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20/01/2016

Quel avenir pour le Lynx dans le Massif du Jura et en France ?

 Quel avenir pour le Lynx dans le Massif du Jura et en France ?

 

 par le Centre Athénas

 

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Durant des années, l'optimisme a été de rigueur et les Autorités, par la voix du réseau Lynx annonçaient dans les Vosges une population de 15 à 20 individus pour finalement s'apercevoir brutalement au début des années 2010 que l'espèce avait disparu sous l'effet du braconnage (et pas en un seul jour…).

 

Dans le Massif du Jura où il a été difficile de faire admettre que le braconnage était régulier, iI est encore de bon ton de dire que le Lynx est abondant et sa population en bonne santé.

 

Or, il n'en est rien.

 

L'évolution de l'aire de présence de l'espèce donne une image fausse de l'état de conservation de l'espèce : ainsi en 2015 est annoncée une augmentation de l'aire de présence du seul fait de l'observation répétée d'un individu en Haute-Saône, alors que parallèlement, les mortalités d'adultes se multiplient dans le Massif, cœur de la population nationale, et que des territoires vacants ne sont pas réoccupés.

 

Le suivi par piège photographique, dont le but avoué était de démontrer une supposée surabondance du Lynx pour pouvoir le réguler, n'a mis en évidence qu'une population de 70 adultes pour les départements du Jura (40) et du Doubs(30), et un total de 90 à 100 individus adultes pour l'ensemble du Massif, Bugey inclus C'est tout !

 

Cette année, 8 adultes ont disparu dans le Doubs et le Jura (11,5% de la population), seulement deux sont morts suite à une collision.

Les autres se sont... évaporés.

 

Sept de ces adultes étaient des femelles avec des jeunes (20 jeunes estimés, 4 survivants). Le moins que l'on puisse attendre de ces disparitions est un déséquilibre dans le sex-ratio de la population, un trou démographique qui mettra dans la meilleure hypothèse des années à se résorber (puisque les 3/4 des jeunes de ces femelles sont morts, le recrutement sera donc limité). Face aux apparitions de jeunes orphelins, on commence à nous objecter, sans le moindre début de fondement scientifique qu'il peut s'agir d'abandons et de sélection naturelle. L'abandon d'un jeune — et a fortiori de plusieurs jeunes — de toute la portée en fait, n'a jamais été décrit, observé ou documenté, chez aucune des espèces de Lynx présentes sur la planète, pas plus que chez d'autres félidés. Les femelles passent plutôt pour de bonnes mères et il a été rapporté à plusieurs reprises que certaines attendaient et recherchaient un jeune écrasé.

 

Il est urgent que l'État prenne la mesure du phénomène et dote les acteurs en place des moyens de mener leurs missions, qu'il s'agisse de l'ONCFS pour la lutte contre le braconnage ou d'Athénas et d'autres pour les actions, de conservation. 40 ans après sa réapparition, le Lynx pourrait disparaître une nouvelle fols en l'espace d'un siècle. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. L'hallali qui a été sonné pour le Loup, a sans nul doute donné des idées et encouragé le passage à l'acte pour le Lynx.

 

La question est de savoir quel territoire on veut promouvoir, et pour quel avenir. Récemment en Bavière, suite à l'exécution illégale de deux jeunes lynx dont les pattes ont été déposées devant le domicile d'une des personnes chargées de leur suivi, les réactions ont été très vives : les réservations touristiques ont chuté de façon significative, et les annulations de séjour ont été nombreuses Motif : les touristes boudaient un pays de tueurs de lynx.

 

Il serait bon que les acteurs du tourisme, et les collectivités envisagent le problème sous cet aspect, et qu'il soit fait cause commune pour la préservation de TOUT notre patrimoine.

 

D'autres régions produisent du vin et du fromage, beaucoup ont des lacs et des rivières, toutes ont des musées et des campings.

 

Une seule région recèle le Lynx, et c'est la nôtre. C'est une de ses richesses, un de ses charmes, mais c'est surtout un atout unique.

 

Source :

Athénews n°s 68-69-70, 2e, 3e et 4e trimestres 2015

Où est l'écologie ?

loup_02-logo.jpgOù est l’écologie ?

 

par Gérard CHAROLLOIS

17 janvier 2016

 

Où est l’écologie ? Le samedi 16 janvier, elle était à LYON.

 

À l’appel des associations de protection de la nature, de défense des animaux, trois mille militants affirmèrent que le Loup doit vivre et retrouver sa place dans la nature.

 

Immense succès pour ce rassemblement qui, à la différence de tant d’autres, ne visait pas à promouvoir de sordides intérêts catégoriels, égoïstes, cupides.

 

Les manifestants pour le Loup, ne revendiquant aucune subvention, aucune exonération, aucun avantage lucratif pour eux-mêmes, agirent pour une cause qui nous dépasse tous : celle du vivant.

 

Qu’en dira une presse trop souvent formatée par les lobbies, propriété des forces d’argent et instrumentalisée pour maintenir l’opinion en état de soumission ?

 

Le Marché exige des consommateurs assujettis et, pour les priver de pensée, dénature les mots.

 

Les dénominations partisanes ont perdu leurs sens et la politique son crédit.

 

Il n’y a que les grincheux antifiscalistes pour croire encore que la France s’est donnée au socialisme en 2012.

 

Quand les mots ne veulent plus rien dire, la réflexion, le débat, l’opinion s’égarent.

 

L’écologie n’échappe pas à ce délitement du sens et l’on gagne toujours à bien définir ce dont on parle.

 

Créée dans la seconde moitié du  XIXe siècle par des biologistes, botanistes et zoologistes, l’écologie fut initialement la science du milieu naturel, l’étude du rapport entre les espèces et leur environnement.

 

Ce n’est qu’un siècle plus tard que la notion accéda au champ de l’éthique et de la politique avec la création des parcs nationaux, des réserves naturelles, des mouvements de défense de la faune et des sites et l’apparition du ministère de l’environnement, en 1971.

 

Le premier titulaire de ce ministère, Robert POUJADE, qualifia son service de « ministère de l’impossible », sans doute en constatation que l’objectif de sauver le vivant était inatteignable dans une société aux mains des lobbies, au service du profit et de la spéculation.

 

Le ministère de l’impossible est, entre temps, devenu celui de l’imposture.

 

Il protège la chasse et tue les loups.

 

Il offre une caution morale aux grands travaux inutiles, à l’agrochimie, au massacre des oiseaux migrateurs.

 

Je regrette que le parti écologiste, sauf remarquables et courageuses exceptions au nombre desquelles je citerai la députée Laurence ABEILLE et le député européen Pascal DURAND, ne parle pas suffisamment haut, fort et clair pour la défense du vivant.

 

Ce rapport à la nature est le plus grand défi de notre temps, bien plus essentiel que l’écume de l’actualité qui étouffe le vrai débat, la question fondamentale : l’humain va-t-il anéantir toutes les autres formes de vies ?

 

Car, par-delà les impostures, les petites lâchetés, c’est l’enjeu final.

 

La croissance démographique, le « développement économique », l’augmentation de la consommation planétaire, posent cette question occultée par les lobbies, par les politiques et donc par les médias.

 

Il n’y a pas un canton, en ce pays et partout ailleurs, sans son élu local, son promoteur, son aménageur récitant que son petit projet, son extension, son infrastructure, sa coulée de béton et d’asphalte ne représentent pas une si redoutable agression contre la nature et qu’il faut bien du « développement durable ».

 

Immanquablement, à terme, ce processus infini aboutira à la mort des milieux naturels, de la faune et de la flore.

 

Il nous appartient de poser cette question éthique et d’affirmer que cette destruction du vivant est inacceptable.

 

Peut-on tolérer plus longtemps un système fondé sur l’exploitation, la concurrence, la compétition, l’écrasement d’autrui, le saccage, le pillage, le lucre, la violence ?

 

Non, la voix de l’écologie ne doit pas s’éteindre, faute de porter un message novateur.

 

Non, cette grande cause ne doit pas être ignorée des citoyens, au point de ne recueillir que 2% des suffrages lors d’une élection à l’échelon national.

 

Or, c’est ce qu’il adviendra si l’on perdure à taire la raison d’être d’une pensée de réconciliation avec le vivant.

 

L’écologie politique peut exprimer un libertarisme des mœurs et un solidarisme social auxquels j’adhère sans réserve, mais, sans sa dimension éthique du respect de la nature, de l’animal et de toute vulnérabilité, elle n’est rien et ne peut attendre aucun écho dans une société dont elle ne relèverait pas le vrai défi.

 

Il est souhaitable qu’une primaire de l'écologie, ouverte, loyale, accessible à tous les citoyens se reconnaissant dans le grand combat pour le vivant, désigne un porte-parole susceptible de créer un rapport de forces contre les lobbies de la mort.

 

À défaut d’une telle primaire, face à la nocivité des politiques suivies par les vieux partis usés, il conviendra d’envisager les moyens d’offrir au pays une issue autre que celle qui se présente, faute de mieux, pour en finir avec la fausse alternance.

 

Par-delà les partis, les mouvements et associations, j’en appelle à l’unité, au rassemblement des défenseurs du vivant, pour un  rejet des ambiguïtés éthiques.

 

À LYON, le 16 janvier 2016, pour le Loup, nous vîmes la démonstration de ce que peuvent les biophiles, lorsqu’ils savent s’unir.

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ÉCOLOGIE ÉTHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES ÉQUILIBRES NATURELS.

18/01/2016

Chamois au Pays de Montbéliard

Matin d'hiver

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Image de saison réalisée le dimanche 17 janvier 2016 lors des dernières chutes de neige qui rappellent que l'hiver décide enfin de s'installer durablement.

 

C'est dans les contreforts de la plaine de Mathay qu'une belle population de chamois évolue depuis de nombreuses années et que je prends plaisir à observer régulièrement.

 

L'ambiance hivernale m'incite à retrouver les mammifères que je finis par observer évoluant avec une agilité étonnante dans une paroi abrupte. Le contraste délivré par le manteau neigeux permet aux chamois de se détacher du milieu naturel rendant leur image plus lisible à travers le téléobjectif.

 

En hiver, leur pelage est brun noir, plus épais et plus long, avec un masque facial plus net. Leur nourriture est principalement constituée de feuilles et de pousses des arbres et arbrisseaux, d'aiguilles de résineux, de mousse, de lichen, d'écorces.

 

Dans le silence de ce matin d'hiver, seul résonne le bruit des pierres que les chamois laissent échapper sous leurs sabots. Les empreintes dessinées dans la neige délimitent le territoire de ces animaux évoluant en pleine quiétude à seulement vingt minutes de l'agglomération montbéliardaise.

 

Chamois-montbéliardais-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

17/01/2016

Des abeilles pour protéger les cultures… des éléphants

Des abeilles pour protéger les cultures…

contre les éléphants

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Photo © Save the Elephants

 

Sous une pression démographique croissante, les interactions « hommes-éléphants » sont de plus en plus fréquentes en Afrique, avec notamment la mise à mal des cultures des premiers, par les seconds… Dans ce cadre, depuis quelques années, plusieurs pays africains (Botswana, Kenya, Mozambique, Ouganda, Tanzanie…) recourent à des abeilles « sentinelles » pour protéger leurs cultures des pachydermes.

 

Ayant constaté que plus de 90 % des éléphants fuient le bourdonnement des abeilles, en 2008, Lucy King[1], une chercheuse du département de zoologie de l’université d’Oxford, a mis au point avec l’ONG Save the elephants, un astucieux système pour protéger les cultures et donc limiter les sources de conflits entre les hommes et les éléphants, lesquels conduisent régulièrement à des morts, d’un côté comme de l’autre.

