Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/09/2015

Matin rayonnant

Matin rayonnant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

En cette fin de septembre, l'automne se fait sentir et l'ambiance matinale de ces derniers jours se rafraîchit.

 

Je consacre depuis quelques jours beaucoup de temps à observer les populations de Chamois dans le secteur de Saint-Hippolyte et c'est à l'occasion d'une matinée à l'affût que j'ai réalisé l'image de ces rayons de lumière filtrée par la forêt dans le brouillard.

 

Pas de Chamois ce matin dans les environs, mais il faut souligner que le brouillard dense et persistant ne me permet pas de distinguer la moindre forme au-delà de vingt mètres.

 

En fin de matinée, je finis par gagner les hauteurs de Liebvillers afin de retrouver un horizon dégagé. C'est au détour de la petite route départementale que le spectacle s'offre à moi, lorsque le brouillard laisse apparaître le soleil dans une lumière de scène dont il faut profiter très vite, cette ambiance étant très furtive.

Matin-rayonnant-450.jpg

 

21/09/2015

Le Pic vert

 Un perchoir inattendu

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image anecdotique réalisée au détour d'un chemin lors d'une balade sur le plateau de Brognard.

 

Je remarque au loin la silhouette d'un pic accroché à un long bâton maintenant le passage en hauteur d'une clôture électrique. Une approche discrète me permet de progresser le long d'un talus afin d'observer dans de meilleures conditions ce pic vert.

 

L'oiseau semble très intéressé par son perchoir car, même agrippé à cette branche fine, ce sont de puissants coups de bec que le pic assène, projetant au sol quelques copeaux de bois.

 

Mais c'est avant tout le graphisme de cette image qui retient mon attention. Je garde la distance afin que l'oiseau ne s'envole pas et, grâce à mon téléobjectif à portée de main, je peux ainsi témoigner de cette scène pour le moins originale de ce pic perché à un réseau électrique champêtre improvisé.

PIC-VERT-450.jpg

Le Balbuzard pêcheur

 Un pêcheur venu du ciel

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Ci-dessous, une image remarquable de Patrick Schewzuck, un ami demeurant à Taillecourt dans le Pays de Montbéliard.

 

Photographe à ses heures perdues, Patrick passe beaucoup de temps à l'affût dans la vallée de l'Allan où patience et persévérance lui ont valu à plusieurs reprises d'observer et photographier un aigle mythique, le Balbuzard pêcheur.

 

Cette espèce ne compte plus qu’une trentaine de couples en France continentale et fait donc l'objet d'une protection accompagnée d'un suivi scientifique particulier.

 

La période de migration offre sur cet axe de passage Rhin/Rhône la possibilité d'observer régulièrement chaque année ce prestigieux rapace.

 

C'est ainsi que Patrick, surpris dernièrement par le bruit d'un oiseau plongeant non loin de lui, découvre le Balbuzard s'envolant de la surface de l'eau. Ses serres laissent apparaître le fruit de sa capture, un gros poisson-chat, ce rapace se nourrissant essentiellement de poissons.

 

Par chance, le Balbuzard effectue alors un grand virage pour se présenter face notre photographe lui laissant juste le temps de libérer son appareil photo du trépied et saisir une série d'images en plein ciel parfaitement réussies.

 

Balbuzard-450.jpg

Cliché © Patrick Schewzuck

06/08/2015

La grande Aigrette

Drôle d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Début septembre 2013 : après-midi animé dernièrement lors d'une séance d’affût sous la pluie dans la plaine de l'Allan.

 

La chaleur de ces derniers temps ne permettait pas des observations très particulières en journée et maintient toujours des niveaux d'eau très bas pour la saison.

 

Déjà présente à cette période de l'année, la Grande Aigrette (le plus grand des échassiers d'Europe) se dessine à portée d'objectif chassant le poisson qu'elle observe d'un œil vif. Surprise, lorsqu'un deuxième échassier arrive en vol pour se poser à quelques mètres du premier et qui semble s'apparenter à un concurrent sur cet espace de chasse.

 

Les deux oiseaux se tolèrent et se déplacent en duo lentement en scrutant la surface de l'eau, m'offrant durant un bref instant un angle où les corps des deux oiseaux ne font plus qu'un. L'illusion d'une Aigrette à deux cous est presque parfaite. À peine le temps de parfaire le cadrage et les réglages de prise de vues car le contraste lié à la blancheur de l'oiseau suffit à surexposer le sujet.

 

En hivernage sous nos contrées après avoir quitté l'Europe du Nord, cette espèce est depuis quelques années observable très régulièrement, individuellement ou par petits groupes, au bord de nos plans d'eaux ou dans les prairies chassant les petits mammifères.

