hoeuillard)

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Juvéniles en cours de mue
(Clichés Marcel Hoeuillard)

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Le Manchot papou se distingue par
son bec rouge et ses pattes jaunes
(Clichés Marcel Hoeuillard, presqu'île de Valdès)

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  Gorfous sauteurs (Cliché Marcel Hoeuillard)


On a comptabilisé à Punta Tombo la présence de plus d'un million de Manchots de Magellan, ce qui fait de la réserve la plus grande colonie (en espagnol pingüinera) continentale de cette espèce.

 

D'autres espèces d'oiseaux nidifient aussi en ces lieux. Citons le Goéland cuisinier cocinera (Larus dominicanus) ou gaviota, le Goéland gris ou austral (Larus pacificus), les labbes (Stercorarius antarcticus et chilensis), le Cormoran royal (Phalacrocorax albiventer), le Cormoran de Magellan (Phalacrocorax magellanicus) et l'huîtrier de Garno ou ostrero (Haematopus leucopodus). La réserve est aussi visitée par les colombes antarctiques, les pétrels et les Sternes inca (Larosterna inca) ou gaviotínes.

 

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Cormoran royal (Phalacrocorax albiventer)
(Cliché Marcel Hoeuillard)
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Cormoran de Magellan (Phalacrocorax magellanicus)
(Cliché Marcel Hoeuillard)
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Les Sternes arctiques (Sterna paradisaea) hibernent dans l'hémisphère sud
(Cliché Marcel Hoeuillard)

Quant à la faune terrestre, on rencontre des guanacos (camélidés), des maras (lièvres de Patagonie), des renards, des tatous, et des oiseaux comme les tinamous (sorte de petites autruches) ou les ouettes à tête rousse (une espèce d'oie).
 
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Ouettes à tête rousse (Chloephaga rubidiceps) parmi les manchots
(Cliché Marcel Hoeuillard)

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Un guanaco parmi les manchots de Magellan
(Cliché Marcel Hoeuillard)

Guanaco_Argentine_0797-1.jpg
Punta Tombo : quel beau paysage !


Arbre généalogique des manchots

 
Un article : Le plus étrange des oiseaux est consacré aux manchots dans la revue "Pour la Science" de mars 2013. Les auteurs présentent l'histoire évolutive de ces étranges oiseaux qui ne volent pas, mais sont parfaitement adaptés à la natation.
Histoire évolutive des manchots
(pour zoomer, cliquer sur l'image)
 
 
Fordyce E. et Ksepka D. (2013). - Le plus étrange des oiseaux, Pour la Science, n° 425, mars 2013, pp. 28-35.
 
 
Comme tous les Manchots, le Manchot de Magellan est menacé par le réchauffement climatique.
 

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Cerise sur le gâteau : un beau film sur le Manchot Empereur en Antarctique.

15/04/2010

Le Canard siffleur

canard_siffleur-logo.jpgLe Canard siffleur

Anas penelope (L. 1758)

Famille des Anatidés

 

par André Guyard

 

Le Canard siffleur niche dans l'extrême nord de l'Europe (dans la taïga), jusqu'en Sibérie, et migre pour hiverner dans le sud de l'Angleterre, sur les côtes françaises et espagnoles, de l'Italie, des Balkans, de l'Afrique du Nord.

Le Canard siffleur doit son nom à son cri caractéristique : il cancane, caquette, nasille et surtout émet un sifflement constitué de brèves syllabes, terminé par une note grave.

 

Vidéo enregistrée en Islande (juillet 2008)

 

Oiseau très sociable, il vit exclusivement en troupes qui, en hiver, fréquentent lacs, marais d'eau douce et fleuves. En période de reproduction, le Canard siffleur se cantonne dans les tourbières et les marécages situés à proximité d'une importante couverture boisée. Il choisit des prairies humides pour la nidification.

 

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La formation des couples s'effectue dès l'arrivée sur les terres d'hivernage. A la fin de l'hiver, le début de la reproduction dépend de la photopériode, c'est-à-dire par l'augmentation de la luminosité et de la durée des jours, mais aussi par une multitude d'autres facteurs : qualité de l'habitat et abondance des ressources en nourriture. Le nid, construit d'herbes et de tiges, est dissimulé dans les hautes herbes, sur la terre ferme, à une grande distance de l'eau.

 

Canard-siffleur3.jpg

 

L'incubation débute après la ponte du dernier œuf et dure 25 jours en moyenne. C'est la femelle qui couve et s'occupe de l'alimentation de la couvée, le mâle passant la majeure partie de son temps sur l'eau.

Les petits sont nidifuges et quittent le nid environ 24 heures après l'éclosion. L'émancipation intervient au bout d'une quarantaine de jours.

 

 

canard_siffleur2.jpg

 

La diversité des endroits fréquentés implique une grande variété dans les habitudes alimentaires. Le Canard siffleur choisit des secteurs où l'abondance d'insectes et de flore émergente est la plus grande. Il broute flore aquatique et terrestre, mais ne néglige pas insectes aquatiques (libellules et trichoptères) mais aussi insectes terrestres et de coléoptères. C'est également un consommateur opportuniste, filtrant les matériaux remontés à la surface par les canards plongeurs et les foulques grâce aux lamelles situées dans la partie supérieure de leur mandibule inférieure.

 

Source :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/canard.siffleur.html

14/04/2010

Le Grand Labbe

Labbe1-logo.jpgLe Grand Labbe

Stercorarius skua

Famille : Stercorariidés

 

par André Guyard

 

Le Grand Labbe ressemble à un gros goéland brun. Parmi les autres espèces de labbes, il est plus lourd avec une envergure plus grande et une queue plus courte. Son plumage est identique toute l'année : brun noirâtre avec des écussons blancs frappants à la base des rémiges primaires. Le bec et les pattes palmées pourvus d'ongles arqués sont noirs.

 

Labbe3-1.jpg

 

Le Grand Labbe est une espèce pélagique qui vit presque toute l'année au large et ne se rencontre sur le rivage que pendant la période de reproduction. Sociable durant cette période, il est solitaire le reste de l'année. C'est un migrateur qui, au début de l'automne, quitte son aire de reproduction (Islande, îles Féroé, îles du nord de l'Ecosse et de la Grande-Bretagne) et se disperse dans l'Atlantique jusqu'au tropique du Cancer.

Les Grands Labbes nichent de préférence à proximité de la mer, dans les landes à une altitude variable. Pour faire leur nid, ils se rassemblent en petites colonies ou restent en couples isolés. Le nid, construit par le couple, est une simple dépression creusée dans le sol et doublée de débris d'herbes et d'autres matériaux. La ponte a lieu fin mai, début juin. Il n'y a qu'une seule couvée dans l'année. La taille de la ponte est généralement de 2 œufs qui revêtent une coloration brun-olive ou jaune grisâtre, tachetés de brun. Les petits naissent avec un duvet brun jaunâtre plus pâle dans sa partie inférieure. Ils sont semi-nidifuges, c'est-à-dire qu'ils quittent le nid assez précocement mais il en demeurent à proximité et dépendent encore des adultes pour leur subsistance.