 

Le principe est simple et repose sur la mise en place d’un réseau de ruches « sentinelles », espacées d’une dizaine de mètres et reliées les unes aux autres par un fil. Fixées à des poteaux ou suspendues dans les branches des arbres, les ruches sont secouées dès lors qu’un éléphant tente de passer outre cette « clôture », provoquant immanquablement l’alerte des abeilles. Inquiètes, celles-ci bourdonnent alors fortement, tandis que certaines sortent pour défendre leur ruche. Piqués dans des zones où leur peau est fine, mais aussi sensible (autour des yeux, au niveau de la trompe, etc.), les éléphants prennent la fuite, sans manquer de prévenir leurs congénères.

 

Après une telle expérience, à l’avenir les éléphants, piqués dans des zones sensibles et ayant associé le bourdonnement des insectes à la douleur des piqûres, quitteront d’autant plus rapidement des zones ainsi protégées !

 

Outre la protection des cultures et la fin des conflits avec les communautés rurales ainsi protégées, la mise en place de cette technique permet aux villageois de bénéficier de la pollinisation des abeilles et de leur production de miel.

 

[1] Lucy King est à l’origine de l’ONG Save the Elephants. Il est possible de soutenir son action sur http://elephantsandbees.com

 

Source : Univers nature

13/01/2016

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours
 

par Patrice Raydelet

 

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement d’une souscription pour mon nouvel ouvrage

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours”.


Il s’agit du premier volet d’un important projet (livres et vidéos) présentant la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage.


Vous trouverez la présentation sur le bulletin, ainsi que la couverture.

 

Couverture-Chevaux-Abruzzes-450.jpg

 
La sortie du livre est prévue en mai 2016 et la souscription s’arrête la veille de la publication.


Si vous êtes amoureux des chevaux, de la montagne, de la faune sauvage, des grands prédateurs et désirez voir comment se passe cette cohabitation dans le Parc national des Abruzzes (Italie), ce livre devrait vous plaire !
 
Pour commander, il vous suffit de retourner le bulletin ci-joint à l’éditeur avec votre règlement (le livre est toujours moins cher pendant la souscription, vous le recevrez directement chez vous à sa sortie et le port est offert  !).

BulletinSouscription-(1)-450.jpg


Merci d’avance à toutes celles et tous ceux qui souscriront...et n’hésitez pas à diffuser le bulletin à vos contacts et aux amateurs de chevaux.
 
Bien cordialement,
Patrice RAYDELET
 
P.S : ce bulletin sera également sur mon compte et ma page Facebook avec une sélection d’images.

 

Patrice RAYDELET
468, rue de Penu
39570 CESANCEY
03.84.25.03.02

BulletinSouscription-450.jpg

11/01/2016

Le Hibou des marais

Hibou dans la tempête

 

par Dominique Delfino photographe naturaliste et animalier

et Dominique Michelat, naturaliste et photographe

 

L'image que Dominique Michelat me fait parvenir force l'admiration et l'envie de partager ce cliché.

Ornithologue confirmé et réputé demeurant près de Pontarlier, je laisse le soin à Dominique Michelat de relater cette observation :

 

« Le hibou des marais est un rapace nocturne que l’on peut qualifier de nomade. Il s’installe là où les campagnols des champs — sa proie de prédilection —, abondent. L’espèce niche essentiellement dans les régions de toundra du nord de l’Europe et les régions steppiques de l’est et migre vers le sud pour passer l’hiver.

 

En Franche-Comté, l'espèce est observée chaque année, mais ses apparitions sont peu nombreuses. Cet automne, plusieurs hiboux des marais se sont arrêtés dans le Haut-Doubs, profitant des pullulations de rongeurs pour faire une pause durant leur migration. Ces oiseaux sont normalement nocturnes, mais le hibou des marais peut également être actif de jour.

 

Lors des chutes de neige en novembre dernier, quelques hiboux se sont montrés en pleine journée. Malgré la tempête de neige, celui-ci restait impassible sur son piquet de pâture, attentif aux bruits, guettant un campagnol. Lorsque la neige recouvrait trop son plumage, il se secouait pour faire tomber les flocons qui s’étaient accumulés et reprenait son attente ».

 

J’ai passé une bonne partie de la matinée en sa compagnie. ajoute Dominique Michelat, son image vous plongeant dans l'ambiance d'un petit épisode hivernal du Haut-Doubs.

 

dominique delfino,dominique michelat,photographe naturaliste et animalier

 

 

09/01/2016

Cellules souches pluripotentes : une recette de fabrication qui fait polémique

01-Cellules souches.jpgCellules souches pluripotentes :

une recette de fabrication qui fait polémique

 

"Une annonce à la limite du malhonnête". C'est en ces termes que Mathilde Girard, chargée de recherche en modélisation pathologique iPS à l'institut I-Stem à Evry, qualifie le communiqué de la prestigieuse École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). L'EPFL faisait savoir qu'une équipe de recherche était parvenue à produire des cellules souches pluripotentes induites (capables de se différencier en types de cellules qui composent un organisme adulte, exactement comme une cellule souche embryonnaire) en comprimant certaines cellules. Des travaux intéressants publiés dans la revue Nature materials mais dont l'annonce -"survendue", dixit Mathilde Girard - a soulevé un vent de critiques de la part de spécialistes francophones et anglophones des cellules souches.

 

Pour en savoir plus : Article de Lise Loumé sur le site de Sciences et Avenir.

17:42 Publié dans Biologie, Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

03/01/2016

Flamants roses en Camargue

Parade hivernale

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Pour cette première image de l'année, je vous fais partager un cliché quelque peu exotique réalisé en Camargue la veille du Nouvel An 2015-2016 dans les marais des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

C'est en parcourant les petits chemins carrossables de Camargue, sans quitter la voiture pour éviter que les oiseaux ne s'éloignent, que j'observe un groupe de flamants roses au comportement particulier.

 

Contrairement à d'autres oiseaux dispersés dans le marais et préoccupés à filtrer l'eau pour se nourrir, les flamants que j'observe constituent un groupe uni et particulièrement bruyant par moments.

 

Je comprends alors très vite que les oiseaux sont en parade nuptiale, l'attitude des échassiers et notamment des mâles ne laisse aucun doute sur la manière de vouloir séduire avant le printemps. Les mouvements de tête s'accompagnent pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes d'un déploiement instantané des ailes suivi de courbettes.

 

Ainsi les superbes plumes roses et noires s'exposent comme un tableau sur l'eau que les flamants dévoilent à plusieurs reprises.  

 

Une belle manière aux oiseaux de souhaiter une bonne année à cette saison sur fond d'amour, le cœur dans un écrin de plumes aux couleurs de la vie.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

22/12/2015

Loups abattus en décembre 2015

Loup - © ARDEA-MARY EVANS-SIPA.jpgDeux loups ont été abattus durant le week-end 12-13 décembre 2015

 

Un loup a été abattu dans la Drôme le 12 décembre et un autre dans les Alpes-Maritimes le lendemain.

CINQ. C'est le nombre de prélèvements encore autorisés pour la période 2015-2016. En effet, actuellement 31 loups (Canis lupus) ont été abattus sur les 36 tirs autorisés par l'arrêté du 30 juin 2015. Une louve a été tuée samedi matin sur la commune de Lus-la-Croix-Haute dans la Drôme, a indiqué samedi soir la préfecture, portant dans un premier temps le décompte à 30 canidés tués en France en 2015. C'est la première fois qu'un loup est prélevé dans ce département, précise la préfecture, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Cette femelle a été abattue, dans le cadre d'un arrêté préfectoral de tir de prélèvement lors d'une chasse encadrée par des lieutenants de louveterie. "Depuis le début de l'année 2015 en Drôme, on a relevé 74 attaques du loup pour 291 victimes et 200 disparues", ajoute la préfecture. Cet arrêté concernait précisément les communes de Lus-La Croix-Haute, Treschenu-Creyers et Glandage, représentant à elles seules "plus du tiers de ces attaques" enregistrées ces derniers mois. Puis, selon Nice-Matin, un tir de défense a également conduit à la mort d'un loup sur la commune de Bézaudun dimanche. C'est le douzième animal abattu dans les Alpes-Maritimes. Finalement c'est deux loups qui ont été tués pendant le week-end du 12 décembre.

 

Une réaction : Une lettre pour le Loup

par Frédéric Wolff

Mon frère sauvage, cher loup,

Écrire une lettre au loup. L’idée me poursuit depuis un moment. Comme souvent, j’ai remis à plus tard un premier brouillon maladroit. J’ai attendu. L’actualité finirait bien par revenir vers ce massacre organisé. D’autres sujets ont retenu l’attention des grands médias.

Pendant ce temps, la boucherie continue. Elle n’a jamais cessé. Simplement, on n’en parle plus. Et quand bien même, certains, certaines s’avisent de rompre le silence, leur parole est inaudible. Le bruit ambiant fait diversion. Une aubaine pour la machine et pour ses serviteurs.

Pendant ce temps, la lente agonie du monde progresse. Les empoisonnés, les irradiés, les torturés des ondes électromagnétiques, les assassinés — humains et non-humains — de la bagnole et de la guerre chimique menée dans nos métropoles et dans nos campagnes, les martyres des élevages industriels, les cobayes de laboratoires sacrifiés pour inventer des cosmétiques et des médicaments qui nous intoxiquent…

Et les indésirables. Tous les boucs émissaires sur qui décharger nos haines, tous les fragiles, tous les gêneurs de nos affaires, grandes ou petites, qu’importe. Il faut éradiquer, faire place nette, ne plus voir qu’une tête qui dépasse : l’humain d’abord ! Exterminer, anéantir, massacrer par tous les moyens possibles. L’éléphant, le flamand rose, l’ours, le lynx, le tigre, le vautour, le renard, le blaireau, la taupe, le requin… Et le loup.

Une lettre au loup pour quoi faire ? Pour ne pas renoncer. Pour une parole qui fraternise. Une lettre à tous les loups, à toutes les louves que nous sommes, nous qui avons à cœur la liberté et l’altérité. La voici, donc.

Mon frère sauvage, cher loup,

A nouveau, ça recommence, ça n’a jamais cessé, cette folie qui est la nôtre de nous trouver un mal-aimé quand tout va mal. A nouveau, la meute est lâchée contre toi.

Que va-t-il advenir de toi, de nous, s’il n’y a plus de place pour d’autres semblables que nous ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : d’un semblable à qui nous prenons la vie et c’est une âme de noyé que la nôtre, à l’ombre de laquelle plus rien ne pousse, une âme entrée en agonie, incapable d’aimer vraiment malgré ce qu’elle proclame. Accueillir l’autre, le différent ? Revendiquer le grand partage ? Mensonges, que tout cela.

Ce n’est pas toi qui es de trop, mon loup, c’est nous et notre commerce de tout, nous et notre arrogance à éliminer ce qui gêne un tant soit peu nos caprices d’argent et de frivolité.

S’il fallait choisir, qui de toi ou de nous, devrait mourir de honte et d’indignité, sans l’ombre d’une hésitation, nous serions les premiers sur la liste, très loin devant, nous les êtres de science et de sagesse autoproclamés.

Mais voilà, c’est nous, c’est encore nous qui décrétons qui a sa place et qui ne l’a pas sur la terre, qui doit se soumettre ou périr. Toi, tu refuses de te rendre et c’est cela que nous ne supportons pas : ce qui échappe à notre suffisance. Il n’y a pas plus étranger que toi à nos chaînes, sinon le vent, peut-être. Même blessé, tu seras celui qui ne désarme pas, plutôt mourir. Debout avant toute chose, tu le seras toujours, même mutilé.

Au grand jeu des équivalences, ne te laisse pas prendre, surtout, mon frère sauvage. C’est un piège qui se refermerait sur toi et sur les tiens. Par quoi pourrait-on bien te compenser, demain, si tu finis par disparaître ? Par qui ? Par une réserve où l’on ira barricader les derniers éléphants d’Afrique ? Qu’est-ce qui pourra nous consoler de te perdre ?