 

Grande-aigrette-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Quand passent les cigognes

Quand passent les cigognes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Envol spectaculaire dimanche 30 août 2015 en fin de matinée sur le plateau de Brognard d'une quantité impressionnante de cigognes blanches.

 

Je découvre par surprise dans la plaine de l'Allan ces échassiers profitant d'une colonne d'air chaud ascendant pour prendre de l'altitude avant de poursuivre leur migration.

 

Près de deux cent cinquante cigognes tournoient dans le ciel, au grand étonnement des promeneurs, cyclistes, automobilistes qui, tous figés sur place n'ont certainement jamais vu, tout comme moi, autant d'oiseaux dans ces circonstances.

 

Je ne dispose que de très peu de temps pour aller chercher mon téléobjectif afin de tenter quelques images car les échassiers prennent très vite de l'altitude. Un voisin me signale, impressionné, les avoir vu passer à très basse altitude au-dessus de sa maison juste après leur décollage du plateau de Brognard, le bruit du battement des ailes et la quantité d'oiseaux ayant apeuré son chien et son chat !

 

Un grand moment d'émotion au regard des cigognes qui prennent la direction du sud pour rejoindre leurs quartiers d'hiver.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,cigogne blanche,migration automnale,

Cliché © Dominique Delfino

04/08/2015

Le monstre de pierre

Le monstre de pierre

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Je vous fais partager ce cliché carte postale surprenant réalisé dernièrement lors d'un séjour de vacances en Sardaigne.

 

La côte de Sardaigne, qui s'étend sur 1800 kilomètres, est caractérisée par de grandes plages sauvages, des baies rocheuses isolées, des formations de granite abruptes, des grottes authentiques et des forêts de pins.

 

Je découvre durant quelques jours la côte Est au départ de la petite cité d'Arbatax. Certaines plages et criques abritées au pied de vertigineuses falaises calcaires ne sont accessibles qu'en bateau, leur garantissant ainsi un caractère sauvage.

 

C'est sur l'une d'entre elles, baignée d'une eau cristalline que je découvre cette forme rocheuse telle une créature pétrifiée. Effectuée avec un objectif grand angle au ras de l'eau, la prise de vue sous cet aspect donne l'impression que le monstre de pierre n'a qu'une envie, celle de rejoindre les fonds marins.

 

dominique delfino,sardaigne

Cliché © Dominique Delfino

 

03/08/2015

La nuit des étoiles

Le spectacle nous vient du ciel

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et scientifique

 

Il ne fallait pas manquer cette nuit du 12 au 13 août 2015 pour profiter de la pluie d'étoiles filantes, rendez-vous annuel conditionné par la météo.

 

Ciel totalement dégagé, pas de lune, il ne reste qu'à s'éloigner des centres urbains pour éviter la pollution lumineuse, fléau de notre civilisation, et profiter d'un ciel noir étoilé.

 

Cap donc sur le massif du Lomont, tard dans la soirée, pour une observation en famille. Très rapidement nous sommes surpris par le passage très régulier d'étoiles filantes plus ou moins lumineuses dont certaines brillent d'une intensité étonnante.

 

Côté technique pour les photographes, 2500 ISO de sensibilité, grand angle de 14 mm, un trépied bien stable et pose longue d'environ 20 secondes pour enregistrer la lumière des étoiles et de la voie lactée en espérant bien sûr capter le passage d'une étoile filante durant ces poses.

 

Je réalise cette image d'un ami photographe, Karim, installé sur le toit de sa voiture pour se rapprocher des étoiles et qui, tel un extra-terrestre semble vouloir communiquer avec le ciel.

 

Nuit-des-étoiles-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

La pêche délicate du jeune héron

Délicate capture

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La sécheresse qui sévit en cet été 2015 impose des niveaux d'eau très bas sur l'ensemble de nos cours d'eau et la basse vallée de l'Allan n'échappe pas à la règle.

 

La formation de vasières, d'îlots, et les gravières hors d'eau procurent à de nombreux oiseaux la possibilité de trouver un terrain de prédilection adapté à leurs techniques de chasse.

 

Ce sont les petits et grands échassiers que je tente d'observer et de photographier particulièrement en cette période de migration qui vient de commencer.

 

Mais ce soir, c'est un jeune Héron cendré qui se donnera en spectacle après avoir capturé un poisson chat de belle taille évoluant en eau peu profonde.