 

Labbe2-1.jpg

 

Les Grands Labbes sont de redoutables prédateurs qui prélèvent des poissons, des petits mammifères, des œufs, d'autres oiseaux. Ils s'attaquent notamment aux jeunes macareux, aux guillemots, aux fous. Ils sont aussi d'habiles cleptoparasites, se montrant très agressifs à l'égard des autres oiseaux marins, en particulier les sternes arctiques, les harcelant implacablement jusqu'à ce qu'ils lâchent ou régurgitent leurs proies qu'ils récupèrent avant qu'elles ne tombent à l'eau.


 

La vidéo ci-dessus montre successivement un Labbe inquiet de voir les visiteurs s'approcher de son poussin, le poussin lui-même, un couple de Labbes et les attaques de Labbes sur les Sternes arctiques destinées à s'emparer des proies de ces derniers.

 

Photos et vidéo André Guyard, réalisées en Islande (juillet 2008).

 

Sources :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/grand.labbe.html

25/03/2010

La Bernache nonnette

Branta_leucopsis_logo.jpgLa Bernache nonnette

Branta leucopsis (Bechstein, 1803)

 

par André Guyard

 

Oie de petite taille, la Bernache nonnette se reconnaît immédiatement à la coloration noire du cou et de la poitrine et à la tête blanche. Le dos est gris barré de noir et le ventre est plus pâle. dessus gris barré contrastant avec un dessous très pâle. La Bernache nonnette a un petit bec triangulaire noir, des pattes noires et un croupion blanc.

 

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En été, la Bernache nonnette fréquente les falaises et les éboulis des îles arctiques. En hiver, elle habite les prés inondés et les marais côtiers, les rives basses des baies maritimes et les vasières à marée basse.

 

Provenant du Groenland, du Spitzberg et de la Nouvelle Zemble les Bernaches nonnettes commencent leur migration à la fin août ou au début du mois de septembre. Elles atteignent les rivages de l'Ecosse, de l'Irlande, la côte ouest de la Grande-Bretagne et le littoral de l'Allemagne et des Pays-Bas en ce qui concerne le dernier groupe. En France, l'espèce est très rare en temps normal, quelques dizaines d'individus qu'on trouve principalement en baie de Somme ou du Mont St-Michel. Cependant, lors d'hivers très rigoureux, la France a accueilli jusqu'à 8 000 bernaches nonnettes. Son aire de répartition est alors plus vaste et affecte toutes les petites baies et les estuaires abrités.

 

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La saison de nidification commence peu après le retour dans l'Arctique. Les Bernaches nonnettes se réunissent pour nicher en colonies. Le nid, construit principalement de végétaux et tapissé de duvet, est situé sur la corniche d'une falaise, sur un îlot non éloigné du littoral ou à même la toundra dégagée. Le site est parfois partagé avec des guillemots. La femelle y dépose 3 à 5 œufs qu'elle couve seule pendant une période variant de 24 à 25 jours alors que le mâle monte une garde vigilante à proximité. Les jeunes sont actifs dès l'éclosion et savent voler vers 40 ou 45 jours. Le groupe familial reste uni pendant la migration et l'hivernage.


 

Comme toutes les oies, la Bernache nonnette est végétarienne et broûte les graminées. En hiver, lorsque l'herbe est moins drue, la Bernache mange aussi des algues, des insectes aquatiques, des mollusques et des crustacés. L'espèce se nourrit à toute heure du jour et préfère l'herbe de la zone côtière périodiquement submergée par les flots. Si elle n'en dispose pas, elle se rabat sur les prairies situées en arrière du littoral.

 

Vidéo et photos : André Guyard

 

Sources :

 

Peterson R, Mounfort G., Hollom P.A.D. (1962-. - Guide des Oiseaux d'Europe. 358 p. Delachaux & Niestlé Ed.

http://www.oiseaux.net/oiseaux/bernache.nonnette.html

 

23/03/2010

Les oiseaux du parc national de Celestún (Yucatan, Mexique)

Flamants_rouges_logo.jpgLes oiseaux du parc national de Celestún (Yucatan, Mexique)

 

par André Guyard

 

Situé dans l'État du Yucatan à 92 kilomètres de Mérida, le parc national de Celestún s'étend sur 60 000 hectares comprenant l'estuaire d'une rivière et les marais environnants. L'estuaire a 25 kilomètres de long et une profondeur moyenne de 1,50 m. Sa température moyenne annuelle est de 26,2°C.

Le 19 Juillet 1979, le site a été déclaré "Celestún Wildlife Refuge" par le gouvernement fédéral mexicain et, plus tard, en 1986, Patrimoine de l'Humanité par l'ONU. La réserve, qui couvre une variété de milieux humides, est considérée comme l'une des plus grandes zones de mangrove du Golfe du Mexique.

 

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Palétuvier rouge (Rhizophora mangle)

 

La mangrove est un milieu naturel qui, par l'enchevêtrement des racines des palétuviers rouges constitue une défense naturelle contre l'érosion due aux cyclones et aux tsunamis mais surtout une zone de nursery pour de nombreuses espèces de poissons et de crustacés. Le palétuvier rouge est l'arbre que l'on trouve en bordure de mer. Ses racines échasses constituent un barrage pour les vagues et également un refuge pour de nombreux organismes fixés (huîtres, coraux, ascidies, etc.).

 

Celestún Nature Reserve est une des plus importantes zones protégées du pays en raison de l'abondance des espèces d'oiseaux indigènes et migrateurs qui s'y trouvent. Le parc de représente une importante aire d'alimentation et de repos pour un grand nombre d'oiseaux migrateurs. Il constitue l'un des deux sites de nidification et de reproduction des flamants rouges des Caraïbes. Dans cette zone de refuge, on a identifié de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs qui arrivent chaque année pour passer la saison d'hiver, comme le Grand Héron, le Canard Chipeau et le Balbuzard pêcheur, entre autres. On y rencontre également pélicans, albatros et cormorans.



Les Flamants de Celestún

 

La principale attraction de ce parc est la lagune des flamants rouges qui exigent un habitat avec des fonds vaseux, une eau saumâtre et peu profonde. Ils sont protégés des vagues et des inondations. Les lagunes sont bordées par une mangrove dense et luxuriante appelée Ria Celestún.



Pélicans blancs


Dans cette mangrove, on peut apercevoir des singes araignées (atèles) et, avec de la chance, des ocelots. On peut y voir également des tortues.



Cormorans

 

 

19/03/2010

L'Eider à duvet

Eider_couple_logo.jpgL'Eider à duvet

Somateria mollissima (L. 1758)

 

Par André Guyard

 

L'Eider appartient à l'ordre des Ansériformes et à la famille des Anatidés (canards).

 

L'Eider à duvet se distingue des autres canards par sa grande taille (60 cm), le profil droit de son bec et son vol qui alterne vol battu (vol habituel des canards) et vol plané.

 

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Dos blanc, ventre noir, le mâle se distingue des femelles

 

Le mâle présente une calotte noire, une nuque verte, des joues blanc et vert.C'est le seul canard qui possède un dos blanc et un ventre noir.

 

La femelle présente une livrée brune striée de nombreuses barres foncées.

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La femelle ressemble à une cane colvert

 

L'Eider à duvet est un habitant du littoral marin. On le rencontre aussi bien sur les côtes rocheuses ou sablonneuses. En hiver, on peut l'apercevoir occasionnellement à l'intérieur des terres sur les fleuves ou les lacs.

