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30/01/2016

Association de protection du Val du Drugeon — activités 2016

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11/01/2016

Le Hibou des marais

Hibou dans la tempête

 

par Dominique Delfino photographe naturaliste et animalier

et Dominique Michelat, naturaliste et photographe

 

L'image que Dominique Michelat me fait parvenir force l'admiration et l'envie de partager ce cliché.

Ornithologue confirmé et réputé demeurant près de Pontarlier, je laisse le soin à Dominique Michelat de relater cette observation :

 

« Le hibou des marais est un rapace nocturne que l’on peut qualifier de nomade. Il s’installe là où les campagnols des champs — sa proie de prédilection —, abondent. L’espèce niche essentiellement dans les régions de toundra du nord de l’Europe et les régions steppiques de l’est et migre vers le sud pour passer l’hiver.

 

En Franche-Comté, l'espèce est observée chaque année, mais ses apparitions sont peu nombreuses. Cet automne, plusieurs hiboux des marais se sont arrêtés dans le Haut-Doubs, profitant des pullulations de rongeurs pour faire une pause durant leur migration. Ces oiseaux sont normalement nocturnes, mais le hibou des marais peut également être actif de jour.

 

Lors des chutes de neige en novembre dernier, quelques hiboux se sont montrés en pleine journée. Malgré la tempête de neige, celui-ci restait impassible sur son piquet de pâture, attentif aux bruits, guettant un campagnol. Lorsque la neige recouvrait trop son plumage, il se secouait pour faire tomber les flocons qui s’étaient accumulés et reprenait son attente ».

 

J’ai passé une bonne partie de la matinée en sa compagnie. ajoute Dominique Michelat, son image vous plongeant dans l'ambiance d'un petit épisode hivernal du Haut-Doubs.

 

dominique delfino,dominique michelat,photographe naturaliste et animalier

 

 

03/01/2016

Flamants roses en Camargue

Parade hivernale

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Pour cette première image de l'année, je vous fais partager un cliché quelque peu exotique réalisé en Camargue la veille du Nouvel An 2015-2016 dans les marais des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

C'est en parcourant les petits chemins carrossables de Camargue, sans quitter la voiture pour éviter que les oiseaux ne s'éloignent, que j'observe un groupe de flamants roses au comportement particulier.

 

Contrairement à d'autres oiseaux dispersés dans le marais et préoccupés à filtrer l'eau pour se nourrir, les flamants que j'observe constituent un groupe uni et particulièrement bruyant par moments.

 

Je comprends alors très vite que les oiseaux sont en parade nuptiale, l'attitude des échassiers et notamment des mâles ne laisse aucun doute sur la manière de vouloir séduire avant le printemps. Les mouvements de tête s'accompagnent pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes d'un déploiement instantané des ailes suivi de courbettes.

 

Ainsi les superbes plumes roses et noires s'exposent comme un tableau sur l'eau que les flamants dévoilent à plusieurs reprises.  

 

Une belle manière aux oiseaux de souhaiter une bonne année à cette saison sur fond d'amour, le cœur dans un écrin de plumes aux couleurs de la vie.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

15/12/2015

Le Martin-pêcheur

Un affût très prisé

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Pour le photographe ou le naturaliste, l’affût est le moyen indispensable pour se dissimuler dans la nature et pouvoir observer sans se faire remarquer.

 

Idéalement placée et à demeure, la petite cache de bois construite au bord de l'eau abrite un photographe apparemment très intéressé par les va-et-vient d'un Martin-pêcheur sur un perchoir à proximité de l'affût.

 

Mais durant tout ce temps, notre oiseau profite également de cette construction pour se percher sur le toit afin de dominer la surface de l'eau pour y observer dans les meilleures conditions les éventuels petits poissons qu'il cherche à capturer.

 

J'observe cette scène insolite que mon téléobjectif me permet de saisir depuis un autre affût, le Martin-pêcheur profitant également de cette situation pour tuer ses proies en les assommant sur la planche de bois.

 

Sympathique, pour le photographe d'observer le Martin-pêcheur frôlant l'imposant objectif avant de se percher au-dessus de sa tête.

 

Mais, si l'oiseau et l'homme deux regardent dans la même direction, l'intention du photographe est quelque peu différente et surtout pas gagnée d'avance dans ces conditions pour tirer le portrait de l'oiseau vedette !

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,martin-pêcheur

Cliché © Dominique Delfino

 

Lire également sur ce même blog l'article sur le Martin-pêcheur d'Europe.