 

Durant plusieurs minutes, notre Héron se débat avec sa proie qu'il essaie non sans mal de retourner par la tête pour l'avaler. Contraint de s'y reprendre à plusieurs reprises au risque de perdre sa proie, le Héron rejoindra un espace presque hors d'eau pour sécuriser sa capture et finir par l'avaler.

 

Héronneau-pêchant-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

     

 

Le temps des moissons

Le temps des moissons

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les paysages de campagne sont à cette saison largement empreints du travail des moissons.

 

Le dessin et le graphisme des innombrables balles de paille confectionnées après la récolte du blé et de l'orge offrent à notre regard un paysage qui marque une transition dans le déroulement des saisons.

 

C'est en prenant de la hauteur sur le plateau de Brognard que je décide de redécouvrir ces espaces agricoles par une belle lumière rasante de fin de journée. Décollage dans la foulée du petit Cesna de l'aérodrome de Courcelles lès Montbéliard, piloté par Pascal Faivre afin de survoler ces paysages que je photographie très régulièrement pour en en suivre l'évolution.

 

Les ombres portées traduisent le relief que je recherche en ce début de soirée afin de donner à ce paysage toute sa dimension. C'est la présence des vieux arbres fruitiers qui s'inscrivent encore dans  ce paysage.

 

Un petit symbole de biodiversité dont l'agriculteur local est bien conscient et qu'il a décidé de ne pas faire disparaître, malgré ses gros engins de travail, la rentabilité ayant souvent raison face à certains équilibres écologiques.

 

Temps-des-moissons-450.jpg

06/07/2015

La Huppe fasciée

 L’oiseau  papillon

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Cette image de Huppe fasciée fut la surprise de la journée à l’occasion de deux jours d’affût dans le Jura, en basse vallée du Doubs.

 

Chaque année, je consacre quelques jours à l’observation de la colonie de Guêpiers d’Europe nicheuse dans ce milieu naturel exceptionnel. La canicule de ces derniers temps permet quelques heures de prise de vues le matin et en fin de journée, ma concentration sur les perchoirs occupés par les oiseaux étant à son maximum.

 

Étonnement : en face de moi, je devine le vol onduleux et papillonnant d’une Huppe qui choisit le piquet de pâture sur lequel j'ai orienté mon téléobjectif !

 

Elle n’y restera que quelques secondes avant de se poser sur une pierre durant plusieurs minutes, me permettant d’assurer un cadrage plein cadre pour mon plus grand bonheur.

 

Cette espèce relativement bien répandue en France demeure par contre très peu commune dans le tiers nord du pays, sa présence en Franche-Comté étant aléatoire. Les observations régionales s’effectuent le plus souvent en période de migration, les couples nicheurs étant relativement rares ce qui est le cas pour celle que je viens de photographier sur les rives du Doubs.

 

Nicheuse dans une cavité naturelle (arbre, tas de grosses pierres, vieux mur…), elle n’hésitera pas également à s'installer au sein de la colonie dans un terrier creusé par le Guêpier d’Europe.

 

Huppe-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

05/07/2015

Chevreuils en amour

Poursuite amoureuse

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Une très belle image réalisée par l'un de mes amis, Michel Balanche demeurant à Villers le Lac.

 

Michel Balanche est un gars de terrain pur et dur, en poste presque tous les jours avant l'aube sur les terres du Haut-Doubs. Il n'hésite d'ailleurs pas de temps à autres pas à venir taquiner les martins-pêcheurs et autres oiseaux à Brognard. La patience est sa devise, mais il en a l'habitude, retraité depuis peu d'un département de sécurité d'état où la persévérance était le maître mot pour résoudre des enquêtes.

 

"C'est ma troisième soirée d'affût et je n'ai encore rien vu" raconte Michel. "Pourtant, je les vois fréquemment dans ce pré et c'est la période du rut. J'insiste car je sais qu'il faut user la malchance pour obtenir de belles images.

En effet, loin en contrebas je vois d'abord la chevrette suivie par un jeune brocard. La femelle avance au trot en effectuant un trajet sinueux, dans le pré puis dans une haie, le mâle la poursuivant inlassablement.

Ils arrivent à proximité de mon affût et le mâle est au plus près de sa compagne. L'accouplement a lieu à trois reprises puis la poursuite reprend, lentement en direction de la forêt.

La soirée s'achève pour le photographe, mais le brocard et la chevrette vont continuer toute la nuit jusqu'à épuisement ce jeu de poursuite amoureuse."

 

dominique delfino,michel balanche,photographe naturaliste et animalier,photographie animalière

Cliché © Michel Balanche

 

 

L'Hirondelle de rivage

L'Hirondelle de rivage

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Moins connue aux yeux du grand public que ses cousines l'Hirondelle rustique et l'Hirondelle de fenêtre au caractère citadin et campagnard, l'Hirondelle de rivage doit son nom au lieu qu'elle habite.