 

Son aire de nidification se situe sur l'Atlantique Nord, à la limite de la banquise. L'Eider à duvet est hivernant en France où on le retrouve sur les côtes de la Manche et en Bretagne. Formidable plongeur qui récolte crustacés et coquillages jusqu'à 15 mètres.

 

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Eider femelle

 

Le duvet de canard étant depuis longtemps connu pour ses propriétés isolantes, il est récolté après la période de nidification pour confectionner des édredons.

 

La période de reproduction commence fin mai-début juin. La femelle bâtit son nid tout près de l'eau sur le sable ou dans une anfractuosité de rocher. Il est construit de matériaux divers : débris végétaux, fragments de coquillages, et garni d'une épaisse couronne de duvet de la femelle. Elle y dépose 4 à 6 œufs couvés pendant 25 à 28 jours. Les jeunes sont nidifuges et s'envolent dans un délai de 65 à 75 jours.



Les femelles seules assurent la protection des poussins

 

Après la période de reproduction, couvaison et soins aux jeunes sont dévolus aux femelles. Pendant ce temps, les mâles se rassemblent en troupes nombreuses qui peuvent dépasser une centaine d'individus.

 

L'Eider se nourrit surtout de mollusques (moules, coques, bigorneaux mesurant de 7 à 40 mm) et de crustacés (crabes). Cependant, il ne dédaigne pas les insectes aquatiques, les poissons et les échinodermes (étoiles de mer) qui sont des ingrédients courants à son menu. Son alimentation est complétée par divers végétaux qu'il glane sur le littoral.

 

Vidéos et photos réalisées en Islande en juillet 2008 par André Guyard

 

Source :

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/eider.a.duvet.html

 

La Conure à gros bec

Rhynchopsitta pachyrhyncha.jpgLa Conure à gros bec

Rhynchopsitta pachyrhyncha (Swainson, 1827)

 

par André Guyard

 

La Conure à gros bec ou Perroquet des pins est une espèce d'oiseau appartenant à la famille des Psittacidae.

Ce perroquet ressemble à un ara dont il reproduit le comportement criard. Il mesure environ 38 cm. Il possède un corps robuste et trapu. Son plumage est vert avec des marques rouges sur le front, au-dessus des yeux, aux épaules et sur les culottes. Les cercles oculaires sont jaunâtres et les iris orange. Le bec est noir et les pattes grises.

La coloration rouge est moins étendue et le bec est grisâtre chez le juvénile.

 

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La Conure à gros bec est un perroquet au gros bec noir de taille moyenne, allant jusqu'à 38 cm de longueur, au plumage vert vif avec des taches rouges sur le front, les épaules et les cuisses. Les yeux des adultes sont jaunes, tandis que les jeunes ont les yeux bruns.

 

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Couple de conures à gros bec

 

La Conure à gros bec vit en zone tempérée dans des forêts de pins et de sapins, entre 1200 à 3600 mètres d'altitude. Son aire de répartition se limite à la Sierra Madre occidentale du Mexique et à la Californie.

 

L'espèce niche dans les cavités des arbres, occupant surtout les anciens trous de pics. Elle se nourrit surtout de graines de différentes espèces de pins, si bien que leur vie dépend de la production de cônes. D'ailleurs, la reproduction se produit au moment de la maturation des graines de pin. Ces perroquets montrent un comportement grégaire et les troupes se déplacent en fonction de l'abondance des cônes.

 

Conures à gros bec filmés à San Francisco

 

L'espèce est en voie de disparition et figure sur la liste rouge de l'UICN des espèces menacées. Ses effectifs sont estimés à seulement 1000-4000 couples. Cependant, cette espèce de perroquet indigène des États-Unis est relativement commune en captivité dans beaucoup de zoos à travers le monde. Ces oiseaux ont été réintroduits sans succès en Arizona dans les années 1980, mais cet effort s'est avéré infructueux, les perroquets étant victimes des prédateurs naturels.

 

Vidéo et photos : André Guyard octobre 2009 en Californie

 

Sources :

fr.wikipedia.org/wiki/Conure_à_gros_bec

 

Vidéo et photos : André Guyard

12/12/2009

L'Avocette élégante

Avocettelogo.jpgL'Avocette élégante

 

par André Guyard

 

 

L'Avocette élégante (Recurvirostra avosetta) est un limicole appartenant à l'ordre des Charadriiformes et à la famille des Récurvirostridés.

 

Comme son nom l'indique l'Avocette est un oiseau élégant, assez grand au plumage noir et blanc qui habite les zones humides : marais salants, vasières, lagunes. Sur le terrain, l'Avocette élégante déambule à longs pas gracieux et rapides. Elle nage en basculant son corps vers l'avant pour se nourrir comme certains canards.

 

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L'Avocette élégante fréquente les zones humides

 

Son long cou, son grand bec mince incurvé vers le haut est approprié à sa façon de se nourrir : elle balaie latéralement la vase de son bec afin de faire remonter de petits invertébrés à la surface. Elle consomme surtout des insectes aquatiques, des vers et des petits crustacés vivant en eau saumâtre.

 

Son vol est direct et rapide. Au vol, les pattes dépassent la queue et le cou est légèrement tendu.

 

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L'Avocette est dotée d'un bec recourbé vers le haut

 

La parade nuptiale est complexe et se déroule ordinairement en eau peu profonde. Le mâle toilette son plumage pendant que la femelle se penche en avant, étendant le cou de telle sorte que sa tête effleure la surface de l'eau. Le mâle patauge ensuite de-ci, de-là devant elle, s'approche peu à peu, puis lui frôle la queue. Il étend enfin une aile au-dessus du dos de la femelle et l'accouplement a lieu. Juste après, le couple court côte à côte sur quelques mètres. De nombreuses avocettes trouvent un partenaire avant même d'atteindre les sites de nidification en avril et mai.

 

Pour la nidification, le couple délimite un territoire dans une zone nourricière qu'il défend avec soin. Le nid est généralement dissimulé dans des herbes ou sur un banc de sable. En raison des disponibilités limitées, l'Avocette niche souvent en colonies denses. Mâle et femelle se relaient pour aménager une cuvette dans le sol. Ils y apportent ensuite une bonne quantité de végétaux morts. Après la ponte, les deux parents partagent l'incubation des œufs durant 23 à 25 jours.





Un couple d'avocettes déambulant au bord d'un ruisselet

 

Lien : http://www.oiseaux.net/oiseaux/avocette.elegante.html

23/11/2009

Le Quiscale de Brewer

Mainate_Brewer1_logo.jpgLe Quiscale de Brewer

 

(Euphagus cyanocephalus,

Famille des Ictéridés)

 

par André Guyard

 

Le Quiscale de Brewer ou Mainate de Brewer est une espèce endémique d'Amérique du Nord et d'Amérique Centrale. Aux États-Unis, le Quiscale de Brewer niche de l'état de Washington et du Montana jusqu'en Californie et au Colorado. Dans le nord du continent, c'est un migrateur de petite et de moyenne distance. En revanche, les populations qui fréquentent le littoral du Pacifique en Californie, sont sédentaires.

