Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/07/2015

L'Hirondelle de rivage

L'Hirondelle de rivage

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Moins connue aux yeux du grand public que ses cousines l'Hirondelle rustique et l'Hirondelle de fenêtre au caractère citadin et campagnard, l'Hirondelle de rivage doit son nom au lieu qu'elle habite.

En effet, elle ne quitte guère les zones humides naturelles (rivières, fleuves, falaises côtières) ou artificielles (carrières de sables, talus routiers). La reproduction est liée à la présence de falaises abruptes et de granulométrie fine que l'on retrouve entre autres dans la basse vallée de l'Allan où le profil de la rivière libre et sauvage lié au travail des crues.

C'est l'un des rares oiseaux qui creusent le sol. Elle niche en colonies plus ou moins importantes, dans une chambre qu'elle a creusée au fond d'un terrier en forme de galerie de soixante centimètres à un mètre de long devant lequel on pourra l'observer, posée à l'entrée de celui-ci ou accrochée à une racine. Malheureusement, les petits mammifères ayant accès aux terriers constituent les principaux prédateurs.

En outre, on peut déplorer les actes de vandalisme entraînant la destruction des nids. Ce qui implique une surveillance de tous les instants des sites prisés par le public cherchant à se rafraîchir sur les gravières proches des berges de nidification. Tel est le cas à cette période de l'année à Allenjoie sur l'espace naturel sensible de l'Allan très fréquenté en cette période de vacances alors que les poussins sont prêts à prendre leur envol.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard,Allenjoie,hirondelle de rivage,riparia riparia

Cliché © Dominique Delfino

L'Apollon (Parnassius apollo)

 L'Apollon au vol nonchalant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les yeux rivés le plus souvent sur le ciel des Cévennes à la découverte des vautours qui tournoient à la recherche de nourriture, je ne manque pas de poser le regard au sol sur d'autres créatures au vol plus léger.

 

Ce sont des papillons Apollon en bordure de chemin qui attirent mon attention. Ce papillon placide, peu farouche, aime se chauffer au soleil sur les fleurs ou les pierres et vit essentiellement dans les montagnes en Europe moyenne, mais aussi en plaine.

 

L’Apollon est protégé en France depuis 1993. Le Parc national des Cévennes présente des populations extrêmement vulnérables sur les Causses et l’Aigoual. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale.

 

L’Apollon a besoin de conditions climatiques précises, notamment d'hivers froids propres à la moyenne et la haute montagne. Cette espèce exige aussi des espaces grandement ouverts — comme les prairies ou les pelouses — et riches en fleurs très colorées (centaurées, chardons divers, scabieuses…). Mais c’est surtout la présence des plantes grasses, nourricières des chenilles (orpins ou joubarbes), qui est un élément déterminant.

 

La lumière traverse les ailes de ce superbe papillon. La confiance dont il fait preuve me permet de le photographier couché au sol afin de lui donner toute sa dimension sur ce fond de ciel bleu que les oiseaux ne sont pas seuls à partager.

Apollon-450.jpg

Petits gravelots en danger

Petits gravelots en danger

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Tentative de protection de cette nichée de gravelots sur une gravière à Allenjoie fréquentée par les vaches, mais surtout par les “touristes” qui affluent en masse toute la journée... Les œufs sont pondus à même le sol dans une légère dépression garnie de petits cailloux bénéficiant ainsi d'un mimétisme parfait. Un miracle si les poussins voient le jour !

 

Petit-gravelot-Delfino_02-450.jpg

Difficiles à déceler ces trois œufs parmi les cailloux de la gravière

 

Petit-gravelot-Delfino_01-450.jpg

Pourtant, ces trois œufs constituent la nichée du petit Gravelot

 

Petit-gravelot-Delfino_09-450.jpg

Dérangée, la femelle surveille de loin sa couvée

 

Petit-gravelot-Delfino_03-450.jpg

Le danger provient des vaches…

 

 

Petit-gravelot-Delfino_10-450.jpg

Une zone à protéger également contre les humains

29/06/2015

Le Circaète Jean-le-Blanc

Le Circaète Jean-le-Blanc

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Un bref séjour avec l'un de mes amis dans les Cévennes nous a permis d'observer ce superbe rapace.

 

Nous parcourons les petits chemins qui sillonnent le Causse Méjean, tout en observant les oiseaux dont les nichées arrivent à terme en ce début d'été. La silhouette d'un rapace, d'une envergure de 1,70 mètre, se présente à bonne distance. Très vite, nous identifions cet aigle que nos téléobjectifs ne lâcheront plus. Le Circaète se dessine magnifiquement sur un fond de ciel pur, tournoyant à notre verticale, scrutant le sol à la recherche de reptiles qui constituent quatre-vingt-dix pour cent de son régime alimentaire.