En effet, elle ne quitte guère les zones humides naturelles (rivières, fleuves, falaises côtières) ou artificielles (carrières de sables, talus routiers). La reproduction est liée à la présence de falaises abruptes et de granulométrie fine que l'on retrouve entre autres dans la basse vallée de l'Allan où le profil de la rivière libre et sauvage lié au travail des crues.

C'est l'un des rares oiseaux qui creusent le sol. Elle niche en colonies plus ou moins importantes, dans une chambre qu'elle a creusée au fond d'un terrier en forme de galerie de soixante centimètres à un mètre de long devant lequel on pourra l'observer, posée à l'entrée de celui-ci ou accrochée à une racine. Malheureusement, les petits mammifères ayant accès aux terriers constituent les principaux prédateurs.

En outre, on peut déplorer les actes de vandalisme entraînant la destruction des nids. Ce qui implique une surveillance de tous les instants des sites prisés par le public cherchant à se rafraîchir sur les gravières proches des berges de nidification. Tel est le cas à cette période de l'année à Allenjoie sur l'espace naturel sensible de l'Allan très fréquenté en cette période de vacances alors que les poussins sont prêts à prendre leur envol.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,pays de montbéliard,Allenjoie,hirondelle de rivage,riparia riparia

Cliché © Dominique Delfino

L'Apollon (Parnassius apollo)

 L'Apollon au vol nonchalant

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les yeux rivés le plus souvent sur le ciel des Cévennes à la découverte des vautours qui tournoient à la recherche de nourriture, je ne manque pas de poser le regard au sol sur d'autres créatures au vol plus léger.

 

Ce sont des papillons Apollon en bordure de chemin qui attirent mon attention. Ce papillon placide, peu farouche, aime se chauffer au soleil sur les fleurs ou les pierres et vit essentiellement dans les montagnes en Europe moyenne, mais aussi en plaine.

 

L’Apollon est protégé en France depuis 1993. Le Parc national des Cévennes présente des populations extrêmement vulnérables sur les Causses et l’Aigoual. L’une d’elles est reconnue d’importance à l’échelle internationale.

 

L’Apollon a besoin de conditions climatiques précises, notamment d'hivers froids propres à la moyenne et la haute montagne. Cette espèce exige aussi des espaces grandement ouverts — comme les prairies ou les pelouses — et riches en fleurs très colorées (centaurées, chardons divers, scabieuses…). Mais c’est surtout la présence des plantes grasses, nourricières des chenilles (orpins ou joubarbes), qui est un élément déterminant.

 

La lumière traverse les ailes de ce superbe papillon. La confiance dont il fait preuve me permet de le photographier couché au sol afin de lui donner toute sa dimension sur ce fond de ciel bleu que les oiseaux ne sont pas seuls à partager.

Apollon-450.jpg

Petits gravelots en danger

Petits gravelots en danger

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Tentative de protection de cette nichée de gravelots sur une gravière à Allenjoie fréquentée par les vaches, mais surtout par les “touristes” qui affluent en masse toute la journée... Les œufs sont pondus à même le sol dans une légère dépression garnie de petits cailloux bénéficiant ainsi d'un mimétisme parfait. Un miracle si les poussins voient le jour !

 

Petit-gravelot-Delfino_02-450.jpg

Difficiles à déceler ces trois œufs parmi les cailloux de la gravière

 

Petit-gravelot-Delfino_01-450.jpg

Pourtant, ces trois œufs constituent la nichée du petit Gravelot

 

Petit-gravelot-Delfino_09-450.jpg

Dérangée, la femelle surveille de loin sa couvée

 

Petit-gravelot-Delfino_03-450.jpg

Le danger provient des vaches…

 

 

Petit-gravelot-Delfino_10-450.jpg

Une zone à protéger également contre les humains

29/06/2015

Le Circaète Jean-le-Blanc

Le Circaète Jean-le-Blanc

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Un bref séjour avec l'un de mes amis dans les Cévennes nous a permis d'observer ce superbe rapace.

 

Nous parcourons les petits chemins qui sillonnent le Causse Méjean, tout en observant les oiseaux dont les nichées arrivent à terme en ce début d'été. La silhouette d'un rapace, d'une envergure de 1,70 mètre, se présente à bonne distance. Très vite, nous identifions cet aigle que nos téléobjectifs ne lâcheront plus. Le Circaète se dessine magnifiquement sur un fond de ciel pur, tournoyant à notre verticale, scrutant le sol à la recherche de reptiles qui constituent quatre-vingt-dix pour cent de son régime alimentaire.