 

Le Quiscale de Brewer est un passereau de 20 à 25 cm, d'une envergure de 40 cm et d'un poids de 50 g en moyenne. Les sexes sont différents. Tout au long de l'année, le plumage du mâle adulte est entièrement noir, avec des reflets violets sur la tête et sur le cou et des plumes vert brillant. L'iris est jaune ou jaune clair. La femelle, de taille légèrement inférieure à son partenaire, a un aspect général gris-brun, hormis les ailes et la queue qui paraissent plus sombres. L'œil est surmonté par un sourcil sombre. L'iris est brun foncé.

 

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Le Quiscale de Brewer sur un parking à San Francisco

 

Le Quiscale de Brewer est un oiseau des zones ouvertes. On le trouve dans les champs cultivés, les prairies, les pâtures, les alpages et les plages. Il est également présent dans les zones urbaines. Insectivores, les quiscales de Brewer se nourrissent toujours à terre. En Californie notamment, ils s'installent dans les parkings, attendent que les voitures soient stationnées pour se précipiter  sur les insectes qui sont écrasés sur les pare-brises ou contre les grilles des radiateurs.

 

Le Quiscale sur un parking

 

Le Quiscale de Brewer niche en colonie. Pour se nicher, il a besoin d'un feuillage fourni. Il est particulièrement attiré par les forêts denses de conifères et les fourrés. Les couples se forment à l'intérieur des colonies qui s'alimentent à l'écart des zones de nidification. En Californie, les premiers signes de l'appariement des oiseaux sont visibles dès la fin du mois de janvier. Ils se traduisent par des poursuites au cours desquelles les mâles s'élancent à la poursuite des femelles, ces dernières pratiquant un vol de papillon, avec de lents et amples battements d'ailes.

 

À partir de ce moment-là, le mâle ne quitte plus sa partenaire, même lorsqu'elle s'absente du nid pour aller chercher des matériaux. Quand la couvée éclôt, le mâle participe aux soins et à l'éducation des jeunes.

 

Au sein de la colonie, les mâles se perchent habituellement sur une branche bien en vue, à proximité du nid. Lorsque la femelle commence à le construire, son partenaire monte une garde vigilante et la protège contre les éventuelles sollicitations des autres mâles. Si le cas se produit, le mâle effectue alors une parade : il déploie alors sa queue, ouvre légèrement les ailes, ébouriffe son plumage tout en émettant un chant. L'accouplement a lieu deux ou trois jours avant la ponte.

 

En Californie, le Quiscale de Brewer visite aussi les plages

 

Le nid est une structure en forme de coupe, construite avec des herbes sèches cimentées par de la boue. La ponte comprend 4 à 7 œufs de couleur grisâtre à vert pâle avec des taches et des marbrures sombres. La construction du nid et l'incubation sont l'apanage exclusif de la femelle qui couve pendant 12 jours. Les petits prennent leur envol au bout d'environ deux semaines. Les deux parents participent à l'éducation et à l'alimentation des oisillons. Il n'y a habituellement qu'une couvée par an, toutefois, dans certaines régions, deux pontes par été sont assez courantes. Néanmoins, si la première couvée est détruite, la femelle dépose une couvée de substitution.





À Sequoia Park, le Quiscale intimide un couple de corbeaux (Corvus brachyrhynchos)

 

Dans la presqu'île du Yucatan (Mexique) on rencontre une autre espèce de quiscale : c'est le quiscale à longue queue (Quiscalus mexicanus).



Quiscale à longue queue filmée sur le site maya de Tulum

 

D'autres quiscales se rencontrent en Amérique du Sud et aux Antilles comme Quiscalus lugubris que l'on appelle Merle aux Antilles françaises.

 

 

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Quiscalus lugubris
(cliché J. Ascon)

Sources :

 

Robbins C. S., Brun B. & Herbert S. Z. (1980) - Guide des Oiseaux d'Amérique du Nord. Ed. Delachaux Niestlé.

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/quiscale.de.brewer.html

 

Vidéos et photos : André Guyard (octobre 2009)

 

Le Jaseur d'Amérique ou Jaseur des cèdres

Jaseur_logo.jpgLe Jaseur d'Amérique ou Jaseur des cèdres

(Bombycilla cedrorum,

famille des Bombycillidés)

 

par André Guyard

 

 

 

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Comme son nom l'indique, le Jaseur d'Amérique est une espèce de passereau dont la répartition est exclusivement nord-américaine. Il nidifie en Amérique du Nord, principalement dans le sud du Canada et dans le nord des États-Unis. Au Québec on l'appelle Jaseur des cèdres. Il mesure 16,5 cm et pèse 32 g. Il est plus petit et plus brun que son cousin le Jaseur boréal qu'on rencontre en Eurasie et qui peuple également le nord-ouest de l'Amérique du Nord.

 

Il vit en troupes de 10 à 50 individus. Son plumage est lisse et soyeux. Il a aussi comme un masque noir autour des yeux une queue plate à bout jaune et de petites taches rouges sur son corps. Les adultes ont un plumage grisâtre et jaune pâle sur le ventre. Tandis que les petits ont un plumage bleu-gris. Sa taille est généralement de 19 à 22 cm et il pèse environ 33 grammes.

 

 

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Le Jaseur d'Amérique est un oiseau grégaire. Il vit en groupe et se déplace en groupe. Son habitat est constitué de forêts (feuillus et conifères). On peut le voir aussi dans les banlieues des villes. Son nid est constitué d'herbes, de brindilles et de mousses garni de radicelles et de matériaux fins.

 

 

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L'été, les jaseurs des cèdres se nourrissent de baies sauvages et d'insectes qu'ils attrapent au vol. Ces oiseaux ont une habitude fort amusante de se passer un petit fruit de bec à bec. Le mâle sautille latéralement vers la femelle en lui offrant un morceau de fruit ou une baie. La femelle fait la même chose puis c'est de nouveau le mâle et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un deux décide de manger le fruit. L'hiver, les jaseurs se nourrissent presque exclusivement de petits fruits qu'ils ont gardés en réserve.

 

La période d'accouplement se fait au printemps. La parade nuptiale du mâle consiste en une petite danse et une offrande de fruits et de pétales à la femelle. Le Jaseur des cèdres pond en moyenne de 3 à 5 œufs. La durée d'incubation est de 12 à 14 jours. La maturité sexuelle est atteinte au bout d'un an.

 


 

 

Sources :

 

Robbins C. S., Bruun B. & Herbert S. Z. (1980) - Guide des Oiseaux d'Amérique du Nord Ed. Delachaux Niestlé.

 

http://membres.lycos.fr/horticulture/jaseur_am.html

 

http://educ.csmv.qc.ca/MgrParent/vieanimale/ois/Jaseur/ja...

 

Vidéo et photos : André Guyard (octobre 2009)

 

 

Le Robin américain

Robin_logo.jpgLe Robin américain

(Turdus migratorius,

famille des Turdidés)

 

par André Guyard

 

Cette espèce est endémique d'Amérique du Nord. On l'appelle également le Merle américain. Elle est présente sur tout le continent, de l'Alaska et du Labrador jusqu'en Floride et en Californie.

 

Le Robin américain est surtout un habitant des forêts jusqu'à la limite de la ligne des arbres à 3700 mètres, dans les zones où les précipitations sont assez abondantes. C'est un oiseau commun et familier : on le rencontre aussi dans les champs avec haies, dans les jardins, les vergers et les massifs d'arbustes des banlieues et des villes. L'espèce recherche sa nourriture et niche dans les jardins à la périphérie des villes.