 

Observable essentiellement en migration dans le Doubs, la majorité des couples sont fixés dans le sud-est : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, sud de Rhône-Alpes et sud-est du Massif Central.

 

Une belle observation qui complète celles des Vautours fauves et moines, nichant dans les gorges de la Jonte et du Tarn, rapaces que l'on peut observer tous les jours dans d'excellentes conditions. Symboles de cette région, les Vautours réintroduits il y a une trentaine d'années constituent la fierté du parc national des Cévennes complétée aujourd'hui par un nouveau programme de réintroduction du Gypaète barbu.

 

Circaète-Jean-le-Blanc-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

26/06/2015

Le Cincle plongeur

Une nichée pour le printemps, une pour l'été…

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Il existe, dans le Pays de Montbéliard, des endroits rêvés pour observer le Cincle plongeur. Les ruisseaux de « têtes de bassin » avec leurs sources karstiques émergentes au fond de nos reculées, avec leurs grottes et leurs cascades moussues constituent toujours un cadre exceptionnel » explique.

 

Depuis plus de 25 ans, j'observe le Cincle, fidèle à ces endroits, trouvant dans ces biotopes les conditions idéales de « niche écologique », notamment pour assurer sa reproduction.

 

Ainsi chaque année, le couple s'installe dans la cavité d'un rocher, abritée par un rideau d'eau, qu'il franchit pour rentrer et sortir du nid parfaitement invisible. Le bec rempli de nourriture qu'il capture en partie sous l'eau, le couple assure, durant près de trois semaines, un va et vient permanent pour nourrir les poussins dont les cris stridents percent le bruit de la chute d'eau, témoignant ainsi de leur présence.

 

Il s'agit là d'une ponte de remplacement à la première nichée, noyée début mai, les cascades ayant connu partout des débits très puissants lors des pluies diluviennes. Dès la décrue, le Cincle plongeur a reconstruit très rapidement son nid. Mes observations de ces derniers jours confirment la réussite de la reproduction avec le départ des poussins à la découverte de leur milieu. Les parents nourriront les jeunes Cincles plongeurs durant une quinzaine de jours encore, avant de les chasser, pour les contraindre à acquérir leur indépendance et leur imposer de trouver un autre territoire pour passer l'hiver.

 

En attendant, peut-être, encore une belle nichée d'été pour animer les cascades de ces « petits bouts du monde » au Pays de Montbéliard.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

21/03/2015

Le Hibou moyen-duc

 Le monde de la nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À la fin du printemps, la période de reproduction des oiseaux bat son plein, certaines espèces se préparant d'ailleurs à assurer une seconde nichée, la météo ayant favorisé les premières pontes.

 

Le jour, la présence de diverses espèces est souvent décelée par les cris émis par les poussins impatients de recevoir la nourriture que les parents chassent aux alentours. Le monde de la nuit répond aux mêmes exigences et certains cris émis à proximité de notre habitat, interrogent et inquiètent quelque peu certaines personnes non informées de la présence de rapaces nocturnes dans leur environnement proche : poussins de Chouette effraie mais surtout de Hibou moyen-duc comme c'est actuellement le cas dans le village de Brognard et plus particulièrement dans les abords du cimetière, arboré de vieux fruitiers et de haies sauvages, où les hiboux se sont installés dans un ancien nid de corvidés.

 

Dès la nuit tombante, ce sont des cris stridents, plaintifs, identifiables de très loin, que les jeunes, au nombre de quatre, émettent toute la nuit afin d'être localisés par les adultes.

 

Encore dépendants après avoir quitté le nid, ils se déplacent de branche en branche, quémandant les petits rongeurs que les parents capturent dans un vol nocturne silencieux.

 

C'est en observant l'un de ces vieux arbres que j'ai pu, en journée, observer un Hibou moyen-duc, confondu dans le milieu naturel, profitant d'un mimétisme extraordinaire, offrant à mon regard ses grands yeux orange caractéristiques de cette espèce.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,hibou moyen-duc,

Cliché © Dominique Delfino

 

Renardeau en herbes

Renardeau en herbes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Dominique Delfino nous propose ce cliché dû à Jean-Louis Vermot-Desroches demeurant à Vieux-Charmont et photographe passionné d'oiseaux et de mammifères sauvages. Ensemble, nous suivons depuis le début de l'année un certain nombre de terriers sur lesquels nous posons des pièges photos afin d'en identifier les éventuels occupants.