 

Observable essentiellement en migration dans le Doubs, la majorité des couples sont fixés dans le sud-est : Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, sud de Rhône-Alpes et sud-est du Massif Central.

 

Une belle observation qui complète celles des Vautours fauves et moines, nichant dans les gorges de la Jonte et du Tarn, rapaces que l'on peut observer tous les jours dans d'excellentes conditions. Symboles de cette région, les Vautours réintroduits il y a une trentaine d'années constituent la fierté du parc national des Cévennes complétée aujourd'hui par un nouveau programme de réintroduction du Gypaète barbu.

 

Circaète-Jean-le-Blanc-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

26/06/2015

Le Cincle plongeur

Une nichée pour le printemps, une pour l'été…

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Il existe, dans le Pays de Montbéliard, des endroits rêvés pour observer le Cincle plongeur. Les ruisseaux de « têtes de bassin » avec leurs sources karstiques émergentes au fond de nos reculées, avec leurs grottes et leurs cascades moussues constituent toujours un cadre exceptionnel » explique.

 

Depuis plus de 25 ans, j'observe le Cincle, fidèle à ces endroits, trouvant dans ces biotopes les conditions idéales de « niche écologique », notamment pour assurer sa reproduction.

 

Ainsi chaque année, le couple s'installe dans la cavité d'un rocher, abritée par un rideau d'eau, qu'il franchit pour rentrer et sortir du nid parfaitement invisible. Le bec rempli de nourriture qu'il capture en partie sous l'eau, le couple assure, durant près de trois semaines, un va et vient permanent pour nourrir les poussins dont les cris stridents percent le bruit de la chute d'eau, témoignant ainsi de leur présence.

 

Il s'agit là d'une ponte de remplacement à la première nichée, noyée début mai, les cascades ayant connu partout des débits très puissants lors des pluies diluviennes. Dès la décrue, le Cincle plongeur a reconstruit très rapidement son nid. Mes observations de ces derniers jours confirment la réussite de la reproduction avec le départ des poussins à la découverte de leur milieu. Les parents nourriront les jeunes Cincles plongeurs durant une quinzaine de jours encore, avant de les chasser, pour les contraindre à acquérir leur indépendance et leur imposer de trouver un autre territoire pour passer l'hiver.

 

En attendant, peut-être, encore une belle nichée d'été pour animer les cascades de ces « petits bouts du monde » au Pays de Montbéliard.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

21/03/2015

Le Hibou moyen-duc

 Le monde de la nuit

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À la fin du printemps, la période de reproduction des oiseaux bat son plein, certaines espèces se préparant d'ailleurs à assurer une seconde nichée, la météo ayant favorisé les premières pontes.

 

Le jour, la présence de diverses espèces est souvent décelée par les cris émis par les poussins impatients de recevoir la nourriture que les parents chassent aux alentours. Le monde de la nuit répond aux mêmes exigences et certains cris émis à proximité de notre habitat, interrogent et inquiètent quelque peu certaines personnes non informées de la présence de rapaces nocturnes dans leur environnement proche : poussins de Chouette effraie mais surtout de Hibou moyen-duc comme c'est actuellement le cas dans le village de Brognard et plus particulièrement dans les abords du cimetière, arboré de vieux fruitiers et de haies sauvages, où les hiboux se sont installés dans un ancien nid de corvidés.

 

Dès la nuit tombante, ce sont des cris stridents, plaintifs, identifiables de très loin, que les jeunes, au nombre de quatre, émettent toute la nuit afin d'être localisés par les adultes.

 

Encore dépendants après avoir quitté le nid, ils se déplacent de branche en branche, quémandant les petits rongeurs que les parents capturent dans un vol nocturne silencieux.

 

C'est en observant l'un de ces vieux arbres que j'ai pu, en journée, observer un Hibou moyen-duc, confondu dans le milieu naturel, profitant d'un mimétisme extraordinaire, offrant à mon regard ses grands yeux orange caractéristiques de cette espèce.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,hibou moyen-duc,

Cliché © Dominique Delfino

 

Renardeau en herbes

Renardeau en herbes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Dominique Delfino nous propose ce cliché dû à Jean-Louis Vermot-Desroches demeurant à Vieux-Charmont et photographe passionné d'oiseaux et de mammifères sauvages. Ensemble, nous suivons depuis le début de l'année un certain nombre de terriers sur lesquels nous posons des pièges photos afin d'en identifier les éventuels occupants.