 

À terre, le Robin américain marche, sautille et court. En vol, sa silhouette est assez facilement identifiable en raison de son dos rectiligne et de son ventre relativement arrondi. Comme la plupart des autres turdidés, son vol trace une trajectoire assez onduleuse constituée d'une alternance d'amples battements d'ailes et de courtes glissades. Même en dehors de la période de reproduction, les robins se perchent en commun. À la fin du mois de juillet et en août, ces dortoirs peuvent contenir plusieurs milliers d'oiseaux.

 

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Le Robin américain recherche sa nourriture à terre, dans les arbres et dans les buissons. Il consomme une grande variété de fruits sauvages et de fruits cultivés avec une propension pour les fruits du cèdre rouge, du genévrier, du laurier, de l'amélanchier, du sorbier, de l'aubépine et du chèvrefeuille ainsi que les mûres, phytolaques, framboises, prunes et raisins. Les insectes et les invertébrés représentent une part moins importante de son alimentation : coléoptères, chenilles, mais également fourmis, punaises, mouches, sauterelles, des araignées, escargots, scolopendres et vers de terre. Les oisillons reçoivent exclusivement des vers de petite taille et des invertébrés à corps mou.

 

La saison de nidification se déroule d'avril à la fin août. C'est la femelle qui construit le nid aidée par le mâle qui apporte les matériaux. Le nid est une structure désordonnée construite avec des herbes et des brindilles garnie à l'intérieur d'une couche de boue lissée garnie de fines herbes sèches. Il est habituellement placé à la fourche d'un arbre ou le long d'une grosse branche.

 

La femelle dépose entre 3 et 6 œufs, de forme ronde ou ovale, de couleur bleu pâle ou parfois blanche. L'incubation, qui dure de 11 à 14 jours, est presque entièrement assurée par la femelle. Le mâle la remplace parfois brièvement à la fin de la période. L'envol des jeunes s'effectue 15 à 16 jours après l'éclosion. Le Robin américain élève 2 ou 3 nichées par an, sauf dans le nord où il n'en élève qu'une.


Le Robin américain picorant des baies

 

Sources :


Robbins C. S., Brun B. & Herbert S. Z. (1980) - Guide des Oiseaux d'Amérique du Nord Ed. Delachaux Niestlé.

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/merle.d.amerique.html

 

Vidéo et photos : André Guyard (octobre 2009)

 

20/11/2009

Le Pélican brun

Pélican_brun_logo.jpgLe Pélican brun

 

par André Guyard

 

Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis) de la famille des Pélicanidés est un grand oiseau aquatique et piscivore qu'on rencontre sur les côtes de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et de l'Amérique du sud, en particulier dans la Caraïbe du côté atlantique et jusqu'aux Galapagos du côté pacifique. Il fréquente principalement les îlots déserts, les lagunes, les étangs peu fréquentés et les mangroves. C'est un oiseau qui s'éloigne peu du littoral, s'aventurant rarement dans les terres et passe son temps sur les rochers dominant la mer.

 

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Le Pélican brun (Pelecanus occidentalis)

 

Comme tous les pélicans, le Pélican brun a les quatre doigts palmés. C'est un oiseau grégaire vivant en troupe d'une cinquantaine d'oiseaux qui dorment et pêchent ensemble. Il vole en groupes adoptant une formation en ligne. Le Pélican brun est un excellent voilier. Il alterne courts vols glissés au ras de l'eau avec des coups d'ailes puissants. Au vol, la tête est ramenée en arrière entre les épaules

 

Il faut le voir en action de pêche.  D'une altitude d'environ une dizaine de mètres, il plonge comme une flèche, cou tendu et ailes repliées et pénètre dans l'eau à grande vitesse. La poche du pélican étant extensible, il arrive parfois que l'oiseau fasse le trop-plein de nourriture. Il est alors contraint, afin de pouvoir redécoller, de recracher une partie des aliments non digérés.

 

Il niche en colonies d'une centaine d'individus et reste silencieux en dehors des zones de nidification. La période d'accouplement varie en fonction de la latitude de la région qu'il habite. La parade nuptiale du mâle est caractéristique : il martèle le sol puis décrit un cercle autour de la femelle convoitée.

 

Il consacre beaucoup de temps et d'énergie à la construction de son nid. Avec des brindilles récoltées le long des jetées, il fabrique une construction plate, au centre de laquelle il laisse une dépression destinée à accueillir les œufs.


Entre février et août, la femelle pond deux ou trois œufs que les parents couvent alternativement pendant 4 ou 5 semaines.

 

Les poussins naissent nus, mais se recouvrent d'un épais duvet après deux semaines. Les parents nourrissent leurs jeunes de poissons prédigérés. Au début, ils font couler une bouillie huileuse dans le bec des poussins, mais bientôt ces derniers plongent leur tête dans le bec des parents pour se nourrir.


Dans les colonies terrestres, les jeunes âgés de six semaines se regroupent et attendent d'être nourris. Les adultes reconnaître alimentent lerus petits, écartant sans ménagement les autres jeunes qui essaient de voler leur repas. Les jeunes continuent à être nourris par les adultes jusqu'à ce qu'ils aient appris à pêcher.


Pélican brun évoluant dans le

port de San Francisco (Californie)

 

Sources :

 

Robbins C. S., Bruun B. & Herbert S. Z. (1980) - Guide des Oiseaux d'Amérique du Nord Ed. Delachaux Niestlé.

 

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pelican.brun.html

 

Vidéo réalisée par André Guyard (octobre 2009)

09/10/2009

Le Bihoreau gris

Bihoreaulogo.jpgLe Bihoreau gris

 

(Nycticorax nycticorax)

 

par André Guyard

 

 

Le Bihoreau gris est un oiseau trapu avec une tête large, un cou épais et court, et des pattes courtes.

 

En période de reproduction, l'adulte montre deux longues plumes blanches disposées sur la nuque.

 

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Le Bihoreau gris dans la nature

Le Héron bihoreau est habituellement silencieux. Il émet quelques cris en volant ou depuis un perchoir.

 

Le Héron bihoreau vit près des lacs, des marécages et des rivières bordés de végétation dense. Il niche et dort dans les arbres.

 

C'est un oiseau nocturne, se nourrissant du crépuscule à l'aube. Le Héron bihoreau se nourrit principalement de poissons, mais aussi de vers de terre, et d'insectes aquatiques et terrestres. Comme les autres hérons, il chasse dans les eaux peu profondes, utilisant son long bec pour capturer les proies. À l'affût, il se tient debout immobile, attendant le passage d'une proie. Il secoue vigoureusement sa proie pour l'étourdir ou la tuer et il l'avale la tête la première.

 

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Le Bihoreau gris

 

Le vol est direct marqué par des battements assez rapides et peu amples. Au vol, le bec est incliné vers le bas. Seuls les doigts dépassent la queue.

 

Le Héron bihoreau niche en colonies souvent avec des espèces voisines dans les fourrés, sur les arbres et localement dans les roseaux. Le mâle bâtit la base du nid le plus souvent dans les branches d'un buisson ou au faîte d'un arbre où il attirera la femelle par des mouvements et des cris particuliers. C'est la femelle qui se chargera de terminer le nid.

