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01/03/2016

Hippocampe de glace

Hippocampe de glace

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les écarts de température et les giboulées météorologiques de ce début du mois de mars 2016 s'inscrivent dans cette tradition de saison. C'est en posant le regard sur la vitre de ma véranda recouverte d'eau glacée que je découvre le graphisme de ce monde minéral.

 

Je me plonge alors dans le détail de ces formations éphémères pour y découvrir de véritables tableaux abstraits laissant libre cours à l'imagination.

 

L'objectif macro permet alors de me promener sur cette surface de glace tout en scrutant les moindres détails pour m'arrêter sur les formes particulières qui retiennent mon attention.

 

L'image que je réalise me rappelle celle d'un hippocampe que la transparence de la lumière à travers la glace semble animer avec les gouttes d'eau qui ruissellent en dégelant progressivement.

 

[Un petit coup de fraîcheur que le photographe montbéliardais va vite oublier. En déplacement depuis peu au Kenya où il encadre un safari-photo, l'image de la semaine prochaine devrait présenter un caractère exotique si la liaison internet dans la savane le permet.]

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

25/02/2016

Centre Pro Natura de Champ-Pittet

Centre Pro Natura de Champ-Pittet

 

Exposition artistique "Nature Vaudoise" photographies de Benoît Renevey et illustrations de Laurent Willenegger.

Les deux artistes ont collaboré à la réalisation d'un livre intitulé "Nature Vaudoise. Escapades dans 21 réserves naturelles" et seront présents pour une séance de dédicaces.

 

Champ-Pittet, c'est reparti !

 

Le Centre Pro Natura de Champ-Pittet se réjouit de vous accueillir du 12 mars au 30 octobre 2016

Tous nos différents événements sont détaillés sur notre site internet

 

http://www.pronatura-champ-pittet.ch/manifestations

 

Nous nous réjouissons de vous rencontrer bientôt au Centre.

 

Centre Pro Natura de Champ-Pittet

Ch. de la Cariçaie 1

CH-1400 Cheseaux-Noréaz

Tél. +41 24 423 35 70

 

www.pronatura-champ-pittet.ch <http://www.pronatura.ch/champ-pittet>

www.pronatura.ch/devenir-membre <http://www.pronatura.ch/devenir-membre>

Pro Natura - Agir pour la nature, partout

 

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Savez-vous que près de 90 pour cent des prairies fleuries de Suisse ont disparu au cours des 60 dernières années ?
A voir au Centre Pro Natura de Champ-Pittet jusqu'au 4 septembre 2016, les plus belles photos de prairies du concours lancé par Pro Natura en 2015 dans le cadre de sa campagne "Flower Power - prairies arc-en-ciel".

Le Centre Pro Natura de Champ-Pittet prépare déjà la rentrée et vous propose deux dates à retenir :

- le 4 septembre pour la fête des familles avec de nombreux ateliers et animations.


- le 19 septembre pour la Gratiferia, journée de fête autour du troc.

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24/02/2016

Le vieil arbre

Monument naturel

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Il fallait vite profiter de l'épisode neigeux de la semaine dernière afin de réaliser quelques images de C'est le graphisme qui retient mon attention dans la blancheur matinale et le vieux fruitier isolé dans un pré au bout de ma rue est à l'image du sujet que je recherche au cours de cette balade.

 

Ce pommier dont le tronc ne supporte plus que cette branche est un symbole des années qui passent. Il se dresse encore sur l'horizon comme le gardien de cet espace, la neige semblant figer le temps.

 

Grâce au propriétaire conscient de l'intérêt des vieux arbres pour les oiseaux et les chauves-souris, ce fruitier que j'observe depuis près de trente ans a vu ses vieilles branches occupées par le Pic vert, le Pic épeiche, le Torcol fourmilier, le Grimpereau des jardins, la Sitelle torchepot, l'Étourneau sansonnet. La Chouette chevêche devenue rare aujourd'hui est certainement l'espèce qui a le plus souffert de la disparition de ces vieux arbres qui lui offraient les cavités naturelles pour se reproduire.

 

Il faut alors sans cesse rappeler qu'un arbre a sa place dans la nature même s'il ne produit plus de fruits et que seuls la météo et le temps décideront de son sort.

 

Respect pour les agriculteurs qui, malgré leurs imposantes machines de travail, prennent la peine de contourner ces vieux arbres souvent isolés parmi les parcelles de cultures et s'élevant comme de véritables monuments naturels qu'il conviendrait de classer.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

21/02/2016

La Mésange bleue

Jolie Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Familière, peu farouche, téméraire malgré sa petite taille, la Mésange bleue est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu.

 

C’est l'un des oiseaux du jardin les plus colorés. Elle se différencie facilement de la Mésange charbonnière par sa taille plus réduite (11 — 11,5 cm), son absence de barre verticale noire sur le plastron et le dessus de sa tête bleu.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture. Ce comportement est particulièrement visible autour des mangeoires.

 

À partir de l’automne, son caractère sociable est particulièrement visible. Elle se regroupe avec d’autres mésanges (même d’espèces différentes) pour voler d’arbre en arbre à la recherche de nourriture. Elle est omnivore et se repaît aussi bien de graines que de chenilles (son mets de prédilection).

 

La Mésange bleue occupe volontiers les nichoirs installés à son attention et adopte un comportement territorial au moment de la reproduction. Ainsi dès la mi-mars, les couples défendent farouchement leur territoire et le site de nidification dans lequel sera construit un nid particulièrement douillet pour recevoir la ponte.

 

Mais en attendant, profitons encore quelques temps des mangeoires pour l'observer à portée de fenêtre et d'objectif, tout en s'assurant que les chats ne puissent y accéder.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,mésange bleue

Cliché Dominique Delfino

 

17/02/2016

Colloque organisation et mesure du temps dans les campagnes européennes

Colloque : Organisation et mesure du temps dans les campagnes européennes,

du Moyen Âge au XXe siècle

 

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Envoi des propositions (titre et résumé) avant le 30 avril 2016 à l'une des adresses suivantes :

pierre.dubuis@unil.ch ou  sandro.guzzi-heeb@unil.ch

15/02/2016

La fabrique de micro-organes humains

La fabrique de micro-organes humains

 

Une équipe viennoise de l’Institut de biologie moléculaire de l’Académie des sciences d’Autriche a réussi à cultiver in vitro, à partir de cellules souches humaines, un mini-cerveau de 4 mm dont l'architecture intérieure reproduit, en effet, certaines caractéristiques propres au cerveau humain.