 

Le site que Jean-Louis surveille en bordure de la Savoureuse s'avère prometteur et le terrier creusé en lisière de haie laisse présager une activité régulière, l'herbe de la prairie étant tassée à proximité.

 

Bien dissimulé sous un filet à l'affût, le photographe ne tardera pas à découvrir les renardeaux jouant au soleil. L'un d'entre eux se risquera même à la découverte du monde qui l’entoure.

 

Le renard est encore bien souvent considéré comme nuisible, bien que les a priori semblent évoluer. En effet, quelques-uns des agriculteurs-chasseurs que nous connaissons, le préservent, ayant bien compris que ce grand prédateur de campagnols et de mulots leur rendait service en leur évitant de traiter leurs prairies contre les rongeurs à l'aide de produits chimiques dangereux.

 

Renardeau_Vermot-Desroches-450.jpg

Cliché © Jean-Louis Vermot-Desroches

20/03/2015

La Grive litorne

 La Grive litorne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'observation prolongée à l’affût, offre des scènes de découverte de la vie animale des plus intéressantes et souvent inattendues.

En prise de vues, bien dissimulé dans ma petite cache en lisière de haie au bord de l'Allan, je surveille un terrier où j'ai surpris dernièrement les évolutions de jeunes renardeaux.

C'est une Grive litorne qui assure l'animation ce matin-là à bout portant de mon objectif.

Peu après m'être installé, l'oiseau, probablement nicheur à proximité, chasse avec une habilité étonnante les vers de terre qu'il accumule dans son bec avant de s'envoler toujours dans la même direction.

Le va-et-vient est permanent durant plusieurs heures, notre Grive trouvant sur cet espace un terrain offrant le garde-manger opportun pour nourrir ses jeunes.

Son cri sonore, gloussant, plus ou moins sec : "tchac-tchac-tchac" caractérise la Grive litorne , d'où le surnom de "tchaktchak" qu'on lui  attribue dans certaines régions.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Le Merle noir à la gamelle

 Le Merle noir à la gamelle

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Initialement réservée au chat, la petite gamelle de croquettes intéresse bien du monde que ce soit chez les animaux domestiques, les petits rongeurs et à ma surprise, les oiseaux. La présence régulière de Merles noirs et plus particulièrement celle d'un couple dont la confiance est étonnante.

 

Alors que le matou se délecte de son repas matinal, le merle patiente derrière lui, distant d'à peine cinquante centimètres, espérant profiter des croquettes tombées au sol ou abandonnées par le chat rassasié.

 

Mais la concurrence est rude. Pies bavardes et corneilles noires n'hésiteront pas à se présenter sur le pas de la porte pour tenter de profiter du festin.

 

En revanche, le couple de merles ne se contente pas d'assurer sa propre subsistance, mais chacun des deux oiseaux remplit son bec afin d'aller nourrir leurs poussins encore au nid construit dans une haie toute proche.

 

Ainsi toute la journée, sous la surveillance d'un hérisson d'agrément de jardin, les oiseaux, plutôt habitués à capturer les vers de terre, profiteront des croquettes plus faciles à collecter par temps sec !

Merle-noir-gamelle-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

19/03/2015

Le blaireau et le photographe

Tête à tête

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Beaucoup de temps passé ces derniers jours, à observer et surveiller les terriers de renards et de blaireaux, afin d'y déceler une activité liée à la présence des jeunes à cette époque de l'année.

 

Ainsi, après une fin de journée infructueuse à proximité d'un terrier de renard, je profite de la nuit tombante pour visiter une blaireautière sur le plateau d'Allenjoie.

 

Creusés en limite d'un champ de blé, les terriers abritent une famille de blaireaux dont je devine par chance les déplacements dans le blé qui frémit à leurs contacts.

 

Appuyé sur les coudes en limite de culture, j'observe les animaux évoluer à quelques mètres de moi, avant que deux d'entre eux finissent par présenter leur museau à cinquante centimètres de mon objectif !

 

  Je n'ose pas déclencher aussi près de peur de briser ce tête à tête. J'attendrai que l'un des blaireaux reprenne le chemin de son terrier pour figer cette scène à la plus grande surprise de l’animal maître de la nuit.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,blaireau,

Cliché © Dominique Delfino

18/03/2015

Le Goéland et la Lune

Le Goéland et la Lune

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Un clin d'œil transmis à travers ce cliché réalisé en Baie de Somme.