 

La femelle dépose 3 à 5 œufs bleu clair, à intervalles de deux jours. L'incubation dure environ 24 à 26 jours, assurée par les deux parents.

 

Les poussins sont couvés par les deux adultes et nourris par régurgitation. Ils quittent le nid au bout de trois semaines.


 

Vidéo : André Guyard

Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/bihoreau.gris.html

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06/10/2009

La Sarcelle Hottentote

La Sarcelle Hottentote

 

(Anas hottentota) famille des Anatidés

 

par André Guyard

 

 

Ce petit canard fréquente les marais, les lacs et les étangs riches en végétation dans les milieux ouverts. La sarcelle hottentote occupe un vaste territoire qui couvre l'est de l'Afrique et  Madagascar.

 

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Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/sarcelle.hottentote.html

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Le Tadorne de Belon

Tadorne_logo.jpgLe Tadorne de Belon

 

(Tadorna tadorna)

famille des Anatidés

 

par André Guyard

(dernière mis à jour le 19/02/2016)

 

Durant tout le mois de janvier 2009, un couple de tadornes de Belon s’est cantonné sur le cours du Trébignon, un exutoire de la nappe phréatique exploitée par la Ville de Besançon par un puits de pompage dit de Chailluz.

Le Trébignon naît à Thise au niveau de la voie ferrée, passe à l’extrémité de l’aérodrome à proximité de champs de maïs et gagne le Doubs au niveau de la piscine de Chalezeule. Le couple a été observé par le garde champêtre de la commune de Thise, des groupes de promeneurs et par Jacques Bonet, le trésorier de la SHND.

Très farouche, à chaque tentative d’approche, les canards prenaient leur envol en direction du Doubs. Étonnant de rencontrer ces volatiles loin du littoral marin où ils fréquentent surtout les côtes marines plates, sablonneuses ou vaseuses. On peut également les observer au bord des lacs salés proches des embouchures ou des estuaires.

 

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Tadorne de Belon mâle
Photo de Jacques Nicolin

Le Tadorne de Belon est le plus grand des canards de surface en France. Son plumage bariolé noir, blanc et roux le rend aisément identifiable et le mâle et la femelle sont sensiblement identiques.
 
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Tadorne de Belon femelle

D’après la littérature, l’espèce effectue au cours du mois de juillet une migration de mue regroupant adultes nicheurs et non-reproducteurs. Ces rassemblements réunissent plusieurs dizaines de milliers d’individus qui, une fois la mue terminée, regagnent leurs pays d’origine.
 
Le nid est installé dans un ancien terrier de lapin ou de renard, dans une cavité d’un talus ou même dans un trou de muraille. Exceptionnellement, il peut être posé à même le sol dans la végétation herbeuse. C’est une simple dépression garnie de duvet. D’avril à juin, la femelle y pond de 8 à 10 œufs dont l’incubation dure une trentaine de jours.
 
Les petits, nidifuges comme chez la plupart des anatidés, s’envolent au bout de 45-50 jours. En attendant, ils se regroupent en nurseries pouvant atteindre plusieurs dizaines de canetons chaperonnés par un encadrement réduit d’adultes.
 
Le Tadorne de Belon se nourrit principalement de bivalves, de gastéropodes marins et de crustacés qu’il trouve en tamisant la vase avec son bec. Il complète son régime avec des insectes aquatiques et des matières végétales. Il se nourrit généralement en eau peu profonde, sur les vasières et dans les champs.

Pour assurer sa subsistance à Thise, le couple de tadornes a dû exploiter les champs de maïs.
 
Vidéo et photos : André Guyard.
 

 
 
 
Parmi les nombreuses références bibliographiques, on pourra consulter en particulier :

www.oiseaux.net/oiseaux/tadorne.de.belon.html

Peterson R., Montfort G. & Hollom P.A.D : Guide des oiseaux d’Europe, Delachaux Niestlé Ed.

 

 

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La Poule d’eau

pouledeau_logo.jpgLa Poule d’eau

Gallinula chloropus (Famille des Rallidés)

par André Guyard

 

 

On confond souvent la Poule d’eau ou Gallinule avec la Foulque macroule (Fulica atra). La Gallinule s’en distingue par sa taille inférieure et surtout par sa plaque frontale rouge et son bec rouge terminé par une pointe jaune (plaque frontale et bec blancs chez la Foulque).

 

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La Gallinule se repère à son bec et à sa plaque frontale rouges
 
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La Foulque préfère les collections d’eau plus ouvertes : étangs et lacs.
On la repère à son bec et à sa plaque frontale blancs
 
La Gallinule a un plumage noir. Les pattes vertes sont ornées d’une "jarretière" rouge. Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand.

La Poule d’eau vit près des eaux douces dans des zones humides où la végétation est abondante et émergente proposant un couvert. C’est un très bon plongeur, restant parfois plus de 45 secondes sous l’eau. Elle nage ou marche le long des rives, ou court se mettre à couvert.
 
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La Poule d’eau est un oiseau farouche qui se dissimule dans la végétation riveraine.
On la rencontrera de préférence dans les petits cours d’eau et les marécages.
 
Oiseau très peureux, la Gallinule vit souvent cachée, mais elle s’observe aussi à découvert dans les herbes au bord de l’eau (hélophytes). Elle peut marcher sur la végétation flottante et court à la surface de l’eau pour s’envoler, montrant un vol rapide et puissant.
 
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Pour se nourrir, elle explore la végétation émergente pour picorer graines et racines et mollusques, insectes, vers de terre, petits poissons, têtards et œufs d’oiseaux.
 
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La Poule d’eau aime à se dissimuler parmi les hélophytes
 
 
Le couple est monogame. Il construit un nid parfois flottant, dans la végétation émergée, sur la terre ferme, dans les buissons bas. La femelle pond de 5 à 8 œufs. L’incubation dure 3 semaines et il peut y avoir 2 ou 3 pontes par an, entre avril et juillet.

Les poussins sont nidifuges. Ils sont souvent couvés pendant les deux premières semaines, surtout par temps froid et humide. Les parents et les jeunes des premières portées s’occupent des poussins pendant parfois 6 semaines. Les jeunes sont indépendants vers 3 ou 4 semaines.
 

 

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Le Phalarope à bec étroit

phalarope5_logo.jpgLe Phalarope à bec étroit

Phalaropus lobatus (Scolopacidés)

 

par André Guyard

 

 

Les Phalaropes sont de gracieux limicoles, d’une taille d’une quinzaine de cm, nageant avec vivacité souvent en virant sur eux-mêmes en eau peu profonde, créant ainsi un tourbillon pour amener à la surface le plancton dont ils se nourrissent.

L’espèce niche en groupes dans les zones humides, les îles des rivières et les plages aux bords des lacs dans le nord de l'Europe.

 


 

Le Phalarope à bec étroit est une espèce moins nordique que sa cousine à bec large. En Europe, elle niche en Islande, dans les îles écossaises, les chaînes scandinaves et la toundra nordique. En automne, elle entreprend un long trajet de migration. Grâce à un GPS pesant 0,6 g, supportable pour ces limicoles de 20 cm de long vivant l'été en Écosse et en Islande, l'Institut ornithologique suisse a pu déterminer en 2013 que l'oiseau ne migrait pas en Arabie Saoudite l'hiver comme on le pensait, mais en Équateur et au Pérou. Soit plus de 10 000 km de voyage aller.

