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29/07/2011

Décès de Jean-Yves Robert

Jean-Yves Robert©archives carvy.JPGDécès de Jean-Yves Robert

 

C'est la triste nouvelle annoncée ce matin par le site macommune.info.

 

Le jardin zoologique de la Citadelle de Besançon a perdu son conservateur. Jean-Yves Robert, 43 ans, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi d'une tumeur au cerveau. Il était au service du muséum depuis 1991.

 

Jean-Yves Robert était un passionné. Celui qui appelait les tigres et les lions par leur prénom veillait avec une attention de tous les instants aux 400 animaux de 60 espèces que compte le jardin zoologique.

 

En mai, il avait encore tenu à se rendre à Madagascar. Il a dû être rapatrié après cinq jours pour subir une seconde intervention au CHU de Besançon. Jean-Yves Robert avait trois enfants. Il était le fils de Jean-Claude Robert, maître de conférences honoraire au laboratoire d'Écologie animale de l'Université de Franche-Comté.

 

Après le décès de son épouse Monique, Jean-Claude aura du mal à surmonter son chagrin.

 

Les obsèques civiles qui ont eu lieu le samedi 30 juillet à 14 h au funérarium d'Avanne ont rassemblé la foule de ses amis et des amis de sa famille ainsi que ses collègues du Muséum de la Citadelle de Besançon. Les dons recueillis au cours de la cérémonie seront reversés au bénéfice de la protection du lémurien grand hapalémur.

 

Nous présentons nos condoléances à son épouse et à ses trois enfants.

 

cliché ©archives carvy

09/06/2011

Un milliard d'années : apparition de la vie sur les continents

fossiles-écossais_logo.jpgL'apparition de la vie sur les continents

il y a un milliard d'années

 

Il est établi que la vie est d'abord apparue il y a 3,8 milliards d'années dans les océans avec des unicellulaires dont les restes constituent les stromatolites que l'on peut rencontrer aujourd'hui. en Afrique du Sud ou en Australie. Puis sous forme d'organismes plus complexes comme les fossiles trouvés au Gabon en 2010 âgés de 2,1 milliards d'années et de la faune d'Ediacara en Australie datant de -560 millions d'années. Jusqu'à présent, on considérait que les premières plantes terrestres remontaient à -450 millions d'années.

 

Des travaux publiés dans Nature et entrepris par l'équipe de Paul Strother (Boston Collège, États-Unis) et Leila Battison (Université d'Oxford, Royaume-Uni) repoussent cette limite de 500 millions d'années plus tôt que la dernière estimation. En Écosse, des fossiles attestent de la présence de premiers végétaux terrestres, il y a plus d'un milliard d'années et montrent que très tôt les végétaux se sont emparés des continents, en eau douce.

 

Les chercheurs ont passé au peigne fin un site paléontologique du nord-ouest de l'Écosse, déjà identifié en 1907 par les membres de la Société géologique de Grande-Bretagne comme un des berceaux de la vie en eau douce. Revisité avec les moyens d'analyse actuels, le site a tenu ses promesses : les fossiles découverts - âgés d'un milliard d'années – présentent des cellules à noyau (eucaryotes) et s'apparentent déjà à une microflore bien diversifiée : kystes à paroi complexe, thalles (appareil végétatif) d'un millimètre de diamètre, voile bactérien…, bref, des structures organiques asymétriques avec, déjà, une différenciation dorso-ventrale ! Ces premiers végétaux se seraient développés dans des lacs ou rivières, loin des océans et des côtes, comme l'indiquent les figures caractéristiques d'assèchement de boue - ou encore des traces de gouttes de pluie, fossilisées elles aussi.

 

Outre cette précocité, c'est un nouvel éclairage sur le milieu favorable au développement de la vie : « Avec ce résultat, les paléontologues pensaient que les premières formes de vie avaient quitté les océans et colonisé les régions côtières. Mais il semblerait qu'une microflore diversifiée existait déjà à l'intérieur des continents », reconnaît Jean-Sébastien Steyer du CNRS et du Muséum national d'histoire naturelle.

 

La vie plus vieille-1.jpg

 

Sources :

- Azar Khalatbari : La vie sur terre deux fois plus vieille  Sciences et Avenir, n° 762 (août 2010) et  n° 772 (juin 2011).

 

 - Site : De Burgess au Gabon : les plus anciennes traces fossiles de pluricellulaires

08/06/2011

Huttes de chasse voyageuses du platier d'Oye

Huttes de chasse voyageuses

 

Les défenseurs de la nature ont bataillé dur pour parvenir à la suppression des 13 huttes de chasse illégales sur la réserve naturelle du Platier d’Oye.

 

Des mois, des années pour les faire partir.


Or elles ont migré à quelques kilomètres à l’ouest, près de Calais.

 

Mais ce que vous ne savez peut-être pas c’est qu’elles ont coûté très, très cher.

 

Regardez le prix sur la photo. 580 000 € pour 13 huttes, soit 44 615 € par hutte ! Vous imaginez ce que l’on peut faire avec une telle somme, dans le social, l’éducation, l’environnement, bien sûr ?


Et si seulement elles étaient totalement payées avec des fonds privés ?

Que nenni : en grande majorité du bon argent public ! Eh bien maintenant vous savez où va une partie de vos impôts.


Il est des combats qui laissent un goût amer…

 

Huttes de chasse-1.jpg


En savoir plus sur le blog « Les Biodiversitaires » 
Environnement et société, biodiversité sauvage et domestique (vaches, chevaux, poules)

24/05/2011

Éducation à l'environnement et livre jeunesse : Rencontre-débat

Éducation à l'environnement et livre jeunesse : Rencontre-débat

 

Dans le cadre de la 20e édition de la Fête du Livre, la MJC de Palente (Besançon) a organisé une rencontre-débat sur le thème de L'Éducation à l'environnement et le livre jeunesse. Pourquoi et comment éduquer la jeunesse à l'environnement ? Qu'apporte le livre, le documentaire ? Est-ce compatible avec le plaisir de lire ? Certains livres par leur côté alarmiste ne vont-ils pas à l'encontre du but recherché ? Quel citoyen de demain et pour quelle planète ?

 

MJC_23-05-11-19-1.jpg

 

MJC_23-05-11_06_Denis-Cheissoux-1.jpgJournaliste infatigable, Denis Cheissoux animait la rencontre. Denis Cheissoux produit depuis des années, deux émissions sur France Inter dont l'une fait aimer les livres pour la jeunesse "l'as-tu lu mon petit loup" et l'autre "CO2 mon amour" apporte un éclairage sur les problèmes environnementaux.

Des débats magistralement orchestrés par cet ardent défenseur de l'écologie qui connaît bien l'univers de la littérature jeunesse puisqu'il est lui-même auteur de l'album "la biodiversité c'est la vie" publié chez Hoëbeke en 2010.

 

 

MJC_23-05-11_09_Isabelle-Péhourticq-1.jpgÀ ses côtés, Isabelle Péhourticq, éditrice du domaine documentaire chez Actes Sud Junior. Isabelle Péhourticq est aussi critique de cinéma documentaire et traductrice de livres. Elle apportait aux débats sa note technique sur les publications pour la jeunesse, présentant notamment la collection "À Petits Pas" qu'elle dirige.

 

 

 

 

MJC_23-05-11_10_Véronique-Corgibet-1.jpgDiplômée en Sciences de l'Éducation, enseignante, puis journaliste et auteur de livres pour la jeunesse, Valérie Corgibet écrit sur des thèmes qui touchent les enfants, comme le divorce, les relations parents/enfants, et aussi sur le thème de l'environnement : "Les Transports à petits pas" chez Actes Sud Junior ou encore "L'Encyclo Verte" chez Casterman.

 

 

 

MJC_23-05-11_14_Sylvie-Meyer-1.jpgÉlue "Europe-Ecologie -Les Verts" au Conseil Régional de Franche-Comté, Sylvie Meyer y est en charge de la vice-présidence Culture -Jeunesse. Passionnée de littérature de jeunesse, elle en a fait un élément essentiel de son enseignement dans le cadre de la formation des professeurs des écoles à l'IUFM de Besançon.

 

 

 

 

MJC_23-05-11_16_Elise-Freudenreich-1.jpgProfesseur des écoles détachée de l'Education Nationale, déléguée environnement de la ligue de l'enseignement de Franche Comté, Élise Freudenreich est responsable pédagogique de la Maison Départementale de l'Environnement, un service du Conseil Général 90, basée à Sermamagny sur le site du Malsaucy (ouvert au grand public aussi).

 

 

 

MJC_23-05-11_17_Thibault-Gladel-1.jpgAccompagnateur en montagne, éducateur à l'environnement, Thibault Gladel est aussi éco-interprète et fin pédagogue, il prend le parti de faire aimer la nature aux enfants avant de leur parler de responsabilité. Pour autant, il participe aussi à l'écriture d'ouvrages sur l'environnement intitulés "Des hommes et des paysages" aux éditions Néo, 5 tomes initiés par les CPIE de la région. Il a fait part de son expérience pédagogique dans l'encadrement des enfants sur le terrain.

 

Le public a réagi en posant des questions variées intéressant tous les thèmes abordés au cours de la discussion. Les auteurs ont ensuite dédicacés leurs différents ouvrages, toujours magnifiquement illustrés et respectant parfaitement les données les plus récentes de l'écologie.