 

La Baie de Somme constituer un milieu exceptionnel qui s'étend de la Baie d’Authie au Nord, jusqu'aux falaises d'Ault au Sud. Les paysages sont très variés et témoignent de la richesse du territoire : estuaires de la Somme et de l’Authie, massif dunaire, bas-champs, cordon de galets, falaises...

 

Il est également très agréable de se promener dans les petites villes qui bordent ce littoral (Le Crotoy, Saint-Valéry/Somme, Cayeux/Mer...), l'architecture très particulière offrant des balades découvertes des plus sympathiques.

 

Lorsqu'un Goéland argenté s'affronte à l'astre de la nuit, il suffit de lever les yeux au ciel à travers l'objectif pour en saisir l'instant.

 

Goéland-lune-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

17/03/2015

Baie de Somme : lueurs d'un soir

Lueurs d'un soir sur la Baie de Somme

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

J'étais présent au traditionnel festival de l'Oiseau et de la Nature de Baie de Somme qui vient de clôturer sa vingt-cinquième édition d'avril 2015.

 

Les prévisions météo s'annonçaient médiocres, mais l'influence des marées sur la baie réserve souvent des surprises. La lumière, sans cesse changeante offre des ambiances particulières et c'est bien évidemment lors du coucher du soleil que l'embrasement des éléments naturels est le plus spectaculaire.

 

Alors que le disque solaire a déjà disparu derrière l'horizon, il ne faut surtout pas hésiter à profiter jusqu'à la dernière minute des lueurs féeriques projetées sur le ciel avant que la nuit nous plonge dans un monde où ne demeure que le murmure de l'eau.

 

Baie-de-Somme-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

16/03/2015

Reflets d'un mirage

 Reflets d'un mirage

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

C'est un très beau bateau construit tout en bois que je découvre lors d'une balade à vélo à l'écluse du pont-canal du Rhône au Rhin à Allenjoie.

 

Je décide alors de poursuivre mon chemin en accompagnant cette embarcation naviguant par une très belle lumière matinale de printemps.

 

Le canal qui jouxte l'Allan sur ce secteur offre un parcours touristique fluvial particulièrement intéressant, le capitaine du bateau usant d'ailleurs de son appareil photo sans modération.

 

Mais c'est une autre vision projetée par les reflets de l'eau qui retient mon attention. Tel un mirage animé par le mariage de la lumière, de l'eau et de la matière, le bateau s'éloigne laissant derrière lui l'image de cet instant magique.

 

bateau-sur-le-canal-du-Rhône-au-Rhin-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

15/03/2015

Tadornes casarca en balade

Tadornes casarca en balade

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

La présence régulière depuis quelque temps de ces superbes oiseaux surprend et interroge les promeneurs qui, au détour d'un chemin, découvrent ces volatiles inhabituels à notre région.

 

Probablement échappées il y a quelque temps d'un parc, les Tadornes casarca ont élu domicile au sein de l'espace naturel de la plaine de l'Allan à Brognard et ses environs.

 

Il n'est donc pas rare de les retrouver, dans les prairies et les labours des villages proches ou les petits points d'eau nombreux dans ce secteur.

 

Mais depuis quelques jours, le couple de tadornes a décidé de faire une pause matinale sur le toit d'une ferme de Brognard. Leurs silhouettes ne nous laissent pas indifférents car nous sommes plus habitués à observer de temps à autre des cigognes perchées sur ces toits.

 

Nos volatiles ont alors peut-être remarqué que, faute de clocher sur la petite commune, aucun coq ne dominait le village profitant ainsi de cette situation pour s'imposer ! »

 

Tadorne-casarca-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Note de la rédaction :

[Les tadornes de Casarca sont de grands canards à silhouette d'oie. Ils présentent un plumage roux orangé avec une tête plus pâle. Le bec, les pattes, la queue sont noirs. Les rémiges sont également noires avec un miroir vert. Au vol, les couvertures alaires blanches sont bien visibles. Sur la photo, à gauche, le mâle caractérisé par son étroit collier noir. À droite, la femelle avec une tête beaucoup plus blanche, sans collier.]

 

 

14/03/2015

Bergeronnette des ruisseaux

 La danseuse de la cascade

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le site du moulin de la source de la Doue à Glay revêt un caractère particulier dans ce petit bout du monde de la vallée d'Hérimoncourt.

Les eaux vives qui alimentent la petite cascade offrent un biotope spécifique à certains oiseaux, trouvant là le milieu idéal pour s'y nourrir ainsi que les conditions nécessaires à leur cycle de reproduction.