 

Le site que Jean-Louis surveille en bordure de la Savoureuse s'avère prometteur et le terrier creusé en lisière de haie laisse présager une activité régulière, l'herbe de la prairie étant tassée à proximité.

 

Bien dissimulé sous un filet à l'affût, le photographe ne tardera pas à découvrir les renardeaux jouant au soleil. L'un d'entre eux se risquera même à la découverte du monde qui l’entoure.

 

Le renard est encore bien souvent considéré comme nuisible, bien que les a priori semblent évoluer. En effet, quelques-uns des agriculteurs-chasseurs que nous connaissons, le préservent, ayant bien compris que ce grand prédateur de campagnols et de mulots leur rendait service en leur évitant de traiter leurs prairies contre les rongeurs à l'aide de produits chimiques dangereux.

 

Renardeau_Vermot-Desroches-450.jpg

Cliché © Jean-Louis Vermot-Desroches

20/03/2015

La Grive litorne

 La Grive litorne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'observation prolongée à l’affût, offre des scènes de découverte de la vie animale des plus intéressantes et souvent inattendues.

En prise de vues, bien dissimulé dans ma petite cache en lisière de haie au bord de l'Allan, je surveille un terrier où j'ai surpris dernièrement les évolutions de jeunes renardeaux.

C'est une Grive litorne qui assure l'animation ce matin-là à bout portant de mon objectif.

Peu après m'être installé, l'oiseau, probablement nicheur à proximité, chasse avec une habilité étonnante les vers de terre qu'il accumule dans son bec avant de s'envoler toujours dans la même direction.

Le va-et-vient est permanent durant plusieurs heures, notre Grive trouvant sur cet espace un terrain offrant le garde-manger opportun pour nourrir ses jeunes.

Son cri sonore, gloussant, plus ou moins sec : "tchac-tchac-tchac" caractérise la Grive litorne , d'où le surnom de "tchaktchak" qu'on lui  attribue dans certaines régions.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Le Merle noir à la gamelle

 Le Merle noir à la gamelle

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Initialement réservée au chat, la petite gamelle de croquettes intéresse bien du monde que ce soit chez les animaux domestiques, les petits rongeurs et à ma surprise, les oiseaux. La présence régulière de Merles noirs et plus particulièrement celle d'un couple dont la confiance est étonnante.

 

Alors que le matou se délecte de son repas matinal, le merle patiente derrière lui, distant d'à peine cinquante centimètres, espérant profiter des croquettes tombées au sol ou abandonnées par le chat rassasié.

 

Mais la concurrence est rude. Pies bavardes et corneilles noires n'hésiteront pas à se présenter sur le pas de la porte pour tenter de profiter du festin.

 

En revanche, le couple de merles ne se contente pas d'assurer sa propre subsistance, mais chacun des deux oiseaux remplit son bec afin d'aller nourrir leurs poussins encore au nid construit dans une haie toute proche.

 

Ainsi toute la journée, sous la surveillance d'un hérisson d'agrément de jardin, les oiseaux, plutôt habitués à capturer les vers de terre, profiteront des croquettes plus faciles à collecter par temps sec !

Merle-noir-gamelle-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

19/03/2015

Le blaireau et le photographe

Tête à tête

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Beaucoup de temps passé ces derniers jours, à observer et surveiller les terriers de renards et de blaireaux, afin d'y déceler une activité liée à la présence des jeunes à cette époque de l'année.

 

Ainsi, après une fin de journée infructueuse à proximité d'un terrier de renard, je profite de la nuit tombante pour visiter une blaireautière sur le plateau d'Allenjoie.

 

Creusés en limite d'un champ de blé, les terriers abritent une famille de blaireaux dont je devine par chance les déplacements dans le blé qui frémit à leurs contacts.

 

Appuyé sur les coudes en limite de culture, j'observe les animaux évoluer à quelques mètres de moi, avant que deux d'entre eux finissent par présenter leur museau à cinquante centimètres de mon objectif !

 

  Je n'ose pas déclencher aussi près de peur de briser ce tête à tête. J'attendrai que l'un des blaireaux reprenne le chemin de son terrier pour figer cette scène à la plus grande surprise de l’animal maître de la nuit.

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,blaireau,

Cliché © Dominique Delfino

18/03/2015

Le Goéland et la Lune

Le Goéland et la Lune

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Un clin d'œil transmis à travers ce cliché réalisé en Baie de Somme.

 

La Baie de Somme constituer un milieu exceptionnel qui s'étend de la Baie d’Authie au Nord, jusqu'aux falaises d'Ault au Sud. Les paysages sont très variés et témoignent de la richesse du territoire : estuaires de la Somme et de l’Authie, massif dunaire, bas-champs, cordon de galets, falaises...