Le Cassenoix moucheté

Cassenoix-moucheté-200.jpgLe Cassenoix moucheté

 

Le Cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes) est un passereau de la famille des Corvidae. On le reconnaît à son plumage brun chocolat moucheté de taches blanches en forme de gouttelettes sur le dos et la face inférieure du corps. Sa queue, assez courte, est blanche en dessous et noire sur le dessus orné d’une bande blanche à l’extrémité. Les plumes sous-caudales blanches très visibles permettent de le caractériser. Ses ailes et sa calotte sont brun foncé. Son bec noir est long et très robuste. Au vol, on peut le confondre avec le geai des chênes en raison de sa silhouette, de ses ailes noirâtres, larges et arrondies. Il est cependant moins farouche que le geai.

 

Son cri est plus rauque enroué : kror et skrèèk souvent répétés en séries: krèkrèkrèkrè. À la saison des nids, il émet des sons divers croassements, miaulements, etc.

 

Il pèse de 150 à 200 g et mesure entre 30 et 35 cm pour une envergure d’environ 55 cm. Les deux sexes se ressemblent.

 

Le Cassenoix moucheté est sédentaire. Il vit surtout dans les forêts de conifères des montagnes. Mais en automne, on le rencontre aussi dans des feuillus. Il possède un territoire d’une centaine d’hectares où il possède des milliers de cachettes à nourriture bien mémorisées pour passer l’hiver.

 

Il affectionne particulièrement les plantations épaisses de conifères où il niche et se nourrit principalement de substances végétales (noix, noisettes, fèves, graines de pins aroles, baies et fruits secs). Il aime aussi les petits invertébrés.

 

Le Cassenoix moucheté bâtit un nid volumineux à l’aide de branchettes, de mousse et d’herbes sèches qu’il garnit de duvet dans un conifère entre 5 et 10 m de hauteur du sol. En fin d’hiver, la femelle pond de 3 à 4 œufs. Les deux parents se relaient pour assurer l’incubation qui dure une vingtaine de jours. Le couple nourrit ses oisillons à l’aide de la nourriture stockée. Les jeunes prennent leur envol au bout de 4 semaines et sont dépendants durant trois mois. Ils peuvent espérer vivre 15 ans.

 

Rare dans notre région, le Cassenoix moucheté a été aperçu samedi 12 décembre après-midi à Plaimbois-Vennes, occupé à marauder les dernières noix tombées d’un arbre. (Info de l'Est Républicain du 14/12/2015).

 

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Cliché © Est Républicain

 

22/11/2015

Curieux de nature dans la Reculée des Planches

Curieux de nature dans la Reculée des Planches

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08/11/2015

Grues cendrées en migration automnale

Les grandes voyageuses

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Observées il y a une quinzaine de jours dans le ciel du Pays de Montbéliard, les Grues cendrées poursuivent leur migration.

 

L'image qui illustre le sujet de cette semaine nous provient des environs du Lac du Der en Champagne où se déroulait le week-end des 21-22 novembre 2015, le 19e Festival de la Nature et de la Photographie animalière.

 

Rendez-vous annuel des passionnés de nature et des photographes de tous horizons, cette manifestation permet de découvrir chaque année de nouveaux talents au sein de nombreux lieux d'exposition.

 

Il faut aussi profiter de la concentration incroyable d'oiseaux, notamment des Grues cendrées qui, durant cette halte migratoire variable dans le temps suivant les conditions météo, quittent le lac tous les matins pour aller se nourrir dans les champs environnants. Elles le regagnent en fin de journée par milliers pour se mettre en sécurité durant la nuit sur les îlots et grèves de cette étendue artificielle, en basses eaux à cette époque de l'année.

 

Près de 65 000 grues cendrées ont été comptabilisées dernièrement sur le Lac du Der. Elles poursuivent leur route en direction du sud de l'Espagne où elles retrouveront leurs quartiers d'hiver avant de refaire le chemin inverse à la sortie de l'hiver.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,grue cendrée

Cliché © Dominique Delfino

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,grue cendrée

Cliché © Dominique Delfino

 

05/11/2015

La Bécassine des Marais

Halte migratoire

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La migration d'automne tend à sa fin, mais l'été indien que nous connaissons en cette année 2015 nous réserve encore quelques belles surprises.

 

Les niveaux d'eau toujours anormalement bas à cette saison offrent des grèves et vasières toujours attractives pour les limicoles et plus particulièrement pour la Bécassine des marais que nous avons observée dans de remarquables conditions lors de très beaux passages cet automne.

 

La basse vallée de l'Allan demeure un terrain d'excellence pour les haltes migratoires, cette dernière observation confirmant la présence régulière de cette espèce exceptionnelle.

 

La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés sondant la nourriture dans le sol et en fouillant dans la boue molle. L'extrémité flexible de son bec permet de "sentir" la proie tout en sondant la boue.

 

Lorsque la Bécassine des marais est en alerte, elle s'accroupit, et s'envole brusquement à quelques mètres, lançant son cri sec avec une vigoureuse poussée.