23/05/2011

Biodiesel ou la frite durable

Biodiesel4-logo.jpgLa frite durable

 

À l'Université de Franche-Comté, les étudiants en DUT Chimie conçoivent un nouveau TP qui permettra de fabriquer du biodiesel à partir d'huiles de friture usagées récupérées au restaurant universitaire.

 

Prenez de l'huile, ajoutez-y de l'alcool et de la soude, mélangez, chauffez et vous obtiendrez du biodiesel, de la glycérine et un peu de savon. Bien sûr, les manipulations nécessaires sont un peu plus complexes, mais le principe reste simple. Les étudiants du département Chimie de l'IUT Besançon-Vesoul le découvriront pendant les nouveaux travaux pratiques qui leur seront proposés l'année prochaine. Actuellement, une dizaine d'étudiants en deuxième année de DUT met au point ces TP, sous la supervision d'enseignants et d'agents de maîtrise de l'usine Solvay de Tavaux (39). C'est dans cette entreprise, avec laquelle l'IUT collabore depuis plus de 40 ans, que le protocole utilisé a été élaboré.

 

« Ce nouveau TP remplace un TP devenu obsolète par rapport à ce qui se pratique de nos jours dans l'industrie », explique Rémy Viennet, enseignant au département Chimie. L'objectif est aussi d'utiliser moins de réactifs dangereux et de produire des composés chimiques recyclables et valorisables. Dans cette perspective, la récupération, à des fins pédagogiques, d'une partie des huiles de fritures usagées issues de  la restauration universitaire, est bienvenue, d'autant plus que les services du CROUS doivent en principe en payer le recyclage. Le biodiesel ainsi produit pourrait alimenter les tracteurs qui servent à l'entretien des espaces verts ou une cuve à fioul pour le chauffage. Quant à la glycérine produite lors de la réaction, l'usine Solvay se charge de son traitement.

 

Biodiesel3-1.jpg

 

Ce projet a reçu le label Année internationale de la chimie (AIC) pour son intérêt pédagogique et parce qu'il véhicule l'image d'une chimie "verte".

 

Différentes qualités de biodiesel produites à partir d'huiles plus ou moins usagées. Si la couleur change, les propriétés du biocarburant restent les mêmes.

 

Biodiesel2-1.jpg

 

Source : Tout l'Ufc, magazine de l'Université de Franche-Comté, avril-juin 2011, n° 147.

17/05/2011

Bien préparer ses examens

Bien préparer ses examens

 

Pas de bonne préparation à un examen sans bonne mémorisation des connaissances qu'il s'agira de restituer au mieux le jour J. La mémorisation est un processus vital qui occupe une part très importante de l'activité cérébrale. Ce processus repose essentiellement sur la capacité de chaque neurone à établir avec ses semblables des connexions grâce aux milliers de synapses dont il module l'activité selon les besoins. Les réseaux de communication neuronaux ainsi constitués sont autant de traces laissées par les expériences physiques et intellectuelles. En fonction des informations enregistrées, on parle de mémoire sémantique, lexicale, procédurale, sensorielle ou encore autobiographique. Cette multiplicité des types de mémoires interdit de déterminer une méthode unique pour les améliorer toutes. Néanmoins, grâce aux recherches menées en sciences cognitives et en neurologie, il est possible de renforcer certains aspects de la mémorisation et de réviser à bon escient.

 

Le sport un bon moyen de muscler son cerveau


Pour bien apprendre, l'efficacité de la mémoire est certes cruciale, mais de nombreuses études rapportent qu'on peut aussi aider indirectement notre cerveau en faisant du sport. En augmentant le débit sanguin cérébral, l'activité physique apporte plus d'oxygène et de nutriments au cerveau et l'aide donc à mieux fonctionner. Les exercices physiques permettent d'améliorer les performances cognitives dans la même proportion que les exercices de mémorisation.

 

Autre effet bénéfique du sport en période de révisions : son impact sur le stress. La pratique d'une activité physique fait baisser le taux sanguin de cortisol, la fameuse hormone du stress. Un petit footing suivi d'un peu de repos avant l'examen serait donc très profitable pour réduire le trac.

 

En revanche, pour lutter contre ce stress, ne comptez ni sur l'alcool ni sur le cannabis - ce dernier nuit à la synthèse des molécules nécessaires aux connexions cellulaires qui s'établissent lors de la mémorisation. L'alcool, lui, affecte la division et la migration des cellules progénitrices de neurones dans l'hippocampe du cerveau.

 

Ne pas tout apprendre d'un seul coup

 

Bases scientifiques

 

Siégeant dans le lobe frontal, la mémoire à court terme est efficace quelques dizaines de secondes. Mais elle est indispensable à la mémoire à long terme, car c'est par elle que les informations accèdent au cerveau. Après avoir transité par l'hippocampe, petite structure située en profondeur du lobe temporal, les informations sont stockées de façon diffuse dans différentes aires du cortex ; à la restitution des connaissances, elles font le chemin inverse. Notre mémoire à court terme est capable de traiter sept éléments : c'est l'empan mnésique. Quand il est possible de regrouper plusieurs concepts en un seul ou de se répéter mentalement les éléments à mémoriser, l'empan mnésique peut effectivement être égal à sept. Sinon, nous ne sommes capables de mémoriser que 3 à 5 éléments.

 

À faire

 

Il importe de soulager notre mémoire à court terme du superflu en établissant des fiches rassemblant les informations essentielles. Sur les schémas, ôtez les éléments qui ne sont pas à apprendre.

 

Utiliser des procédés mnémotechniques

 

Bases scientifiques

 

Tout apprentissage consiste à établir des groupes d'informations solides ou des associations entre concepts afin qu'ils prennent moins de place dans la mémoire à long terme (laquelle peut conserver des informations toute la vie durant), plus précisément dans l'une de ses composantes : la mémoire sémantique. Mémoire des concepts et des informations abstraites, c'est grâce à elle que l'on se souvient que Buenos Aires est la capitale de l'Argentine ou Victor Hugo l'auteur des Misérables.


Cette mémoire sémantique est hiérarchique : chaque concept est rangé dans une catégorie plus large. Par exemple, le concept canari est rangé dans la catégorie oiseaux ; oiseaux étant lui-même rangé dans la catégorie animaux. Cette capacité d'organisation de la mémoire sémantique semble varier d'une personne à l'autre en vertu de son entraînement, de l'étendue de ses connaissances dans un domaine (on range mieux les informations d'une matière maîtrisée et comprise). Enfin, elle n'est pas toujours très logique chez les enfants.

 

À faire

 

 

Pour aider notre mémoire sémantique, rien de mieux que de hiérarchiser l'information dans un plan de rappel ou une arborescence. Veiller à sa concision évite la surcharge lors des échanges entre la mémoire à court terme et la mémoire sémantique. Une organisation idéale serait un plan en trois grands chapitres (I, II et III) regroupant chacun trois sous-catégories [1,2,3]. Pour se souvenir de ce plan de rappel, il suffit d'inventer une histoire qui relie les différents mots de ce plan. Ce sont les fameux procédés mnémotechniques.

 

Ne pas négliger le "par cœur"

 

Bases scientifiques

 

Dans les années 1990, la neurobiologie a compris que les souvenirs forment des traces dans le cerveau. Ces "traces mnésiques" se concrétisent par de nouvelles liaisons entre les neurones, établissant ou modifiant des réseaux de neurones. La répétition stabilise ces connexions entre neurones, comme un chemin dans une forêt vierge devient plus praticable s'il est emprunté souvent. Les spécialistes parlent de consolidation.

 

À faire

 

Apprendre par cœur, "rabâcher", c'est très utile, surtout pour la mémoire lexicale, qui relie le "dessin" des mots à leur son. Pour mémoriser un nom compliqué, rien de mieux que de l'écrire plusieurs fois. Même chose pour les apprentissages moteurs [conduire, skier, etc.], il faut répéter le même geste des dizaines de fois. Par ailleurs, écrire ses inquiétudes avant l'examen réduit son stress.

 

Maîtriser son environnement sonore

 

Bases scientifiques

 

Plusieurs chercheurs ont étudié les effets du bruit sur la mémorisation. Des bruits simples, comme ceux de l'aspirateur ou de la circulation, n'empêchent pas la mémorisation. Pas plus que les morceaux instrumentaux. En revanche, dès qu'il y a des paroles, la capacité de mémorisation peut être réduite de 40 %. Les mots entendus dans une chanson ou des bruits de conversation entreraient en concurrence avec ceux lus, les deux étant traités par la mémoire sémantique.

 

À faire

 

Éviter d'écouter la radio en apprenant les cours et privilégier les endroits calmes, loin des conversations.

 

Vérifier ce que l'on sait

 

Bases scientifiques

 

Mesurer un objet ne le fait pas changer de taille. Logique. Sauf pour la mémoire ! Tester sa mémoire est la méthode la plus efficace pour la doper.

 

À faire

 

Se remémorer ce qu'on vient d'apprendre garantit un meilleur apprentissage.

 

Privilégier le sommeil

 

Bases scientifiques

 

Le sommeil paradoxal s'allonge pendant les phases d'apprentissage chez des rongeurs. Rêve-t-on de ses cours en période de révision ? Les neurones activés durant l'apprentissage chez le rat sont réactivés pendant le sommeil. Le cerveau réactive, donc consolide, préférentiellement les informations les plus importantes. En clair, le rat rêve du labyrinthe qu'il a exploré la journée et plus précisément du moment où il a réussi à en sortir. Chez l'homme, c'est l'hippocampe qui a pour rôle de marquer les neurones à réactiver pendant le sommeil. Cette structure cérébrale, plus active lorsque les informations sont jugées importantes, "étiquetterait" les neurones spécifiques à l'apprentissage réalisé.