 

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Coupe transversale d'un mini-cerveau

obtenu par culture de cellules souches

 

Ainsi, ces cellules sont parvenues, au bout de 20 à 30 jours, à reproduire des tissus ressemblant à un organe humain en récapitulant les mêmes processus que lors de la formation d’un embryon : elles se sont spontanément associées avant de se différencier puis de s’agencer au sein du tissu en formation.

 

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Des cellules souches à l'organoïde

Cliquez sur l'infographie pour l'agrandir (©Betty Lafon / Sciences et Avenir)

 

Objectif de ces recherches : tester des médicaments, servir de modèles de maladies, notamment des cancers, ou être utilisés comme thérapie cellulaire.

 

Source : Gozlan M. (2016) La fabrique de micro-organes humains Sciences et Avenir n° 828 — février 2016, pp. 70-72.

Stage-photo découverte des Cévennes

Stage-photo découverte des Cévennes

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Tela Botanica lance le premier MOOC Botanique

Mooc botanique.jpgTela Botanica lance le premier MOOC Botanique

 

Gratuit et ouvert à tous, il proposera aux participants une initiation à la botanique. Ce MOOC débutera le 5 septembre 2016 et s’étendra sur 7 semaines. Chaque semaine les participants auront accès à des cours vidéos, des exercices, différentes activités et un forum où ils pourront échanger.

Treize botanistes de différentes régions francophones, une équipe de réalisation audiovisuelle professionnelle, des ingénieurs pédagogiques, des journalistes scientifiques et des animateurs se sont investis dans ce projet et ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour vous proposer un produit d’une grande qualité !

Pour patienter et vous donner un aperçu de ce qui vous attend voici une vidéo de présentation du MOOC Botanique :

Teaser - MOOC apprendre à connaître les plantes - initiation réalisé par Tela Botanica sur Vimeo

Le MOOC commencera le 5 septembre 2016 et les inscriptions seront ouvertes le 15 avril. Mais vous pouvez d’ores et déjà laisser votre adresse mail ici afin d’être informé lors de l’ouverture des inscriptions.

13/02/2016

Croisement d'avions

Priorité à gauche

 

par Dominique Delfino

Photographe

 

Il est facile de constater en levant les yeux au ciel que celui-ci est particulièrement bien encombré par moments, en témoignent les traînées blanches de la condensation de vapeur d'eau produite par les avions.

 

Les couloirs aériens se dessinant au-dessus de nos têtes nous font régulièrement découvrir le trafic aérien qui s'y déroule, la croisée de ces axes de vol transformant parfois le ciel en lignes de mire.

Qui n'a jamais remarqué une scène insolite à l'occasion de l'une de ces observations plus particulièrement au soleil couchant. Celle que je viens de photographier revêt un caractère particulier.

 

En observant la trajectoire de ces deux avions, je compris que le point de convergence pouvait se produire de façon étonnante me faisant me précipiter sur mon téléobjectif à portée de main afin de saisir cet instant en plein ciel.

 

L'illusion produite par la distance au sol laisse penser que les avions se sont frôlés, même si la différence d'altitude les éloignait considérablement. Néanmoins, certains passagers ont pu juger un bref instant de leurs trajectoires respectives même à la vitesse d'une fusée comme j'ai pu le vivre une fois dans ces conditions de vol.

 

De toute évidence, vu du plancher des vaches, la priorité à gauche semble de rigueur en vol surtout lorsque l'on fait face à un très gros porteur !

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Cliché © Dominique Delfino

12/02/2016

Les forts de Besançon

Les Forts de Besançon

 

Après la défaite de 1870, le général Séré de Rivières va consteller les collines autour de Besançon de forts capables de la protéger des tirs d’artillerie moderne.

 

Ces vigiles de pierre, presque tous intacts aujourd’hui, ont perdu leur garnison de militaires. Mais de nombreux passionnés, artistes, sportifs, historiens ou promeneurs du dimanche assurent la relève et se mobilisent pour faire revivre ce patrimoine insolite !

 

En savoir plus ICI

 

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Commission Royal : pollution des véhicules

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05/02/2016

Abysses Expo à Neuchâtel (Suisse)

Le Muséum d’Histoire Naturelle de Neuchâtel présente l’exposition :

 

 « Abysses »

 

Certains d’entre vous se souviendront avec bonheur de cette même exposition que nous avions accueillie à Montbéliard en 2010 au musée du Château du Ducs de Wurtemberg. Pour ma part, ce fut une réelle joie d’accueillir du public dans cette exposition quatre mois durant à Montbéliard ; il en sera de même, à n’en pas douter, pour ces cinq mois et demi qui viennent !

 

Thierry Malvesy

Conservateur, Collection des sciences de la Terre

Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel


14, rue des Terreaux | CH-2000 Neuchâtel

Tél. +41 32 717 79 65 | Fax +41 32 717 79 69

thierry.malvesy@unine.ch | www.museum-neuchatel.ch

 

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Center Parc : la bulle fait pschitt…

logoFNE-200.jpgCENTER PARCS : LA BULLE FAIT PSCHITT



Pierre et Vacances reporte sa décision définitive d’implanter deux nouveaux Center Parcs à Poligny (Jura) et au Rousset (Saône et Loire). Le promoteur reconnaît préalablement nécessaire la réalisation d’études complémentaires. Les études soumises au débat public en 2015 étaient donc bien insuffisantes… C’est pourtant sur ces éléments biaisés que le promoteur avait emporté l’accord des élus.

Une mobilisation citoyenne pour un autre modèle touristique

Les associations de protection de la nature et de l’environnement de Bourgogne et de Franche Comté, critiques par rapport aux projets de Center Parcs, accueillent cette annonce comme le résultat de leur participation utile et entendue lors du Débat Public.

Le groupe Pierre & Vacances s’est trouvé confronté à une volonté citoyenne responsable et exigeante. Car au-delà des nombreux enjeux environnementaux qui clignotent au rouge sur ces dossiers, il y a surtout une mobilisation massive pour décrier un modèle aujourd’hui obsolète, totalement dépassé. Un tourisme responsable ne peut pas passer par des actes irresponsables comme celui de chauffer à l’année une bulle tropicale à 29° ! Il faut innover pour proposer un tourisme plus ambitieux sur le plan environnemental. Pour Patrice Bau, président de Jura Nature Environnement : « La transition énergétique est une vision d’avenir, pas un vœu pieux ».