 

Mais c'est avant tout ce mimétisme quasi parfait dont bénéficie cet oiseau, lui permettant de se confondre dans la végétation, qui est assurément le plus étonnant.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Pour accéder au site de Dominique Delfino, cliquer sur l'image ci-dessus

21/09/2015

Le Pic vert

 Un perchoir inattendu

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image anecdotique réalisée au détour d'un chemin lors d'une balade sur le plateau de Brognard.

 

Je remarque au loin la silhouette d'un pic accroché à un long bâton maintenant le passage en hauteur d'une clôture électrique. Une approche discrète me permet de progresser le long d'un talus afin d'observer dans de meilleures conditions ce pic vert.

 

L'oiseau semble très intéressé par son perchoir car, même agrippé à cette branche fine, ce sont de puissants coups de bec que le pic assène, projetant au sol quelques copeaux de bois.

 

Mais c'est avant tout le graphisme de cette image qui retient mon attention. Je garde la distance afin que l'oiseau ne s'envole pas et, grâce à mon téléobjectif à portée de main, je peux ainsi témoigner de cette scène pour le moins originale de ce pic perché à un réseau électrique champêtre improvisé.

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Le Balbuzard pêcheur

 Un pêcheur venu du ciel

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Ci-dessous, une image remarquable de Patrick Schewzuck, un ami demeurant à Taillecourt dans le Pays de Montbéliard.

 

Photographe à ses heures perdues, Patrick passe beaucoup de temps à l'affût dans la vallée de l'Allan où patience et persévérance lui ont valu à plusieurs reprises d'observer et photographier un aigle mythique, le Balbuzard pêcheur.

 

Cette espèce ne compte plus qu’une trentaine de couples en France continentale et fait donc l'objet d'une protection accompagnée d'un suivi scientifique particulier.

 

La période de migration offre sur cet axe de passage Rhin/Rhône la possibilité d'observer régulièrement chaque année ce prestigieux rapace.

 

C'est ainsi que Patrick, surpris dernièrement par le bruit d'un oiseau plongeant non loin de lui, découvre le Balbuzard s'envolant de la surface de l'eau. Ses serres laissent apparaître le fruit de sa capture, un gros poisson-chat, ce rapace se nourrissant essentiellement de poissons.

 

Par chance, le Balbuzard effectue alors un grand virage pour se présenter face notre photographe lui laissant juste le temps de libérer son appareil photo du trépied et saisir une série d'images en plein ciel parfaitement réussies.

 

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Cliché © Patrick Schewzuck

06/08/2015

La grande Aigrette

Drôle d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Début septembre 2013 : après-midi animé dernièrement lors d'une séance d’affût sous la pluie dans la plaine de l'Allan.

 

La chaleur de ces derniers temps ne permettait pas des observations très particulières en journée et maintient toujours des niveaux d'eau très bas pour la saison.

 

Déjà présente à cette période de l'année, la Grande Aigrette (le plus grand des échassiers d'Europe) se dessine à portée d'objectif chassant le poisson qu'elle observe d'un œil vif. Surprise, lorsqu'un deuxième échassier arrive en vol pour se poser à quelques mètres du premier et qui semble s'apparenter à un concurrent sur cet espace de chasse.

 

Les deux oiseaux se tolèrent et se déplacent en duo lentement en scrutant la surface de l'eau, m'offrant durant un bref instant un angle où les corps des deux oiseaux ne font plus qu'un. L'illusion d'une Aigrette à deux cous est presque parfaite. À peine le temps de parfaire le cadrage et les réglages de prise de vues car le contraste lié à la blancheur de l'oiseau suffit à surexposer le sujet.

 

En hivernage sous nos contrées après avoir quitté l'Europe du Nord, cette espèce est depuis quelques années observable très régulièrement, individuellement ou par petits groupes, au bord de nos plans d'eaux ou dans les prairies chassant les petits mammifères.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Quand passent les cigognes

Quand passent les cigognes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Envol spectaculaire dimanche 30 août 2015 en fin de matinée sur le plateau de Brognard d'une quantité impressionnante de cigognes blanches.

 

Je découvre par surprise dans la plaine de l'Allan ces échassiers profitant d'une colonne d'air chaud ascendant pour prendre de l'altitude avant de poursuivre leur migration.

 

Près de deux cent cinquante cigognes tournoient dans le ciel, au grand étonnement des promeneurs, cyclistes, automobilistes qui, tous figés sur place n'ont certainement jamais vu, tout comme moi, autant d'oiseaux dans ces circonstances.

 

Je ne dispose que de très peu de temps pour aller chercher mon téléobjectif afin de tenter quelques images car les échassiers prennent très vite de l'altitude. Un voisin me signale, impressionné, les avoir vu passer à très basse altitude au-dessus de sa maison juste après leur décollage du plateau de Brognard, le bruit du battement des ailes et la quantité d'oiseaux ayant apeuré son chien et son chat !

 

Un grand moment d'émotion au regard des cigognes qui prennent la direction du sud pour rejoindre leurs quartiers d'hiver.