C’est une espèce rarement observée en France le long des côtes atlantiques.

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La femelle est dotée de couleurs plus vives que le mâle
 
 
Autre originalité de l'espèce : les phalaropes inversent le rôle des sexes lors de la nidification. Contrairement à la plupart des autres espèces d’oiseaux, la femelle du Phalarope à bec étroit est plus grande et plus richement colorée que le mâle et c’est elle qui le choisit. Elle pond généralement 4 œufs verts tachés de brun, déposés dans une coupe placée dans une touffe d’herbe dans un marais, une tourbière ou une mare.
 
 
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 La femelle défend le territoire

 

C'est la femelle qui défend le territoire tandis que le mâle construit le nid, assure seul l’incubation qui dure entre 18 et 20 jours, ainsi que l’éducation des poussins. C'est donc en toute logique, que le plumage de la femelle est plus coloré que celui du mâle.

Il arrive que la femelle ponde une seconde fois, avec un autre partenaire.

 
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C’est le mâle qui couve les œufs et s’occupe des poussins
 
 
Pour picorer sa nourriture, le Phalarope à bec étroit adopte un curieux mode d’alimentation : le goutte-à-goutte. Le numéro de juillet 2008 de la revue "Sciences et Avenir" rapporte comment des physiciens sont parvenus à expliquer le curieux mode d’alimentation de cet oiseau. Le Phalarope ne plonge pas la tête dans l’eau, ni n’aspire le liquide. Les gouttes contenant les nutriments qui leur sont nécessaires montent toutes seules vers leur bouche. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’École supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCT) de la ville de Paris ont démontré, en réalisant notamment des becs artificiels que le phénomène mis en cause est la capillarité. Un liquide monte d’autant plus haut dans un tube très fin que celui-ci est étroit. Le Phalarope prend une goutte dans son bec puis le ferme partiellement (voir le schéma ci-dessous).
 
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Le Phalarope à bec étroit se nourrit par capillarité
Schéma dû au talent de Sylvie Daoudal

L’extrémité de la goutte qui se trouve proche de la bouche avance alors plus que l’extrémité opposée. En rouvrant le bec, cette fois la partie « gauche » se déplace plus que la « droite ». Après un cycle de claquements de bec, la goutte progresse vers la bouche. Les chercheurs ont observé qu’il existe des angles optimaux permettant de déplacer la goutte en un petit nombre de claquements. Le Phalarope satisfait à cet idéal avec deux coups pour cinq centimètres de déplacement et ce à raison de deux gouttes par seconde. D’autres oiseaux (bécasseaux, échasses) dont ce n’est pas le seul mode d’alimentation, ont besoin de cinq à sept coups. Malgré la gravitation, l’eau ne tombe pas, retenue par les aspérités de la surface du bec (telles les gouttes de pluie sur les vitres verticales).

Une belle mais fragile adaptation : les chercheurs soulignent l’extrême sensibilité de ces espèces à la pollution des eaux. La présence de savon ou d’huile modifierait les conditions de mouillage de l’eau, au point d’empêcher l’ascension des gouttes et de leur contenu dans le bec. L’espèce est également menacée par le drainage des zones humides, l’intensification des habitats, les dérangements humains, les inondations et la prédation, notamment par le Labbe parasite (Stercorarius parasiticus).

Pour en savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/phalarope.a.bec.etroit.html

16:20 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

La Mouette rieuse

Larus ridibundus1_logo.jpgLa Mouette rieuse

 

Larus ridibundus

(Famille des Laridés)

 

par André Guyard

 

La Mouette rieuse appartient à la famille des Laridés comme les goélands et les sternes. Chez la Mouette rieuse, les deux sexes sont identiques.

 

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La Mouette rieuse
En juillet, la Mouette rieuse se coiffe d’un capuchon chocolat

L’adulte a le dos et le dessus des ailes gris clair. Les rémiges primaires externes sont blanches avec les extrémités noires. Le bord d’attaque de l’aile est d’un blanc pur, mais il devient noir vers les primaires les plus externes.
 
Contrairement au juvénile et à l’immature, la Mouette rieuse en plumage nuptial, est coiffée d’un capuchon brun chocolat. L’adulte en plumage d’hiver n’a que des taches sombres en arrière des yeux.
 
La Mouette rieuse est dotée d’un vol rapide et peut planer.
 
C’est une espèce omnivore. La Mouette rieuse se nourrit surtout d’insectes aquatiques et terrestres, d’invertébrés marins, de poissons, de vers de terre. Elle consomme aussi des fruits, des graines, des débris variés et parfois des souris.
 
La Mouette rieuse hiverne dans des habitats côtiers variés, depuis les eaux côtières jusqu’aux ports, les marais salants et les estuaires. On peut la trouver en ville sur les lacs.
 
Elle se reproduit en bordure d’étangs et de lacs. Monogame, elle reste fidèle au site du nid où elle revient chaque année. Elle nidifie en grandes colonies, jusqu’à 1000 couples ou plus sur le sol dans une dépression peu profonde tapissée de végétation. La femelle y dépose 2 à 3 œufs brun olive, mouchetés de brun, vers fin avril-début mai. Les jeunes sont semi-nidicoles et quittent vraiment le nid vers l’âge d’un mois.
 

 
Images et vidéo enregistrées en Islande en juillet 2008 par André Guyard.

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/mouette.rieuse.html

15:33 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Le Macareux moine

Macareux_logo.jpgLe Macareux moine

 

Fratercula arctica

(Famille des Alcidés)

 

par André Guyard

 

Grâce à son bec triangulaire légèrement crochu, à pointe rouge, base bleu foncé cernée de jaune, le Macareux Moine est facile à identifier. Il utilise son bec pour stocker ses proies. Il avale ses proies sous l’eau, sauf quand il nourrit son poussin. Ses ailes courtes le prédisposent à la nage sous l’eau. Pour le vol, leur faible portance contraint l’oiseau à un battement très rapide. L’aire de répartition du Macareux Moine est strictement nord atlantique. C’est un oiseau pélagique qui vit en haute mer. Il se rend sur la terre ferme uniquement en période de reproduction. Il niche alors sur les pentes herbeuses et les falaises côtières d’Islande (2 à 3 millions de couples), d’Irlande, d’Écosse, des Shetland et de Scandinavie... Une population relictuelle subsiste en Bretagne.

 

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Colonie de macareux
Le Macareux niche en colonies sur les falaises
 
Le Macareux Moine a un comportement grégaire en été, nichant et vivant en colonies parfois très vastes comme en Islande où l’on a compté plusieurs milliers d’individus sur un seul site. Les deux sexes sont semblables. L’accouplement a lieu sur l’eau. En juin et juillet, la femelle dépose un seul œuf dans un terrier creusé préalablement dans un secteur herbeux. L’incubation est assurée par les deux partenaires pendant 39 à 43 jours.
 
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Couple de macareux
 
Le poussin est nourri de petits poissons que les adultes stockent dans leur bec. Au bout de 40 jours, les parents repartent en mer laissant le petit seul qui jeûne pendant une semaine, avant de sauter de la falaise pour aller se nourrir dans la mer. Il ne volera que vers 49 jours.
 