Très consommateurs d’espaces naturels, extrêmement gourmands en eau et en énergie, combien de temps encore ces projets verront-ils le jour en France ? : « Notre région a mieux à faire et à financer pour pouvoir s’enorgueillir de proposer un vrai tourisme de qualité » note Pascal Blain, président de France Nature Environnement Franche-Comté.

Catherine Schmitt, présidente de France Nature Environnement Bourgogne dénonce les « pratiques en trompe l’œil ». Elle ajoute : « N’oublions pas que ceux qui viennent découvrir nos régions, que ce soit en Franche-Comté ou en Bourgogne, recherchent l’authenticité dans des régions fières de leurs paysages et de leur qualité de vie.

Pour l’abandon de tous les mauvais projets

Denez L’Hostis, Président de FNE : «Un projet de center parcs ne doit pas se faire n'importe où ni n'importe comment, en tout cas certainement pas au détriment de zones naturelles et en particulier de zones humides. L’ensemble des projets de Pierre et Vacances sont concernés, car en contradiction avec les engagements de la France pendant la COP 21. L’exemple de Roybon en est emblématique : c’est le prochain projet à abandonner !! »

01/02/2016

Qualité de l'eau potable en Franche-Comté en 2012-2014

Source_Arcier07logo.jpgQualité de l'eau potable en Franche-Comté en 2012-2014

 

Selon un article de l'Est Républicain (29/01/2016), l'Agence Régionale de Santé (ARS) constate une amélioration de l'eau potable à l'exception de certains secteurs encore sensibles.

 

Chargée de contrôler la qualité de l'eau, l'Agence Régionale de Santé vient de publier son rapport pour la période 2012-2014. Sur les 24.630 analyses effectuées, dont 18.531 au robinet, il ressort ainsi que 91,3% de la population a été alimentée par une eau de très bonne qualité microbiologique.

 

Ce taux reste néanmoins légèrement inférieur à la moyenne nationale (95 %) et 5,1 % de la population est encore dans des situations de non-conformité. À cet égard, l'ARS relève que les départements de la Haute-Saône (notamment le secteur de Gray), du Jura viticole restent les plus concernés par la problématique des pesticides même si de grosses améliorations sont constatées.

 

Le secteur rural encore vulnérable

 

Le sujet mérite d'autant plus la vigilance que ce sont les installations en milieu rural qui sont les plus vulnérables. 14,1 % des installations desservant 1,8 % de la population (22 000 habitants) présente des problèmes au niveau de la conformité microbiologique ou de la turbidité.

 

Dans le Nord Franche-Comté où l'eau est plus agressive, l'ARS recommande par ailleurs de mettre en place des traitements de reminéralisation et d'équilibre calco-carbonique afin de limiter les risques liés au saturnisme.

 

Cela étant, l'ARS constate que la protection des zones de captages s'est globalement améliorée avec 64 % des surfaces couvertes contre 51 % en 2009-2011. Soit 80 % de la population globale desservie. Autre élément notable pour l'ARS, 22 % des zones non protégées sont actuellement en phase d'équipement.

 

Destinée à contrôler l'organisation de la distribution, l'origine de l'eau distribuée, la qualité et la protection des zones de captage, l'enquête de l'ARS est particulièrement fine. La Franche-Comté compte en effet pas moins de 800 unités de gestion et d'exploitation dont 83 % alimentent des communes de moins de 1.000 habitants.

31/01/2016

Cascade et tuffière

Cascade fougueuse

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Qu'elle est belle cette cascade de Roches alimentée par les pluies de ces derniers jours ruisselant du plateau supérieur de Roches les Blamont !

 

Pour accéder à cette formation de tuf sur laquelle s'écoule l'eau vive, il suffit d'emprunter près du temple le chemin qui s'engage dans la forêt avant de rejoindre la fontaine du même nom, toute aussi charmante.

 

À peine plus loin à votre droite, le petit sentier vous conduira au pied de la cascade, mais il faut en profiter au passage pour observer la cascade depuis le haut.

 

Une tufière est un site formé par une roche sédimentaire calcaire appelée tuf calcaire ou travertin. C’est l’eau provenant d’une source calcaire proche qui est à l’origine de ces concrétions et leur donne un aspect insolite.

 

La Cascade de Roches les Blamont s'impose dans ce style au Pays de Montbéliard et son accès très facile même par une météo pluvieuse permet de la contempler au plus soutenu de son débit.

 

Les plus courageux pourront même s'engager dans la petite grotte profitant ainsi de la chute d'eau à l'intérieur de la cascade.

 

Et pour le photographe, trépied-photo et clic-clac en vitesse lente transformeront les filets d'eau qui s'écoulent en rideaux aquatiques sur un écrin de mousse.

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Cliché © Dominique Delfino

 

Comportement territorial du Cygne tuberculé

À fleur d'eau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est l'image d'ambiance que je privilégie dans le domaine de la photographie animalière et le cliché qui illustre la rubrique de cette semaine répond à mon goût aux critères de cette définition.

 

À l’affût dans la plaine de l’Allan, ce sont des rapaces qui retiennent mon attention, mais l'agitation bruyante d'un couple de cygnes tuberculés sur un étang proche finit par changer mon ''mon objectif d'épaule'' pour me concentrer sur ces oiseaux.

 

Le comportement territorial d'un mâle dominant cherchant à s'imposer sur ce secteur, contraint le cygne à affronter et chasser les concurrents sur le plan d'eau en engageant des courses poursuites spectaculaires avant l'envol.

 

Les conditions de ce contre-jour sont en ma faveur, m’offrant à travers l’objectif toute la transparence que je recherche pour mettre en lumière les projections d'eau, le plumage de l'oiseau, le tout dans une attitude qui exprime toute la vie de cette scène.

 

Les poursuites se reproduiront régulièrement au cours de la journée, laissant sans nul doute penser que la saison des amours est toute proche et que le printemps ne se fera pas attendre.

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Cliché © Dominique Delfino

 

30/01/2016

Association de protection du Val du Drugeon — activités 2016

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26/01/2016

Coup de froid

Coup de froid

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Quelques jours durant lesquels les températures au Pays de Montbéliard connaissaient des valeurs largement négatives, ont suffi à métamorphoser la végétation en bordure des cours d'eau.

Je découvre en me promenant sur les rives de la Savoureuse à Nommay, un tableau d'hiver que seule la nature est capable de réaliser.

Sur ce parcours sauvage de la rivière classée en réserve naturelle régionale, la végétation constitue une forêt galerie ou riveraine principalement composée de saules blancs et d'aulnes.

Les branches qui flirtent avec la surface de l'eau sont totalement glacées et la lumière qui les baigne dans une ambiance cristalline ne peut que retenir mon regard.

Le courant projette l'eau dans les concrétions de glace animant les branches d'un mouvement de va-et-vient permanent et semblant vouloir en ralentir le flux.

Le mariage de la lumière, de l'eau et de la glace ne sera que de courte durée, la baisse constante du niveau de la Savoureuse accompagnée d'une remontée des températures ne laissera que le souvenir de cette image.

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24/01/2016

Quels poissons et quels fruits de mer peut-on encore manger l'esprit tranquille ?

Quels poissons et quels fruits de mer peut-on encore manger l'esprit tranquille ?

 

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Pour en savoir plus : Article de Francetvinfo

 

20/01/2016

Quel avenir pour le Lynx dans le Massif du Jura et en France ?

 Quel avenir pour le Lynx dans le Massif du Jura et en France ?

 

 par le Centre Athénas

 

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Durant des années, l'optimisme a été de rigueur et les Autorités, par la voix du réseau Lynx annonçaient dans les Vosges une population de 15 à 20 individus pour finalement s'apercevoir brutalement au début des années 2010 que l'espèce avait disparu sous l'effet du braconnage (et pas en un seul jour…).

 

Dans le Massif du Jura où il a été difficile de faire admettre que le braconnage était régulier, iI est encore de bon ton de dire que le Lynx est abondant et sa population en bonne santé.

 

Or, il n'en est rien.

 

L'évolution de l'aire de présence de l'espèce donne une image fausse de l'état de conservation de l'espèce : ainsi en 2015 est annoncée une augmentation de l'aire de présence du seul fait de l'observation répétée d'un individu en Haute-Saône, alors que parallèlement, les mortalités d'adultes se multiplient dans le Massif, cœur de la population nationale, et que des territoires vacants ne sont pas réoccupés.

 

Le suivi par piège photographique, dont le but avoué était de démontrer une supposée surabondance du Lynx pour pouvoir le réguler, n'a mis en évidence qu'une population de 70 adultes pour les départements du Jura (40) et du Doubs(30), et un total de 90 à 100 individus adultes pour l'ensemble du Massif, Bugey inclus C'est tout !

 

Cette année, 8 adultes ont disparu dans le Doubs et le Jura (11,5% de la population), seulement deux sont morts suite à une collision.

Les autres se sont... évaporés.

 

Sept de ces adultes étaient des femelles avec des jeunes (20 jeunes estimés, 4 survivants). Le moins que l'on puisse attendre de ces disparitions est un déséquilibre dans le sex-ratio de la population, un trou démographique qui mettra dans la meilleure hypothèse des années à se résorber (puisque les 3/4 des jeunes de ces femelles sont morts, le recrutement sera donc limité). Face aux apparitions de jeunes orphelins, on commence à nous objecter, sans le moindre début de fondement scientifique qu'il peut s'agir d'abandons et de sélection naturelle. L'abandon d'un jeune — et a fortiori de plusieurs jeunes — de toute la portée en fait, n'a jamais été décrit, observé ou documenté, chez aucune des espèces de Lynx présentes sur la planète, pas plus que chez d'autres félidés. Les femelles passent plutôt pour de bonnes mères et il a été rapporté à plusieurs reprises que certaines attendaient et recherchaient un jeune écrasé.

 

Il est urgent que l'État prenne la mesure du phénomène et dote les acteurs en place des moyens de mener leurs missions, qu'il s'agisse de l'ONCFS pour la lutte contre le braconnage ou d'Athénas et d'autres pour les actions, de conservation. 40 ans après sa réapparition, le Lynx pourrait disparaître une nouvelle fols en l'espace d'un siècle. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas. L'hallali qui a été sonné pour le Loup, a sans nul doute donné des idées et encouragé le passage à l'acte pour le Lynx.

 

La question est de savoir quel territoire on veut promouvoir, et pour quel avenir. Récemment en Bavière, suite à l'exécution illégale de deux jeunes lynx dont les pattes ont été déposées devant le domicile d'une des personnes chargées de leur suivi, les réactions ont été très vives : les réservations touristiques ont chuté de façon significative, et les annulations de séjour ont été nombreuses Motif : les touristes boudaient un pays de tueurs de lynx.

 

Il serait bon que les acteurs du tourisme, et les collectivités envisagent le problème sous cet aspect, et qu'il soit fait cause commune pour la préservation de TOUT notre patrimoine.

 

D'autres régions produisent du vin et du fromage, beaucoup ont des lacs et des rivières, toutes ont des musées et des campings.

 

Une seule région recèle le Lynx, et c'est la nôtre. C'est une de ses richesses, un de ses charmes, mais c'est surtout un atout unique.

 

Source :

Athénews n°s 68-69-70, 2e, 3e et 4e trimestres 2015

Où est l'écologie ?

loup_02-logo.jpgOù est l’écologie ?

 

par Gérard CHAROLLOIS

17 janvier 2016

 

Où est l’écologie ? Le samedi 16 janvier, elle était à LYON.

 

À l’appel des associations de protection de la nature, de défense des animaux, trois mille militants affirmèrent que le Loup doit vivre et retrouver sa place dans la nature.

 

Immense succès pour ce rassemblement qui, à la différence de tant d’autres, ne visait pas à promouvoir de sordides intérêts catégoriels, égoïstes, cupides.

 

Les manifestants pour le Loup, ne revendiquant aucune subvention, aucune exonération, aucun avantage lucratif pour eux-mêmes, agirent pour une cause qui nous dépasse tous : celle du vivant.

 

Qu’en dira une presse trop souvent formatée par les lobbies, propriété des forces d’argent et instrumentalisée pour maintenir l’opinion en état de soumission ?

 

Le Marché exige des consommateurs assujettis et, pour les priver de pensée, dénature les mots.

 

Les dénominations partisanes ont perdu leurs sens et la politique son crédit.

 

Il n’y a que les grincheux antifiscalistes pour croire encore que la France s’est donnée au socialisme en 2012.

 

Quand les mots ne veulent plus rien dire, la réflexion, le débat, l’opinion s’égarent.

 

L’écologie n’échappe pas à ce délitement du sens et l’on gagne toujours à bien définir ce dont on parle.

 

Créée dans la seconde moitié du  XIXe siècle par des biologistes, botanistes et zoologistes, l’écologie fut initialement la science du milieu naturel, l’étude du rapport entre les espèces et leur environnement.

 

Ce n’est qu’un siècle plus tard que la notion accéda au champ de l’éthique et de la politique avec la création des parcs nationaux, des réserves naturelles, des mouvements de défense de la faune et des sites et l’apparition du ministère de l’environnement, en 1971.

 

Le premier titulaire de ce ministère, Robert POUJADE, qualifia son service de « ministère de l’impossible », sans doute en constatation que l’objectif de sauver le vivant était inatteignable dans une société aux mains des lobbies, au service du profit et de la spéculation.

 

Le ministère de l’impossible est, entre temps, devenu celui de l’imposture.

 

Il protège la chasse et tue les loups.

 

Il offre une caution morale aux grands travaux inutiles, à l’agrochimie, au massacre des oiseaux migrateurs.

 

Je regrette que le parti écologiste, sauf remarquables et courageuses exceptions au nombre desquelles je citerai la députée Laurence ABEILLE et le député européen Pascal DURAND, ne parle pas suffisamment haut, fort et clair pour la défense du vivant.

 

Ce rapport à la nature est le plus grand défi de notre temps, bien plus essentiel que l’écume de l’actualité qui étouffe le vrai débat, la question fondamentale : l’humain va-t-il anéantir toutes les autres formes de vies ?

 

Car, par-delà les impostures, les petites lâchetés, c’est l’enjeu final.

 

La croissance démographique, le « développement économique », l’augmentation de la consommation planétaire, posent cette question occultée par les lobbies, par les politiques et donc par les médias.

 

Il n’y a pas un canton, en ce pays et partout ailleurs, sans son élu local, son promoteur, son aménageur récitant que son petit projet, son extension, son infrastructure, sa coulée de béton et d’asphalte ne représentent pas une si redoutable agression contre la nature et qu’il faut bien du « développement durable ».

 

Immanquablement, à terme, ce processus infini aboutira à la mort des milieux naturels, de la faune et de la flore.

 

Il nous appartient de poser cette question éthique et d’affirmer que cette destruction du vivant est inacceptable.

 

Peut-on tolérer plus longtemps un système fondé sur l’exploitation, la concurrence, la compétition, l’écrasement d’autrui, le saccage, le pillage, le lucre, la violence ?

 

Non, la voix de l’écologie ne doit pas s’éteindre, faute de porter un message novateur.

 

Non, cette grande cause ne doit pas être ignorée des citoyens, au point de ne recueillir que 2% des suffrages lors d’une élection à l’échelon national.

 

Or, c’est ce qu’il adviendra si l’on perdure à taire la raison d’être d’une pensée de réconciliation avec le vivant.

 

L’écologie politique peut exprimer un libertarisme des mœurs et un solidarisme social auxquels j’adhère sans réserve, mais, sans sa dimension éthique du respect de la nature, de l’animal et de toute vulnérabilité, elle n’est rien et ne peut attendre aucun écho dans une société dont elle ne relèverait pas le vrai défi.

 

Il est souhaitable qu’une primaire de l'écologie, ouverte, loyale, accessible à tous les citoyens se reconnaissant dans le grand combat pour le vivant, désigne un porte-parole susceptible de créer un rapport de forces contre les lobbies de la mort.

 

À défaut d’une telle primaire, face à la nocivité des politiques suivies par les vieux partis usés, il conviendra d’envisager les moyens d’offrir au pays une issue autre que celle qui se présente, faute de mieux, pour en finir avec la fausse alternance.

 

Par-delà les partis, les mouvements et associations, j’en appelle à l’unité, au rassemblement des défenseurs du vivant, pour un  rejet des ambiguïtés éthiques.

 

À LYON, le 16 janvier 2016, pour le Loup, nous vîmes la démonstration de ce que peuvent les biophiles, lorsqu’ils savent s’unir.

 

Gérard CHAROLLOIS

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ÉCOLOGIE ÉTHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ËTRES VIVANTS ET DES ÉQUILIBRES NATURELS.

18/01/2016

Chamois au Pays de Montbéliard

Matin d'hiver

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Image de saison réalisée le dimanche 17 janvier 2016 lors des dernières chutes de neige qui rappellent que l'hiver décide enfin de s'installer durablement.

 

C'est dans les contreforts de la plaine de Mathay qu'une belle population de chamois évolue depuis de nombreuses années et que je prends plaisir à observer régulièrement.

 

L'ambiance hivernale m'incite à retrouver les mammifères que je finis par observer évoluant avec une agilité étonnante dans une paroi abrupte. Le contraste délivré par le manteau neigeux permet aux chamois de se détacher du milieu naturel rendant leur image plus lisible à travers le téléobjectif.

 

En hiver, leur pelage est brun noir, plus épais et plus long, avec un masque facial plus net. Leur nourriture est principalement constituée de feuilles et de pousses des arbres et arbrisseaux, d'aiguilles de résineux, de mousse, de lichen, d'écorces.

 

Dans le silence de ce matin d'hiver, seul résonne le bruit des pierres que les chamois laissent échapper sous leurs sabots. Les empreintes dessinées dans la neige délimitent le territoire de ces animaux évoluant en pleine quiétude à seulement vingt minutes de l'agglomération montbéliardaise.

 

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Cliché © Dominique Delfino

17/01/2016

Des abeilles pour protéger les cultures… des éléphants

Des abeilles pour protéger les cultures…

contre les éléphants

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Photo © Save the Elephants

 

Sous une pression démographique croissante, les interactions « hommes-éléphants » sont de plus en plus fréquentes en Afrique, avec notamment la mise à mal des cultures des premiers, par les seconds… Dans ce cadre, depuis quelques années, plusieurs pays africains (Botswana, Kenya, Mozambique, Ouganda, Tanzanie…) recourent à des abeilles « sentinelles » pour protéger leurs cultures des pachydermes.

 

Ayant constaté que plus de 90 % des éléphants fuient le bourdonnement des abeilles, en 2008, Lucy King[1], une chercheuse du département de zoologie de l’université d’Oxford, a mis au point avec l’ONG Save the elephants, un astucieux système pour protéger les cultures et donc limiter les sources de conflits entre les hommes et les éléphants, lesquels conduisent régulièrement à des morts, d’un côté comme de l’autre.

 

Le principe est simple et repose sur la mise en place d’un réseau de ruches « sentinelles », espacées d’une dizaine de mètres et reliées les unes aux autres par un fil. Fixées à des poteaux ou suspendues dans les branches des arbres, les ruches sont secouées dès lors qu’un éléphant tente de passer outre cette « clôture », provoquant immanquablement l’alerte des abeilles. Inquiètes, celles-ci bourdonnent alors fortement, tandis que certaines sortent pour défendre leur ruche. Piqués dans des zones où leur peau est fine, mais aussi sensible (autour des yeux, au niveau de la trompe, etc.), les éléphants prennent la fuite, sans manquer de prévenir leurs congénères.

 

Après une telle expérience, à l’avenir les éléphants, piqués dans des zones sensibles et ayant associé le bourdonnement des insectes à la douleur des piqûres, quitteront d’autant plus rapidement des zones ainsi protégées !

 

Outre la protection des cultures et la fin des conflits avec les communautés rurales ainsi protégées, la mise en place de cette technique permet aux villageois de bénéficier de la pollinisation des abeilles et de leur production de miel.

 

[1] Lucy King est à l’origine de l’ONG Save the Elephants. Il est possible de soutenir son action sur http://elephantsandbees.com

 

Source : Univers nature

13/01/2016

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours
 

par Patrice Raydelet

 

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement d’une souscription pour mon nouvel ouvrage

Chevaux des Abruzzes, entre loups et ours”.


Il s’agit du premier volet d’un important projet (livres et vidéos) présentant la cohabitation entre l’homme et la faune sauvage.


Vous trouverez la présentation sur le bulletin, ainsi que la couverture.

 

Couverture-Chevaux-Abruzzes-450.jpg

 
La sortie du livre est prévue en mai 2016 et la souscription s’arrête la veille de la publication.


Si vous êtes amoureux des chevaux, de la montagne, de la faune sauvage, des grands prédateurs et désirez voir comment se passe cette cohabitation dans le Parc national des Abruzzes (Italie), ce livre devrait vous plaire !
 
Pour commander, il vous suffit de retourner le bulletin ci-joint à l’éditeur avec votre règlement (le livre est toujours moins cher pendant la souscription, vous le recevrez directement chez vous à sa sortie et le port est offert  !).

BulletinSouscription-(1)-450.jpg


Merci d’avance à toutes celles et tous ceux qui souscriront...et n’hésitez pas à diffuser le bulletin à vos contacts et aux amateurs de chevaux.
 
Bien cordialement,
Patrice RAYDELET
 
P.S : ce bulletin sera également sur mon compte et ma page Facebook avec une sélection d’images.

 

Patrice RAYDELET
468, rue de Penu
39570 CESANCEY
03.84.25.03.02

BulletinSouscription-450.jpg

11/01/2016

Le Hibou des marais

Hibou dans la tempête

 

par Dominique Delfino photographe naturaliste et animalier

et Dominique Michelat, naturaliste et photographe

 

L'image que Dominique Michelat me fait parvenir force l'admiration et l'envie de partager ce cliché.

Ornithologue confirmé et réputé demeurant près de Pontarlier, je laisse le soin à Dominique Michelat de relater cette observation :

 

« Le hibou des marais est un rapace nocturne que l’on peut qualifier de nomade. Il s’installe là où les campagnols des champs — sa proie de prédilection —, abondent. L’espèce niche essentiellement dans les régions de toundra du nord de l’Europe et les régions steppiques de l’est et migre vers le sud pour passer l’hiver.

 

En Franche-Comté, l'espèce est observée chaque année, mais ses apparitions sont peu nombreuses. Cet automne, plusieurs hiboux des marais se sont arrêtés dans le Haut-Doubs, profitant des pullulations de rongeurs pour faire une pause durant leur migration. Ces oiseaux sont normalement nocturnes, mais le hibou des marais peut également être actif de jour.

 

Lors des chutes de neige en novembre dernier, quelques hiboux se sont montrés en pleine journée. Malgré la tempête de neige, celui-ci restait impassible sur son piquet de pâture, attentif aux bruits, guettant un campagnol. Lorsque la neige recouvrait trop son plumage, il se secouait pour faire tomber les flocons qui s’étaient accumulés et reprenait son attente ».

 

J’ai passé une bonne partie de la matinée en sa compagnie. ajoute Dominique Michelat, son image vous plongeant dans l'ambiance d'un petit épisode hivernal du Haut-Doubs.

 

dominique delfino,dominique michelat,photographe naturaliste et animalier

 

 

09/01/2016

Cellules souches pluripotentes : une recette de fabrication qui fait polémique

01-Cellules souches.jpgCellules souches pluripotentes :

une recette de fabrication qui fait polémique

 

"Une annonce à la limite du malhonnête". C'est en ces termes que Mathilde Girard, chargée de recherche en modélisation pathologique iPS à l'institut I-Stem à Evry, qualifie le communiqué de la prestigieuse École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). L'EPFL faisait savoir qu'une équipe de recherche était parvenue à produire des cellules souches pluripotentes induites (capables de se différencier en types de cellules qui composent un organisme adulte, exactement comme une cellule souche embryonnaire) en comprimant certaines cellules. Des travaux intéressants publiés dans la revue Nature materials mais dont l'annonce -"survendue", dixit Mathilde Girard - a soulevé un vent de critiques de la part de spécialistes francophones et anglophones des cellules souches.

 

Pour en savoir plus : Article de Lise Loumé sur le site de Sciences et Avenir.

17:42 Publié dans Biologie, Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

03/01/2016

Flamants roses en Camargue

Parade hivernale

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Pour cette première image de l'année, je vous fais partager un cliché quelque peu exotique réalisé en Camargue la veille du Nouvel An 2015-2016 dans les marais des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

C'est en parcourant les petits chemins carrossables de Camargue, sans quitter la voiture pour éviter que les oiseaux ne s'éloignent, que j'observe un groupe de flamants roses au comportement particulier.

 

Contrairement à d'autres oiseaux dispersés dans le marais et préoccupés à filtrer l'eau pour se nourrir, les flamants que j'observe constituent un groupe uni et particulièrement bruyant par moments.

 

Je comprends alors très vite que les oiseaux sont en parade nuptiale, l'attitude des échassiers et notamment des mâles ne laisse aucun doute sur la manière de vouloir séduire avant le printemps. Les mouvements de tête s'accompagnent pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes d'un déploiement instantané des ailes suivi de courbettes.

 

Ainsi les superbes plumes roses et noires s'exposent comme un tableau sur l'eau que les flamants dévoilent à plusieurs reprises.  

 

Une belle manière aux oiseaux de souhaiter une bonne année à cette saison sur fond d'amour, le cœur dans un écrin de plumes aux couleurs de la vie.

 

Flamants-Voeux-2016-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

22/12/2015

Loups abattus en décembre 2015

Loup - © ARDEA-MARY EVANS-SIPA.jpgDeux loups ont été abattus durant le week-end 12-13 décembre 2015

 

Un loup a été abattu dans la Drôme le 12 décembre et un autre dans les Alpes-Maritimes le lendemain.

CINQ. C'est le nombre de prélèvements encore autorisés pour la période 2015-2016. En effet, actuellement 31 loups (Canis lupus) ont été abattus sur les 36 tirs autorisés par l'arrêté du 30 juin 2015. Une louve a été tuée samedi matin sur la commune de Lus-la-Croix-Haute dans la Drôme, a indiqué samedi soir la préfecture, portant dans un premier temps le décompte à 30 canidés tués en France en 2015. C'est la première fois qu'un loup est prélevé dans ce département, précise la préfecture, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Cette femelle a été abattue, dans le cadre d'un arrêté préfectoral de tir de prélèvement lors d'une chasse encadrée par des lieutenants de louveterie. "Depuis le début de l'année 2015 en Drôme, on a relevé 74 attaques du loup pour 291 victimes et 200 disparues", ajoute la préfecture. Cet arrêté concernait précisément les communes de Lus-La Croix-Haute, Treschenu-Creyers et Glandage, représentant à elles seules "plus du tiers de ces attaques" enregistrées ces derniers mois. Puis, selon Nice-Matin, un tir de défense a également conduit à la mort d'un loup sur la commune de Bézaudun dimanche. C'est le douzième animal abattu dans les Alpes-Maritimes. Finalement c'est deux loups qui ont été tués pendant le week-end du 12 décembre.

 

Une réaction : Une lettre pour le Loup

par Frédéric Wolff

Mon frère sauvage, cher loup,

Écrire une lettre au loup. L’idée me poursuit depuis un moment. Comme souvent, j’ai remis à plus tard un premier brouillon maladroit. J’ai attendu. L’actualité finirait bien par revenir vers ce massacre organisé. D’autres sujets ont retenu l’attention des grands médias.

Pendant ce temps, la boucherie continue. Elle n’a jamais cessé. Simplement, on n’en parle plus. Et quand bien même, certains, certaines s’avisent de rompre le silence, leur parole est inaudible. Le bruit ambiant fait diversion. Une aubaine pour la machine et pour ses serviteurs.

Pendant ce temps, la lente agonie du monde progresse. Les empoisonnés, les irradiés, les torturés des ondes électromagnétiques, les assassinés — humains et non-humains — de la bagnole et de la guerre chimique menée dans nos métropoles et dans nos campagnes, les martyres des élevages industriels, les cobayes de laboratoires sacrifiés pour inventer des cosmétiques et des médicaments qui nous intoxiquent…

Et les indésirables. Tous les boucs émissaires sur qui décharger nos haines, tous les fragiles, tous les gêneurs de nos affaires, grandes ou petites, qu’importe. Il faut éradiquer, faire place nette, ne plus voir qu’une tête qui dépasse : l’humain d’abord ! Exterminer, anéantir, massacrer par tous les moyens possibles. L’éléphant, le flamand rose, l’ours, le lynx, le tigre, le vautour, le renard, le blaireau, la taupe, le requin… Et le loup.

Une lettre au loup pour quoi faire ? Pour ne pas renoncer. Pour une parole qui fraternise. Une lettre à tous les loups, à toutes les louves que nous sommes, nous qui avons à cœur la liberté et l’altérité. La voici, donc.

Mon frère sauvage, cher loup,

A nouveau, ça recommence, ça n’a jamais cessé, cette folie qui est la nôtre de nous trouver un mal-aimé quand tout va mal. A nouveau, la meute est lâchée contre toi.

Que va-t-il advenir de toi, de nous, s’il n’y a plus de place pour d’autres semblables que nous ? Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : d’un semblable à qui nous prenons la vie et c’est une âme de noyé que la nôtre, à l’ombre de laquelle plus rien ne pousse, une âme entrée en agonie, incapable d’aimer vraiment malgré ce qu’elle proclame. Accueillir l’autre, le différent ? Revendiquer le grand partage ? Mensonges, que tout cela.

Ce n’est pas toi qui es de trop, mon loup, c’est nous et notre commerce de tout, nous et notre arrogance à éliminer ce qui gêne un tant soit peu nos caprices d’argent et de frivolité.

S’il fallait choisir, qui de toi ou de nous, devrait mourir de honte et d’indignité, sans l’ombre d’une hésitation, nous serions les premiers sur la liste, très loin devant, nous les êtres de science et de sagesse autoproclamés.

Mais voilà, c’est nous, c’est encore nous qui décrétons qui a sa place et qui ne l’a pas sur la terre, qui doit se soumettre ou périr. Toi, tu refuses de te rendre et c’est cela que nous ne supportons pas : ce qui échappe à notre suffisance. Il n’y a pas plus étranger que toi à nos chaînes, sinon le vent, peut-être. Même blessé, tu seras celui qui ne désarme pas, plutôt mourir. Debout avant toute chose, tu le seras toujours, même mutilé.

Au grand jeu des équivalences, ne te laisse pas prendre, surtout, mon frère sauvage. C’est un piège qui se refermerait sur toi et sur les tiens. Par quoi pourrait-on bien te compenser, demain, si tu finis par disparaître ? Par qui ? Par une réserve où l’on ira barricader les derniers éléphants d’Afrique ? Qu’est-ce qui pourra nous consoler de te perdre ?

J’ai des lambeaux de moi dans toutes les vies indésirables, si tu savais. En moi, il y a un loup perdu dans un monde où n’a de valeur que le commerce des êtres et des choses. Pour tout te dire, je ne suis pas sûr d’avoir envie de vivre très longtemps dans ce monde. De plus en plus, je m’en éloigne comme il s’éloigne de moi et si je dois renaître un jour, mon vœu le plus cher serait d’être des tiens. Mon nom serait-il un premier pas vers ce destin?