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Cliché © Dominique Delfino

03/08/2015

La pêche délicate du jeune héron

Délicate capture

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La sécheresse qui sévit en cet été 2015 impose des niveaux d'eau très bas sur l'ensemble de nos cours d'eau et la basse vallée de l'Allan n'échappe pas à la règle.

 

La formation de vasières, d'îlots, et les gravières hors d'eau procurent à de nombreux oiseaux la possibilité de trouver un terrain de prédilection adapté à leurs techniques de chasse.

 

Ce sont les petits et grands échassiers que je tente d'observer et de photographier particulièrement en cette période de migration qui vient de commencer.

 

Mais ce soir, c'est un jeune Héron cendré qui se donnera en spectacle après avoir capturé un poisson chat de belle taille évoluant en eau peu profonde.

 

Durant plusieurs minutes, notre Héron se débat avec sa proie qu'il essaie non sans mal de retourner par la tête pour l'avaler. Contraint de s'y reprendre à plusieurs reprises au risque de perdre sa proie, le Héron rejoindra un espace presque hors d'eau pour sécuriser sa capture et finir par l'avaler.

 

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Cliché © Dominique Delfino

     

 

06/07/2015

La Huppe fasciée

 L’oiseau  papillon

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Cette image de Huppe fasciée fut la surprise de la journée à l’occasion de deux jours d’affût dans le Jura, en basse vallée du Doubs.

 

Chaque année, je consacre quelques jours à l’observation de la colonie de Guêpiers d’Europe nicheuse dans ce milieu naturel exceptionnel. La canicule de ces derniers temps permet quelques heures de prise de vues le matin et en fin de journée, ma concentration sur les perchoirs occupés par les oiseaux étant à son maximum.

 

Étonnement : en face de moi, je devine le vol onduleux et papillonnant d’une Huppe qui choisit le piquet de pâture sur lequel j'ai orienté mon téléobjectif !

 

Elle n’y restera que quelques secondes avant de se poser sur une pierre durant plusieurs minutes, me permettant d’assurer un cadrage plein cadre pour mon plus grand bonheur.

 

Cette espèce relativement bien répandue en France demeure par contre très peu commune dans le tiers nord du pays, sa présence en Franche-Comté étant aléatoire. Les observations régionales s’effectuent le plus souvent en période de migration, les couples nicheurs étant relativement rares ce qui est le cas pour celle que je viens de photographier sur les rives du Doubs.

 

Nicheuse dans une cavité naturelle (arbre, tas de grosses pierres, vieux mur…), elle n’hésitera pas également à s'installer au sein de la colonie dans un terrier creusé par le Guêpier d’Europe.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

05/07/2015

L'Hirondelle de rivage

L'Hirondelle de rivage

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Moins connue aux yeux du grand public que ses cousines l'Hirondelle rustique et l'Hirondelle de fenêtre au caractère citadin et campagnard, l'Hirondelle de rivage doit son nom au lieu qu'elle habite.

En effet, elle ne quitte guère les zones humides naturelles (rivières, fleuves, falaises côtières) ou artificielles (carrières de sables, talus routiers). La reproduction est liée à la présence de falaises abruptes et de granulométrie fine que l'on retrouve entre autres dans la basse vallée de l'Allan où le profil de la rivière libre et sauvage lié au travail des crues.

C'est l'un des rares oiseaux qui creusent le sol. Elle niche en colonies plus ou moins importantes, dans une chambre qu'elle a creusée au fond d'un terrier en forme de galerie de soixante centimètres à un mètre de long devant lequel on pourra l'observer, posée à l'entrée de celui-ci ou accrochée à une racine. Malheureusement, les petits mammifères ayant accès aux terriers constituent les principaux prédateurs.

En outre, on peut déplorer les actes de vandalisme entraînant la destruction des nids. Ce qui implique une surveillance de tous les instants des sites prisés par le public cherchant à se rafraîchir sur les gravières proches des berges de nidification. Tel est le cas à cette période de l'année à Allenjoie sur l'espace naturel sensible de l'Allan très fréquenté en cette période de vacances alors que les poussins sont prêts à prendre leur envol.

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Cliché © Dominique Delfino

Petits gravelots en danger

Petits gravelots en danger

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Tentative de protection de cette nichée de gravelots sur une gravière à Allenjoie fréquentée par les vaches, mais surtout par les “touristes” qui affluent en masse toute la journée... Les œufs sont pondus à même le sol dans une légère dépression garnie de petits cailloux bénéficiant ainsi d'un mimétisme parfait. Un miracle si les poussins voient le jour !

 

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Difficiles à déceler ces trois œufs parmi les cailloux de la gravière

 

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Pourtant, ces trois œufs constituent la nichée du petit Gravelot

 

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Dérangée, la femelle surveille de loin sa couvée

 

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Le danger provient des vaches…

 

 

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Une zone à protéger également contre les humains

29/06/2015

Le Circaète Jean-le-Blanc

Le Circaète Jean-le-Blanc

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Un bref séjour avec l'un de mes amis dans les Cévennes nous a permis d'observer ce superbe rapace.

 

Nous parcourons les petits chemins qui sillonnent le Causse Méjean, tout en observant les oiseaux dont les nichées arrivent à terme en ce début d'été. La silhouette d'un rapace, d'une envergure de 1,70 mètre, se présente à bonne distance. Très vite, nous identifions cet aigle que nos téléobjectifs ne lâcheront plus. Le Circaète se dessine magnifiquement sur un fond de ciel pur, tournoyant à notre verticale, scrutant le sol à la recherche de reptiles qui constituent quatre-vingt-dix pour cent de son régime alimentaire.

 

Observable essentiellement en migration dans le Doubs, la majorité des couples sont fixés dans le sud-est : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, sud de Rhône-Alpes et sud-est du Massif Central.

 

Une belle observation qui complète celles des Vautours fauves et moines, nichant dans les gorges de la Jonte et du Tarn, rapaces que l'on peut observer tous les jours dans d'excellentes conditions. Symboles de cette région, les Vautours réintroduits il y a une trentaine d'années constituent la fierté du parc national des Cévennes complétée aujourd'hui par un nouveau programme de réintroduction du Gypaète barbu.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

21/03/2015

Le Hibou moyen-duc

 Le monde de la nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À la fin du printemps, la période de reproduction des oiseaux bat son plein, certaines espèces se préparant d'ailleurs à assurer une seconde nichée, la météo ayant favorisé les premières pontes.

 

Le jour, la présence de diverses espèces est souvent décelée par les cris émis par les poussins impatients de recevoir la nourriture que les parents chassent aux alentours. Le monde de la nuit répond aux mêmes exigences et certains cris émis à proximité de notre habitat, interrogent et inquiètent quelque peu certaines personnes non informées de la présence de rapaces nocturnes dans leur environnement proche : poussins de Chouette effraie mais surtout de Hibou moyen-duc comme c'est actuellement le cas dans le village de Brognard et plus particulièrement dans les abords du cimetière, arboré de vieux fruitiers et de haies sauvages, où les hiboux se sont installés dans un ancien nid de corvidés.

 

Dès la nuit tombante, ce sont des cris stridents, plaintifs, identifiables de très loin, que les jeunes, au nombre de quatre, émettent toute la nuit afin d'être localisés par les adultes.

 

Encore dépendants après avoir quitté le nid, ils se déplacent de branche en branche, quémandant les petits rongeurs que les parents capturent dans un vol nocturne silencieux.

 

C'est en observant l'un de ces vieux arbres que j'ai pu, en journée, observer un Hibou moyen-duc, confondu dans le milieu naturel, profitant d'un mimétisme extraordinaire, offrant à mon regard ses grands yeux orange caractéristiques de cette espèce.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

20/03/2015

La Grive litorne

 La Grive litorne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'observation prolongée à l’affût, offre des scènes de découverte de la vie animale des plus intéressantes et souvent inattendues.

En prise de vues, bien dissimulé dans ma petite cache en lisière de haie au bord de l'Allan, je surveille un terrier où j'ai surpris dernièrement les évolutions de jeunes renardeaux.

C'est une Grive litorne qui assure l'animation ce matin-là à bout portant de mon objectif.

Peu après m'être installé, l'oiseau, probablement nicheur à proximité, chasse avec une habilité étonnante les vers de terre qu'il accumule dans son bec avant de s'envoler toujours dans la même direction.

Le va-et-vient est permanent durant plusieurs heures, notre Grive trouvant sur cet espace un terrain offrant le garde-manger opportun pour nourrir ses jeunes.

Son cri sonore, gloussant, plus ou moins sec : "tchac-tchac-tchac" caractérise la Grive litorne , d'où le surnom de "tchaktchak" qu'on lui  attribue dans certaines régions.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Le Merle noir à la gamelle

 Le Merle noir à la gamelle

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Initialement réservée au chat, la petite gamelle de croquettes intéresse bien du monde que ce soit chez les animaux domestiques, les petits rongeurs et à ma surprise, les oiseaux. La présence régulière de Merles noirs et plus particulièrement celle d'un couple dont la confiance est étonnante.

 

Alors que le matou se délecte de son repas matinal, le merle patiente derrière lui, distant d'à peine cinquante centimètres, espérant profiter des croquettes tombées au sol ou abandonnées par le chat rassasié.

 

Mais la concurrence est rude. Pies bavardes et corneilles noires n'hésiteront pas à se présenter sur le pas de la porte pour tenter de profiter du festin.

 

En revanche, le couple de merles ne se contente pas d'assurer sa propre subsistance, mais chacun des deux oiseaux remplit son bec afin d'aller nourrir leurs poussins encore au nid construit dans une haie toute proche.

 

Ainsi toute la journée, sous la surveillance d'un hérisson d'agrément de jardin, les oiseaux, plutôt habitués à capturer les vers de terre, profiteront des croquettes plus faciles à collecter par temps sec !

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Cliché © Dominique Delfino

18/03/2015

Le Goéland et la Lune

Le Goéland et la Lune

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Un clin d'œil transmis à travers ce cliché réalisé en Baie de Somme.

 

La Baie de Somme constituer un milieu exceptionnel qui s'étend de la Baie d’Authie au Nord, jusqu'aux falaises d'Ault au Sud. Les paysages sont très variés et témoignent de la richesse du territoire : estuaires de la Somme et de l’Authie, massif dunaire, bas-champs, cordon de galets, falaises...

 

Il est également très agréable de se promener dans les petites villes qui bordent ce littoral (Le Crotoy, Saint-Valéry/Somme, Cayeux/Mer...), l'architecture très particulière offrant des balades découvertes des plus sympathiques.

 

Lorsqu'un Goéland argenté s'affronte à l'astre de la nuit, il suffit de lever les yeux au ciel à travers l'objectif pour en saisir l'instant.

 

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Cliché © Dominique Delfino

15/03/2015

Tadornes casarca en balade

Tadornes casarca en balade

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

La présence régulière depuis quelque temps de ces superbes oiseaux surprend et interroge les promeneurs qui, au détour d'un chemin, découvrent ces volatiles inhabituels à notre région.

 

Probablement échappées il y a quelque temps d'un parc, les Tadornes casarca ont élu domicile au sein de l'espace naturel de la plaine de l'Allan à Brognard et ses environs.

 

Il n'est donc pas rare de les retrouver, dans les prairies et les labours des villages proches ou les petits points d'eau nombreux dans ce secteur.

 

Mais depuis quelques jours, le couple de tadornes a décidé de faire une pause matinale sur le toit d'une ferme de Brognard. Leurs silhouettes ne nous laissent pas indifférents car nous sommes plus habitués à observer de temps à autre des cigognes perchées sur ces toits.

 

Nos volatiles ont alors peut-être remarqué que, faute de clocher sur la petite commune, aucun coq ne dominait le village profitant ainsi de cette situation pour s'imposer ! »

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Note de la rédaction :

[Les tadornes de Casarca sont de grands canards à silhouette d'oie. Ils présentent un plumage roux orangé avec une tête plus pâle. Le bec, les pattes, la queue sont noirs. Les rémiges sont également noires avec un miroir vert. Au vol, les couvertures alaires blanches sont bien visibles. Sur la photo, à gauche, le mâle caractérisé par son étroit collier noir. À droite, la femelle avec une tête beaucoup plus blanche, sans collier.]

 

 

26/01/2015

Le Chocard à bec jaune

Confiance en vol

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

En déplacement dans les Alpes valaisanes pour y observer des rapaces, mes amis et moi profitons également de l'animation que procurent les oiseaux présents sur le site à près de 2300 mètres d'altitude.

Accenteurs alpins, Niverolles alpines nous tiennent compagnie tout au long de cette journée durant laquelle nous attendons le passage d'Aigles royaux et de Vautours.

Ce sont par ailleurs les Chocards à bec jaune (espèce de la famille des Corvidés) qui s'imposent en quantité importante autour de nous.

Habitués à la présence du public, c'est plus particulièrement à l'heure du casse-croûte que les oiseaux sont les plus familiers espérant évidemment récupérer les miettes tombées au sol.

C'est ainsi que cette image réalisée par mon ami Guy Français de Vieux-Charmont, témoigne de la confiance à notre égard accordée par les oiseaux avec ce chocard qui n'hésite pas à venir manger dans ma main tendue vers le ciel.

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Cliché ©Guy Français

 

26/12/2014

La Buse variable

Regard perçant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Alors que j'étais à l'affût dans la plaine de l'Allan durant quelques heures dès le lever du jour, un rapace s'est invité sur la scène de prises de vues.

 

Ce sont les chevreuils que j'attendais ce matin-là. Au gré de mes balades le long de la rivière, régulièrement je les observe ou les surprends, mais ces cervidés agiles se cantonnent toujours à proximité d'une haie pour s'y réfugier au plus vite en cas de danger.

 

Depuis ma cache installée dans un petit buisson, je surveille l'espace qui s'ouvre devant moi et, à défaut de chevreuils, c'est une très belle Buse variable qui se pose à portée de mon téléobjectif.

 

La Buse variable doit son nom à ce que son plumage est plus ou moins foncé selon les individus allant du brun le plus foncé au plus clair, voir quelquefois presque entièrement blanc.

 

Le rapace scrute le sol à l'affût de la moindre proie qui pourrait pointer son museau et semble également très attentif à ma présence. La vue de son regard perçant qui me fixe à travers mon téléobjectif me fait alors partager cet instant de complicité droit dans les yeux avec le rapace.

 

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Cliché © Dominique Delfino

26/09/2014

Le Martin-pêcheur d'Europe

 

Martin-pêcheur_01(Lukasz_Lukasik)-1.jpgLe Martin-pêcheur d'Europe

Alcedo atthis (Alcédinidés)

 

par André Guyard

 

Ce petit oiseau porte bien son nom. Il pêche dans des eaux calmes, propres, peu profondes et… poissonneuses, plutôt en des lieux abrités du vent et des vagues. Il aime les ruisseaux et rivières avec une ripisylve bien fournie dont les arbres et arbustes lui fournissent des branches perchoirs.

 

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Cliché de L. Lukasik

 

Aucune confusion dans la détermination : un plumage d'oiseau exotique le caractérise. Le mâle adulte possède un front, un capuchon, une nuque et des moustaches barrés de bleu-vert et de bleu brillant. Le menton, la gorge et la nuque affichent une couleur blanche. Le bec est noir, l'œil brun foncé. Les ailes présentent une couleur verte avec des extrémités bleu vif qui contraste avec la teinte bleu cobalt métallique du dos et du croupion. La queue est bleu foncé. La poitrine  et les pattes sont roux orangé.

 

Le vol est acrobatique, rapide, direct à 40-45 km/h, au ras de l'eau, dissimulé par son plumage vert métallique.

 

L'oiseau arrive, se pose sur une branche surplombant le ruisseau d'une hauteur n'excédant pas trois mètres. Sa proie repérée, il plonge verticalement deux, trois fois, ressort avec un poisson en travers du bec, regagne sa branche perchoir, secoue sa proie pour l'assommer et enfin l'avale.

 

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Le plongeon du Martin-pêcheur
(Série de clichés dus au talent de F. Polkins)
 
Ses proies sont de petits poissons tels que vairons, épinoches, chabots, truites, vandoises, chevaines, perches, brochets et loches franches. Le Martin-pêcheur consomme également insectes, crustacés (gammares et petites écrevisses) et batraciens.

 

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Cliché de L. Lukasik

 

Les martins-pêcheurs présentent de nombreux comportements intéressants : toilettage du plumage, régurgitation de pelotes d'arêtes de poissons et de carapaces d'insectes, disputes entre les jeunes commençant à voler, dissimulation à l'approche d'un rapace, hérissement des petites plumes blanches de leur nuque dans le moment de surexcitation qui précède le plongeon, ou encore quand ils adoptent une attitude menaçante pour défendre leur terrritoire contre un intrus. Ils poussent des cris distinctifs, émis surtout en plein vol, qui permet de les repérer. La nuit, ils dorment isolés dans la végétation riveraine, les roseaux ou les arbres creux.

 

La nidification est précédée par la parade nuptiale qui comporte de bruyantes poursuites aériennes. La parade peut durer de longues heures et s'achève lorsque le mâle présente un site à la femelle. Les martins nichent dans un terrier qu'ils creusent avec leur bec dans la berge d'un cours d'eau, les pattes servant à évacuer la terre déplacée.

 

La femelle pond six ou sept œufs. La ponte intervient d'avril à juillet et un couple peut mener à terme deux ou trois couvées. Les deux adultes couvent à tour de rôle et nourrissent les jeunes qui naissent nus. Au bout de 4 semaines environ, les petits quittent le nid et sont rapidement aptes à se nourrir seuls.

 

poissons,alcedinidae,eau douce

 

Source :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/martin-pecheur.d.europe.html

 

Une vidéo sur le martin-pêcheur

04/09/2014

À la rencontre du Pluvier Guignard

À la rencontre du Pluvier Guignard

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le début de l'automne est une période très favorable pour tenter d'observer le Pluvier Guignard en pleine migration.

 

Les crêtes du Chasseral, ces montagnes du Jura Suisse, constituent l'un des points de halte régulière pour cette espèce nicheuse dans le nord de l'Europe (Écosse, Norvège, Scandinavie).

 

Si le Pluvier Guignard est réputé très peu farouche, le repérer dans l'herbe des prairies rases à zones de terre dénudée ou caillouteuse n'est pas toujours chose facile et nécessite patience et observation.

 

Mais la chance était au rendez-vous en cette première quinzaine de septembre avec la présence régulière de quelques oiseaux de passage sur les sommets.

 

Assis sur une pierre, j'observe deux oiseaux chassant leur nourriture dans l'herbe à quelques mètres de moi, se laissant photographier sans se soucier le moindre instant de ma présence, évoluant même parfois à porter de bras !

 

Images extraordinaires que celles de ces très beaux oiseaux s’inscrivant au sein des paysages exceptionnels qu'offre le massif du Chasseral, avant qu'ils ne poursuivent leur migration vers l'Afrique du Nord.

 

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

09/08/2014

Milan noir versus Pie bavarde

Haute voltige

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Spectaculaire cette image que m'a fait parvenir mon ami Philippe Vauthier de Montbéliard.

Ce cliché de Milan noir poursuivi par une Pie bavarde témoigne de la concurrence des territoires dont font preuve les oiseaux pour défendre leurs terrains de chasse.

Le Milan noir n'est pas un très bon chasseur. Il est cependant capable de réaliser des acrobaties aériennes étonnantes pour trouver sa nourriture et planer lentement à faible hauteur à la recherche d'une proie facile ou d'une charogne (rongeurs, oiseaux ou poissons morts).

Le foin récemment fauché lui facilite la tâche, mais la présence des pies complique la situation, celles-ci n'hésitant pas à poursuivre dans les airs le grand rapace qui n'aura souvent pas d'autres solutions que de quitter les lieux.

Mais l'heure de la migration a déjà sonné. Les milans noirs, comme de nombreux autres oiseaux, quittent l'Europe pour rejoindre leurs quartiers d'hiver en Afrique.

 

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Cliché © Philippe Vauthier

28/07/2014

Le ballet aérien des étourneaux

Ballet aérien

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les foins fraîchement coupés dans l'espace naturel de l'Allan à Brognard, offrent à de nombreux oiseaux le terrain de chasse privilégié à cette période de l'année.

 

Hérons cendrés, buses variables, milans noirs et royaux, faucons crécerelles, tous sont présents à l'affût des petits rongeurs largement exposés à ces prédateurs une fois la prairie naturelle fauchée.

 

Il n'est d'ailleurs pas rare d'y surprendre le renard muloter profitant lui aussi de cette aubaine.

 

Mais le grand spectacle de fin de journée nous vient tout droit du ciel. Ce sont des centaines d’étourneaux sansonnets, dont les effectifs sont gonflés par les nombreux jeunes de l'année évoluant dans un vol acrobatique.

 

En se posant momentanément d'un endroit à un autre de la prairie en quête de nourriture également, le contre jour de ces vols d’étourneaux à travers la lumière du soleil couchant, découvre une transparence qui illumine ce ballet aérien scintillant de ces mille ailes.

 

dominique delfino, étourneaux

Cliché © Dominique Delfino

 

 

06/07/2014

Le Petit Gravelot cohabite avec les installations industrielles

Cohabitation

 

par Dominique Delfino

photographe animalier et naturaliste

 

L'observation de ce Petit-Gravelot nicheur sur une plate-forme industrielle terrassée au sein de la ZAC Technoland 2 à Brognard, confirme la recherche de milieux de substitution pour cette espèce protégée.

 

Pour la deuxième année consécutive, ce sont plusieurs couples qui ont pris possession des terrains encore inoccupés, trouvant là le milieu rappelant son biotope d'origine.

 

L'Allan, avant son détournement dans un cours artificiel banalisé, offrait chaque année de superbes gravières et grèves de sable, redessinées et entretenues naturellement par les crues au cours du temps.

Ce sont ces milieux originels, que recherche dès son retour de migration le Petit-Gravelot, pour garnir de petits cailloux une légère dépression qu'il aménage à même le sol.

 

À ma grande surprise, c'est dans une empreinte de mes chaussures de marche que notre petit limicole s'est installé économisant ainsi le terrassement de la petite cuvette qui abritera la ponte.

 

Quel avenir pour le Petit-Gravelot sur le secteur de l'Allan ? La présence de cette nichée installée entre les deux usines récemment inaugurées (ZIMMER et Metalhom) crée, le temps d'une saison une cohabitation hors du commun.

 

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Cliché © Dominique Delfino

      

30/06/2014

Rouge-queue à domicile

Rougequeue à domicile

par Dominique Delfino

 

Photographe animalier et naturaliste

À voir mon site internet

 

Chaque année, les nichoirs installés autour de la maison sont très prisés par les petits passereaux, le Rougequeue noir ne manquant jamais à l'appel.

 

D'un printemps à l'autre ce petit oiseau familier occupe un nichoir différent allant même, jusqu'à s’installer dans un nid artificiel d'hirondelles demeuré libre.

 

La météo très favorable cette année permet à notre Rougequeue de poursuivre la reproduction avec une seconde nichée. Un petit chalet de bois aménagé à cet effet qui accueillera discrètement la ponte pour donner naissance à quatre oisillons dont les petits cris timides signalent déjà la présence.

C'est un va-et-vient alors permanent que les deux parents vont assurer du lever du jour au soleil couchant durant une quinzaine de jours pour nourrir les jeunes.

Les oisillons grandissent à vue d’œil et les cris de plus en plus bruyants qu'ils manifestent à l'approche des adultes, suffisent à se rendre compte de l'activité soutenue de la nichée jusqu'au jour de leur envol.

 

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