 

Il est également très agréable de se promener dans les petites villes qui bordent ce littoral (Le Crotoy, Saint-Valéry/Somme, Cayeux/Mer...), l'architecture très particulière offrant des balades découvertes des plus sympathiques.

 

Lorsqu'un Goéland argenté s'affronte à l'astre de la nuit, il suffit de lever les yeux au ciel à travers l'objectif pour en saisir l'instant.

 

Goéland-lune-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

17/03/2015

Baie de Somme : lueurs d'un soir

Lueurs d'un soir sur la Baie de Somme

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

J'étais présent au traditionnel festival de l'Oiseau et de la Nature de Baie de Somme qui vient de clôturer sa vingt-cinquième édition d'avril 2015.

 

Les prévisions météo s'annonçaient médiocres, mais l'influence des marées sur la baie réserve souvent des surprises. La lumière, sans cesse changeante offre des ambiances particulières et c'est bien évidemment lors du coucher du soleil que l'embrasement des éléments naturels est le plus spectaculaire.

 

Alors que le disque solaire a déjà disparu derrière l'horizon, il ne faut surtout pas hésiter à profiter jusqu'à la dernière minute des lueurs féeriques projetées sur le ciel avant que la nuit nous plonge dans un monde où ne demeure que le murmure de l'eau.

 

Baie-de-Somme-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

16/03/2015

Reflets d'un mirage

 Reflets d'un mirage

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

C'est un très beau bateau construit tout en bois que je découvre lors d'une balade à vélo à l'écluse du pont-canal du Rhône au Rhin à Allenjoie.

 

Je décide alors de poursuivre mon chemin en accompagnant cette embarcation naviguant par une très belle lumière matinale de printemps.

 

Le canal qui jouxte l'Allan sur ce secteur offre un parcours touristique fluvial particulièrement intéressant, le capitaine du bateau usant d'ailleurs de son appareil photo sans modération.

 

Mais c'est une autre vision projetée par les reflets de l'eau qui retient mon attention. Tel un mirage animé par le mariage de la lumière, de l'eau et de la matière, le bateau s'éloigne laissant derrière lui l'image de cet instant magique.

 

bateau-sur-le-canal-du-Rhône-au-Rhin-delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

15/03/2015

Tadornes casarca en balade

Tadornes casarca en balade

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

La présence régulière depuis quelque temps de ces superbes oiseaux surprend et interroge les promeneurs qui, au détour d'un chemin, découvrent ces volatiles inhabituels à notre région.

 

Probablement échappées il y a quelque temps d'un parc, les Tadornes casarca ont élu domicile au sein de l'espace naturel de la plaine de l'Allan à Brognard et ses environs.

 

Il n'est donc pas rare de les retrouver, dans les prairies et les labours des villages proches ou les petits points d'eau nombreux dans ce secteur.

 

Mais depuis quelques jours, le couple de tadornes a décidé de faire une pause matinale sur le toit d'une ferme de Brognard. Leurs silhouettes ne nous laissent pas indifférents car nous sommes plus habitués à observer de temps à autre des cigognes perchées sur ces toits.

 

Nos volatiles ont alors peut-être remarqué que, faute de clocher sur la petite commune, aucun coq ne dominait le village profitant ainsi de cette situation pour s'imposer ! »

 

Tadorne-casarca-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Note de la rédaction :

[Les tadornes de Casarca sont de grands canards à silhouette d'oie. Ils présentent un plumage roux orangé avec une tête plus pâle. Le bec, les pattes, la queue sont noirs. Les rémiges sont également noires avec un miroir vert. Au vol, les couvertures alaires blanches sont bien visibles. Sur la photo, à gauche, le mâle caractérisé par son étroit collier noir. À droite, la femelle avec une tête beaucoup plus blanche, sans collier.]

 

 

14/03/2015

Bergeronnette des ruisseaux

 La danseuse de la cascade

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le site du moulin de la source de la Doue à Glay revêt un caractère particulier dans ce petit bout du monde de la vallée d'Hérimoncourt.

Les eaux vives qui alimentent la petite cascade offrent un biotope spécifique à certains oiseaux, trouvant là le milieu idéal pour s'y nourrir ainsi que les conditions nécessaires à leur cycle de reproduction.

J'avais observé quelques jours auparavant le Cincle plongeur évoluant au sein de la cascade. Pour tenter de le photographier, je me poste à l'affût en fin de journée. Ce n'est finalement pas le Cincle qui animera le site mais un couple de Bergeronnettes des ruisseaux probablement nicheur dans les environs. Les oiseaux en quête de nourriture chassent les insectes en évoluant de pierre en pierre, les pattes dans l'eau. En perpétuel mouvement, elles capturent en vol leurs proies avec une agilité surprenante telles des danseuses légères qui évoluent sur la scène avec l'élégante finesse de bergeronnettes.

 

Bergeronnette-des-ruisseaux-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

13/03/2015

Femelle Vervet et son petit

 Tendresse maternelle

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Parmi les images réalisées lors de mon séjour au Kenya, je ne résiste pas à vous faire partager cet instant de grande  tendresse.

Le Babouin olive et le Vervet monkey représentent les deux espèces de singes les mieux représentées dans le Masaï-Mara.

Le comportement de ces animaux revêt un comportement social exceptionnel favorisant des observations aussi intéressantes qu’étonnantes. Avec le groupe que j'accompagne, nous passons de longs moments à les observer, profitant ainsi de scènes de vie très animées au sein de ces familles ou groupes d'animaux.

Comment ne pas faire le parallèle avec l'espèce humaine à la vue de cette femelle Vervet tenant contre elle son bébé avec un attachement tout particulier, empreint d'un naturel extraordinaire dans un milieu où domine une prédation permanente.

Une image qui donne à méditer, dans ce monde où la nature et l'homme ne sont plus forcément toujours en harmonie.

Femelle-Vervet-et-son-petit-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

11/03/2015

Léopard au regard perçant

Regard perçant

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier

 

Lors de mon dernier séjour au Kenya en mars 2015,  j'ai pu saisir cette image de Léopard réalisée lors d'une rencontre inattendue avec le félin.

 

Je propose au groupe que j'accompagne de profiter de cette fin de journée pour tenter d'observer en forêt les Mangoustes naines qui partagent d'ailleurs le même biotope que le Léopard. C'est alors que l'œil avisé d'une photographe du groupe localise au sein d'un buisson une queue difficile à discerner et finalement identifiée par notre guide découvrant alors le félin se déplaçant à couvert.

 

Nous contournons le secteur localisé pour tenter de croiser le parcours du Léopard quand soudain, posant sur des bois morts comme nous ne pouvions pas l'espérer, cette femelle nous observe d'un regard perçant durant quelques minutes.

 

Les téléobjectifs braqués en sa direction immortaliseront cet instant fabuleux à proximité de ce fauve considéré comme le roi des animaux.

Léopard-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

07/03/2015

Combat d'hippopotames

Combat d'hippopotames

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Séjournant actuellement dans la réserve du Masaï-Mara au Kenya où j'anime un stage photo du 8 au 18 mars 2015, je vous fais parvenir ce cliché saisi au cœur de la vie sauvage.

 

Le camp de brousse de mon ami Tony Crocetta installé confortablement au bord de la rivière Mara nous permet de profiter dès le lever du jour de nombreuses scènes de vie à quelques minutes de notre base, les bruits et cris de la nuit nous rappelant que nous ne sommes pas les maîtres des lieux.

 

En journée, l’Hippopotame passe la majeure partie de son temps dans l'eau pour se protéger de la chaleur et c'est la nuit qu'il trouvera la terre ferme pour brouter l'herbe dont il se nourrit.

 

Il n'est pas rare en fin de journée, de croiser des animaux au comportement spectaculaire s'affrontant avec une énergie redoutable dans un volume sonore tout aussi impressionnant.

 

Cette image illustre l'épisode d'une soirée durant laquelle l'animal dominant finit par s'imposer, obligeant son concurrent à battre en retraite.

 

Hippopotames-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

27/01/2015

La Grive musicienne

Un air de printemps

 

par Dominique Delfino et Pascal Pradier

Photographes naturalistes

 

Très belle image réalisée dernièrement par un de mes amis que je souhaite partager, laissant le soin à son auteur Pascal Pradier demeurant à Autechaux-Roide de commenter :

« C’est un matin normal, 6h30, le réveil vient de s’allumer. Une voix remplit doucement la presque pénombre de la chambre.

Léonard Nimoy n’est plus ! Le capitaine SPOKE nous a quitté pour rejoindre les astres, las de nos turpitudes terrestres !

Celui qui a bercé mon enfance a définitivement rejoint Vulcain. La Grive Musicienne est venue ce soir le saluer d'un dernier chant. "I’m singing in the moon"»

Ce très beau contre-jour sur fond de lune nous rappelle que le chant mélodieux de La Grive musicienne a comme un air de printemps en cette saison.

 

Photo-P.Pradier-450.jpg

Cliché © Pascal Pradier