 

À faire

 

Le bon sens populaire est confirmé : le sommeil permet de consolider ses connaissances. De courtes siestes entre deux phases de révisions sont également bénéfiques. Et l'apprentissge progressif et régulier est bien plus efficace que le bachotage jour et nuit la semaine qui précède les examens.

 

Des pilules pour apprendre ?

 

Mémoboost, Biomag, Oligosol... À l'approche des examens, les devantures des pharmacies vantent les mérites de compléments alimentaires censés doper la mémoire. Mais aucun argument scientifique ne justifie la prise de ces suppléments. Si ce n'est pour obtenir un effet placebo. Au mieux augmentent-ils un peu l'attention, à la manière de la nicotine ou de la caféine difficiles à doser pour obtenir un état de vigilance amélioré et auxquels l'organisme s'accoutume rapidement. Ils n'apportent plus alors que la réduction d'un léger manque.

 

La tentation reste forte de recourir à une artillerie plus lourde en détournant certains médicaments. La pilule d'Avlocardyl, un médicament destiné à l'origine aux cardiaques, et les symptômes du stress s'envolent. Un comprimé de Modiodal contre la narcolepsie, employé par les militaires pendant la guerre du Golfe pour rester éveillé pendant plusieurs jours, et la fatigue disparaît... Une dose de Ritaline, dérivé d'amphétamines destiné aux enfants hyperactifs, et l'attention s'améliore…

 

Oui, mais les effets indésirables (nervosité, manque, dépression, fatigue, notamment) peuvent in fine compromettre la performance. Au point qu'en 2009, le psychologue australien Vince Cakic s'interrogeait sur la nécessité d'instaurer des tests antidopage dans les universités !

 

Source : Science & Vie, mai 2011

15/05/2011

Mort des abeilles : cocktail mortel du Gaucho et du champignon Nosema cerenae

La conjonction d'un agent infectieux et d'un insecticide serait la cause de la mortalité des abeilles.

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14/03/2011

Catastrophe de Fukushima : les premières mesures indépendantes de radioactivité sont alarmantes

Catastrophe de Fukushima :

les premières mesures indépendantes de radioactivité sont alarmantes


Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement


http://www.sortirdunucleaire.org/


(Dernière mise à jour du 11 août 2016)


Le Réseau "Sortir du nucléaire" révèle que six journalistes indépendants de l'association JVJA (Japan Visual Journalist Association), dont le directeur du magazine Days Japan, Ryuichi HIROKAWA, se sont rendus près de la mairie de Futaba, à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, pour mesurer la radioactivité avec trois compteurs Geiger, ce dimanche 13 mars à 10h20. Il s'agit à notre connaissance de la première mesure faite de façon indépendante des autorités, par des journalistes japonais que nous saluons pour leur courage et les risques qu'ils ont pris pour faire leur métier.

À la mairie de Futaba, située à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, la radioactivité dépasse la capacité de mesure de certains des compteurs Geiger (BEIGER COUNTR DZX2, VICTOREEN 209-SI, et MYRate PRD-10) employés par les journalistes japonais.

À l'aide d'un compteur VICTOREEN 209-SI, le débit de dose a été mesuré à 10 milli-Röntgen/h (soit 0,1 mSv/h, ce qui signifie qu'un citoyen japonais reçoit la dose annuelle tolérée en France en l'espace de 10 heures). Le journaliste ayant effectué la mesure, Ryuichi Hirokawa, déclare : "Quand j'ai fait un reportage fin février 2011 à Tchernobyl, le taux de radioactivité était de 4 milli-Röntgen/h (0,04 mSv/h) à 200 m du réacteur accidenté. Dans la ville de Pripyat, à 4 km du réacteur de Tchernobyl, le niveau était de 0,4 milli-Röntgen/h." (1)

Les mesures relevées avec les 2 autres appareils varient dans une fourchette de 20 à 1000 micro-sievert par heure (0,02 à 1 mSv/h). Explication : 1 mSv représente le niveau de la limite annuelle autorisée en France pour l'exposition de la population aux rayonnements radioactifs artificiels en France. En seulement 1 heure, un citoyen japonais reçoit la dose annuelle.

De telles informations accréditent un niveau de radioactivité dramatiquement élevé dans un périmètre étendu autour de la centrale, dont les conséquences sanitaires ne pourront être que très graves.

Rappelons que la radioactivité atteignait ce matin un niveau 400 fois supérieur à la normale à la préfecture de Miyagi, distante de 80 km de la centrale de Fukushima Daiishi (2).

Les autorités japonaises sont en train de perdre tout contrôle sur la situation. Le Réseau "Sortir du nucléaire" alerte les citoyens : le gouvernement japonais cherche à minimiser autant que possible la gravité de la catastrophe nucléaire en cours et du relâchement de radioactivité dans l'environnement. Avec la réunion ministérielle de ce samedi 12 mars et la tentative de désinformation du ministre de l'industrie Éric Besson, la machine à étouffer l'information s'est déjà mise en marche, en France aussi.

La catastrophe nucléaire japonaise démontre s'il en était encore besoin la gravité du danger que le nucléaire fait courir aux populations. La seule décision politique responsable, pour le Japon comme pour la France, est de sortir du nucléaire.


Notes :

(1) http://mphoto.sblo.jp/article/43820834.html en japonais


Contact au Japon de l'association JVJA ayant effectué les mesures : JVJA Mobile: 090-6101 -6113

(2) http://english.kyodonews.jp/news/

 

Pour en savoir plus : le site de la CRIIRAD (16 mars 2011 - 10 H) :

http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/commu...

 

Ajout fin avril 2012 (Sciences et Avenir, n°783, mai 2012).

Fukushima: une pollution maritime sans précédent

La catastrophe nucléaire de Fukushima constitue bien le plus important déversement de radioactivité dans les océans de toute l'histoire. Mais au-delà de 30 kms des réacteurs détruits, les radionucléides ont été dispersés par les courants si bien que les poissons pourraient être consommés sans danger. Tels sont les deux enseignements de la campagne de mesures menée par une équipe internationale et publiée dans
les Comptes Rendus de l'Académie des Sciences (Pnas) américaine, le 2 avril 2012.

A bord du navire scientifique Ka'imikaio-kanaloa affrété en juin 2011, soit trois mois après le tsunami, les chercheurs ont récolté des échantillons d'eau de mer, de plancton et de petits poissons entre la surface et 100O mètres de profondeur, de 30 à 600 kilomètres des côtes. Les chercheurs ont bien trouvé des teneurs élevées de césium mais aucun résultat n'excède les normes de santé humaine. Le Kuroshio courant plus large et plus rapide que le Gulf Stream, qui remonte vers le nord de l'archipel avant de partir plein est dans le Pacifique, a dispersé les radionucléides.

Les chercheurs avertissent cependant du risque d'une exposition à long terme si la centrale continue à déverser des radionucléides et s'il se confirme que les sédiments marins ont été notablement contaminés.

 

Ajout fin janvier 2013 : du poisson super radioactif pêché à Fukushima

 

Dépêche ats/afp/newsnet : 

 

De tristes individus tentent de faire croire que Fukushima fait déjà partie du passé et qu'il ne faut pas remettre en cause le nucléaire pour « si peu ». En réalité, la catastrophe ne fait que commencer : les coeurs des réacteurs sont toujours en fusion, et refroidis en continu pour éviter une reprise des réactions nucléaires.

 

D'autre part, environ 200 000 personnes ont été évacuées et, pour elles, le drame n'en est qu'au début. Sans oublier que des millions de personnes vivent dans des zones plus ou moins contaminées, avec des conséquences inévitables sur la santé, en particulier celle des enfants. Quant à la faune, elle se porte mal comme le prouve la découverte, deux ans après le début de la catastrophe, d'un poisson 2500 fois plus radioactif que les « normes », pourtant déjà terriblement laxistes. Il est bien évident que ce poisson n'est qu'un parmi d'innombrables autres.

 

Comme chacun le sait, les petits poissons sont mangés par les plus gros, etc : la chaîne alimentaire entière est touchée. Le drame de Fukushima ne fait que commencer, le nucléaire est bien une calamité qui répand la désolation sur cette planète.

 

Mars 2013 : deux ans plus tard, à Fukushima, c'est encore l'enfer !

 

Pour avoir une idée de la situation de la contamination à Fukushima en mars 2013, on se reportera aux articles :

 

  • Science & Vie : Fukushima, la catastrophe à tous les niveaux  par Rafaële Brillaud, Science et Vie, n° 1146, mars 2013, pp.78-93.

 

  • Sciences et Avenir : Fukushima 2 ans après, la sécurité encore en chantier par Rachel Mulot, Sciences et Avenir, mars 2013, n° 793, pp. 10-14.

Ajout du 16 août 2014 : Article de Univers Nature qui fait le point sur la situation à Fukushima.

 

Dernière mise à jour du 11 août 2016

Pour suivre toute l'actualité du traitement du site de Fukushima, rendez-vous sur le site suivant :

L'ACROnique de Fukushima : Voir Fukushima : le problème sans fin des déchets radioactifs

16/02/2011

Pétition pour l'interdiction des pesticides

Pétition pour l'interdiction

des pesticides les plus dangereux

 

Franche-Comté nature environnement se fait l'écho de la Fédération France Nature Environnement pour soutenir et faire signer la 


Pétition pour l'interdiction des pesticides les plus dangereux et pour l'application du plan Ecophyto 2018.