J’ai des lambeaux de moi dans toutes les vies indésirables, si tu savais. En moi, il y a un loup perdu dans un monde où n’a de valeur que le commerce des êtres et des choses. Pour tout te dire, je ne suis pas sûr d’avoir envie de vivre très longtemps dans ce monde. De plus en plus, je m’en éloigne comme il s’éloigne de moi et si je dois renaître un jour, mon vœu le plus cher serait d’être des tiens. Mon nom serait-il un premier pas vers ce destin?

Mon loup, s’il te plaît, apprends-moi à rester debout et à ne pas cesser de hurler avec les derniers des tiens. Dis-moi comment me mettre en marche avec les premiers chants d’oiseaux, montre-moi comment mordre s’il le faut. Donne-moi la force, il en faut tant de forces pour tenir dans nos vies et dans le monde. Des forces et des valeurs, je ne parle pas de celles dont on tire un profit quelconque pour ses comptes à la fin du mois ou pour son image. Je pense à ce qui donne un sens à notre commune présence sur la terre, je pense aux limites infranchissables que l’on se fixe, aux devoirs que l’on s’impose. Et au sacré qui réside dans la vie, dans tout ce qui échappe à la marchandise. Ô comme nous en sommes loin.

Nos vies – la tienne, les nôtres – sont une seule et même vie. Les guerriers du vivant d’aujourd’hui seront demain les guerriers d’eux-mêmes. Ils le sont déjà. Ceux qui gênent la marche de nos affaires, c’est l’autre et un jour, l’autre, c’est nous, nous qui tirions à vue hier, nous qui laissions faire sans rien dire.

Si ce monde peut être sauvé, c’est avec toi qu’il le sera, avec toi vivant. La neige où tu cours, les arbres sur qui tu veilles ne nous appartiennent pas, pas plus qu’ils n’appartiennent au vent ou à la pluie. Nos titres de propriété ne sont que des faux en écriture, ils ne pourront rien contre ce qui est plus fort que nous.

Comment nos vies ne seraient-elles pas dévastées alors que le monde est saccagé par tout ce que nous n’avons même pas honte d’appeler nos prouesses ? Ce que nous cessons d’habiter – la terre, nos existences, notre parole –, nous le perdons et, en chemin, nous nous perdons.

Mon frère, mon ami, je marche dans les pas de ta nuit. J’aimerais t’écrire qu’enfin, nous en avons fini de la guerre contre la vie, que l’humain n’est plus le centre de tout, pas plus que la terre n’est le centre de l’univers. Mais nous n’avons rien compris, nous sommes restés à l’âge du nombril autour duquel tout doit tourner, et nous allons ainsi à étendre notre empire, à le nourrir du sang versé par d’autres que nous, tout en proclamant avec des accents philanthropes : L’humain d’abord !

Ici, les dernières feuilles des arbres sont tombées. Tout paraît dépeuplé à présent. Le vent souffle dans les volets, il me semble qu’il porte ta voix, à l’heure des fusils braqués sur toi, ta voix par mille et plus encore. C’est l’hiver et j’ai froid. Je pense à toi, mon loup sauvage. Ne renonce pas, jamais.

Image et vidéos en 3D

Image et vidéos en 3D

 

On peut recommander le site de Christian Roux — un citoyen helvétique très doué et très serviable — qui met à disposition gratuitement plus de 17 000 photos en 3D stéréoscopique et plein d’autres choses.

À la page d'accueil du site, ces photos se trouvent dans le placard de gauche de la seconde ligne.

Bien sûr, pour les observer sur l'écran de votre téléviseur, il vous faut les lunettes adéquates.


http://www.christian-roux.ch/

18/12/2015

Les particules atmosphériques : un polluant hivernal invisible à l'œil nu

Atmo.jpgLes particules atmosphériques : un polluant hivernal invisible à l'œil nu

 

publié le 18/12/2015

 

Les particules atmosphériques font souvent parler d'elles en hiver – et pour cause ! Cette famille complexe de polluants est issue de nombreuses sources, dont le chauffage et le transport – secteurs plus actifs en hiver. Mais que sont précisément ces particules ? Et pourquoi causent-elles autant de problèmes pour la santé ?

Que sont les particules atmosphériques ?

Les particules atmosphériques, ou "Particulate Matter" (PM) en anglais, forment une famille de polluant très complexe, et très diversifiée. Ainsi, derrière ce terme se cachent des suies, de la poussière minérale (de type grains de sable), des fragments organiques (pollens, débris de plantes, peaux mortes) ; ainsi que des métaux, des composés potentiellement toxiques (pesticides, résidus de combustions d'essence – type HAP – Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, …) ; etc.

Il existe des particules de toutes tailles, mais seules les plus fines, invisibles à l'œil nu, posent un véritable problème. Ainsi, on distingue selon leur taille :

    • Les PM10 : particules fines, de diamètre inférieur à 10µm ;
    • Les PM2,5 : particules très fines, de diamètre inférieur à 2,5µm ;
    • Les PM1 : particules ultra fines, de diamètre inférieur à 1µm.

Note : 1 µm = 1micromètre… ou 1 millième de millimètre !

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Tailles relatives des particules atmosphériques : un polluant invisible à l'œil nu !

 

Pourquoi sont-elles problématiques ?

Plus les particules sont fines, plus elles entrent facilement dans les voies respiratoires. Ainsi, si les particules les plus grosses, de type PM10, sont retenues au niveau des bronches ; les particules les plus fines peuvent s'infiltrer bien plus profondément, et causer des irritations plus ou moins graves, voire entrainer des crises d'asthmes chez les personnes les plus sensibles. Les composés toxiques qu'elles contiennent peuvent de plus passer dans le système sanguin, et entrainer des dommages bien plus graves.

D'où viennent-elles ?

Les particules atmosphériques, polluants de nature complexe, sont issues de nombreuses sources différentes :

    • Industries (en particulier les chantiers, carrières, mines, …) ;
    • Agriculture (labours, épandages, circulation d'engins, …);
    • Transport routier ;
    • Transport non-routier (bateaux, trains…) ;
    • Chauffage domestique (chauffage au bois, au charbon, au fioul,…) ;
    • Brûlages à l'air libre (feux de jardins, barbecues, grill, feux de chantiers, …) ;
    • Incinération d'ordures ménagères.

 

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Importances relatives des sources de particules dans l'air de la Franche-Comté (inventaires 2008)

 

Pour ces raisons, les niveaux de particules atmosphériques dans l'air sont réglementés, et étroitement surveillés par les réseaux régionaux de surveillance de la qualité de l'air, tels ATMO Franche-Comté. Dès que leur concentration dépasse des seuils définis par la réglementation, des procédures d'information, voire d'alerte sont enclenchées.

Retrouvez les niveaux de particules en Franche-Comté en temps réel, sur le site internet d'ATMO Franche-Comté.

16/12/2015

Le retour du Castor en Franche-Comté

Castor-200.jpgLe retour du Castor en Franche-Comté

Castor fiber

 

(Dernière mise à jour 05/09/2017)

 

En France, le Castor peuplait autrefois nos cours d'eau. Il était présent dans toute la France au siècle dernier. On l'appelait bièvre, du latin biber qui signifie brunâtre, comme la couleur du pelage de l'animal. D'ailleurs un affluent de la Seine, la Bièvre, recouverte sur toute la longueur de son parcours urbain, tire son nom du Castor disparu au XIIIe siècle en Île-de-France. La valeur commerciale de son épaisse fourrure, la consommation de sa chair et les soi-disant vertus du castoréum ont motivé sa chasse et son piégeage. Sauvé de l'extinction grâce à une opération de réintroduction sur la Loire dans les années soixante-dix, l'espèce recolonise progressivement ses anciens territoires.

 

Or le voilà qui réapparaît dans la basse vallée du Doubs. En Bourgogne Franche-Comté, le Castor occupe désormais la Loire et ses affluents (l'Allier, l'Aron, l'Arconce, l'Alène, l'Arroux, le Soinan), et le bassin de la Saône (la Saône, le Doubs, la Grosne, la Seille et la Dheune).

 

Présent sur la basse vallée du Doubs depuis la fin des années 90, la dynamique de la population de Castor d'Europe restait méconnue. D'après Sophie Horent (2016), cette basse vallée du Doubs constitue un territoire d'exception au carrefour entre Bresse et Finage. La ripisylve qui délimite le lit mineur est constituée essentiellement de saules blancs, de frênes et de peupliers noirs. Cet habitat, considéré comme prioritaire à l'échelle européenne, assure la subsistance du Castor d'Europe et l'installation du Milan noir.

 

En 1992, l'avènement du réseau européen Natura 2000 va venir conforter le territoire dans le caractère exceptionnel de la biodiversité qu'il héberge. En 1995, le site Natura 2000 des « Prairies inondables de la basse vallée du Doubs à l'amont de Navilly » fait partie des trente-cinq sites pilotes retenus à l'échelle du territoire national pour éprouver la mise en œuvre du réseau. Sur 1 450 ha et 5 communes, la stratégie pour la préservation du patrimoine naturel de la basse vallée du Doubs est en marche. C'est alors le début d'une reconnaissance dont l'histoire est encore en cours d'écriture.

 

C'est ainsi qu'une étude portée en 2014 par l'Établissement Public Territorial du Bassin Saône-Doubs (EPTB) grâce au dispositif Natura 2000 et réalisée par l'AOMSL et Jura Nature Environnement (JNE) a pu être menée sur l'ensemble de la basse vallée du Doubs (RÉVILLON, 2015).

 

En 2014, le Castor d'Europe est signalé pour la première fois sur l'Ognon par Pierre Cheveau et Nick Derry. Voici leur récit: "Le 12 janvier 2014, à l'occasion d'observations ornithologiques en compagnie de Nick Derry sur les rives de l'Ognon, un timide Grèbe castagneux m'amène à constater que le saule sous lequel il tente de se dissimuler a été taillé récemment et ce, d'une façon qui ne laisse pas de doute sur l'identité du jardinier. Les branches sont de section modeste mais taillées en crayon, de nettes traces de dents sont visibles par deux sur le bois qui a été dénudé de son écorce. Ignorant si la présence du Castor d'Europe est déjà connue sur ce cours d'eau, la surprise fut confirmée ultérieurement : aucun indice de ce rongeur n'avait jusqu'alors été noté sur l'Ognon. La découverte que nous avons faite a ainsi été réalisée à plus de 60 kilomètres (par le réseau hydrographique) de la confluence entre la Tille (où l'espèce est présente plus en amont) et la Saône (Réseau castor de l'ONCFS), laissant envisager un éventuel jeune en dispersion. Aussi impressionnant que soit ce bond (tant pour les connaissances sur la répartition du castor que par le castor lui-même dans sa colonisation), cette heureuse découverte n'est pas si surprenante (voir Bulletin Obsnatu n°27, été 2013). […] Une question reste tout de même en suspens dans le cas de cette observation : s'agit-il d'indices laissés par un individu simplement de passage ou l'Ognon compte t-il déjà un ou plusieurs territoire (s) permanent(s) de castor ?"

Nick Derry et Pierre Cheveau (pierrecheveau@yahoo.fr).

 

D'après Lerat Damien, Varanguin Nicolas & Siruge Daniel (2015), sur le territoire de la Saône-et-Loire, la population de Castor occupe les 18 km de cours d'eau les plus dynamiques entre Fretterans et Navilly. Compte tenu des indices recensés, la population est évaluée à 9 familles. Le milieu est ainsi occupé à son optimum. La population du Doubs constitue à l'heure actuelle la seule population viable du bassin versant de la Saône en Saône-et-Loire produisant chaque année des jeunes qui s'émancipent et qui sont alors à coloniser de nouveaux secteurs. Le territoire d'une famille en basse vallée du Doubs se compose d'une ressource alimentaire en salicacées abondante et directement accessible (île colonisée par les saules, ripisylve continue...), de berges hautes pouvant abriter les gîtes en période de crue ou d'étiage (terrier ou terrier-hutte), d'une zone de très faible courant (< 1 m3/s) en dehors de la veine d'eau principale, généralement derrière une île ou bien dans un ancien bras connectif. La présence de l'espèce est donc étroitement liée à la dynamique de la rivière.