J'avais observé quelques jours auparavant le Cincle plongeur évoluant au sein de la cascade. Pour tenter de le photographier, je me poste à l'affût en fin de journée. Ce n'est finalement pas le Cincle qui animera le site mais un couple de Bergeronnettes des ruisseaux probablement nicheur dans les environs. Les oiseaux en quête de nourriture chassent les insectes en évoluant de pierre en pierre, les pattes dans l'eau. En perpétuel mouvement, elles capturent en vol leurs proies avec une agilité surprenante telles des danseuses légères qui évoluent sur la scène avec l'élégante finesse de bergeronnettes.

 

Bergeronnette-des-ruisseaux-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

13/03/2015

Femelle Vervet et son petit

 Tendresse maternelle

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Parmi les images réalisées lors de mon séjour au Kenya, je ne résiste pas à vous faire partager cet instant de grande  tendresse.

Le Babouin olive et le Vervet monkey représentent les deux espèces de singes les mieux représentées dans le Masaï-Mara.

Le comportement de ces animaux revêt un comportement social exceptionnel favorisant des observations aussi intéressantes qu’étonnantes. Avec le groupe que j'accompagne, nous passons de longs moments à les observer, profitant ainsi de scènes de vie très animées au sein de ces familles ou groupes d'animaux.

Comment ne pas faire le parallèle avec l'espèce humaine à la vue de cette femelle Vervet tenant contre elle son bébé avec un attachement tout particulier, empreint d'un naturel extraordinaire dans un milieu où domine une prédation permanente.

Une image qui donne à méditer, dans ce monde où la nature et l'homme ne sont plus forcément toujours en harmonie.

Femelle-Vervet-et-son-petit-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

11/03/2015

Léopard au regard perçant

Regard perçant

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

Lors de mon dernier séjour au Kenya en mars 2015,  j'ai pu saisir cette image de Léopard réalisée lors d'une rencontre inattendue avec le félin.

 

Je propose au groupe que j'accompagne de profiter de cette fin de journée pour tenter d'observer en forêt les Mangoustes naines qui partagent d'ailleurs le même biotope que le Léopard. C'est alors que l'œil avisé d'une photographe du groupe localise au sein d'un buisson une queue difficile à discerner et finalement identifiée par notre guide découvrant alors le félin se déplaçant à couvert.

 

Nous contournons le secteur localisé pour tenter de croiser le parcours du Léopard quand soudain, posant sur des bois morts comme nous ne pouvions pas l'espérer, cette femelle nous observe d'un regard perçant durant quelques minutes.

 

Les téléobjectifs braqués en sa direction immortaliseront cet instant fabuleux à proximité de ce fauve considéré comme le roi des animaux.

Léopard-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

07/03/2015

Combat d'hippopotames

Combat d'hippopotames

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Séjournant actuellement dans la réserve du Masaï-Mara au Kenya où j'anime un stage photo du 8 au 18 mars 2015, je vous fais parvenir ce cliché saisi au cœur de la vie sauvage.

 

Le camp de brousse de mon ami Tony Crocetta installé confortablement au bord de la rivière Mara nous permet de profiter dès le lever du jour de nombreuses scènes de vie à quelques minutes de notre base, les bruits et cris de la nuit nous rappelant que nous ne sommes pas les maîtres des lieux.

 

En journée, l’Hippopotame passe la majeure partie de son temps dans l'eau pour se protéger de la chaleur et c'est la nuit qu'il trouvera la terre ferme pour brouter l'herbe dont il se nourrit.

 

Il n'est pas rare en fin de journée, de croiser des animaux au comportement spectaculaire s'affrontant avec une énergie redoutable dans un volume sonore tout aussi impressionnant.

 

Cette image illustre l'épisode d'une soirée durant laquelle l'animal dominant finit par s'imposer, obligeant son concurrent à battre en retraite.

 

Hippopotames-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

27/01/2015

La Grive musicienne

Un air de printemps

 

par Dominique Delfino et Pascal Pradier

Photographes naturalistes

 

Très belle image réalisée dernièrement par un de mes amis que je souhaite partager, laissant le soin à son auteur Pascal Pradier demeurant à Autechaux-Roide de commenter :

« C’est un matin normal, 6h30, le réveil vient de s’allumer. Une voix remplit doucement la presque pénombre de la chambre.

Léonard Nimoy n’est plus ! Le capitaine SPOKE nous a quitté pour rejoindre les astres, las de nos turpitudes terrestres !