Mon loup, s’il te plaît, apprends-moi à rester debout et à ne pas cesser de hurler avec les derniers des tiens. Dis-moi comment me mettre en marche avec les premiers chants d’oiseaux, montre-moi comment mordre s’il le faut. Donne-moi la force, il en faut tant de forces pour tenir dans nos vies et dans le monde. Des forces et des valeurs, je ne parle pas de celles dont on tire un profit quelconque pour ses comptes à la fin du mois ou pour son image. Je pense à ce qui donne un sens à notre commune présence sur la terre, je pense aux limites infranchissables que l’on se fixe, aux devoirs que l’on s’impose. Et au sacré qui réside dans la vie, dans tout ce qui échappe à la marchandise. Ô comme nous en sommes loin.

Nos vies – la tienne, les nôtres – sont une seule et même vie. Les guerriers du vivant d’aujourd’hui seront demain les guerriers d’eux-mêmes. Ils le sont déjà. Ceux qui gênent la marche de nos affaires, c’est l’autre et un jour, l’autre, c’est nous, nous qui tirions à vue hier, nous qui laissions faire sans rien dire.

Si ce monde peut être sauvé, c’est avec toi qu’il le sera, avec toi vivant. La neige où tu cours, les arbres sur qui tu veilles ne nous appartiennent pas, pas plus qu’ils n’appartiennent au vent ou à la pluie. Nos titres de propriété ne sont que des faux en écriture, ils ne pourront rien contre ce qui est plus fort que nous.

Comment nos vies ne seraient-elles pas dévastées alors que le monde est saccagé par tout ce que nous n’avons même pas honte d’appeler nos prouesses ? Ce que nous cessons d’habiter – la terre, nos existences, notre parole –, nous le perdons et, en chemin, nous nous perdons.

Mon frère, mon ami, je marche dans les pas de ta nuit. J’aimerais t’écrire qu’enfin, nous en avons fini de la guerre contre la vie, que l’humain n’est plus le centre de tout, pas plus que la terre n’est le centre de l’univers. Mais nous n’avons rien compris, nous sommes restés à l’âge du nombril autour duquel tout doit tourner, et nous allons ainsi à étendre notre empire, à le nourrir du sang versé par d’autres que nous, tout en proclamant avec des accents philanthropes : L’humain d’abord !

Ici, les dernières feuilles des arbres sont tombées. Tout paraît dépeuplé à présent. Le vent souffle dans les volets, il me semble qu’il porte ta voix, à l’heure des fusils braqués sur toi, ta voix par mille et plus encore. C’est l’hiver et j’ai froid. Je pense à toi, mon loup sauvage. Ne renonce pas, jamais.

Image et vidéos en 3D

Image et vidéos en 3D

 

On peut recommander le site de Christian Roux — un citoyen helvétique très doué et très serviable — qui met à disposition gratuitement plus de 17 000 photos en 3D stéréoscopique et plein d’autres choses.

À la page d'accueil du site, ces photos se trouvent dans le placard de gauche de la seconde ligne.

Bien sûr, pour les observer sur l'écran de votre téléviseur, il vous faut les lunettes adéquates.


http://www.christian-roux.ch/

18/12/2015

Les particules atmosphériques : un polluant hivernal invisible à l'œil nu

Atmo.jpgLes particules atmosphériques : un polluant hivernal invisible à l'œil nu

 

publié le 18/12/2015

 

Les particules atmosphériques font souvent parler d'elles en hiver – et pour cause ! Cette famille complexe de polluants est issue de nombreuses sources, dont le chauffage et le transport – secteurs plus actifs en hiver. Mais que sont précisément ces particules ? Et pourquoi causent-elles autant de problèmes pour la santé ?

Que sont les particules atmosphériques ?

Les particules atmosphériques, ou "Particulate Matter" (PM) en anglais, forment une famille de polluant très complexe, et très diversifiée. Ainsi, derrière ce terme se cachent des suies, de la poussière minérale (de type grains de sable), des fragments organiques (pollens, débris de plantes, peaux mortes) ; ainsi que des métaux, des composés potentiellement toxiques (pesticides, résidus de combustions d'essence – type HAP – Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, …) ; etc.

Il existe des particules de toutes tailles, mais seules les plus fines, invisibles à l'œil nu, posent un véritable problème. Ainsi, on distingue selon leur taille :

    • Les PM10 : particules fines, de diamètre inférieur à 10µm ;
    • Les PM2,5 : particules très fines, de diamètre inférieur à 2,5µm ;
    • Les PM1 : particules ultra fines, de diamètre inférieur à 1µm.

Note : 1 µm = 1micromètre… ou 1 millième de millimètre !

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Tailles relatives des particules atmosphériques : un polluant invisible à l'œil nu !

 

Pourquoi sont-elles problématiques ?

Plus les particules sont fines, plus elles entrent facilement dans les voies respiratoires. Ainsi, si les particules les plus grosses, de type PM10, sont retenues au niveau des bronches ; les particules les plus fines peuvent s'infiltrer bien plus profondément, et causer des irritations plus ou moins graves, voire entrainer des crises d'asthmes chez les personnes les plus sensibles. Les composés toxiques qu'elles contiennent peuvent de plus passer dans le système sanguin, et entrainer des dommages bien plus graves.

D'où viennent-elles ?

Les particules atmosphériques, polluants de nature complexe, sont issues de nombreuses sources différentes :

    • Industries (en particulier les chantiers, carrières, mines, …) ;
    • Agriculture (labours, épandages, circulation d'engins, …);
    • Transport routier ;
    • Transport non-routier (bateaux, trains…) ;
    • Chauffage domestique (chauffage au bois, au charbon, au fioul,…) ;
    • Brûlages à l'air libre (feux de jardins, barbecues, grill, feux de chantiers, …) ;
    • Incinération d'ordures ménagères.

 

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Importances relatives des sources de particules dans l'air de la Franche-Comté (inventaires 2008)

 

Pour ces raisons, les niveaux de particules atmosphériques dans l'air sont réglementés, et étroitement surveillés par les réseaux régionaux de surveillance de la qualité de l'air, tels ATMO Franche-Comté. Dès que leur concentration dépasse des seuils définis par la réglementation, des procédures d'information, voire d'alerte sont enclenchées.

Retrouvez les niveaux de particules en Franche-Comté en temps réel, sur le site internet d'ATMO Franche-Comté.