 

Je signe et soutiens cet appel

 

Franche-Comté nature environnement
maison de l'environnement de Franche-Comté
7 rue Voirin - 25000 Besançon
03 81 80 92 98 - fcne@wanadoo.fr
http://www.maison-environnement-franchecomte.fr/pageAssoc...

----- Original Message -----

Sent: Tuesday, February 15, 2011 7:21 PM

Subject: [fne_agriculture] Campagne de communication - Signez la pétition !

 

 

Bonjour,

En même temps que notre campagne, nous relançons une pétition pour l'interdiction des pesticides les plus dangereux et pour l'application du plan Ecophyto 2018.

A signer et faire circuler autour de vous !

http://www.fne.asso.fr/fr/nos-dossiers/Agriculture/campag...

Merci pour votre participation,

-- 
Marie-Catherine SCHULZ
----------------------------------------
Coordinatrice du réseau agriculture
France Nature Environnement (FNE)
Tél. : 01 44 08 64 12
81-83 boulevard de Port-Royal – 75 013 Paris
Email : agriculture@fne.asso.fr

20/01/2011

Pour en finir avec l'agroterrorisme

Pour en finir avec l'agroterrorisme

 

par Michel Tarrier

(voir l'article original à l'adresse ci-dessous)

 

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2663_pestic...

 

ainsi que les actus récentes :


UN AGRICULTEUR TUÉ PAR LES PESTICIDES
http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/un-agricul...
LA GUERRE AUX PESTICIDES
http://www.quotidienlejour.com/espace-de-vie/arts-de-vie-...
DES POMICULTEURS JUGÉS À BRIVE POUR DES ÉPANDAGES ILLÉGAUX DE PESTICIDES
http://www.romandie.com/infos/news2/110113173751.9blevpnr...
 

04/01/2011

La Maison de la Nature de Brussey

Ça manque pas d'air :

La Maison de la Nature de Brussey

 

Le lundi 3 janvier 2011, l'émission de France 3 Bourgogne-Franche-Comté était consacrée à la Maison de la Nature de Brussey.

Créée il y 25 ans dans un ancien moulin sur l’Ognon, la Maison de la nature de Brussey est l’un des quatre CPIE de Franche-Comté (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement). « On ne peut pas dire tous les jours aux enfants que le monde va mal ! ». Alors, à Brussey, l’équipe de Bernard Dupont aborde la défense de l’environnement par une approche positive en profitant de l’étonnante biodiversité de l'écosystème local.

10/12/2010

Le tétras lyre, oiseau en danger

Tétras-lyre_003.jpg Le Tétras Lyre, oiseau en danger mais toujours chassé

Le Conseil de l’Europe somme la France de s’expliquer

 

Suite à la plainte déposée par l’ASPAS devant le Comité de la Convention de Berne, l’État français devra rendre des comptes et réaliser un rapport sur l’état des populations de tétras lyres en France, dont le déclin ne suffit pas à modérer l’acharnement des chasseurs.

Depuis plus de vingt ans, les populations de tétras lyres ne cessent de régresser en France. Classé "espèce en déclin" dans la liste rouge des oiseaux de France, le petit coq de bruyère  a perdu près de 50 % de ses effectifs en France depuis les années 70. Ainsi, sa disparition dans les Ardennes est considérée comme inéluctable. Dans le massif alpin, les effectifs sont en constante régression, et s’écroulent dans certaines zones (- 70 % en 20 ans).
 
Cet oiseau montagnard, très fragile, est menacé par le développement des activités humaines telles que le tourisme, le surpâturage, les sports et loisirs "de nature", les aménagements routiers en montagne qui détruisent son habitat et morcèlent son aire de répartition.

Pourtant, la pression exercée par le lobby cynégétique conduit au maintien de la chasse de cette espèce en voie de disparition, sur 7 des 9 départements français où elle est présente, dans les zones Natura 2000, et même  dans les Réserves Naturelles de la région Rhône-Alpes. Dans ces dernières le citoyen "lambda" risque une forte amende s’il cueille une pâquerette, pourtant les chasseurs peuvent y abattre des espèces menacées d’extinction !

Le territoire français abrite près du quart de la population alpine européenne. L’État français a donc une responsabilité et un rôle à jouer pour la conservation de cette population isolée du sud de l’Europe.

Forte de ces constats, l’ASPAS a demandé l’intervention du Conseil de l’Europe en saisissant le comité permanent de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, 1979).


Devant cette situation alarmante, le Comité, lors de sa réunion annuelle du 6 au 9 décembre 2010, a enjoint l’État français à produire un rapport sous deux ans sur la situation du tétras lyre en France. Ce rapport permettra de mettre en exergue le déclin de cette espèce et l’absence totale de réaction appropriée de la part de l’État français qui continue d’autoriser des actes de destruction directs sur une espèce en mauvais état de conservation. Ce gouvernement bafoue même les avis des scientifiques à ce sujet : le préfet de la Drôme vient de mettre un terme au moratoire de la chasse au tétras lyre sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors, qui avait été demandé par le Conseil Scientifique de la réserve. Moratoire qui avait été avalisé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional de protection de la Nature) !

L’ASPAS dénonce le soutien inconditionnel apporté aux chasseurs par les pouvoirs publics sur tous les dossiers, y compris ceux concernant les espèces en très mauvais état de conservation.

Voilà une bien curieuse façon que l’État français a choisi pour clore l’année de la biodiversité.

L’ASPAS salue le Conseil de l’Europe pour le sérieux avec lequel il suit ce dossier.Aspas.jpeg

 

 

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Tétras-lyre (Lyrurus tetrix)

(Aquarelle de Sylvie Vernageau)

 

 

25/11/2010

Lobbys pro-OGM

Titre initial :

Un demi milliard de dollars

pour influencer

la politique en matière d’OGM

 

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Selon un rapport publié en novembre 2010 par Food & Water Watch, c’est 572 millions de dollars qui ont été dépensés depuis 1999 par les 50 plus grandes entreprises, qui possèdent des brevets sur l’agriculture et l’alimentation - comme Syngenta, Monsanto, BASF, Bayer - et deux associations professionnelles impliquées dans les biotechnologies et l’agriculture - Biotechnology Industry Organization (Bio) et CropLife America - pour mener des campagnes ou organiser du lobby auprès du Congrès en vue de favoriser l’introduction des biotechnologies végétales.

Cette somme est répartie ainsi : 547 millions de dollars ont été dépensés pour du lobby directement auprès du Congrès et 22 millions de dollars ont été donnés à des candidats au Congrès.

Le rapport note aussi une augmentation des dépenses au cours de la dernière décennie. Ainsi, les dons représentaient 2,4 millions de dollars en 2000, et 5,3 millions de dollars en 2008.

Une part importante de cet argent a servi à éviter que la nourriture issue d’OGM puisse être étiquetée comme le réclame une majorité d’étatsuniens, ou à faire pression sur des gouvernements étrangers pour qu’ils ne limitent (voire n’interdisent) pas les cultures transgéniques.

Le rapport donne de nombreux exemples. Ainsi BIO a dépensé plus de 4 millions de dollars au cours du premier semestre 2010 pour que la FDA autorise les animaux transgéniques et qu’elle fasse pression sur l’Union européenne pour qu’elle revienne sur sa décision d’interdire la viande issue d’animaux clonés.

Par ailleurs, cette organisation s’est mobilisée financièrement en 2004 pour défendre le projet de loi HR 4561 dont le but était de promouvoir les biotechnologies agricoles à l’extérieur des États-Unis ou pour faire accepter la résolution n°252 qui visait à utiliser l’OMC pour attaquer les réglementations européennes sur les OGM.

Le rapport précise aussi que ces entreprises emploient plus de 300 anciens membres du personnel du Congrès ou de la Maison Blanche.

Parmi eux, John Bradley Holsclaw qui, après avoir été onze ans conseiller du Sénateur Bob Dole, a créé sa propre agence de lobby, Tongour Simpson Holsclaw, laquelle a eu comme client Monsanto, Bio et Aventis.

La connaissance précise des rouages de l’administration américaine lui a permis d’opérer un lobby efficace.


Auteur : Rédaction infogm.org
Source : www.infogm.org

 

La riposte des lanceurs d'alerte

La riposte des lanceurs d'alerte

 

par Corinne Lepage

 

Le procès qu’intente Gilles-Eric Séralini, soutenu par le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN), contre Marc Fellous et son association de défense des OGM est une grande première.

C’est la première fois, en effet, que des scientifiques, lanceurs d’alerte, décident de faire juger le caractère diffamatoire du dénigrement personnel et systématique dont ils sont l’objet.

D’habitude, ce sont les lobbys qui assignent les lanceurs d'alerte pour dénigrement de leurs produits: Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) pour les pesticides, Robin des Toits pour les ondes électro-magnétiques, Pierre Menneton pour le sel, ou qui obtiennent leur mise à l’écart (Christian Vélot pour les OGM ou hier André Cicollela pour les éthers de glycol).

Cette pratique du dénigrement des scientifiques qui ont, par leurs études, mis en lumière des risques associés à des produits ou des technologies n’est pas nouvelle.