Celui qui a bercé mon enfance a définitivement rejoint Vulcain. La Grive Musicienne est venue ce soir le saluer d'un dernier chant. "I’m singing in the moon"»

Ce très beau contre-jour sur fond de lune nous rappelle que le chant mélodieux de La Grive musicienne a comme un air de printemps en cette saison.

 

Photo-P.Pradier-450.jpg

Cliché © Pascal Pradier

26/01/2015

Nuit polaire

 Nuit polaire

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

De retour d'un bref séjour en Laponie avec deux de mes amis fin février 2015, je tiens à vous montrer cette image d'aurore boréale, principal but de ce voyage.

 

Nous prenons la direction d'Ivalo, 200 km au-dessus du cercle arctique, afin d'optimiser les chances d'observation des aurores à cette saison.

 

Ciel dégagé et superbe coucher de soleil dès notre arrivée, mais une ombre subsiste au tableau. Les sites internet de prévision des aurores annoncent pour cette nuit une activité des vents solaires beaucoup plus au Nord, ne nous laissant qu'un indice de 1/10 pour observer un de ces phénomènes. Plongés dans la nuit polaire, nous décidons de profiter d'une superbe voûte étoilée pour réaliser quelques images de fond de ciel.

 

C'est alors que, dès la première image nous décelons une lueur invisible à l'oeil nu qui, petit à petit gagne en intensité.

 

Nous cherchons un horizon plus dégagé quand soudain, nous découvrons une aurore boréale illuminant le ciel  d'Est en Ouest déployant ses voiles magiques avec une intensité extraordinaire. Alors que celle-ci semble s'éteindre, elle se recharge constamment d'énergie électromagnétique nous offrant des épisodes lumineux différents durant presque trois heures.

 

Une nuit polaire inoubliable qui peut rappeler l'ambiance ressentie lors d'une éclipse totale de soleil.

 

aurore boréale,nuit polaire,grand nord,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Clikché © Dominique Delfino

 

Le Chocard à bec jaune

Confiance en vol

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

En déplacement dans les Alpes valaisanes pour y observer des rapaces, mes amis et moi profitons également de l'animation que procurent les oiseaux présents sur le site à près de 2300 mètres d'altitude.

Accenteurs alpins, Niverolles alpines nous tiennent compagnie tout au long de cette journée durant laquelle nous attendons le passage d'Aigles royaux et de Vautours.

Ce sont par ailleurs les Chocards à bec jaune (espèce de la famille des Corvidés) qui s'imposent en quantité importante autour de nous.

Habitués à la présence du public, c'est plus particulièrement à l'heure du casse-croûte que les oiseaux sont les plus familiers espérant évidemment récupérer les miettes tombées au sol.

C'est ainsi que cette image réalisée par mon ami Guy Français de Vieux-Charmont, témoigne de la confiance à notre égard accordée par les oiseaux avec ce chocard qui n'hésite pas à venir manger dans ma main tendue vers le ciel.

Chocard-en-vol-450.jpg

Cliché ©Guy Français

 

25/01/2015

Savoureuse… et enneigée

 Savoureuse et enneigée

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Les paysages enneigés de ces derniers temps nous ont offert de multiples occasions de s'adonner à la prise de vues. Le Haut-Doubs et le massif des Vosges recouverts d'une importante couche de neige bien maintenue par le froid, laissent au photographe le temps de profiter de très beaux paysages.

Il n'en n'est pas de même en plaine lorsque la neige s'impose et métamorphose notre environnement.

Tel est le cas avec ce cliché réalisé dernièrement dans la basse vallée de la Savoureuse à Nommay qui impose de réagir rapidement, au risque de voir très vite la neige disparaître des arbres.

Le caractère sauvage de cette forêt galerie qui accompagne la rivière s'imprègne d'une harmonie dont le manteau blanc de saison ne fait que renforcer le graphisme sur ce milieu classé en Réserve naturelle régionale.

Savoureuse-et-enneigée-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

24/01/2015

Cheval comtois bravant l'hiver

Braver la tempête

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À chacun sa méthode pour faire face aux intempéries de ces derniers jours. Les chevaux en pâture ne sont pas pour autant pris au dépourvu. Que ce soit dans le Haut-Doubs où s'impose la neige tombée abondamment accompagnée de températures largement négatives ou dans le Pays de Montbéliard, les animaux au pré ont développé un important poil d'hiver.

 

La loge, qui pourrait les abriter du froid en hiver, sert surtout de protection pour le foin en complément de nourriture à cette saison. les chevaux l'occupant plus souvent en été pour se protéger du soleil et des mouches.