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Macareux observés sur une île au sud-est de l’Islande en juillet 2008 (vidéos et photos : André Guyard)

Pour en savoir plus :


www.oiseaux.net/oiseaux/macareux.moine.html

http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp ?fiche_numero=1508

11:27 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Le Lagopède des Alpes

Lagopede_male5_logo.jpgLe Lagopède des Alpes

 

Lagopus mutus

(Famille des Tétraonidés)

 

par André Guyard

 

Un couple de Lagopèdes des Alpes a été rencontré en Islande en juillet 2008 le long d’un sentier de randonnée pédestre. Les oiseaux sont alors en plumage d’été. Le mâle se distingue de la femelle par sa caroncule rouge bien visible et par une barre noire qui va de la base du bec à l’arrière de l’œil. En hiver, mâle et femelle présentent un plumage blanc, à l’exception de la queue qui reste noire.

 

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Lagopède mâle en livrée estivale
 

Le Lagopède des Alpes se nourrit de feuilles et de bourgeons, de fleurs, de baies et d’insectes.
 
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Lagopède femelle
La femelle ne manifeste aucun effroi à l’approche des randonneurs
 
Espèce sédentaire, commune des Alpes et des Pyrénées, le Lagopède vit dans les pierriers, les landes, les pelouses caillouteuses au-dessus de la limite supérieure de la forêt. En Islande et en Scandinavie, on le rencontre à des altitudes plus basses.
 
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Lagopède femelle
La femelle en livrée estivale a un plumage qui la camoufle lors de la couvaison
 
La période de nidification se situe en juin juillet. Le nid est rudimentaire, tapissé d’herbe construit dans une dépression de terrain, le plus souvent bien dissimulé par des arbustes. La femelle couve seule de 4 à 10 œufs pendant 21-23 jours.et s’occupe des oisillons jusqu’en automne.
 
Vidéo réalisée en Islande en jujillet 2009 par André Guyard.
 
 

 

Pour en savoir plus :

http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Lagopede-alpi...

 

10:07 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

L’Huîtrier pie

huitrier_logo1.jpgL’Huîtrier pie

 

Haematopus ostralegus

(Famille des Haematopodidés)

 

par André Guyard

 

L’Huîtrier pie est un oiseau de rivage. Ce robuste limicole est doté d’un long bec rouge orangé. Son plumage est entièrement noir et blanc, ce qui lui vaut le qualificatif de "pie". Il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

 

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L’Huîtrier pie visite l’estran

 
Habitant du littoral marin, l’Huîtrier pie fréquente, de préférence, les plages, l’estran vaseux des estuaires, mais il ne dédaigne pas de visiter la couverture algale des récifs et des côtes rocheuses et n’hésite pas à s’aventurer dans les champs et prairies de l’arrière-pays.

Les couples nichant en France, surtout en Normandie et en Bretagne, sont sédentaires. En automne, ils sont rejoints par les individus du nord de l’Europe : Islande, Pays-Bas et Îles britanniques. Les hivernants repartiront au printemps.

L’Huîtrier pie niche en couples séparés, mais devient très sociable après la période de nidification. Le nid est constitué d’une simple dépression garnie de coquillages et de débris d’algues. Entre mars et mai, la femelle y dépose en moyenne trois œufs jaunâtres striés de brun qui sont couvés pendant une période d’un mois environ.
 
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L’Huîtrier pie explore la prairie
 
 
Sur le littoral, l’Huîtrier pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques) qu’il ouvre en les martelant ou en écartant les valves et en sectionnant avec son bec le muscle adducteur. Son menu est complété par des gastéropodes (littorines) de l’estran, des crabes et des vers marins. Lorsqu’il est à l’intérieur des terres, son repas se compose essentiellement de lombrics et d’insectes.
 
La vidéo ci-dessous a été réalisée dans un fjord de l’Est de l’Islande par André Guyard.
 

 

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/huitrier.pie.html

 

09:53 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

La Grive mauvis

Grive11_logo.jpgLa Grive mauvis

 

Turdus iliacus

(Famille des Turdidés)

 

par André Guyard

 

Les grives appartiennent à la famille des Turdidés qui regroupe grives, merles, traquets, rougequeue et rougegorge. Oiseau d’Europe septentrionale (Islande et Scandinavie), la Grive mauvis est une grive de petite taille qui ressemble à la Grive musicienne. Elle s’en distingue par un sourcil blanc crème très apparent et les flancs et le dessous des ailes roux vif. Pas de dimorphisme sexuel. La Grive mauvis passe l’hiver en Europe occidentale et méditerranéenne.

 

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La Grive mauvis
Sourcils blancs, flancs et dessous des ailes roux caractérisent la Grive mauvis


La Grive mauvis
habite l’Europe septentrionale. C’est un oiseau typiquement de la taïga et de la toundra. Elle niche de préférence dans les forêts de conifères, mais en Islande, elle niche dans les bois de bouleaux tortueux. Pas farouche, l’espèce fréquente parcs et jardins.

 

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La Grive mauvis
 
Les grives mauvis sont des oiseaux migrateurs. L’espèce passe l’hiver en Europe, des Îles Britanniques jusqu’à la Turquie.

Mâle et femelle bâtissent leur nid ensemble qu’ils installent dans les arbres ou les arbustes, un nid façonné de terre glaise et garni d’herbe et de feuilles. La femelle couve seule 4 à 6 œufs. L’incubation dure 14 jours. Les oisillons quittent le nid au bout de deux semaines, mais continuent à être nourris par les parents durant un certain temps.

La Grive mauvis
possède un régime omnivore. Elle prospecte surtout au sol et dans les buissons à la recherche d’insectes, de vers et de fruits.
 
Vidéo ci-dessous et photographies réalisées en Islande en juillet 2008 par André Guyard.


09:25 Publié dans Ornithologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Le Grèbe esclavon

Grebe_logo.jpgLe Grèbe esclavon

 

Podiceps auritus

(Famille des Podicipitidés)

 

par André Guyard

 

Paré de son plumage nuptial, le Grèbe esclavon a le cou et les flancs marron roux ; la tête noire s’empanache de deux huppes jaune doré qu’il perd en hiver.

 

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Grèbe esclavon femelle

 

Nicheur en Europe du Nord : Islande, Scandinavie, Pays baltes, il affectionne les nappes d’eau peu profondes avec une végétation émergeante abondante et une part d’eau libre. Le nid, formé de débris végétaux est dissimulé dans les hélophytes. En mai juin, la femelle pond 3 à 6 œufs dont l’incubation dure entre 22 et 25 jours.

 

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La femelle et son poussin


Le Grèbe esclavon se nourrit d’insectes aquatiques, de batraciens, de mollusques, de crustacés et de petits poissons ainsi que de plantes flottantes ou rivulaires.

En novembre, les grèbes migrent vers le sud de préférence sur la façade maritime. En France intérieure, on ne l’observe que sur de vastes plans d’eau comme le lac de Der en Champagne ou le lac de Madine en Lorraine.

La vidéo ci-dessous a été réalisée en juillet 2008 dans l'ouest de l'Islande par André Guyard


 

Pour en savoir plus :

www.oiseaux.net/oiseaux/grebe.esclavon.html

 

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