Dans son rapport de 2000 intitulé "Signaux Précoces, leçons tardives, le principe de précaution 1896-2000", l’Agence Européenne pour l’Environnement avait décrit de manière détaillée et étayée par de nombreuses notes comment, depuis l’amiante (c’est-à-dire les dernières années du XIXe siècle) les lobbys s’étaient organisés –de mieux en mieux– pour faire taire ceux qui soulignaient des risques potentiels, en les marginalisant et en s’attaquant personnellement à eux plutôt que discuter du bien fondé de leurs thèses.

Avec les cigarettiers, la manière de faire s’est perfectionnée: des scientifiques de renom comme Fred Singer étaient embauchés par les industriels de la cigarette pour défendre la thèse de l’absence de preuve de la nocivité du tabac et le caractère peu sérieux des scientifiques qui démontraient le contraire.

Cette pratique est passée aujourd’hui à un stade industriel avec les climato-sceptiques, dont les liens au moins, aux États-Unis, avec certains pétroliers –et en particulier Exxon– ne sont plus à démontrer.


Il est du reste piquant de noter que les organisateurs du faux débat sur l’absence de cause anthropique au changement climatique sont précisément... les mêmes que ceux qui auparavant avaient durant 20 ans entretenu le faux débat sur la dangerosité du tabac.

Nous assistons aujourd’hui au même phénomène pour les OGM.

L’association qui dénigre le professeur Gilles-Eric Séralini est composée de personnes qui ont des liens avec l’agrosemence.

Le conseil de Gilles-Eric Séralini a établi, preuves à l’appui, que 14 membres de cette association avaient déposé des brevets auprès des agrosemenciers~ et que 12 d’entre eux administraient ou étaient employés par une firme agrosemencière.

Quant à Marc Fellous , il omet dans son CV de préciser qu’il a déposé 2 brevets pour la société YEDA qui est la partie commerciale de l’institut Weismann.

Il n’y a rien de déshonorant à travailler pour les organismes fabricant des OGM et à déposer des brevets.

En revanche, il est tout à fait anormal de se prétendre expert défenseur d’une science qui serait désincarnée, désintéressée et détachée de toutes considérations mercantiles en omettant soigneusement de préciser son activité réelle.

Il est encore plus anormal de bâtir une stratégie de défense des groupes ou intérêts pour lesquels on travaille en dénigrant des chercheurs dont le seul tort est de gêner ces groupes.

Il est enfin purement scandaleux d’avoir ce type de comportement pour éviter qu’un sujet de santé publique ne vienne sur la table et pour tenter de dissimuler une vérité qui dérange. Or, c’est précisément le sujet.

L’étude que Monsanto et l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) reprochent au professeur Séralini est celle qui démontre la potentialité de conséquences sanitaires des OGM.

La bataille consiste à éviter, comme dans le cas de l’amiante, que des études, indépendantes des agrosemenciers, soient menées à bien, car elles risqueraient de faire éclater le problème au grand jour et de permettre la mise en cause des industriels qui aujourd’hui évitent leur responsabilité grâce au risque de développement.

Celui-ci permet de ne pas mettre en cause la responsabilité d’une firme quand l’état des connaissances, au moment de la mise sur le marché, ne permet pas de connaître un risque.

Donc, ne pas chercher, c’est être sûr de ne pas trouver et par conséquent de ne pas être responsable des conséquences futures. Donc haro sur tous ceux qui essaieraient de faire de la recherche, a fortiori qui trouveraient des effets sanitaires aux OGM.

Ainsi, seule la justice peut se prononcer pour faire en sorte que la controverse scientifique puisse se dérouler normalement et pas par invective et que les études indispensables à la sécurité sanitaire de nos concitoyens soient enfin réalisées.


Source : www.mediapart.fr

19/11/2010

Georges Cuvier et la Vénus noire

Georges_Cuvier.jpgGeorges CuvierVénus-hottentote.jpg

et la Vénus noire 


 

Suite à la sortie du film "La Vénus Noire", une polémique s'est développée sur le net quant au rôle de Georges Cuvier dans le traitement infligé à cette femme.

 

La direction de France Culture a saisi au bond cette occasion. Elle a demandé à Aurélie Luneau de consacrer son émission "la Marche des sciences" du jeudi 18 novembre 2010  à l'évocation de la personnalité de Georges Cuvier.

 

Invités à cette émission Éric Buffetaut, paléontologue, spécialiste des dinosaures et d'histoire des sciences et Thierry Malvesy, responsable du Muséum Cuvier de Montbéliard, ont commenté le film et le rôle de Cuvier dans l'affaire de la Vénus hottentote, mais également pour parler de Georges Cuvier dans l'ensemble de sa carrière.

 

Éric Buffetaut est directeur de recherche au CNRS. Il est l'auteur de l'ouvrage : Cuvier, le découvreur de mondes disparus paru en 2002 aux éditions Belin-Pour la Science, collection : Les génies de la science.

 

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S'il fut un mandarin, ce fut Cuvier. S'il fut un génie, ce fut aussi Cuvier. La vie de Cuvier est intéressante, son œuvre scientifique plus encore. Cuvier nous a ouvert des mondes disparus qui existaient autrefois à la surface du globe terrestre. Ii a révélé l'importance du phénomène d'extinction des espèces et donné à la paléontologie naissante les méthodes qui assurèrent son succès dès les premières décennies du XlXe siècle. Récemment les progrès de la géologie et de la paléontologie ont réhabilité un des aspects les plus critiqués de la pensée de Cuvier, le catastrophisme.

 

 

Thierry Malvesy est responsable du Muséum Cuvier de Montbéliard. Il est l'auteur d'un ouvrage récent (octobre 2010) paru aux éditions Sekoya et consacré à Charles Louis Contejean, un autre naturaliste originaire comme Cuvier du Pays de Montbéliard.

 

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Charles Louis Contejean (1824-1907) était un savant oublié. Thierry Malvesy a voulu tirer de l'ombre ce « soldat de la science ».

 

Si la science progresse grâce à des génies universels tels que Georges Cuvier, Charles Darwin ou Alfred Wegener, elle avance aussi grâce au travail plus obscur de nombreux chercheurs qui accumulent les observations et les interprétations à l'échelle locale ou régionale.

 

Même s'il revient aux génies de faire jaillir une lumière nouvelle, le mérite de ces travailleurs plus modestes n'en est pas moins grand, et leur rôle est essentiel. Charles Louis Contejean fait partie de cette catégorie de scientifiques, ces chercheurs qui ont fait avancer les sciences par un travail de terrain acharné et compétent.

 

Né en 1824 alors que Georges Cuvier s'interrogeait sur les « révolutions du globe », il mourut en 1907, quand Ernest Rutherford posait les bases des datations radiométriques qui permettront enfin de donner un âge précis aux ères géologiques.

 

Charles Louis Contejean fut parmi les derniers naturalistes universels, capables d'exceller dans de nombreuses disciplines. S'il fut professeur de géologie et de zoologie en Université, ces deux passions furent la botanique et la climatologie, et son combat fut de défendre le patois montbéliardais. Autant de domaines auxquels il a apporté de nombreuses contributions. Mais grâce à cette centaine de publications, Contejean nous montre surtout que seuls les écrits restent.

 

Thierry Malvesy fait revivre un homme à la personnalité forte mais attachante, dont la vie et l'œuvre correspondent à une période de grandes transformations dans les sciences.

 

D'autres ouvrages intéressants sur Georges Cuvier.

 

Thierry Malvesy et Jean-Claude Vadam ont également publié L'herbier de Georges Cuvier, édition Ville de Montbéliard, 2007.

 

Cuvier-Cardot.jpgClaude Cardot est l'auteur de Georges Cuvier - La révélation des mondes perdus, un ouvrage paru aux éditions Sekoya en 2009 et préfacé par Thierry Malvesy.

 

Claude Cardot est un Montbéliardais, ancien ingénieur des Automobiles Peugeot, est un passionné de l'évolution, de la paléontologie et de l'histoire des sciences.
C'est cette passion qu'il a voulu partager avec tous ceux qui veulent comprendre l'origine de la diversité du monde vivant. Pourquoi ce grand scientifique, homme sincère et de bonne volonté, savant au rayonnement universel, n'a-t-il pas accepté la transformation des espèces qui aboutira, après Lamarck et Darwin, à la théorie de l'évolution. Pour mieux connaître et comprendre ce grand naturaliste né à Montbéliard le 23 août 1769 et mort à Paris le 13 mai 1832, Claude Cardot analyse sans malveillance ni complaisance sa vie et son oeuvre.


Selon Cuvier, des catastrophes naturelles très soudaines et dévastatrices avaient fait disparaître des populations entières de la surface de la Terre, remplacées ensuite par des groupes d'animaux différents et d'organisations plus complexes. La révélation de ces mondes disparus, reconstitués seulement à l'aide de quelques vestiges sortis des profondeurs de la Terre, provoqua en son temps une excitation que le lecteur ressentira encore aujourd'hui à la découverte de ce livre.

 

Un ouvrage fondamental sur Georges Cuvier et son œuvre. Il est dû à Philippe Taquet et s'intitule : Georges Cuvier : naissance d'un génie. Éditions Odile Jacob (avril 2006). L'auteur est professeur de paléontologie au Muséum d'Histoire Naturelle, dont il a été le directeur. Philippe Taquet est membre de l'Académie des Sciences et l'un des meilleurs spécialistes mondiaux des dinosaures, sur lesquels il a publié notamment l'Empreinte des dinosaures.

 

georges_cuvier_naissance_dun_génie.jpgGeorges Cuvier (1769-1832), fondateur de l'anatomie comparée et de la paléontologie, a été l'une des grandes célébrités scientifiques du début du XIXe siècle. Son œuvre de zoologiste a bouleversé nos connaissances de la nature et des mondes disparus. Avec lui, l'homme se penche sur le passé de la Terre et sur les catastrophes qui ont marqué l'histoire de la vie.

 

Mais Cuvier, nommé tout jeune au Muséum en pleine Révolution française, fut aussi un homme de pouvoir, jalousé et admiré, qui traversa les régimes en ces temps troublés. Philippe Taquet reconstitue, pas à pas, la vie de cet illustre naturaliste à partir de nombreux documents inédits. Il éclaire d'un jour nouveau la genèse de ses idées scientifiques, retrace son ascension fulgurante et dresse un étonnant tableau des années où notre connaissance des êtres vivants s'affirme alors même que la France se déchire.

 

 

04/10/2010

Le glacier Perito Moreno gagne du terrain

glacier_perito moreno_logo.jpgLe paradoxe du Perito Moreno

 

par André Guyard

 

En dépit du réchauffement climatique, le glacier Perito Moreno gagne du terrain. Comment expliquer ce paradoxe ?

 

D’après un rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le Service de Surveillance Mondial des Glaciers, le taux de fonte moyen des glaciers montagneux du monde a doublé depuis l’année 2000.

 

Cette fonte des glaciers menace de tarir des sources d’eau douce dont dépendent l'approvisionnement humain pour l'agriculture, la boisson, ainsi que les ressources pour l’hydroélectricité. Finalement cet afflux d'eau risque d'accroître considérablement le niveau des mers.

 

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Situation géographique du glacier Perito Moreno

(Google Maps)


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Vue satellite du glacier (Google Maps)

Le glacier vient buter sur la péninsule

située de l'autre côté du lac

 

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Le front du Perito Moreno barre

l'un des bras du Lago Argentina

 

Alors que la plupart des glaciers du monde fondent peu à peu à cause de l’augmentation des températures moyennes mondiales, les scientifiques affirment que l’ice-field[1] du Perito Moreno, appelé aussi le Géant Blanc, gagne du terrain. Long de 30 kilomètres, il avance de deux à trois mètres par jour, malgré le réchauffement climatique général qui affecte la planète, y compris cette région froide de la Patagonie. De même, 13 % des glaciers continentaux de l'Antarctique sont stables ou gagnent un peu de terrain ainsi que la glace de mer (la banquise).

 

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Le glacier bute contre la rive opposée du bras lacustre

 

 

Le Perito Moreno est l’un des plus grands glaciers d’Amérique du Sud. Il doit sa célébrité grâce à son accessibilité par bateau aux touristes, malgré sa localisation à environ 3000 kilomètres de Buenos Aires. Il faut dire que le spectacle en vaut la chandelle. Le glacier déverse d’immenses blocs de glace de couleur bleue dans le Lago Argentino. De par sa configuration, le front du glacier barre le lac et vient buter sur la péninsule située de l'autre côté du lac (voir la carte ci-dessus). Le niveau de l'eau du bras amont est plus élevé que dans la partie aval. L'eau se fraie un chemin dans la glace et creuse un tunnel que l'on aperçoit sur le cliché ci-dessous. Cette arche va se développer progressivement jusqu'à son effondrement total toujours très spectaculaire. Voir clichés ci-dessous :

 

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On aperçoit l'arche à l'extrémité droite du glacier

 

Perito-Moreno_1064-1.jpg

La voûte de l'arche s'écroule petit à petit

 

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Panneau explicatif de l'évolution de l'arche

jusqu'à son écroulement

 

 

Cette avancée du Perito Moreno contredit apparemment la thèse du réchauffement climatique. Ce phénomène constituait l'un des arguments phares des climato-sceptiques : pourquoi la banquise antarctique ainsi que les glaciers de Patagonie se développeraient-ils alors que l'atmosphère se réchauffe ?

 

Martin Stuefer, un expert patagonien de l’Université Fairbanks (Alaska) avait déjà subodoré une explication : les précipitations dans la région ont augmenté, parallèlement aux changements climatiques mondiaux, Combinées avec des vents forts et froids en Patagonie, les chutes de neige ont augmenté considérablement et ont ainsi contribué à renforcer le glacier.

 

Glacier-Perito-Moreno_1062-1.jpg

 

Récemment, Jiping Liu et Judith Curry, de la School of Earth and Atmospheric Sciences de l'université de Géorgie (États-Unis) complètent récemment l'explication : c'est bien parce que l'atmosphère se réchauffe que les précipitations neigeuses sont plus abondantes.

 

Sous les latitudes moyennes de l'hémisphère Sud, les températures croissantes provoquent une augmentation de l'évaporation et donc la formation de nuages plus nombreux qui vont porter cette humidité sur l'Antarctique et l'extrémité sud de l'Amérique du Sud où elle retombe sous forme de neige.

 

Une couche de neige plus épaisse a deux effets : elle réfléchit mieux le rayonnement solaire (phénomène de l'albédo) donc elle abaisse la température des glaciers patagons et la banquise des eaux plus chaudes de l'océan.

 

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Jiping Liu et Judith Curry prévoient que la couverture neigeuse devrait se résorber au cours du siècle. L'accroissement des températures pourrait en effet transformer la neige en pluie et supprimant ainsi sa protection à la glace.

 

Glacier-Perito-Moreno_1019-1.jpg  

Une glace bleutée irréelle

 


[1] Rappelons qu'un ice-field est une zone de moins de 50 000 km² de glace, que l’on trouve souvent dans les climats les plus froids et les altitudes les plus hautes du monde, où il y a des précipitations suffisantes. C’est une zone extensive de glaciers reliés entre eux. Les ice-fields sont plus grands que les glaciers de montagne mais plus petits que les calottes glaciaires.

 

Photographies : Marcel Hoeuillard (janvier 2010)

 

Sources :

www.eas_gatech.edu/files/jiping_pnas.pdf

 

Chauveau L. (2010) Le mystère de l'Antarctique résolu. Sciences et Avenir, n° 761, oct. 2010

16/06/2010

La pêche en Franche-Comté aux XIIIe-XVe siècles

La pêche-logo.jpgLa pêche en Franche-Comté aux XIIIe-XVe siècles

De l'eau à la bouche

 

un ouvrage de Pierre Gresser

 

À la fin du Moyen Âge, les poissons d'eau douce jouaient, dans l'alimentation des Comtois, un rôle beaucoup plus important qu'en ce début du XXIe siècle. Provenant des eaux vives, des lacs, des étangs et des viviers, ils étaient pêchés dans des conditions juridiques, économiques et techniques relativement bien connues, certains instruments et procédés préfigurant ceux de l'époque contemporaine.

 

Si la majorité des pêcheurs s'adonnaient à leur activité légalement, d'autres fraudaient en braconnant. Par ailleurs, la documentation médiévale, ayant conservé les noms des espèces vendues et mangées, rend possible la comparaison avec la faune halieutique actuelle, pour constater permanences et changements.

 

Alors que les propriétaires, dont les princes, s'approvisionnaient directement dans les eaux qu'ils possédaient, les poissons faisaient aussi l'objet d'un commerce, surtout perceptible dans les villes, qui alimentait toutes les couches de la société. Les temps forts de la consommation correspondaient aux jours où la viande était proscrite par les prescriptions alimentaires de l'Église, le carême étant la période la plus célèbre.

 

Au total, une étude qui nous introduit dans un aspect méconnu de l'économie rurale et de l'alimentation en Franche-Comté, aux trois derniers siècles du Moyen Âge.

 

Né à Lons-le-Saunier, agrégé d'histoire, docteur en histoire du Moyen Âge, Pierre Gresser est actuellement professeur émérite à l'université de Franche-Comté. Toute sa recherche porte sur les propriétés des comtes de Bourgogne aux XIVe et XVe siècles et, en particulier, l'administration et la gestion des eaux et forêts. Auteur de plusieurs ouvrages individuels et collectifs, ainsi que de nombreux articles personnels, Pierre Gresser a reçu, en 2005, le grade de docteur ès lettres honoris causa de l'université de Neuchâtel.

 

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Illustration de couverture : Le brochet, la perche et l'anguille : trois carnassiers appréciés au Moyen Âge. LA CÉPÈDE (comte de), Histoire naturelle des poissons, Plassans, 1793-1803 (11 volumes). Planche répertoriée au Musée Denon (réserves) de Châlon-sur-Saône sous la cote 2001-8-1.

 

La pêche en Franche-Comté aux XIIIe-XVe siècles, paru en avril 2010, est édité chez Cêtre.

 

Contact :

Pierre Gresser - Université de Franche-Comté

Tél. (0033/0) 3 81 56 82 91

p.gresser@wanadoo.fr

26/05/2010

Réflexions sur l'engeance humaine par Francis Rougerie

Rougerie1-1.jpgRéflexions sur l'engeance humaine

par Francis Rougerie

 

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Des pas sur le sable d'une plage, des pas humains qui sortent de la mer. Une piste qui s'approche... Où conduit cette piste ? Tel est le dilemme que pose Francis Rougerie qui s'interroge sur l'origine, la nature et le devenir de notre espèce. Une saga scientifiquement argumentée en trois volets : émergence, immanence et transcendance de cette espèce dominante : l'Homme.

 

D'où venons-nous ? La vie tire son origine du Big-bang. Parmi les différentes espèces vivantes, l'homme apparaît comme une belle réussite de la sélection naturelle... Mais le singe nu est devenu une redoutable engeance ! Les mythes et les symboles fondateurs ont formaté les cosmogonies et les civilisations, et alimenté les guerres pour le pouvoir de ce monde, et celles pour le pouvoir divin.


Qui sommes-nous ? L'homme éclairé tente de sortir de cette tenaille infernale par une quête identitaire jamais achevée, un questionnement humaniste et la recherche d'un bonheur immanent.

 

Où allons-nous ? Dans le mur peut-être car l'homme, engeance pour les autres espèces vivantes se heurte à l'ensemble des problèmes écologiques qu'il a lui-même engendrés. Une espèce qui risque de manquer d'espaces et de ressources. Il va lui falloir s'inventer de nouveaux horizons, trouver de nouvelles planètes où s'établir.

Mais pour aller jusqu'où, et vers quoi ?

 

Cet ouvrage ressort de la culture universelle d'un chercheur océanographe qui a navigué dans le Pacifique sud, s'intéressant à la chimie des eaux jusqu'au fonctionnement des récifs coralliens et des atolls. Une quête du savoir scientifique débouchant sur nombre de publications fondamentales et de vulgarisation. Un coup d'œil du grand large sur le sillage de notre espèce humaine.

 

Francis Rougerie : Réflexions sur l'engeance humaine - 251 p. Les Éditions Baudelaire (ISBN 978-2-35508-451-5) - 19 euros.

 

Pour contacter l'auteur : francis.rougerie0263@orange.fr

 

21/05/2010

Dictature verte par Michel Tarier

Dictature verte-1.jpgDICTATURE VERTE

 

par Michel Tarier

 

Sur cette Terre, le genre humain s'est taillé la part belle. Tout en reconnaissant les limites vitales de cette position, il rechigne à revoir ses valeurs. C'est probablement au nom de cette politique de l'autruche que l'humanité voit d'un mauvais œil l'avènement d'une salutaire écorésistance qu'il préfère travestir en écoterrorisme pour mieux la désamorcer. Notre Terre est usée jusqu'à la corde, déjà sous perfusion. Au nom de quelle insouciance ne changerait-on pas de cap ? Pour rétablir la situation, pourquoi ne pas remplacer l'actuelle dictature du fric par une contrainte librement choisie et dont le but avoué, à la façon d'une Internationale verte, partirait de la base et ne serait pas imposée d'en haut ? Se réclamant de la pensée critique et d'un minimum de conscience universelle, prônant la décroissance tant économique que démographique, cet ouvrage n'a pour but que de faire prendre conscience de l'urgence des mesures à adopter face à l'accélération de la dégradation de l'état planétaire. Le lecteur de "Dictature verte" pourra ainsi se prononcer en son âme et conscience sur le bien-fondé d'une souhaitable écocratie.

 

Naturaliste, Michel Tarrier construisit très tôt sa vie autour de sa passion pour la nature. Persuadé que l'homme moderne va à sa perte en agressant outre-mesure la biosphère, il se fait essayiste et publie des ouvrages d'écosophie qui font polémique. Sa théorie est qu'en détruisant son milieu, l'humain pratique une politique de la terre brûlée qui va le conduire à un véritable autogénocide.

 

Dictature verte-1.jpg

DICTATURE VERTE


Saura-t-on l'éviter ? Faut-il la souhaiter ? Comment continuer à vivre sur une Terre que l'on détruit ?


UN LIVRE QUI ANNONCE ENFIN LA COULEUR !


Puisqu'il faudra bien sauver la planète pour nous sauver nous-mêmes, qu'on le veuille ou non, on risque d'en arriver à cette ultime solution pour garantir, in extremis, le label « vie ». Dictature verte, un livre fiction ? Pas tant que ça !

 

Le Grenelle du renoncement et le pataquès de la conférence de Copenhague prouvent bien, entre autres récentes désillusions, qu'une écologisation du monde par le système en place n'est qu'un mythe, un leurre, une imposture.

 

Le développement durable prôné est bel et bien identifié comme un lubrifiant auto inventé de toutes pièces par l'ultralibéralisme, au service d'un green maquillage désormais incessant et envahissant.

 

Si nous ne montons pas d'un cran, l'humanité poursuivra sa course effrénée jusqu'à son autogénocide, sous l'aveugle pulsion d'un optimisme irraisonné.

 

La planète Terre, exsangue, est déjà sous perfusion, notre avenir n'est plus que sursis. Au nom de quelle insouciance ne changerait-on pas de cap ?

 

DICTATURE VERTE


Michel Tarrier, 300 pages, Éditions Les Presses du Midi, 20€

 

À commander dès maintenant chez l'éditeur. En vente chez votre libraire et dans toutes les librairies en ligne (Amazon, Fnac...) dès le 26 mai 2010.

 

Pour contacter l'auteur, n'utiliser que cette adresse : tarrierster@gmail.com

ISBN 978-2-8127-0140-5 • 20? • 300 PAGES • A5

 

01/04/2010

Les provocations de Claude Allègre

Outrés par les propos de Claude Allègre dans son dernier livre, L'imposture climatique, mettant en cause leurs travaux, 400 chercheurs se sont adressés au Ministre de tutelle, Valérie Pécresse pour dénoncer la position de l'ancien directeur de l'I.P.G. On doit rappeler que Claude Allègre n'en est pas à son coup d'essai de ses prévisions erronées : lors de l'éruption phréatique de la Soufrière de la Guadeloupe et contrairement aux avis de l'équipe Haroun Tazieff, c'est lui-même qui avait préconisé le déplacement en vain de 76 000 personnes pendant plus de six mois ?

L'analyse du livre par des journalistes de Sciences et Avenir, fustige l'ancien ministre.

 

allegre001.jpgLes provocations de Claude Allègre

 

par David Larousserie et Rachel Mulot

 

Accusations non étayées, attaques ad hominem : loin de toute démarche scientifique, l'ancien ministre, climato-sceptique déclaré, dérape dans sa démonstration.

 

Le succès médiatique du dernier livre de Claude Allègre, L'imposture climatique, porté par une vague de « climato-scepticisme »  (lire Sciences et Avenir, n° 757, mars 2010), oblige à revenir ici sur les erreurs et les manipulations qui l'entachent. Si la critique a des vertus, l'auteur osant revêtir les habits de Galilée -, hoqueter les mêmes arguments (vapeur d'eau, températures passées, etc.) en ignorant les réponses qui leur ont été apportées ne relève en rien d'une démarche scientifique. Le géochimiste feint toujours de confondre météorologie et climat, trouve dans les hivers froids un argument éclatant contre le réchauffement, alors qu'un réchauffement terrestre ne signifie pas une hausse linéaire des températures en toutes saisons et en tous lieux, comme l'expliquent les spécialistes.

 

Réfutant un lien dominant entre les dégagements d'origine humaine du CO2, et le climat, il écrit : "Tous les graphiques utilisés pour défendre cette idée se sont révélés faux et truqués." Or, leur fausseté n'est pas démontrée à ce jour, pas plus que le trucage, qui est une accusation grave. Et les preuves sont justement absentes de ce livre. Claude Allègre vitupère ainsi une courbe des températures passées dessinée en 1998 par l'Américain Michael Mann, mais passe sous silence le fait qu'une commission d'examen, certes critique, en a validé les principales conclusions et que d'autres équipes ont corroboré ces résultats depuis. Le Giec lui-même loin d'être l'institution "mafieuse", opaque et fermée aux débats qu'il décrit ne cache d'ailleurs pas dans son rapport de 2007 les discussions suscitées par ces reconstructions de températures. Enfin, en janvier dernier, une autre commission a blanchi ce chercheur de toute accusation de manipulation de données.

 

Claude Allègre n'échappe pas non plus aux contradictions. Tout en prétendant que les modélisations numériques sont incapables de prédire le climat, il développe ses propres prévisions en affirmant que le réchauffement sera bénéfique. "Les récoltes de blé en Ukraine [...] seront meilleures, qui s'en plaindra ? Les sols gelés de Sibérie vont se transformer en forêts : est-ce une menace pour la planète ?" À ce sujet, signalons que le dégel émettra du méthane, puissant gaz à effet de serre. Autre point navrant : les attaques ad hominem. Selon lui, le climatologue français Jean Jouzel, membre du Giec, n'aurait pas mérité sa médaille d'or du CNRS ; le climatologue américain Michael Mann serait ignorant des méthodes statistiques ; l'économiste britannique Nicholas Stem aurait été anobli par complaisance, etc. À marcher en mocassin sur la banquise, comme le montre le photomontage de couverture, on finit par déraper.

 

L'imposture climatique ou  la fausse écologie, Claude Allègre avec Dominique de Montvalon, Plon, 293 p., 19,90 €.

 

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Allègre fait la une de Charlie Hebdo

 

Commentaires :

 

Certains points de la "démonstration" de Claude Allègre méritent certaine attention.


Les mesures de température relevées au XIXe siècle n'avaient pas la précision des mesures actuelles. La lecture de thermomètres se faisait au degré près. Alors, comment justifier un réchauffement de 0,6°C quand la précision est de l'ordre de ± 1 °C ! De sorte que la courbe alarmante révélant un réchauffement brutal né lors de la révolution industrielle du XVIIIe siècle, repose sur des erreurs et des forçages…


D'autre part, l'examen des courbes de l'évolution des températures et de celles des variations du taux de carbone dans l'atmosphère révélées par l'analyse des carottes glaciaires montre un décalage dans le temps de ces courbes : celle des températures précédant celle du carbone !

 

Ces arguments sont repris par Benoît Rittaud dans son ouvrage : Le mythe climatique (Seuil 2010, 210 p., 17 €) dans le quel l'auteur conteste la thèse d'un réchauffement climatique dû aux émissions de dioxyde de carbone en n'omettant pas de citer ses sources.


L'analyse de ce livre a été faite par Didier Gordon (Pour la Science, mai 2010). qui souligne que "l'essentiel du livre est consacré à critiquer ce qu'il nomme le « carbocentrisme ». Selon l'auteur, les climatologues ne pensent pas tous que les émissions carbonées jouent un rôle majeur dans révolution du climat. Les cycles d'éruption solaire, les interactions de l'océan avec l'atmosphère, le fait que la vapeur d'eau contribue plus à l'effet de serre que le dioxyde de carbone, sont des éléments allant contre le carbocentrisme.


Si le carbocentrisme s'est imposé, c'est que la science est dans une période où on lui demande de résoudre des problèmes... À ce compte, elle a intérêt à annoncer des catastrophes et à se faire donner des crédits pour les déjouer. Dès lors, B. Rittaud dénonce l'existence d'une pseudoscience à l'œuvre dans notre société, la «climatomancie». Il en donne la définition que voici : art divinatoire visant à déduire du comportement humain l'avenir climatique de la Terre, dans l'idée de prescrire à chacun des actions de pénitence."

 

 Douche froide pour Claude Allègre


En octobre 2010, en affirmant que l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère est liée aux activités humaines, l’Académie des Sciences a infligé à Claude Allègre et aux climato-sceptiques un cinglant désaveu. Depuis l’échec du sommet de Copenhague, les thèses des climato-sceptiques, faisaient la une de l’actualité. Claude Allègre dans son dernier ouvrage, L’imposture climatique mettait notamment en cause « l’objectivité et la qualité » des rapports du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat).

08/12/2009

L'archéologie spatiale à l'honneur

L'archéologie spatiale à l'honneur

Une nouvelle médaille de bronze au CNRS

 

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Laure Nuninger

Laure Nuninger, chargée de recherche 1ère classe,au sein du laboratoire Chrono-environnement, unité mixte de recherche [UMR6249 CNRS/UFC] dirigée par Hervé Richard, vient de recevoir la médaille de bronze du CNRS. Une jolie récompense pour cette jeune archéologue du laboratoire Chrono-environnement de l'université de Franche-Comté qui cherche à comprendre les dynamiques territoriales des peuples anciens en mêlant les approches géographique, géodésique, historique et archéologique à l'aide de systèmes d'information géographique.

 

Laure Nuninger suit la trace d'une longue série de médailles au laboratoire, avec notamment Michel Magny, paléoclimatologue, et Pierre Pétrequin, ethnoarchéologue, qui se sont vu décerner la médaille d'argent, respectivement en 2006 et 1993.

 

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Sortie du livre "Les Parcs Nationaux en France"

Les parcs nationaux en France


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Le nouvel ouvrage du photographe Patrick Desgraupes "Les Parcs nationaux en France" est paru le 8 octobre 2009 aux Éditions Aubanel.

Sélectionné par Parcs Nationaux de France, cet ouvrage est destiné à "faire rayonner les parcs nationaux en France et dans le reste du monde".

Photographe paysagiste, Patrick Desgraupes a promené sa chambre photographique pendant presque deux ans au cœur des parcs nationaux français.

"Les Parcs nationaux en France" présente des paysages à la faune et la flore foisonnantes : vues imprenables des sommets, lacs majestueux, mais aussi habitants soucieux de leur environnement.

Un livre, richement illustré et accompagné du texte de Michel Fonovich qui souligne la richesse naturelle et culturelle ainsi que la grande diversité de ce patrimoine.

Une seconde partie plus journalistique propose une fiche par parc et une interview de "gens des parcs".

Les Montagnes du Jura Géologie et paysages

Les Montagnes du Jura Géologie et paysages

 

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Sous ce titre, Vincent Bichet, maître de conférences en géosciences à l'Université de Franche-Comté et Michel Campy, professeur émérite à l'Université de Bourgogne nous présentent un magnifique album destiné à nous ouvrir les yeux sur le massif jurassien qui étire son relief en croissant des sommets de la Haute-Chaîne aux coteaux viticoles du Revermont et son histoire sur 400 millions d'années.

Une présentation didactique : chaque thème, abondamment illustré, est traité sur une double page avec à gauche un encart en résumant les principaux traits. 480 photographies de paysages 280 schémas : diagrammes, coupes géologiques et autres documents.

Un ouvrage construit en quatre parties :

Quelques clés pour comprendre la géologie du Jura


Comment se forment les roches ? Pourquoi des couches ? L’horloge des temps géologiques, anticlinaux et synclinaux, la dissolution des calcaires, la morphologie jurassienne…

Les matériaux géologiques jurassiens


L’ensemble des roches constitutives du Jura est présenté, des plus anciennes (socle) aux plus récentes. Leur intérêt pour l’homme est souligné : matériaux de construction, gypse, marnes à tuilerie, pierres « marbrières », minerai de fer, granulat, terres à vignes, réservoirs d’eau…

Les paysages jurassiens expliqués par la géologie

Une soixantaine de sites, choisis dans l’ensemble des montagnes du Jura, illustrent la diversité des paysages jurassiens : les plateaux, les reculées, les faisceaux plissés, la Haute-Chaîne. Leurs caractéristiques morphologiques sont analysées en fonction de leur organisation géologique.

De l’océan aux montagnes du Jura


Les grandes étapes de l’histoire des montagnes du Jura sont reconstituées, depuis le dépôt des premières séries sédimentaires sur un vieux socle raboté, jusqu’aux derniers soubresauts sismiques historiques. La filiation avec le massif alpin est soulignée dans le contexte de la tectonique des plaques.

En expliquant avec simplicité la géologie du Jura à travers l’observation de ses roches et des formes de son relief, les auteurs tentent de donner à chacun, amateurs et curieux de nature, le goût de la contemplation réfléchie de notre cadre naturel et le plaisir de mieux le comprendre.

Un livre indispensable pour les professeurs de Sciences de la Nature et de la Terre. Un regard neuf que le promeneur portera sur les paysages qu'il admire au cours de ses randonnées dans le massif du Jura.

Cet ouvrage paru en septembre 2008 a été vite épuisé. Une réimpression l'a vu réapparaître aux Mots Doubs à Besançon.

André Guyard

Georges Cuvier La révélation des mondes perdus

Georges Cuvier, la révélation des mondes perdus : nouvel ouvrage de Claude Cardot

 

par André Guyard

 

Lors des deux conférences qu'il a prononcées à Montbéliard en septembre et en novembre 2009,  Claude Cardot, éminent spécialiste de l'évolution, a présenté son livre sur Cuvier qui vient tout juste de sortir en librairie, ouvrage que les lecteurs bisontins ont eu l'occasion de feuilleter lors de la manifestation annuelle "les Mots Doubs" les 11-13 septembre dernier à la Gare d'Eau à Besançon.

Gènes, pouvoirs et profits

Gènes, pouvoirs et profits

 

L'ouvrage "Gènes, pouvoirs et profits" de Christophe Bonneuil et Frédéric Thomas est maintenant disponible, en co-éditions Quae (INRA)/ FPH.

Ce livre retrace l'histoire des transformations conjointes de la génétique et de la société depuis cent cinquante ans. Trois grands régimes de production des savoirs et des innovations émergent. Au régime de la semence domestique succède après la seconde guerre mondiale le régime du progrès génétique planifié ; chercheurs et fonctionnaires, en lien avec la profession, produisent et régulent l'innovation variétale pour moderniser la « ferme France ». Ces régulations cèdent ensuite la place au régime contemporain de profit génétique mondialisé, creuset des OGM. Cet ouvrage s'adresse à ceux que l'avenir des semences, de l'alimentation et de la biodiversité préoccupent.

Pour plus d'information sur cet ouvrage ou pour passer une commande :

http://www.quae.com/livre/?gcoi=27380100316660&source=alerts&utm_medium=emailalerts&utm_campaign=alerts


Broché, 624 p., 55 € + 5 € de frais de port.

Les sciences vues par les sciences humaines et sociales

Prisme de tête : les sciences vues

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Lancé depuis trois mois, /Prisme de tête/<http://www.leprisme.eu/blog/> est un nouveau blog participatif qui présente les sciences à travers le prisme des sciences humaines et sociales. Histoire, philosophie, sociologie, droit, didactique, les contributeurs du blog proposent des articles variés, courts et accessibles. Grâce au système des commentaires, chaque billet est l'occasion d'échanges et de réflexions croisées.

*Chaque jeudi un nouvel article de réflexion sur les sciences. Vous pouvez aussi contribuer à Pri(s)me de tête. Les thèmes abordés seront variés - l'histoire des découvertes scientifiques, les femmes et la science, le rôle de l'expert etc. /Prisme de tête /rassemble une communauté de contributeur d'origines variées (chercheurs, étudiants, journalistes), assistée d'une équipe de rédaction permanente.

Agriculture et biodiversité

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Ouvrage de l'expertise scientifique collective INRA, juillet 2009 Éditeur : Quæ, Collection Expertises collectives, Prix : 26 euros

Que sait-on aujourd'hui des impacts de l'agriculture sur la biodiversité ? Quels services la biodiversité peut-elle apporter à l'agriculture ? Ces questions ont mobilisé un groupe d'experts de différentes institutions internationales.