 

Ainsi en témoigne l'image de ce cheval de l'Écurie des Cotottes réalisée dernièrement après une petite tempête de neige à Brognard.

 

 ''Cul au vent'' pour se protéger, c'est finalement d'un blanc manteau de saison que se parera notre compagnon à l'issue de cette chute de neige.

 

Cheval-comtois-neige-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

23/01/2015

Michel Paratte : 90 ans, et toujours derrière l'objectif...

90 ans, et toujours derrière l'objectif...

 

 

 

par Dominique Delfino

 

Photographe naturaliste

 

 

 

C'est un anniversaire dont je me devais de faire l'écho. Mon ''ami de trente ans'' Michel Paratte, vient de fêter ses 90 ans le 30 janvier 2015, avec toujours comme activité, la photographie qui l'anime d'une passion infatigable.

 

Coiffeur en retraite à Maiche où il réside en famille, Michel me rencontre en 1990 à Brognard pour découvrir l'espace naturel de l'Allan  aménagé lors du détournement de la rivière.

 

Les milieux humides de la plaine inondable contrastent avec le plateau et les falaises du Haut-Doubs que Michel connaît dans ses moindres recoins et me fait alors régulièrement découvrir.

 

La forme physique dont il fait preuve est remarquable malgré quelques soucis de santé, il y a un an. Mais, son moral de jeune homme finit toujours par reprendre le dessus, et le voir partir en fin de journée, chargé comme une mule à l'affût devant les terriers de renards ou de blaireaux m'étonne toujours.

 

La transition avec la photo numérique lui donne un nouvel élan dans cette discipline qu'il maîtrise avec une remarquable dextérité.

 

Tous les amis photographes du ''Pays-haut'' et ceux de la vallée ''le Pays-bas'' comme il les surnomme, s'associent à moi pour lui souhaiter un très bon anniversaire en attendant de nous faire partager les nouvelles images dont il rêve encore.

 

Michel-Paratte-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

31/12/2014

Janvier 2015 : l'Allan en crue

Rivière libre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les intempéries de cet hiver 2014-2015 ont des conséquences directes sur le débit de nos cours d'eau. La basse vallée de l'Allan à Allenjoie en est le magnifique témoin, le belvédère aménagé en surplomb de la rivière offrant un point d'observation de premier intérêt. Ce lieu-dit du Moulin à Allenjoie est l'endroit rêvé pour découvrir une rivière encore libre qui évolue naturellement comme nous le décrivaient les manuels scolaires de ma jeunesse.

Le rôle des crues est déterminant pour dynamiser le milieu, refaçonner les berges de la rivière, rajeunir les gravières et préserver ainsi le biotope favorable aux oiseaux dépendants de ces espaces.

Et puis, quel symbole dégagé par ces vieux saules, ancrés dans le lit de la rivière, tel les gardiens des berges où viennent s'échouer les troncs d'arbres emportés par la crue, préparant le nouveau décor qui ne sera dévoilé que lors des basses eaux.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,allan,pays de montbéliard

Clichés © Dominique Delfino

30/12/2014

La caverne de Goupil

La caverne de Goupil

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Étonnante et surprenante l'image que mon ami Michel Cottet, écointerprète à Pouligney près de Besançon m'a fait parvenir et qui me laisse le soin de relater son aventure.

“ Par l'odeur caractéristique alerté, c'est dès l'entrée de cette petite cavité, que j'avance très doucement, courbant le dos en observant empreintes et épreintes, qu'un renard a laissées nombreuses, comme une sorte de balisage. Au fur et à mesure de mon cheminement, je m'attends à chaque virage, à voir fuser le pelage roux et blanc du malin goupil.

Ce n'est qu'après une progression d'une quarantaine de mètres que celui-ci daigne montrer son museau : il est tout près, il me fait face tranquillement avec sa truffe humide toute frémissante de surprise étonnée et de curiosité inquiète. Il me dévisage un moment qui me semble long et je le scrute de même.

 Dès lors qu'il m'a identifié comme "bipède" pas forcément bienveillant et "sapiens", pas vraiment rassuré, il cherche à s'éloigner ! Mais le salut ne réside guère pour lui que dans l'escalade de la paroi presque verticale contre laquelle il se plaque sous un massif de coulées de concrétions calcaires d'une belle couleur ocre. L'éclair du flash le surprend et l'inquiète un peu plus encore ; il fait alors un acrobatique demi-tour pour commencer à grimper prestement dans un conduit vertical, en "ramonage" comme un alpiniste. Après un dernier cliché, je m'éloigne à reculons sur la pointe des pieds, lui rendant sa quiétude pour le laisser se remettre de ses émotions.