 

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Castor d'Eurasie

(dessin d'Helmuth Diller)

 

Le Castor est le plus gros rongeur d'Europe, il pèse 12 à 30 kg et peut mesurer de 90 cm à 1,20 m (corps 65 à 80 cm + queue 25 à 40 cm). Son corps est parfaitement adapté au déplacement dans l'eau : des pieds palmés pour la nage et une queue plate, large et multifonctionnelle.

 

Le Castor d'Europe est un animal nocturne, difficilement observable. Il vit en groupe familial composé d'un couple d'adultes, des jeunes de l'année et des jeunes de l'année précédente. Le territoire, bien marqué par une sécrétion odorante, le castoréum, s'étend de 500 m à 3 km de rivière. La femelle donne naissance de 2 à 4 petits chaque printemps.

 

Répartition : Jadis le Castor était largement répandu dans le nord de l'Eurasie. De nombreuses populations ont été anéanties par les chasseurs de fourrure. Pour sa fourrure, mais également pour sa chair, il a été massacré du XVIIe au XIXe, en frôlant l’extinction. Au début des années 1900, il ne restait plus que quelques dizaines d’individus, en Camargue. La première interdiction de chasse intervient en 1909 dans le Rhône.

 

Aujourd'hui, malgré la protection de l'espèce, les populations sont réduites à des vestiges : cours inférieur du Rhône ; cours moyens de l'Elbe, Mulda, embouchure de la Saale (Allemagne) ; sud de la Norvège : ici et là en URSS et à la frontière sino-mongole. Réintroduit ici et là en France : Marne et Haute-Marne. Alsace (sur la Doller) et sud du Bas-Rhin, Finistère (sur l'Aulne), Maine-et-Loire, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Yonne, Lozère. Introduit en Suisse (1956). En Europe, réintroduit sur le Danube (Neustadt), l'Inn inférieur, en Franconie, dans le nord de la RDA, une grande partie de la Scandinavie.

 

Répartition naturelle du Castor de la Vallée du Rhône

 

Le Castor de la Vallée du Rhône a subsisté dans le Gard, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le long du Rhône et de certains affluents, puis a gagné vers le nord jusqu'à Lyon (Rhône, Isère, Ardèche). C'est la basse vallée du Rhône, dans sa partie méridionale, qui lui offrit son ultime refuge.

 

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Castor de la Vallée du Rhône

(Cliché © G. Érome)

 

Dans la Vallée du Rhône, il fallut attendre 1909 pour qu'apparaissent les premières mesures de protection de l'espèce. Son redressement fut rapide et en 1965 les castors étaient à nouveau présents jusqu'à l'aval de Lyon, la traversée de l'agglomération restant toutefois rédhibitoire.

 

Puis l'aménagement de la basse vallée du Rhône a été réalisé et avec lui est apparu un nouvel espace, un autre paysage au sein duquel le castor conserve sa place.

 

En outre, à partir de la souche rhodanienne, plusieurs réintroductions ont été opérées. Ainsi, le Haut-Rhône, la Marne, la Loire, le Tarn, le Doller, l'Isère abritent désormais notre bièvre.

 

Les gîtes

 

On enregistre toute une gradation dans l'adaptation et dans l'effbrt. Par ordre chronologique :

 

— les cavernes naturelles sont les premières utilisées, elles ne nécessitent qu'un aménagement mineur,

les terriers, cavités artificielles que l'animal creuse et agence,

 

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Terrier d'un castor de la Vallée du Rhône

(Cliché © G. Érome)

 

 

— les terriers-hutte, ensembles complexes de constructions où se trouvent conjugués l'action de fouissage et l'assemblage de matériaux ligneux,

 

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la hutte enfin, rarissime dans la vallée du Rhône, où tout n'est que branches.

 

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Hutte d'un castor de la Vallée du Rhône

(Cliché © G. Érome)

 

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Terrier-hutte de castor dans la basse vallée du Doubs

(Cliché © S. Horent, 2016)

 

Le devenir de l'espèce dans la Vallée du Rhône

 

La quasi industrialisation des monocultures fruitières de la basse vallée du Rhône ont conduit un grand nombre de riverains à supprimer et à détruire la ripisylve. Les arbres cultivés sont plantés au ras de l'eau. On peut deviner la suite.

Que faire ? Nous emprunterons « la réponse » à G. Érome. "Là où la ripisylve a été fortement amputée, les castors, en période d'ératisme notamment, doivent se satisfaire d'essences cultivées (arbres fruitiers, peupliers de plantation, etc.)".

 

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Attaques sur saules (cliché © Alexandre Cartier)

 

Le rôle du Castor dans les écosystèmes aquatiques

 

Le Castor joue un rôle important dans la stabilisation des berges et des îles. En effet, le recépage régulier des saules stimule leur système racinaire, favorisant leur ancrage dans la berge ou sur les graviers. Par cette action, il contribue à maintenir une saulaie arbustive dense, efficace en période de crue pour ralentir les écoulements, et favorise l'émergence de points durs qui deviennent à leur tour des supports de la dynamique alluviale.

 

En outre, les branchages régulièrement apportés autour du terrier pour en consolider la structure constituent des zones refuges très appréciées par les alevins qui peuvent ainsi se protéger des prédateurs.

 

Les impacts du castor sur l'environnement

 

Les dégâts causés par les Castors sont rares, localisés, généralement sur de faibles surfaces, proches des cours d'eau et nettement moins importants que ceux causés par les Ragondins. Au regard de son régime alimentaire et de la présence de cultures et d'arboricultures, le Castor peut occasionner des préjudices plus ou moins importants. Les dégâts s'illustrent notamment par la coupe de troncs et de branchages de peupliers ou de saules et l'écorçage sur les peupliers et les fruitiers.

 

Des moyens de protection existent : grillage, sacs plastiques ou répulsif chimique. Ils ne constituent qu'un palliatif. C'est à la racine qu'il faut soigner le mal. Il n'existe aucune solution, aucune potion miracle. La seule vérité, celle autour de laquelle tout doit être construit, reste le respect des nécessités et des habitudes alimentaires des castors par une préservation d'une bande riveraine de salicacées (cinq mètres suffisent) ».

 

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Protection anti-castors sur des arbres fruitiers

(Cliché © G. Érome)

 

Il peut également entraîner l'inondation de certaines zones en érigeant des barrages. Des solutions existent ! Le maintien ou la création d'une bande rivulaire boisée de 10 à 20 m de large permet de limiter les risques à long terme en satisfaisant les besoins écologiques du Castor.

 

Pour les dommages sur cultures, des manchons de protections individuelles, clôtures électriques, palissades ou engrillagements des berges sont autant de solutions efficaces.

 

Pour les inondations liées aux barrages, une solution pour chaque cas doit être recherchée. Toutefois, la pose de buses à travers le barrage évacuant le trop d'eau peut s'avérer efficace.

 

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Barrage de Castor (cliché Bourgogne Nature, 2016)

 

Dans le cadre de la réservation d'une bande riveraine de salicacées, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) a mis en place plus de trente mille boutures de saules le long des contre-canaux des aménagements d'Avignon et de Vallabrègues. Sur le Haut-Rhône, entre cinq et dix mille boutures sont plantées sur chaque aménagement.

 

Peu à peu, l’espèce recolonise la vallée du Rhône, remontant les fleuves. Certains ouvrages étant infranchissables pour ces rongeurs, des captures ont été effectuées pour les relâcher en amont. De sorte que le Castor reconquiert doucement des biotopes aquatiques favorables.

 

 L'extension de l'espèce en Franche-Comté

 

Depuis sa protection au niveau national, et par la recolonisation du bassin rhodanien, le Castor est aujourd'hui présent dans les départements du Jura et du Doubs (Suran, Doubs, Loue) grâce à l'extension des populations implantées en aval sur la Saône et l'Ain. Suite au franchissement par l'espèce de la ligne de partage des eaux entre la Moselle et la Saône au cours des années 2 000. une colonisation est apparue sur le haut bassin de la Saône avec des animaux arrivés en Haute-Saône en provenance des Vosges (Lanterne, Semouse et Coney).

 

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Document obsnatu n° 27

 

Dans le département du Doubs, des premières traces d’un nouveau peuplement datent de 2011, dans la rivière Doubs. "À Osselle d’abord, on a découvert un premier terrier-hutte" précise Sébastien Courbet. Puis peu à peu l’animal a colonisé la rivière et le département. Il est présent actuellement sur la Loue à Arc-et-Senans ou Chenecey-Buillon. Regarder la vidéo nocturne réalisée par Pascal Juif, le 2 janvier 2016.

Il serait présent dans les environs de Besançon selon Sébastien Courbet, qui suit l’espèce dans le département du Doubs à l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS). Les prospections ont mis en évidence des indices de présence probable en amont de Besançon sur les communes de Chalèze, Vaire-Arcier et Vaire-le-Grand. Sur l'Ognon, affluent de la Saône, aucun indice n'a été observé de Bonnal à Flagey.

D'après Jean-Louis Romand, "le Castor est très présent chez moi depuis plus de 5 ans (à Saint-Vit et environ). Je n'ai jamais pu le photographier. Traces plus rares en ce début d'hiver très doux [2016]. Il attaque surtout le saule mais je l'ai vu élaguer un cornouiller sanguin".

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Maman Castor approvisionne ses petits

Cliché © Pascal Juif (juillet 2016)

 

Dans le département du Jura, les efforts de prospection de l'ONCFS se sont portés principalement sur les secteurs de présence probable et sur les rivières encore non prospectées (Seille/Brenne). Aucun indice n'a été relevé sur la partie jurassienne de ces deux dernières. Sur la Loue, deux nouveaux sites de présence certaine ont été identifiés sur la commune de Port-Lesney à la frontière du département du Doubs et sur Gevry. Sur le Doubs, la population est croissante en aval de Dole. Les indices les plus intéressants pour le Jura ont été réalisés sur la Bienne attestant de la présence certaine du Castor sur la commune de Lavancia.

 

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Document obsnatu n° 27

 

Dans le département de la Haute-Saône, les indices de présence découverts laissent penser que les effectifs sont en légère augmentation sur le Coney, affluent de la Saône.

 

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Des arbres taillés en crayon : c'est l'œuvre de castors

Cliché © Est Républicain

 

La famille des Castors (Castoridae) est constituée des plus gros rongeurs après les Capybaras sud-américains. Les Castors sont répandus dans l'hémisphère nord. Ils appartiennent à un seul genre récent, dont les représentants eurasiatiques et nord-américains sont placés dans une ou deux espèces étroitement apparentées. L'orifice uro-génital et l'anus débouchent dans un pseudo-cloaque. Formule dentaire : 10-1-3/10-1-3 = 20 dents.

 

En Europe, on rencontre deux espèces : l'espèce autochtone : le Castor d'Eurasie, Castor fiber, et une espèce introduite surtout en Scandinavie : le Castor d'Amérique du Nord, Castor canadensis.

 

CASTOR D'EURASIE, Castor fiber Linné 1758

 

Description : silhouette lourde, trapue. Yeux et oreilles petits ; queue aplatie, large (12-16,5 cm), en palette, écailleuse, velue à la racine seulement. Orteils palmés.

 

Dessus gris noir ou brun très foncé, dessous un peu plus clair. Pelage ventral presque deux fois plus dense que sur le dos (caractéristique des mammifères amphibies). Deux paires de mamelles pectorales.

 

La sécrétion (castoreum) des glandes anales et préputiale s'ouvrant dans le pseudo-cloaque, sert à graisser le pelage. Le 2e orteil porte une griffe spéciale utilisée pour lisser les poils et les enduire de castoreum.

 

Régime alimentaire : essentiellement végétarien

Mœurs : aquatique, crépusculaire et nocturne

Vue : médiocre

Ouïe : très bonne

Odorat : très bon

Gestation : trois mois

Portée : un à quatre petits

Maturité sexuelle : deux ans

Intervalle entre deux naissances : un an

 

Dimensions : Longueur totale du corps : 74-90 cm ; Hauteur : 16-18 cm; queue : 28-38 cm ; poids : 12-38 kilos. c'est-à-dire sensiblement comme un chevreuil. C'est le plus gros rongeur d'Europe. Longueur du crâne supérieure à 12 cm (atteint 16,8 cm).

 

Espèces semblables : Ragondin, Rat musqué. Le Castor d’Europe est souvent assimilé au Ragondin. Si d’apparence, les deux rongeurs paraissent assez proches, ils sont pourtant bien différents sur de nombreux points.

 

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Le Ragondin ou Myocastor est une espèce envahissante

(dessin d'Helmuth Diller)

 

Habitat : il lui faut des eaux courantes ou stagnantes ayant au moins 1,50 m de profondeur et entourées de saules, trembles, peupliers, frênes, bouleaux, aulnes et de fourrés. Ces eaux douées ne doivent pas geler jusqu'au fond ni se dessécher entièrement.

 

Il mange exclusivement des végétaux (écorces, feuillages, plantes herbacées aquatiques ou terrestres) qu'il va trouver dans ses milieux de vie : cours d'eau, rivières, fleuves lents et zones humides proches. Les gîtes du castor sont assez diversifiés allant du terrier qu'il creuse dans la berge, à la hutte.

Le Castor d'Europe est un animal nocturne, difficilement observable. Il vit en groupe familial composé d'un couple d'adultes, des jeunes de l'année et des jeunes de l'année précédente. Le territoire, bien marqué par une sécrétion odorante, le castoréum, s'étend de 500 m à 3 km de rivière. La femelle donne naissance de 2 à 4 petits chaque printemps.

 

Biologie : Le Castor surtout crépusculaire et nocturne. Il vit en couple ou en famille. Il nage facilement et plonge, tenant les membres antérieurs serrés contre le corps, les membres postérieurs et la queue servant de propulseurs. Il peut rester 15 (20) minutes en plongée (maximum). Marque son territoire avec le castoreum. Le long des cours d'eau, son domaine atteint 3 km de long.

 

À la différence du Ragondin, chaque famille de castors ne supporte pas d’autres congénères sur son territoire. On ne pourra donc jamais avoir une surpopulation de castors, car la territorialité répartit les territoires. Si le Castor repeuple à nouveau nos contrées, Sébastien Courbet tient à être précis. « Cela ne signifie pas du tout que la qualité des eaux s’améliore. Si l’animal dispose d’un habitat disponible, il l’occupera. »

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En danger, le Castor sonne l'alarme en frappant l'eau à plat avec sa queue aplatie

 

Selon les lieux, il creuse des terriers dans les berges (avec un orifice immergé et une cheminée d'aération), construit des digues avec des troncs, branches, de la boue et des végétaux pourris, ou encore des huttes (environ 50 cm-1 m de diamètre interne et environ 50 cm de hauteur interne). En France, il vit dans des terriers simples ou des terriers dont l'entrée est dissimulée par des branchages apportés, plus rarement des huttes. Les huttes sont faites avec les mêmes matériaux que les digues. Elles peuvent être utilisées par plusieurs générations de castors qui les améliorent. Les digues, qui atteignent plusieurs dizaines de mètres de long, 1 m de haut et 80 cm de large, servent surtout à régulariser le niveau de l'eau. Le Castor coupe avec ses dents des arbres atteignant 20 cm de diamètre, rarement plus (maximum : 60 cm). Peu actif en hiver.

 

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Le Castor "au bouleau"

 

Nourriture : purement végétale. Écorces, rameaux, feuilles d'arbres (frêne, tremble, saules, peupliers, aulnes, résineux), nombreuses plantes herbacées aquatiques ou terrestres) qu'il va trouver dans ses milieux de vie : cours d'eau, rivières, fleuves lents et zones humides proches. Les provisions d'hiver, entassées sous l'eau, servent surtout à l'alimentation des jeunes car les adultes subsistent principalement aux dépens de leurs réserves de graisse.

 

Reproduction et longévité : La copulation se déroule dans l'eau entre janvier et mars. La gestation dure environ 15 semaines et la mise-bas a lieu d'avril à juin. 1 à 5 petits par portée (une seule portée annuelle). À la naissance, les petits sont velus et ont les yeux ouverts ; ils se mettent à nager peu après. Allaitement : environ 2 mois. Émancipation dans la troisième année. Maturité sexuelle à 3 ou 4 ans. En liberté, le Castor atteint 20 ans, en captivité 35 ans.

 

Voix : peu bruyant. Grognements, sifflements, cris, gémissements (petits), soufflements ; frotte ses dents s'il est excité. «O-o-o» long : appel de la femelle. Signal d'alarme : bruyant coup de queue sur la surface de l'eau, au moment où le Castor plonge.

 

Prédateurs : dans le nord de l'Eurasie : gros carnivores comme le Glouton, le Loup et l'Ours brun.

 

 

CASTOR D'AMÉRIQUE DU NORD, Castor canadensis Kuhl 1820.

 

Ressemble fortement au Castor d'Eurasie : un peu plus grand et plus foncé. Considéré comme une espèce distincte à cause du nombre de chromosomes et de la structure du crâne).

 

Le Castor d'Amérique était jadis répandu dans de vastes étendues de la taïga nord-américaine, il a été décimé et menacé de disparition par les chasseurs de fourrure. Aujourd'hui, il a été introduit dans de nombreuses régions où il est protégé. Introduit en Finlande et dans l'est de l'Europe, il s'y est propagé. Là où il cohabite avec le Castor eurasiatique, mais on n'a jamais observé d'hybridation. Ses effectifs ont augmenté beaucoup plus fortement que ceux de son cousin, sans doute à cause du nombre plus important de petits par portée (jusqu'à 8).

 

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Castor d'Amérique du Nord (Castor canadensis)

Cliché © Planet'mammifères

 

Ajout du 16 janvier 2016  (Ma.commune.fr)

 

Avec FNE, LPO et Jura Nature Environnement

 

Le castor a élu domicile par chez nous. L'ensemble des Francs-Comtois sont invités à donner leur avis sur cette espèce par le biais d'un questionnaire.

 

S'il reste difficile de les chiffrer, on estime néanmoins leur population à 4 ou 500 individus sur l’ensemble du territoire franc-comtois. Les castors "comtois" sont principalement concentrés sur la Loue et ses affluents, mais aussi sur le Doubs, l’Ain, la Saône et la Lanterne.



Ils seraient réapparus naturellement au début des années 2000 d'abord sur le Suran. Avant cela, "la dernière trace de sa présence en région remontait à l’époque mérovingienne", d’après Vincent Dams, chargé de mission à Jura Nature Environnement. Il suit l’espèce depuis 15 ans et avoue avoir été surpris de ne trouver aucun groupe de travail à ce sujet à son arrivée dans le Jura il y a cinq ans.

 

Depuis 2014, une vaste étude est ainsi menée par FNE Franche-Comté, LPO Franche-Comté et Jura Nature Environnement pour améliorer la cohabitation entre les activités humaines et ce rongeur aquatique. Un "groupe castor" a été monté avec divers initiatives et actions de sensibilisation.

 

 

Une "espèce-ingénieur" qui favorise la biodiversité

 

Aujourd'hui, un questionnaire circule par la poste et Internet, adressé aux élus locaux, naturalistes et simples habitants, pour permettre d'expérimenter des moyens de résolution de conflits (barrage, replantation d’arbres…) et d'affiner les impacts de l'espèce sur les milieux aquatiques et la végétation rivulaire. Car certains peuvent voir d'un mauvais oeil sa présence sur le territoire. Il serait même parfois arrivé qu'on le confonde avec le ragondin, "une espèce nuisible", alors que le castor est "une espèce protégée". Il aurait pourtant plus d'un effet bénéfique sur l'environnement.

 

"Le castor fait partie des espèces dites ‘ingénieur’ (ndlr : avec l'homme et l'éléphant) qui réaménagent des milieux. Il a été prouvé que sa présence favorise la biodiversité. Il peut notamment reconstruire des zones humides. " Des financements ont été apportés jusqu’ici par la DREAL et la Région Franche-Comté et diverses initiatives ont vu le jour comme à Louvenne, dans le Jura, où en novembre 500 saules ont été plantés au bord de cours d’eaux lors d’un chantier éco-volontaire.

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Bouturage du plants de saules sur les rives du Suran

(Clliché © D. Dorin)

 

Regardez le reportage de France 3 Franche-Comté du 23/02/2016 consacré au Castor

 

Sources :

Ma commune

Blanchet M., (1977).— Le castor et son royaume. Ligue suisse pour la protection de la nature, Neuchâtel, 242 pages.

Érome G. et Broyer J. (1981).—  Étude de la sélectivité du castor sur la végétation ligneuse. Rapport établi à la demande de la C.N.R., n° 998 032, 88 pages.

Érome G. (1982).— Contribution à la connaissance éco-éthologique du castor dans la vallée du Rhône, Thèse doctorat d'université Lyon I, 284 pages.

Horent Sophie (2016).— La basse vallée du Doubs, un territoire d'exception au carrefour entre Bresse et Finage. Bourgogne Nature n° 23, pp. 86-91.

Lerat Damien, Varanguin Nicolas & Siruge Daniel (2015). — La Loutre d'Europe et les autres mammifères semi-aquatiques en Bourgogne. Bourgogne Nature n° 21-22, pp. 22-42.

Richard P.B (1967).— Le déterminisme de la construction des barrages chez le castor du Rhône, Terre Vie, 114, 4, 339, 472.

Schilling. D., Singer D. Diller H. (1986). — Guide des Mammifères d'Europe, Delachaux & Niestlé, Éd., 284 p.

Castor (genre) Wikipedia

 

Voir la vidéo de Pascal Juif : Castor au repas le long des rives du Doubs

https://www.youtube.com/watch?v=VjmoCOPulDw&feature=y...

Voir la vidéo de Pascal Juif : Castor s'amuse le long des rives du Doubs

https://www.youtube.com/watch?v=QGbuiBrPK6I&feature=s...

Voir la vidéo de Pascal Juif : Jeunes castors dans le Doubs

https://www.youtube.com/watch?v=LvqSeRBf6gI&t=4s

https://www.youtube.com/watch?v=F957CiwRn_4

 

Pour en savoir plus sur l'écologie du Castor et ses menaces :

www.oncfs.gouv.fr/connaitre-les-especes-ru73/Le-Castor-dE...

http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfil...

 

Pour en savoir plus sur la répartition du Castor sur le réseau hydrographique :

www.oncfs.gouv.fr/Cartographie-ru4/Le-portail-cartographi...

Voir les Bulletins obsnatu n°5, 13, 20 et 27 pour l'historique et l'évolution.

Contacts : Caroline Le Coff caroline-le-goff@oncfs.gouv.fr

et Isabelle Leducq-Giroud isabelle.leduc@lpo.fr

15/12/2015

Hermine en robe d'hiver

Portrait sorti de terre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est une image de mon ami Michel Paratte domicilié dans le Haut-Doubs à Maîche que je souhaite publier.

 

À 91 ans le mois prochain, Michel profite toujours de la même énergie pour arpenter les chemins de sa terre natale à l’affût des oiseaux et des mammifères qui le passionnent tant.

 

Point de neige cette année sur le plateau de Maîche et encore moins d'hermines ce qui le pousse à se rendre jusque dans les environs de Pontarlier pour observer le petit mammifère en robe d'hiver.

 

D'une blancheur immaculée, l'Hermine se montre très craintive, ne demeurant que très peu de temps sans bouger, probablement du fait de ne pouvoir se confondre totalement dans la neige.

 

Malgré tout, la patience finira par payer. Alors que la petite tête se présente à l'entrée du terrier, notre photographe en profite pour saisir ce portrait tout droit sorti de terre.

 

Hermine-Michel-Paratte-450.jpg

cliché © Michel Paratte

Le Martin-pêcheur

Un affût très prisé

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Pour le photographe ou le naturaliste, l’affût est le moyen indispensable pour se dissimuler dans la nature et pouvoir observer sans se faire remarquer.

 

Idéalement placée et à demeure, la petite cache de bois construite au bord de l'eau abrite un photographe apparemment très intéressé par les va-et-vient d'un Martin-pêcheur sur un perchoir à proximité de l'affût.

 

Mais durant tout ce temps, notre oiseau profite également de cette construction pour se percher sur le toit afin de dominer la surface de l'eau pour y observer dans les meilleures conditions les éventuels petits poissons qu'il cherche à capturer.

 

J'observe cette scène insolite que mon téléobjectif me permet de saisir depuis un autre affût, le Martin-pêcheur profitant également de cette situation pour tuer ses proies en les assommant sur la planche de bois.

 

Sympathique, pour le photographe d'observer le Martin-pêcheur frôlant l'imposant objectif avant de se percher au-dessus de sa tête.

 

Mais, si l'oiseau et l'homme deux regardent dans la même direction, l'intention du photographe est quelque peu différente et surtout pas gagnée d'avance dans ces conditions pour tirer le portrait de l'oiseau vedette !

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Lire également sur ce même blog l'article sur le Martin-pêcheur d'Europe.

Le Cassenoix moucheté

Cassenoix-moucheté-200.jpgLe Cassenoix moucheté

 

Le Cassenoix moucheté (Nucifraga caryocatactes) est un passereau de la famille des Corvidae. On le reconnaît à son plumage brun chocolat moucheté de taches blanches en forme de gouttelettes sur le dos et la face inférieure du corps. Sa queue, assez courte, est blanche en dessous et noire sur le dessus orné d’une bande blanche à l’extrémité. Les plumes sous-caudales blanches très visibles permettent de le caractériser. Ses ailes et sa calotte sont brun foncé. Son bec noir est long et très robuste. Au vol, on peut le confondre avec le geai des chênes en raison de sa silhouette, de ses ailes noirâtres, larges et arrondies. Il est cependant moins farouche que le geai.

 

Son cri est plus rauque enroué : kror et skrèèk souvent répétés en séries: krèkrèkrèkrè. À la saison des nids, il émet des sons divers croassements, miaulements, etc.

 

Il pèse de 150 à 200 g et mesure entre 30 et 35 cm pour une envergure d’environ 55 cm. Les deux sexes se ressemblent.

 

Le Cassenoix moucheté est sédentaire. Il vit surtout dans les forêts de conifères des montagnes. Mais en automne, on le rencontre aussi dans des feuillus. Il possède un territoire d’une centaine d’hectares où il possède des milliers de cachettes à nourriture bien mémorisées pour passer l’hiver.

 

Il affectionne particulièrement les plantations épaisses de conifères où il niche et se nourrit principalement de substances végétales (noix, noisettes, fèves, graines de pins aroles, baies et fruits secs). Il aime aussi les petits invertébrés.

 

Le Cassenoix moucheté bâtit un nid volumineux à l’aide de branchettes, de mousse et d’herbes sèches qu’il garnit de duvet dans un conifère entre 5 et 10 m de hauteur du sol. En fin d’hiver, la femelle pond de 3 à 4 œufs. Les deux parents se relaient pour assurer l’incubation qui dure une vingtaine de jours. Le couple nourrit ses oisillons à l’aide de la nourriture stockée. Les jeunes prennent leur envol au bout de 4 semaines et sont dépendants durant trois mois. Ils peuvent espérer vivre 15 ans.

 

Rare dans notre région, le Cassenoix moucheté a été aperçu samedi 12 décembre après-midi à Plaimbois-Vennes, occupé à marauder les dernières noix tombées d’un arbre. (Info de l'Est Républicain du 14/12/2015).

 

Cassenoix moucheté-Est Républicain.jpg

Cliché © Est Républicain

 

07/12/2015

Cheval comtois

Cache-cache avec le soleil

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Quel qu'en soit le sujet, le jeu avec la lumière est déterminant pour plonger le promeneur et plus particulièrement le photographe dans l'ambiance d'un instant particulier et de surcroît lorsque l'on souhaite le mettre en image.

 

En cette fin de journée d'automne, je me promène le regard balayant le paysage sur les Terres de Chaux baignées de la lumière du soleil couchant. C'est à la croisée d'un chemin que l'instant magique se présente avec comme acteur un sujet symbole de notre région : le cheval comtois.

 

La température chute rapidement malgré la très belle journée ensoleillée qui s'achève et les chevaux en pâture s'enveloppent d'une couche de brume renforcée par la condensation de l'air chaud qu'expirent les animaux.

 

Le contre-jour est naturellement l'angle qui profite le mieux à cette scène mais il est important de ne pas se trouver aveuglé par le soleil en tentant de le masquer par la tête du cheval pour profiter au mieux de l'ambiance de ce contre-jour dont les minutes sont comptées.

 

Un double jeu s'engage alors avec les animaux, celui de la lumière et de ma présence à leur contact à bout portant de l'objectif. La difficulté se situant dans la capacité à bien maintenir le sujet dans le viseur de l'appareil, les chevaux profitant de votre compagnie pour recevoir une caresse au passage...

 

Cheval-comtois-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

Neige d'automne : un petit tour et puis s'en va...

Un petit tour et puis s'en va...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Météo très contrastée ces dernières semaines d'automne 2015 comme tout le monde a pu le constater

 

Le cliché qui illustre le sujet de cette semaine est à l'image de ce que les paysages de moyenne montagne de notre région devraient ressembler à cette époque de l'année. L'épisode neigeux que nous avons connu la semaine dernière a surpris par sa soudaineté alors que les températures battaient des records positifs quelques jours avant les chutes de neige. J'en profite alors pour retourner sur mes pas en foulant la couche de neige fraîche épaisse de quinze centimètres pour retrouver les panoramas qui m'ont tant séduit cet automne.

 

Ce point de vue dans la ''côte de Maîche'' est incontournable. Le belvédère du Fondereau offre un regard sur l'horizon nature de cette vallée que le rythme des saisons plonge dans une lumière sans cesse différente.

 

Réchauffement climatique ou pas, le manteau a fondu comme neige au soleil quelques jours plus tard, l'hiver ayant bien du mal à s'imposer cette année.

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cliché © Dominique Delfino

29/11/2015

Jura bisontin, Reliefs, Paysages et Roches

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par Pierre Chauve professeur honoraire de Géologie à l'Université Franche-Comté et Patrick Rolin, maître de conférences à l'université de Bourgogne Franche-Comté.

 

 

Besançon, ville d'art et d'histoire, riche par son patrimoine architectural et ses fortifications, reconnues au patrimoine mondial de l'Unesco, possède un site exceptionnel qui mérite d'être expliqué.

 

La ville ancienne, entourée par une boucle du Doubs et dominée par la Citadelle de Vauban s'inscrit tout entière au front de la chaîne du Jura. Trois domaines du Jura externe sont présents à l'intérieur même du périmètre urbain. Deux alignements montagneux plissés et faillés, les Avant-Monts au nord et le faisceau bisontin au sud, encadrent le vaste plateau sur lequel s'est établie la ville. Besançon est ainsi l'une des rares villes où, à l'intérieur du périmètre urbain, et dans la ville même, peuvent s'observer les roches qui y sont présentes ainsi que les structures géologiques et morphologiques caractéristiques du Jura : plis, failles, monts, combes, cluses…

 

Le promeneur découvrira avec plaisir la géologie de la ville, les paysages et les panoramas visibles en ville ou à partir des sommets qui la dominent. Mais ses pas le conduiront également dans les villages voisins où il découvrira les circulations souterraines et superficielles des eaux qui alimentent la ville depuis l'époque gallo-romaine.

 

L'ouvrage s'organise en sept itinéraires repérés sur les cartes par un numérotage des points d'arrêt. La description de ces itinéraires est précédée par un chapitre consacré au cadre géologique et historique de la ville et la conclusion s'attache à rappeler la genèse des structures géologiques.

 

La découverte de cet environnement se fait à trois niveaux. Le premier (signets verts) s'adresse aux néophytes promeneurs et randonneurs ; le deuxième (signets orange) intéressera les naturalistes et le troisième (signets rouges) interpellera les géologues plus avertis.

 

De bonnes balades en perspectives enrichies par différents thèmes paysagers, historiques et géologiques.

 

Ouvrage édité par le Muséum de la Citadelle de Besançon, patrimoine mondial de l'UNESCO avec l'appui de la Ville de Besançon. Dépôt légal 3e trimestre 2015, 212 pages. Prix 22 €.

 

Dossier de presse

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Abattage des bouquetins du Bargy

Bouquetinlogo.jpgL'abattage des bouquetins arrêtera-t-il la brucellose ?

 

Le 8 octobre 2015, le préfet de Haute-Savoie a lancé une opération d'abattage massif des bouquetins du Bargy. En réponse à ce massacre programmé, une pétition a circulé sur Internet demandant l'arrêt immédiat de cette opération contre-productive. Cette pétition s'appuyait sur des arguments écologiques irréfutables.

 

On a eu l'exemple de l'abattage des renards français lors d'une menace de l'extension de la rage, à la fin du XXe siècle. À la suite du vide causée par la disparition des renards dans l'Est de la France, cette mesure avait déclenché un afflux de renards contaminés provenant de l'Europe centrale. Les autorités suisses, plus astucieuses, avaient résolu le problème en vaccinant les renards indigènes par un vaccin dans des appâts répandus par hélicoptères, attitude imitée ensuite par la France.

 

Dans le magazine "Sciences et Avenir" n° 825 de novembre 2015, Morgane Kercoat revient sur cette information. Depuis plusieurs d'années, politiques et agriculteurs d'un côté, associations de protection des animaux de l'autre, s'affrontent sur la question de l'abattage des bouquetins du massif du Bargy en Haute-Savoie atteints par la brucellose, une maladie infectieuse. Un problème d'autant plus épineux que l'espèce, emblématique de la montagne, est protégée.

 

Cette maladie est provoquée par une bactérie du genre Brucella. Bien connue dans le milieu de l'élevage, elle frappe d'abord les animaux domestiques, en particulier les bovins. Un passage à la faune sauvage (bouquetins, chamois...) est possible, sans que l'on sache véritablement comment. L'homme peut aussi être infecté — en consommant des produits laitiers non pasteurisés en particulier — comme en témoignent deux cas recensés en France depuis 2012. Le premier symptôme est une fièvre, suivie de douleurs articulaires et musculaires. Potentiellement mortelle, la brucellose est bien soignée par un traitement antibiotique, à condition d'être diagnostiquée à temps.

 

Un arrêté préfectoral publié le 16 septembre 2015 a donc autorisé un abattage partiel des bouquetins vivant dans le massif du Bargy pour tenter de stopper la contagion. Seule une soixantaine d'animaux identifiés comme sains devraient en réchapper. Initialement, la préfecture voulait autoriser un abattage total, mais l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) s'y est opposée en juillet dernier, jugeant la solution irréaliste et contre-productive avec un risque de dissémination d'individus survivants malades.

 

Le gros problème, c'est qu'on ignore le nombre exact de bouquetins qui vivent sur le massif, la population ayant été estimée en 2014 entre 275 et 352 individus. Personne ne peut donc dire donc combien il conviendrait de tuer d'animaux pour en laisser 60 vivants... En 2013, lors d'une précédente autorisation d'abattage, les chasseurs avaient estimé avoir abattu 80 % des bouquetins, mais un décompte après l'opération avait donné le même résultat qu'avant l'abattage... Pour Dominique Gauthier, vétérinaire naturaliste et directeur du Laboratoire départemental vétérinaire et d'hygiène alimentaire des Hautes-Alpes, « soit le troupeau avait d'abord été mal comptabilisé, soit des bouquetins des troupeaux voisins sont venus combler le vide créé par l'abattage. Depuis un demi-siècle, la méthode d'abattage sur la faune sauvage a toujours échoué. »

 

Désorganisation sociale et diffusion de l'épidémie

 

Elle n'a pas non plus prouvé son efficacité pour éradiquer la brucellose ! Au contraire. En 2013, la part d'individus contaminés chez les bouquetins ayant échappé à l'abattage est passée de moins de 10 % à plus de 50 % ! L'opération a en effet eu lieu juste avant le rut annuel. « Sans les vieux mâles dont beaucoup ont été tués, il y a eu une désorganisation sociale et une absence de hiérarchie, explique Dominique Gauthier. Des jeunes mâles, qui n'auraient pas pu le faire habituellement, ont eu accès aux vieilles femelles pour la reproduction et se sont contaminés. » Selon l'avis de l'Anses, le stress important induit par ce désordre a pu contribuer à fragiliser les jeunes femelles, les rendant plus sensibles à l'infection. Quand l'opération en cours sera terminée, il est certain que quelques bouquetins, peut-être malades, auront survécu. Stressés et désorganisés, ces animaux pourraient aller contaminer les troupeaux voisins, comme celui de la chaîne des Aravis.

 

C'est pourquoi, loin de régler le problème de la brucellose, l'abattage pourrait au contraire accélérer la diffusion de l'épidémie.







Un implant ostéo-articulaire vivant pour régénérer le cartilage

Un implant ostéo-articulaire vivant

pour régénérer le cartilage

 

Une nouvelle technique pour régénérer totalement une articulation abîmée — os et cartilage — en quelques mois. Il s'agit d'un implant vivant et en 3D qui recouvrira bientôt les articulations abîmées.

 

Réparer le cartilage d’une articulation en cas de lésion ou de dégénérescence n’est pas une mince affaire ! Face à cette difficulté, une équipe de chercheurs spécialisés en nanomédecine régénérative, travaillant au sein de l’Université de Strasbourg et des hôpitaux universitaires de Strasbourg sous la direction de Nadia Benkirane-Jessel[1], a imaginé une nouvelle approche d’implant ostéo-articulaire.

 

Réparer toute l’articulation

 

Actuellement, la stratégie de reconstruction du cartilage (en dehors de la pose d’une prothèse) consiste à injecter dans l’articulation du patient un échantillon de ses propres cellules de cartilage (chondrocytes).

Mais le résultat est souvent décevant car la régénération a alors lieu sur un os lésé. "En cas de dégénérescence du cartilage, il est très rare de développer des symptômes au stade de l’érosion : la douleur apparaît quand le cartilage a totalement disparu et que l’os sous-chondral, situé juste en dessous, commence à s’abimer. Il faut donc s’attaquer en parallèle à la réparation des deux couches : l’os et le cartilage", explique Nadia Jessel-Benkirane, coauteur des travaux avec Laetitia Keller.

 

Articulation-genou-450.jpg

Biomécanique de la pathologie ostéoarticulaire

Cliché © Inserm, MC Hobatho

 

Deux compartiments superposés

 

Pour cela, les chercheurs ont créé un implant composé de deux compartiments :

  • Le premier est une membrane nanofibreuse, à base de collagène ou de polymères, dotée de nanoréservoirs de facteurs de croissance osseux, pour favoriser la réparation de l’os.

 

  • Le second est une couche d’hydrogel (alginate) renfermant de l’acide hyaluronique et des cellules souches dérivées de la moelle osseuse du patient, favorisant la régénération du cartilage.

 

L’organisation en trois dimensions du dispositif favorise la croissance et la différenciation des cellules souches en cellules du cartilage. « Imaginez la membrane nanofibreuse comme une feuille de papier déposée par le chirurgien sur l’os abimé. Immédiatement après, il dépose la seconde couche contenant les cellules souches et termine son intervention. Ensuite, le travail se fait seul ! L’objectif est d’obtenir une régénération totale de l’articulation -os sous-chondral et cartilage- dans les mois qui suivent », explique la chercheuse.

 

Vers un premier essai clinique

 

Les matériaux utilisés dans cet implant sont déjà autorisés par les autorités de santé et utilisés en clinique. Seule la membrane polymérique fabriquée au sein du laboratoire doit encore obtenir un marquage CE, compte tenu de sa nouveauté. En attendant, les chercheurs ont démarré les essais précliniques avec le soutien de la société d'accélération de transfert de technologies (SATT) Conectus, en Alsace. L’implant a été testé dans différents modèles animaux, en utilisant cette membrane active innovante ou une membrane de collagène d’origine animale. Cette dernière semble "moins sûre et moins efficace car elle est d’épaisseur unique. L’épaisseur de la membrane polymérique peut quant à elle être modifiée selon les besoins", précise Nadia Jessel-Benkirane.

 

Les chercheurs d’ores et déjà ont breveté cet implant et viennent de créer une start-up, ARTiOS Nanomed SAS, pour concrétiser ce projet. Début 2016, une demande de financement sera déposée dans le cadre des programmes européens de recherche Horizon 2020, afin d’être en mesure de lancer un premier essai chez l’Homme. Il inclura 62 patients présentant des lésions du genou, dans trois pays dont la France. "Nous pourrons ainsi tester la faisabilité, la sécurité et l’efficacité de notre implant sur cette articulation et dans une population homogène, avant d’étendre nos travaux à d’autres articulations", prévoit la chercheuse.

 

Source :

  1. Keller et coll. Double compartmented and hybrid implant outfitted with well-organized 3D stem cells for osteochondral regenerative nanomedicine, Nanomedicine, édition en ligne du 7 septembre 2015

[1] Unité 1109 Inserm/Université de Strasbourg

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Sorties naturalistes en Franche-Comté

Sorties naturalistes en Franche-Comté

Balades nature de l'Office du Tourisme

et des Congrès de Besançon

 

Propositions de balades nature du premier semestre 2016


Sur inscription préalable et indispensable, auprès de l'Office du Tourisme et des Congrès de Besançon (03 81 80 92 55) ; annulations possibles ou sorties différées si trop peu d'inscrits ou en fonction des aléas de la météorologie.

 

DÉCOUVREZ LES SENTIERS AMÉNAGÉS SUR LE GRAND BESANÇON
18 boucles pédestres, 115 km de circuits (hors liaisons) :

8 boucles de difficulté familiale, 8 boucles de difficulté moyenne, 2 boucles de difficulté sportive, 6 boucles VTT

100 km de circuits (hors liaisons) : 2 circuits de difficulté moyenne (bleu), 3 circuits de difficulté difficile (rouge), 1 circuit de difficulté très difficle (noir)


Pour découvrir les circuits pédestres et VTT, imprimez les fiches, télécharger les fichiers GPS, cliquez ICI

 

 

 

28/11/2015

Pollution par les plastiques : des solutions ?

Découverte d’une

larve mangeuse de plastique

 

La pollution de la planète par les déchets plastiques non biodégradable est un sujet très préoccupant. Voir dans ce même blog les articles : Pacifique : un continent de déchets fait plus de six fois la France et également : Les lacs des Alpes sont contaminés par le plastique.

 

Une publication d'une équipe de la Stanford University annonce une note d’espoir dans la lutte contre la pollution plastique. En effet, l’étude démontre l’aptitude du ver de farine, la larve du ténébrion meunier (Tenebrio molitor), à dégrader le plastique. Les larves de ce Coléoptère peuvent vivre avec un régime composé de polystyrène et d'autres types de plastiques. L’étude montre que 100 larves peuvent consommer de 34 à 39 milligrammes de polystyrène par jour.

Ainsi, selon l’un des auteurs, l’ingénieur Wei-Min Wu, les larves pourraient être une réponse partielle au problème de la pollution plastique.

 

Si cette découverte est révolutionnaire, c’est que les larves transforment le plastique qu’ils ingurgitent en dioxyde de carbone, en biomasse et surtout en déchets biodégradables. Un déchet qui, selon l’étude, est sain pour la culture des plantes et l’agriculture. Ce sont les bactéries présentes dans les intestins de ces larves qui permettent au plastique de se dégrader. En effet, après avoir donné des antibiotiques aux larves, le plastique qu’ils ingèrent ne se dégrade plus lors de la digestion. Bien que d’autres insectes, comme les cafards, soient capables de manger du plastique, ils ne rejettent pas de déchet biodégradable.

 

Plastiques-vers-de-farine-450.jpg

 

Ainsi cette découverte ouvre la porte à de nombreuses nouvelles recherches. Par exemple, sur la capacité des micro-organismes, présents dans les intestins des larves, à détruire d’autres formes de plastique comme le polypropylène, ce plastique utilisé pour créer des pièces automobiles, des textiles ou encore les microbilles. De même comprendre le fonctionnement du système digestif des larves de Tenebrio molitor pourrait permettre de fabriquer des plastiques qui se dégraderaient plus facilement  ou mettre en place une nouvelle technique de dégradation des déchets plastiques.

 

Néanmoins, malgré cette bonne nouvelle, Wu rappelle que la seule réelle solution pour sortir de la « crise plastique » est d’éviter les déchets et d’amplifier le recyclage.

 

D'après Univers Nature, une autre équipe de recherche aurait établi en 2014 que les larves de la fausse teigne (Galleria melonella) qui se nourrissent de la cire des ruches des abeilles ont des propriétés similaires: elles peuvent manger et digérer le plastique utilisé pour les sacs-poubelles.

 

Source :

http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.est.5b02661

 

Un plastique 100%… algues !

 

Une alternative au plastique sans aucun dérivé de pétrole, voilà ce qu’offre la PME bretonne, Algopack. En 2011, Algopack déposait un brevet : la start-up avait découvert dans les algues brunes une molécule naturelle « qui se comporte comme les molécules utilisées dans les matériaux pétro-sourcés habituels ». Ainsi ces algues sont un matériau qui permet de créer un « plastique » qui exclut tout emploi de dérivé de pétrole.

 

Récolte-d-algues-brunes-450.jpg

Remy Lucas, le fondateur de l’entreprise, prouve le côté révolutionnaire et vertueux d’une telle découverte. L’algue est essentielle pour l’écosystème, « elle capte 960 kg de CO2 à la tonne, elle ne consomme ni pesticides, ni engrais et elle envoie de l’oxygène à la mer ». Dans un souci écologique, Algopack a choisi de cultiver les algues pour perturber au minimum l’écosystème marin, de même l’entreprise utilise des espèces locales, non invasives. L’ambitieuse start-up s’est ainsi assurée que les algues présentes au Japon, aux États-Unis et en Irlande sont aussi compatibles afin qu’une présence internationale ne contredise par leur éthique. De plus Algopack contribue à l’économie circulaire : la matière disparaît en 12 semaines en terre et se dégradera en quelques heures sans polluer, si elle finit dans l’eau.

 

Actuellement, malgré des clients et partenaires dans le secteur de l’automobile, du packaging ou de la grande distribution, l’Algopack se développe majoritairement sur des petits marchés. En effet, la production est encore faible et la matière opaque. De plus l’Algopack ne possède pas encore l’aptitude au contact alimentaire, bien que la start-up travaille à trouver des laques végétales, sans plastique, qui empêcheront que le matériau ne se dégrade au contact de la nourriture. Néanmoins Remy Lucas reste positif, il explique que « le plastique a mis 50 ans avant d’être vraiment compatible à tous les domaines ».

 

Source :

univers-nature.com

23/11/2015

Le bonheur est dans la haie

FRANCHE COMTE_LOGO MAIL.jpgLe bonheur est dans la haie

 

 

 

Les rôles de l'arbre et de la haie sont multiples et aujourd'hui scientifiquement reconnus :


- maintien du patrimoine paysager et du cadre de vie ;
- soutien à une agriculture de qualité, durable, à haute valeur environnementale et économiquement rentable ;
- appui de l'économie locale par une filière bois-énergie ;
- amélioration de la qualité de l'eau (fixation polluants) ;
- sauvegarde des corridors écologiques pour la circulation des espèces.

Construire le paysage de demain


Après un programme expérimental mené en 2013/2014 sur la communauté de communes du Val Marnaysien, FNE Franche-Comté renouvelle l'opération Biodiversit'haies à plus grande échelle. Mis en œuvre sur la Basse et la Moyenne Vallée de l'Ognon à la fois sur les départements du Doubs et de la Haute-Saône, ce programme s'adresse à l'ensemble des acteurs du territoire (riverains, élus, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, promeneurs, entreprises locales...).

Un programme démontrant les avantages à planter des haies et maintenir un territoire bocager :


- rencontre des acteurs locaux et proposition de diagnostics d'étude et de valorisation des haies existantes sur des communes ou des exploitations agricoles volontaires ;


- valorisation ou une réimplantation de linéaires de haies champêtres avec l'organisation de chantiers de plantation bénévoles ;


- mise en œuvre d'actions de sensibilisation sur le rôle des haies est mis en œuvre (animations « nature », interventions dans les écoles et auprès des étudiants et lycéens du monde agricole, journée technique pour les exploitants agricoles, la publication de documents de sensibilisation).


Ce projet vous intéresse ? alors chaussez vos bottes et venez nous aider à planter des arbres !


En décembre, environ 7 chantiers de plantation permettront de planter 2100 arbres. Ainsi l'équipe de Biodiversit'haies est à la recherche de bénévoles-planteurs. Participer à la construction de notre paysage de demain permet de passer un moment agréable à l'extérieur. Les repas et boissons chaudes fournies gratuitement apporteront toutes les forces nécessaires aux planteurs.

Dates des chantiers :


- vendredi 27 novembre à Villers-Buzon (25) ;
- mardi 1er décembre à Mazerolle-le-Salin (25) ;
- vendredi 4 décembre à Jallerange (25) ;
- mercredi 9 décembre à Villers-Buzon (25) ;
- samedi 12 décembre (date et lieu à confirmer) ;
- semaine du 14 au 19 décembre à Loulans-Verchamps et Motey-Besuche (70).

Contact :​
​Cathy Poimboeuf
Chargée de mission Biodiversit'haies
MEFC - 7, rue Voirin - 25000 Besançon
Tél. 03 81 80 92 98 - http://fne-franche-comte.fr/
Association agréée au titre de la loi du 10 juillet 1976 relative à la Protection de la Nature


Biodiversit'haies est soutenu par le Conseil Régional de Franche-Comté, la DREAL Franche-Comté et l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse. Ainsi qu'en partenariat avec l’Association Française Arbres Champêtres et Agroforesteries.

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22/11/2015

Curieux de nature dans la Reculée des Planches

Curieux de nature dans la Reculée des Planches

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20/11/2015

Festival du Film Nature et Environnement

Festival du Film Nature et Environnement

 

- La semaine prochaine aura lieu le Festival du Film Nature et Environnement dont le programme complet est en pièce jointe. À noter trois évènements particuliers pendant le festival : le repas bio/concert à Maynal le jeudi 19 novembre au soir la soirée projection/débat sur le bocage à Saint-Julien le samedi 21 novembre au soir et l'atelier fabrication de pain le dimanche 22 novembre à la ferme du pain sur la planche à Gigny. Réservation obligatoire pour le repas et le stage pain à faire rapidement car les places sont limitées !

 

- Le vendredi 20 novembre, soirée autour des Papillons de la Petite Montagne à Thoirette à 20h salle de la mairie. Découvrir et discuter des espèces et des mœurs bizarres des papillons du territoire. L'occasion aussi d'apprendre à reconnaître certaines espèces.

 

- Et le vendredi 4 décembre à 19h30 à la salle communale de Genod: Soirée/repas Sciences participatives. Cette année, vous, En-Quêteurs de Nature, avez récolté 137 données d'espèces sur le territoire du site Natura. Tous ces animaux et végétaux ont été photographiés. Cette soirée, autour d'un apéritif collectif, permettra de déterminer ensemble vos observations, de discuter autour des espèces, de faire un bilan de cette année d'observation et surtout, surtout de se rencontrer et de passer un moment de convivialité ensemble.

 

festival du film nature et environnement,petite montagne,jura

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09/11/2015

Montbéliardes sur le chemin de la traite

Sur le chemin de la traite

 

par Dominique Delfino.

Photographe animalier et naturaliste

 

Ce cliché réalisé en fin d'automne dans le Haut-Doubs, peu avant l'arrivée de la neige, traduit toute l'image que j'ai de la vie au sein de ces espaces naturels de moyenne montagne dominant la vallée du Doubs.

 

À la recherche d'un belvédère sur les hauteurs de Soulce-Cernay, mes amis et moi finissons par découvrir le panorama que nous offre le point de vue de Courtefontaine (900 mètres d'altitude), que par ailleurs aucun document ne référence.

 

Nous passons alors de longs moments à contempler la vallée qui s'étend sous nos yeux jusqu'aux Terres de Chaux pour finir par remarquer en fin de journée ce petit troupeau de vaches de race montbéliarde prendre naturellement le chemin de la traite.

 

Le télé-objectif est indispensable pour figer cet instant depuis le point dominant où je me situe et l'harmonie de ce petit chemin qu'empruntent les vaches s'inscrit parfaitement dans le rythme des pas de ce troupeau en équilibre avec le milieu naturel.

Montbéliardes-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

08/11/2015

Grues cendrées en migration automnale

Les grandes voyageuses

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Observées il y a une quinzaine de jours dans le ciel du Pays de Montbéliard, les Grues cendrées poursuivent leur migration.

 

L'image qui illustre le sujet de cette semaine nous provient des environs du Lac du Der en Champagne où se déroulait le week-end des 21-22 novembre 2015, le 19e Festival de la Nature et de la Photographie animalière.

 

Rendez-vous annuel des passionnés de nature et des photographes de tous horizons, cette manifestation permet de découvrir chaque année de nouveaux talents au sein de nombreux lieux d'exposition.

 

Il faut aussi profiter de la concentration incroyable d'oiseaux, notamment des Grues cendrées qui, durant cette halte migratoire variable dans le temps suivant les conditions météo, quittent le lac tous les matins pour aller se nourrir dans les champs environnants. Elles le regagnent en fin de journée par milliers pour se mettre en sécurité durant la nuit sur les îlots et grèves de cette étendue artificielle, en basses eaux à cette époque de l'année.

 

Près de 65 000 grues cendrées ont été comptabilisées dernièrement sur le Lac du Der. Elles poursuivent leur route en direction du sud de l'Espagne où elles retrouveront leurs quartiers d'hiver avant de refaire le chemin inverse à la sortie de l'hiver.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,grue cendrée

Cliché © Dominique Delfino

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,grue cendrée

Cliché © Dominique Delfino

 

06/11/2015

La lune en décoration

La lune en décoration

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Quoi de plus beau que l'ambiance naturelle d'un instant en partageant l'image de ce lever de lune !

Je profite d'une journée de prise de vues à caractère paysager que je consacre à l'ambiance automnale de ce mois de novembre 2015. La brume matinale étant de circonstance à cette saison le long des cours d'eau constitue une aubaine pour le photographe.

C'est au retour en fin de journée sur les pas de mes prises de vues matinales que je remarque le lever de lune se profiler derrière le sommet de grands sapins. Notre satellite semble vouloir s'accrocher aux dernières branches de l'arbre pour le décorer telle une boule de Noël.

La course progressive de la lune dans le ciel ne me laisse que très peu de temps pour préparer cette prise de vue qui impose quelques réglages techniques particuliers et que le numérique permet de contrôler en temps réel.

La nuit finit par s'imposer très vite laissant s'éteindre les dernières lueurs du soleil afin que la lune puisse s'afficher comme le maître du ciel avant de nous dévoiler un jour nouveau.

 

lune-perchée-sur-des-arbres-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

05/11/2015

La Bécassine des Marais

Halte migratoire

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La migration d'automne tend à sa fin, mais l'été indien que nous connaissons en cette année 2015 nous réserve encore quelques belles surprises.

 

Les niveaux d'eau toujours anormalement bas à cette saison offrent des grèves et vasières toujours attractives pour les limicoles et plus particulièrement pour la Bécassine des marais que nous avons observée dans de remarquables conditions lors de très beaux passages cet automne.

 

La basse vallée de l'Allan demeure un terrain d'excellence pour les haltes migratoires, cette dernière observation confirmant la présence régulière de cette espèce exceptionnelle.

 

La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés sondant la nourriture dans le sol et en fouillant dans la boue molle. L'extrémité flexible de son bec permet de "sentir" la proie tout en sondant la boue.

 

Lorsque la Bécassine des marais est en alerte, elle s'accroupit, et s'envole brusquement à quelques mètres, lançant son cri sec avec une vigoureuse poussée.

 

Mais c'est avant tout ce mimétisme quasi parfait dont bénéficie cet oiseau, lui permettant de se confondre dans la végétation, qui est assurément le plus étonnant.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Pour accéder au site de Dominique Delfino, cliquer sur l'image ci-dessus

04/11/2015

Actualités de la Damassine

Actualités de la Damassine

 

Exposition Rénovation performante

jusqu’au 23 décembre 2015


Réduire sa consommation d'énergie est une nécessité pour répondre aux défis du dérèglement climatique. La France s'est engagée à réduire ses émissions de CO2 de 75% d'ici à 2050. Pour tenir cet engagement, la rénovation du parc immobilier existant est primordiale, sachant qu'il restera environ 40 % de constructions antérieures à 1975 en 2050. Cette amélioration du bâti doit viser dès aujourd'hui la haute performance pour ne pas tuer le gisement d'économie.


Cette exposition offre des clés et des conseils pour rénover son logement et le rendre performant des points de vue énergétique et du confort, tout en réduisant substantiellement son budget chauffage !


En complément de l'exposition, vous pourrez également découvrir une matériauthèque des différents isolants.
Pour adultes. Accès libre et gratuit. Info au 03 81 37 78 30 et www.agglo-montbeliard.fr
 
3 visites guidées en lien avec cette exposition les 8/11, 22/11 et 13/12 de 15 à 17h :

 

  • Quelles sont les bonnes raisons d'engager des travaux de rénovation énergétique de votre habitat ?
  • Quelles sont les solutions techniques pour diminuer les consommations d'énergie de votre maison ?
  • Comment choisir les bons matériaux isolants ? Quel impact des travaux de rénovation auront sur le budget du foyer ?


Pour répondre à toutes ces questions et bien d’autres, un conseiller info énergie de Gaïa Énergies sera à votre disposition à la Damassine les dimanches 8, 22 novembre et 13 décembre 2015.


Visite guidée de l’exposition « Rénovation performante » et de la matériauthèque des isolants, visite de la chaufferie et du local ventilation de la Damassine, quizz.
De 15 h à 17 h, accès libre et gratuit. Info au 03 81 37 78 30 et www.agglo-montbeliard.fr

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