Belle rencontre ! Nous nous en souviendrons tous les deux. ”

Renard-M-Cottet-450.jpg

Cliché © Michel Cottet

29/12/2014

Le Merle noir en hiver

Le houx au goût du Merle noir

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Pour bon nombre d’oiseaux, l’activité en période hivernale se réduit à deux actions principales : se nourrir pour résister aux basses températures et éviter les prédateurs.

 

Lorsqu’une vague de froid survient, l’activité alimentaire prédomine en raison de besoins énergétiques accrus. Moins vigilants, souvent un peu affaiblis, les oiseaux sont alors des proies plus faciles pour des prédateurs qui, eux aussi, ont besoin de calories supplémentaires.

 

L'épisode de froid que nous avons connu début janvier 2015 n'a pas eu de conséquences particulières sur l'avifaune en raison de sa courte durée. Les multiples baies et fruits qu'offrent encore les haies à cette  époque ont suffi à nourrir de nombreux oiseaux.

 

En témoigne ce houx dans le village de Brognard qui a fait le bonheur de nombreux merles noirs et autres passereaux qui trouvent là une réserve de nourriture abondante pour la saison.

 

Merle-noir-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Voir la vidéo de la minute nature de Julien Perrot, le rédacteur de la Salamandre consacrée au Merle noir.

28/12/2014

Harde en rase campagne

Harde en rase campagne

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

Ci-dessous, une image que l'on doit à Laurence Belot demeurant à Saulnot et photographe avertie à ses heures perdues, que je tiens mettre à l'honneur.

 

Ce cliché a été réalisé par Laurence depuis son véhicule au détour d'une petite route de Haute-Saône. Surprise par la présence de ces huit chevreuils, la photographe a tout juste le temps de se saisir de son appareil et de mitrailler les chevreuils avant que la harde ne prenne la poudre d'escampette !

 

Dès la chute des bois des brocards, en novembre/décembre, les chevreuils de plaine se rassemblent en hardes de cinq à dix animaux qui se regroupent pour affronter l'hiver. Il peut arriver que plusieurs groupes se retrouvent pour former une harde d'une trentaine d'individus mais le fait est assez rare.

 

Ils se tiennent souvent dans les labours à la vue dégagée leur permettant ainsi de voir venir le danger de loin.

 

Un joli cliché plein de vie pour notre plus grand plaisir, sur cet horizon de campagne.

 

Chevreuils-©Laurence-Belot450.jpg

cliché © Laurence Belot

27/12/2014

Hêtres tortueux

Hêtres tortueux

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Cette image a été réalisée au Cirque du Creux du Van, au cœur du Jura Suisse.

 

La brume enveloppe encore le site laissant à peine deviner le sommet des hautes falaises qu'emprunte le sentier de découverte d'une balade hors du commun.

 

Je profite de cette ambiance baignée de la lumière du soleil qui cherche à percer le brouillard, dévoilant progressivement le paysage.

 

Ce sont ces hêtres ''tortueux'' au graphisme extraordinaire émergeant de la brume, qui captent mon regard et s'incrustent dans le viseur de mon appareil photo.

 

Œuvre liée au mariage du temps et de la rigueur des conditions météo, les arbres semblent jouir d'une complicité au sein de cette atmosphère à l'image de ce contre-jour.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

26/12/2014

La Buse variable

Regard perçant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Alors que j'étais à l'affût dans la plaine de l'Allan durant quelques heures dès le lever du jour, un rapace s'est invité sur la scène de prises de vues.

 

Ce sont les chevreuils que j'attendais ce matin-là. Au gré de mes balades le long de la rivière, régulièrement je les observe ou les surprends, mais ces cervidés agiles se cantonnent toujours à proximité d'une haie pour s'y réfugier au plus vite en cas de danger.

 

Depuis ma cache installée dans un petit buisson, je surveille l'espace qui s'ouvre devant moi et, à défaut de chevreuils, c'est une très belle Buse variable qui se pose à portée de mon téléobjectif.

 

La Buse variable doit son nom à ce que son plumage est plus ou moins foncé selon les individus allant du brun le plus foncé au plus clair, voir quelquefois presque entièrement blanc.

 

Le rapace scrute le sol à l'affût de la moindre proie qui pourrait pointer son museau et semble également très attentif à ma présence. La vue de son regard perçant qui me fixe à travers mon téléobjectif me fait alors partager cet instant de complicité droit dans les yeux avec le rapace.

 

Buse-variable-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino