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15/09/2016

Le Hibou Grand Duc

Le roi des hiboux

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Hôte des abords de falaises dans des zones de montagne ou de plaine, le Hibou Grand-Duc est le plus grand des rapaces nocturnes d'Europe. Très discret, il s'installe sur des corniches, des escarpements rocheux, voire même dans les remparts d'un vieux château.

Avec ses 75 cm de haut, il est deux fois plus grand que son congénère le Hibou Moyen-Duc.

 

Les milieux de substitution tels que les carrières offrent un habitat de prédilection à des espèces sensibles et protégées qui trouvent en ces espaces des sites refuges offrant les conditions favorables pour s'y installer notamment pendant la période de reproduction.

 

La plupart des carrières de l'aire urbaine Belfort-Montbéliard, y compris pour certaines encore en exploitation, abritent quelques-unes de ces espèces emblématiques. C'est en observant un groupe de chamois que je découvre la présence d'un Grand-Duc adulte, dérangé par ces ongulés et obligé d'abandonner son reposoir en pleine journée.

 

La chance me sourit une seconde fois quelques semaines plus tard.

Alors que je quitte les lieux en début de soirée, mon regard scrute un pan de falaise à l'entrée du site. À ma grande surprise, je découvre à moins de trente mètres, face à face, droit dans les yeux, un jeune Hibou.

 

Preuve est faite que le rapace n'était pas de passage mais qu'il occupe bien la carrière tout au long de l'année, d'où l'intérêt de conserver ces espaces après leur période d'exploitation.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

11/09/2016

La Perdrix rouge de Madère

La belle Perdrix rouge

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La Perdrix rouge a été introduite avec succès en Grande-Bretagne dans les années 1700, ainsi qu’aux Açores, dans les îles Canaries et à Madère où j'ai pu la photographier dans d'excellentes conditions au cours de l'été 2016.

 

Cette espèce d'origine méditerranéenne est endémique dans le sud-ouest de l’Europe. Les trois-quarts des effectifs nichent dans la péninsule ibérique et les îles Baléares. le reste occupant la France continentale, la Corse et le nord de l’Italie.

 

Cette sous-espèce de Perdrix présente sur l'île de Madère est plus colorée et présente un bec plus fort que la forme nominative.

 

C'est au cours de randonnées en milieux secs et ouverts y compris localement en haute montagne au-dessus de la limite des arbres que j'ai pu surprendre ce très beau gallinacé de 35 cm environ.

 

Surprise, elle adopte un vol puissant et bruyant bien qu’elle préfère fuir le danger en courant.

 

La rencontre avec cette Perdrix très vite rejointe par ses huit poussins fut un moment de pur bonheur au sein d'un environnement minéral volcanique d’exception.

 

Perdrix-rouge-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

07/09/2016

Embrasement

Embrasement

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

L'été indien traversé en ce mois de septembre 2016 s'accompagne parfois de lumières de fin de journée des plus chatoyantes.

 

Le ciel bleu pur est, contrairement à ce que l'on pourrait penser, loin d'être l'idéal en matière de prise de vues.

 

Les formations nuageuses qui se développent alors que le soleil plonge sur l'horizon laissent présager un spectacle de lumières qui embrasera le ciel durant quelques longues minutes.

 

Mais il faut être patient et seul l'épisode pendant lequel le soleil aura disparu du paysage permettra peut-être de profiter de ces lueurs projetées sous les nuages par les derniers rayons balayant le ciel.

 

Anticiper est alors le maître mot pour profiter de ces ambiances tout en gagnant un point haut pour savourer ce que l'horizon va vous dévoiler.

 

C'est sur le plateau de Brognard que j'admire la magie de ces lueurs dont s'imprègnent les nuages dans un jeu d'ombres et de lumières particulièrement étonnant ce soir-là.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Le Chevreuil amoureux et la Chevrette

Matin amoureux

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Ambiance matinale comme je les aime alors que la brume filtre les rayons du soleil levant.

 

Des instants dont il faut profiter au plus vite avant que la chaleur ne dissipe ce voile de brouillard qui semble se lever tel un rideau sur une scène de théâtre, en l'occurrence ici, celui de la nature.

 

L'horizon du plateau d'Allenjoie et de Dambenois me laisse voir un paysage que je redécouvre à chacune de mes balades au gré des saisons et des lumières magiques telles celles de ce matin d'été.

 

Les chemins de campagne me guident entre vieux vergers et cultures dans une atmosphère de nouveau jour. La transparence des jeux de lumière offre à mon regard les sujets que mon objectif m'aide à mettre en scène jusqu'à ce que je surprenne une chevrette jouant à cache-cache derrière des balles de paille.

 

Ma présence à distance la rend prudente; elle ne me lâche pas du regard. C'est un chevreuil qui troublera cet instant, visiblement plus indifférent à moi que madame.

 

Le brocard est semble-t-il bien décidé à séduire la belle me rappelant que la période du rut chez cet ongulé est encore de saison.

 

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Cliché © Dominique Delfino

22/08/2016

Racines tentaculaires

Tentaculaire

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Étonnant le développement de ces racines qui s'étendent en surface à même le sol. Ce cliché réalisé dernièrement à Madère est l'un des reflets d'une luxuriante végétation qui recouvre en grande partie cette petite île perdue au large du Portugal.

 

L'image effectuée avec un objectif grand-angle ne traduit d’ailleurs qu'une partie de l'ensemble des racines tentaculaires qui s'étalent sur le pourtour complet du tronc de cet arbre.

C'est bien entendu une lumière choisie de fin de journée qui permettra de donner le meilleur relief à cette matière végétale pour un rendu photographique plus approprié.

 

Madère fut l'objet tout dernièrement des ''feux de l'actualité''. Pour y être arrivé à ce moment-là, que l'on se rassure, l’île tout entière n'était pas la proie des flammes. Les dégâts, conséquents sur des espaces bien localisés ont alimenté les séquences transmises par la télévision durant plusieurs jours et diffusées en boucle.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

 

20/08/2016

Le Tarier pâtre

Le Tarier pâtre

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

 

Hôte des terrains découverts, en friche, des bords de routes ou des lisières de culture, le Tarier pâtre est un petit passereau discret facile à observer dès que l'on a identifié son territoire.

 

Migrateur partiel, cet oiseau doit disposer de végétation basse pour nicher, de perchoirs pour chasser et de branches hautes pour surveiller son territoire.

 

Les rares endroits naturels en friches contigus à l'espace naturel de l'Allan à Brognard accueillent quelques couples fidèles d'une année sur l'autre à ces milieux.

 

Malheureusement ces terrains conquis par ''les herbes folles'' ne sont pas vus du même œil par tout le monde et souvent, la notion radicale de faire ''propre'' anéantit toute forme de vie au sein de ces étendues.

 

Le chardon très prisé par le Chardonneret et dont le nom est directement lié à cette plante, constitue un des perchoirs de chasse favoris pour le Tarier. Il suffit pour cela de remarquer le tassement des pointes supérieures des plantes pour apprécier la présence régulière de l'oiseau en son sommet qui par ailleurs remue continuellement la queue en agitant les ailes.

 

Un témoignage de biodiversité partagé également par de nombreuses autres espèces au sein de ces milieux, tels que Bruants, Locustelles et autres Fauvettes…

 

Tarier-pâtre-450.jpg

 

 

01/08/2016

Vaches montbéliardes

Cherchez l'erreur...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image réalisée au détour d'un chemin alors que je parcours la campagne du Haut-Doubs par une belle lumière de fin de journée.

 

Je remarque au loin une file indienne animée par des vaches montbéliardes de retour au pré dans une grande discipline après la traite du soir.

 

Je finis par les rejoindre pour photographier le troupeau empruntant ce qui semble être leur sentier habituel.

 

Les vaches manifestent un instinct de curiosité face à ma présence et je découvre à nouveau des animaux dont les cornes ont été coupées pour des raisons de sécurité selon les éleveurs. Cette pratique que je peux comprendre compte tenu des méthodes de travail actuelles, dénature néanmoins complètement leurs portraits, qui sans leurs coiffes ne ressemblent plus à grand chose, à mon avis.

 

Mais sur cette image, cherchez l'erreur, il semblerait que l'une d'entre elles en possède encore, juste pour nous rappeler le bon temps des bêtes à cornes.

 

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Cliché © Dominique Delfino

16/07/2016

Animaux de compagnie

Câlin, tendresse

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et… portraitiste

 

Les portraits représentent une part non négligeable de mon activité de prises de vues. Les petits enfants en famille à la campagne offrent ces moment de bonheur que j'aime mettre en images d'autant plus que les animaux qui nous entourent participent souvent à ces scènes de vie.

 

La petite Cloë âgée de presque deux ans baigne dans cet univers entre chevaux, chèvres naines, lapins et son nouveau compagnon, un petit chien très sociable adopté récemment.

 

Les spécialistes sont unanimes pour souligner que la présence d’un animal à la maison auprès d’un enfant, développe le sens des responsabilités, structure la personnalité, le sécurise, l’apaise. Il facilite le développement de la communication et de l’attention aux autres, déverrouille le monde intérieur de l’enfant, dévoile ses compétences, stimule son imaginaire et sa faculté d’apprendre.

 

Cette image de vacances est à mon goût l'expression de cette nature infantile innocente, avide de découverte, mais à qui l'on doit faire comprendre que tout animal de compagnie n'est pas un jouet.

 

Câlin,-tendresse-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

14/07/2016

Le chêne de Belverne

Le chêne de Belverne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Ce chêne est tout simplement majestueux, superbe et ma fascination pour les vieux arbres est à son comble lorsque je découvre en lisière de forêt ce sujet signalé par l'un de mes amis sur son terrain à Belverne (70).

 

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Hormis les centaines années que compte probablement son âge, la particularité de ce chêne réside dans le développement des deux troncs que comporte l'arbre. Comme pour mieux consolider cette architecture végétale, une branche transversale soudée naturellement par le temps, relie les troncs comme pour mieux renforcer l’équilibre de ce monument naturel.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier,chêne,belverne 70

 

Comment cette branche au cours de sa lente croissance a t-elle pu finalement au contact du tronc voisin se greffer et finir par se souder pour réaliser ce renfort naturel ?

 

Une particularité que l'on peut attribuer au hasard mais qui en tout cas confirme bien l'expression ''le hasard fait bien les choses''.

13/07/2016

Le Guêpier d'Europe dans le Pays de Montbéliard

 Le Guêpier d'Europe s'installe sur le

chantier de Technoland 2 à Brognard

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

En fin de ce mois de juin 2016, la surprise est de taille alors que j'observe en soirée, Petits-Gravelots et autres oiseaux présents sur les terrains en cours de terrassements de l'extension de Technoland 2 à Brognard.

 

Le cri d'un oiseau que je connais bien mais qui n'est pas du tout habituel dans notre secteur m'interroge. Aussitôt, le vol et l'observation d'un couple de Guêpiers d'Europe évoluant sur une petite falaise de terre confirme bien la présence de l'espèce, l'un des oiseaux accroché au talus s'affairant à creuser un terrier.

 

Pas de doute, ce couple que j'observe durant une petite heure a l'air bien décidé à vouloir s'installer sur ce site offrant les particularités requises à la nidification du Guêpier. Cette espèce en pleine expansion, niche en colonie plus ou moins importante, et la présence d'un seul couple me surprend un peu d'autant plus que les Guêpiers nicheurs dans la basse vallée du Doubs (Jura) se sont déjà installés normalement sept semaines plus tôt. Migrateur, le Guêpier d'Europe (Merops apiaster) arrive du sud de l'Afrique en avril-mai pour nicher et repart en août-septembre. Il a été pendant longtemps l'hôte exclusif du Sud européen.

 

Que fait donc ce couple seul à cette période de l'année ?

 

Dès le lendemain matin en retournant sur le site, j'observe à nouveau les oiseaux toujours bien présents et dont la principale activité semble bien de poursuivre le terrassement du terrier dans la falaise destinée à recevoir la ponte. Un travail de longue haleine, qui nécessite plusieurs jours de travail pour creuser cette galerie profonde de plus d'un mètre. La présence d'un troisième oiseau me laisse supposer que d'autres couples pourraient s'installer au sein des falaises ou talus nombreux sur ce chantier. Une observation très minutieuse de cet environnement avec des amis ne permet pas de confirmer cette hypothèse.

 

Au cours des journées qui suivent, les Guêpiers disparaissent durant de longues heures avant de revenir se percher de temps à autres sur un buisson à proximité. Les jours passant, nous ne remarquons plus d'activité sur le creusement du terrier. Terre pas assez meuble ? Tentative de nidification trop tardive ? Oiseaux perturbés par les très mauvaises conditions climatiques de ce printemps ?

 

En attendant des mesures ont été engagées avec les services de la SEDD (Société d'Équipement du Département du Doubs) et l'entreprise Climent pour éviter tous travaux dans la zone concernée afin de préserver temporairement le site en cas de nidification.

 

Nous ne reverrons plus les oiseaux tout au moins durant le temps que nous passerons à essayer de les observer laissant penser qu'ils ont poursuivi leur route vers d'autres horizons, abandonnant un terrier creusé sur près de cinquante centimètres.

 

Néanmoins, cet épisode nous confirme bien que l'aménagement de sites artificiels adaptés, s'inscrivant dans la biodiversité peut tout à fait répondre à des exigences pour l'accueil d'un certain nombre d'espèces animales. Le profil des zones tampons concernées par ces ZAC doit aujourd'hui tenir compte de ces paramètres pour éviter de présenter un profil de terrain stérile qui n'a trop souvent de ''VERT'' que la couverture du dossier qui l'instruit !

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

12/07/2016

Vaches montbéliardes

L'été en balles

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Ce cliché — réalisé le dimanche 10 juillet 2016 au soir près de Trévillers sur le plateau de Maîche —, confirme que l'été s'est bien imposé succédant au printemps catastrophique que nous avons vécu cette année.

 

En ce soir de finale de coupe de l'Euro, tout le monde n'est pas devant son écran de télévision et la priorité pour de nombreux agriculteurs est de profiter de la météo favorable pour achever les travaux de fourrage dans les prairies récemment fauchées. Jusqu'à la tombée de la nuit, nombreux sont les tracteurs qui, dans un va-et-vient permanent, s'attardent à rentrer au plus vite les balles de foin enrubannées tardivement cette année.

 

Tout juste rentré de la traite, un troupeau de vaches montbéliardes complète ce tableau champêtre d'un soir au sein de ce paysage vallonné, avec presque autant de balles que d'animaux, objectif et ''BUT'' atteint par nos agriculteurs pour un travail sans filet !

 

Vaches-montbéliardes-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

 

 

16/06/2016

Au pays des Vautours

 

Au pays des Vautours

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Impossible de ne pas parler des Vautours lorsque l'on évoque les gorges de la Jonte et le Causse Méjean. Le stage photo ''découverte des Cévennes'' organisé dernièrement ne nous laissait pas un jour sans pouvoir observer dans de remarquables conditions ces imposants rapaces au vol planant d'une envergure de 2,40 à 2,80 mètres.

 

Les vautours peuplaient le ciel de la région des Causses jusqu'au XIXe siècle. Les causes de la disparition sont multiples (chasse ou braconnage, ingestion de produits toxiques pas forcément destinés aux oiseaux, disparition de nourriture car les cadavres de brebis sont amenés à l'équarrissage, etc.).

 

Dès le début des années quatre-vingt, le Parc national des Cévennes associé au Fonds d'Intervention des Rapaces met en œuvre la réintroduction du Vautour Fauve puis du Vautour Moine sur un site des falaises de la Jonte.

 

En intervenant rapidement sur les animaux morts, les Vautours contribuent à limiter les épidémies et la pollution organique du milieu (notamment aquatique). Le succès de cette opération permet de compter à ce jour plus de huit cents oiseaux sur cette région et il n'est pas rare que quelques individus remontent animer le ciel de Franche-Comté.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

15/06/2016

Moutons du Causse Méjean

L’harmonie dans le Chaos

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À l’occasion d’un stage photo de découverte des Cévennes au pays des vautours, l’image de ce jour illustre l’une des nombreuses activités thématiques proposées par les animateurs Dominique Delfino et Jean-Louis Vermot-Desroches.

 

La randonnée au Chaos de Nîmes-le-Vieux sur le Causse Méjean, espace minéral ruiniforme, plonge les stagiaires dans un univers insolite. Les jeux de lumière façonnent ces paysages érodés où surgissent des formes étranges que chacun peut interpréter suivant son imagination.

 

Les troupeaux de brebis qui investissent les lieux traduisent l’activité pastorale encore très présente sur ces terres. Leur présence ajoute une touche vivante en parfaite harmonie dans la lumière de ce tableau de fin de journée.

 

Moutons-du-causse-Méjean-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

14/06/2016

Coquelicots

Ils flottent au gré du vent

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Qui n'a pas remarqué ce superbe champ de coquelicots en contrebas de la route face à l'hypermarché entre Montbéliard et Bethoncourt ?

 

Ce terrain demeuré en friche, retrouve une dynamique végétale naturelle, offrant à la flore la possibilité de s'épanouir librement.

 

Petits mammifères, insectes et oiseaux, dont certaines espèces sont protégées, trouvent ici le refuge pour s'y installer le temps d'une saison liée à la reproduction.

 

C'est la couleur rouge pourpre qui s'est imposée durant plusieurs semaines, transformant cet espace en campagne colorée au cœur d'un milieu urbain dense.

 

Malgré la météo capricieuse de ce printemps qui se fait attendre, le coquelicot nous fait songer à l'été, au soleil et nombreux sont les admirateurs qui se sont laissé tenter par quelques photographies.

 

Les fleurs dansantes et souples s'agitent au moindre souffle du vent, les pétales fripés accentuent la fragilité du coquelicot, un spectacle dont il faudra profiter avant que ne s'éteignent ces étincelles de lumière dans le paysage.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

11/06/2016

L'Ouette d'Égypte

Une belle nichée

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Présents maintenant tout au long de l'année, quelques couples d'Ouettes d'Égypte se sont établis sur les vallées de l'Allan et de la Savoureuse.

 

 

Originaire de l'Afrique subsaharienne et de la vallée du Nil, cette espèce a été introduite en Europe au XVIIIe siècle où elle était alors gardée en captivité en tant qu’oiseau d’ornement. Son arrivée en Alsace ne date que de 1971, mais depuis, les effectifs n’ont cessé de progresser.

 

L’espèce s’est bien reproduite et les oiseaux échappés ont constitué des populations qui vivent aujourd’hui dans la nature auprès des espèces sauvages. Son agressivité en période de reproduction peut poser problème vis-à-vis de l’avifaune indigène, que ce soit lors du choix des nids ou lors de la défense de son territoire provoquant une possible interaction négative avec les divers oiseaux d’eau locaux.

 

Et c'est bien le cas pour un couple établi ce printemps sur un étang en bordure de la Savoureuse près de Trévenans. Il a donné naissance à huit poussins qui ont largement pris possession des lieux.

 

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Cliché © Dominique Delfino

31/05/2016

La Cétoine dorée

Le monde des insectes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

L'image de cette semaine est le fruit d'une série de prises de l'un de mes amis Alain se promène rarement sans son appareil photo et ce sont les oiseaux qui retiennent particulièrement son attention, son jardin constituant souvent son terrain de chasse photographique.

 

Le regard porté sur un monde où la diversité est certainement la plus importante, notre photographe en herbe assure chaque année un suivi sur un superbe insecte qui colonise son jardin, la Cétoine dorée (Cetonia aurata).

 

Ce Coléoptère est très commun au jardin. On reconnaît la Cétoine dorée facilement à sa carapace vert métallisé, aux reflets dorés. D'allure assez pataude, elle aime visiter les fleurs où l'on pourra l'observer au milieu des étamines.

 

De la larve à l'adulte, la cétoine est bien utile ! La larve de cétoine est précieuse : elle contribue largement au fonctionnement des écosystèmes en permettant le recyclage de la matière organique. En se nourrissant des déchets végétaux, elle permet leur décomposition en humus.

 

Cétoine-dorée-450.jpg

Cliché © Alain Lejeune

25/05/2016

Le Foulque Macroule

Un appel en trompette

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Souvent pris pour une Poule d'eau par les promeneurs non avertis, le Foulque macroule est présent, parfois même en grand nombre, sur tous les plans d'eau et grandes mares.

 

Les poules d'eau bien qu'assez fréquentes, sont moins nombreuses et plus isolées, leur aspect et même leur comportement étant très différents.

 

Le Foulque macroule présente une petite tête et un cou noirs qui contrastent fortement avec un bec blanc surmonté d'une plaque frontale, également blanche, très caractéristique et impossible à confondre avec la plaque frontale rouge de la Poule d'eau, une espèce plus petite que le Foulque.

 

En dehors de la période de nidification, les Foulques sont très grégaires mais, dès le printemps, elles défendent leur nid avec véhémence en adoptant une posture de menace (tête baissée et ailes déployées).

 

Cette espèce de la famille des rallidés est omnivore, bien que son régime alimentaire soit essentiellement végétarien. L'oiseau s’alimente de végétaux terrestres et aquatiques (joncs, roseaux, graminées…), de petits animaux notamment de mollusques, de larves et d'insectes.

Excellent plongeur, il s'immerge d'un petit saut pour racler les algues du fond de l'eau avant de réapparaître quelques instants plus tard, semblant flotter comme un bouchon.

 

Généralement très bruyants, les Foulques se caractérisent par leurs cris ou appels en trompette qu'ils émettent régulièrement lors de leurs déplacements au fil de l'eau.

 

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Cliché © Dominique Delfino

24/05/2016

Moutons au pâturage

Portrait de campagne

 

par Dominique Delfino

 Photographe naturaliste et animalier

 

Cliché instantané réalisé au détour d'un chemin alors que je me laisse guider par une petite route du Haut-Doubs plongeant dans la vallée du Dessoubre.

 

En cette fin de journée, la lumière à contre-jour m'offre tout au long de cette balade une transparence végétale propre au feuillage printanier qui vient de renaître.

 

Je poursuis mon chemin dans le jeu continuel de lumière en scrutant les moindres détails qui peuvent se mettre en scène face à mon objectif.

 

C'est finalement un tableau champêtre qui capte mon attention. De jeunes moutons au pré sous la vigilance de leur mère ne me lâchent pas du regard dans cet endroit perdu. Le contre-jour dont je profite et la pose prolongée des animaux me laissera le temps de leur tirer le portrait au sein d'un véritable éclairage de studio naturel de campagne.

 

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Cliché © Dominique Delfino

17/05/2016

Le Faisan de Colchide

Le coq en parade

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La floraison des fruitiers et des haies qui arborent les paysages du plateau de Dambenois guident mes balades de fin de journée. Entre cultures et prairies, il n'est pas rare de croiser au sein de ces milieux naturels le chemin d'un gallinacé semi-sauvage haut en couleurs, le Faisan de Colchide.

 

Originaire d’Asie, il est introduit en Europe, dès l’Antiquité, par les Romains. Bien plus tard, lors des différentes croisades, nos preux chevaliers et seigneurs, séduits par ce bel oiseau, le ramènent dans leurs fiefs et comtés. Sa présence est confirmée en Europe Occidentale, dès le IXe siècle, par les peintures de scènes de chasse et de nombreux textes.

 

D’abord réservé aux rois, princes et nobles, la Faisan devient au fil des siècles le gibier de base de nombreux territoires.

 

Ce superbe coq surpris au détour d'une haie me distance très rapidement pour se réfugier dans un champ de céréales, le regard toujours tourné dans ma direction.

 

Son œil vif brille à travers mon téléobjectif le temps d'une série d'images, dans un contraste de couleurs où se mêlent plumage et végétaux.

 

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Cliché © Dominique Delfino

02/05/2016

Mosaïque de colza

Mosaïque de colza

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliiste et animalier

 

En ce printemps 2016, qui n'a pas remarqué la métamorphose de couleurs que subissent nos campagnes depuis quelques semaines ?

 

Le colza semble avoir pris le dessus au sein des parcelles agricoles et sa floraison se maintient particulièrement bien dans le temps cette saison. En revanche, le maïs n'est pas sorti du sol car le début d'année trop pluvieux ne permettait pas le travail de la terre et qu'il n'a pas encore été semé m'explique un agriculteur.

 

Je profite d'une très belle lumière de début de soirée en ce dimanche 8 mai pour prendre de la hauteur et redécouvrir à vol d'oiseau ces paysages dans les environs de Montbéliard.

 

Très vite, les parcelles d'un jaune lumineux se dessinent à l'horizon de la campagne environnante mais s'affichent également aux portes de l'agglomération, contrastant entre agriculture et urbanisme.

 

C'est l'immensité de certaines parcelles qui surprend par leur taille tel un gigantesque damier vu du ciel. L'exploitation de terrains à une échelle bien moindre offre des cultures qui s'imbriquent les unes dans les autres comme en témoigne cette image de mosaïque végétale.

 

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Cliché © Dominique Delfino

01/05/2016

Tableau de printemps

Tableau de printemps

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

La floraison des cerisiers s'inscrit dans les paysages de printemps de manière temporelle.

 

La météo variable d'une année sur l'autre conditionne l'épanouissement des arbres fruitiers à cette saison profitant d'un développement des fleurs plus ou moins remarquable.

 

Si les cerisiers arborent cette parure de manière simultanée, il suffit de légères différences d'altitude et d'exposition pour constater des niveaux de floraison souvent très différents.

 

En parcourant les très beaux vergers de Vandoncourt en fin de journée, au détour de nombreux chemins, je finis par me retrouver sur les hauteurs du village de Glay. Les cerisiers éclairés par le soleil couchant illuminent ce paysage champêtre et se détachent de la vallée qui, progressivement, plonge dans l'ombre.

 

Un tableau de printemps fugace dont il ne fallait pas se priver, particulièrement cette année 2016 marquée par une météo très instable.

 

Tableau-de-printemps-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

24/04/2016

Crosses de scolopendre

Cœur végétal

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

La période que nous traversons en ce début de printemps 2016 est certainement la plus extraordinaire de l'année à mon goût.

 

L'explosion végétale que connaît cette saison offre à notre regard une palette de transparences de verdure de toute nature accompagnant la floraison des arbres fruitiers et des haies qui arborent nos campagnes.

 

Mon regard se porte sur la vétation naissante en bordure de ruisseau et en particulier sur cette variété de fougère dont le graphisme est empreint de la plus grande poésie. Il s'agit de la fougère scolopendre (Asplenium scolopendrium). On la rencontre parfois accrochée à la paroi d'un puits ou d'un mur en pierre, le long d'une cascade ou à la lisière d'un bois. Ses longues frondes entières (environ 40 cm), pointues au sommet et aux bords plus ou moins ondulés, lui ont valu des appellations plus imagées, comme langue de bœuf ou, encore, langue de cerf.

 

Au cœur de mon l'objectif, le tête à tête de ces deux jeunes fougères donne une autre image que chacun pourra interpréter suivant son imagination.

Fougères-en-crosse-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

  

13/04/2016

Mouflons en Baie de Somme

Rencontre insolite

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Cet animal ne compte pas parmi les mammifères que l’on peut surprendre dans le Pays de Montbéliard et pour cause, l’origine de ce cliché provient tout droit de Baie de Somme.

 

En déplacement avec des amis pour le rendez-vous annuel du festival de l’oiseau où j'anime un stage de photographie de nature et au cours duquel les balades font partie du quotidien.

 

Lors d’une de ces promenades dans le domaine du Marquenterre, quelle ne fut pas notre surprise au détour d’un chemin de croiser une compagnie de sangliers avec ses marcassins immédiatement suivie d’une harde de mouflons à portée d’objectif.

 

Cette rencontre furtive présente un caractère exceptionnel par le fait d’une concentration étonnante de mâles porteurs de cornes attestant d’un certain âge.

 

Animal plutôt méditerranéen, sa présence en Baie de Somme est due à une introduction dans les années 90 par le propriétaire de l’époque. La population de cet animal discret compte aujourd’hui environ 200 individus.

 

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Cliché © Dominique Delfino

12/04/2016

Grenouille rousse : période de ponte

Rana_temporaria-200.jpgPontes en eau calme

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Symbole que le printemps est bien installé, les pontes de Grenouilles rousses témoignent de l'activité de ce batracien en cette période de reproduction.

 

Les Grenouilles rousses sortent de leur période d’hibernation dès la fin du mois de février. Elles entament alors des migrations massives vers leur lieu de ponte, ces grenouilles étant bien souvent fidèles à leur site de reproduction d'origine constitué généralement par des pièces d'eau stagnante (mares, fossés, ornières forestières), des dépressions inondables, des ruisseaux.

 

La femelle pond de 700 à 4 500 œufs en amas gélatineux, déposés sur le fond, sur la végétation ou flottant à la surface d'eaux peu profondes. Elle quitte ensuite l'eau tandis que le mâle y reste plus longtemps pour s'accoupler avec d'autres femelles et féconder les œufs.

 

Équipé d'une protection étanche, j'immerge mon appareil photo sous l'eau pour découvrir les grappes d'œufs reposant sur la végétation. Cette vision subaquatique au cœur de ce biotope me plonge dans ce monde qui verra prochainement s'animer des centaines de têtards ayant survécu aux prédateurs, à l'assèchement de leur site de reproduction ou à la pollution.

 

Une image qui me rappelle les cours élémentaires de sciences naturelles avec ce sujet captivant sur l'évolution d'une espèce qui intéresse toujours les enfants.

 

Grenouille-rousse-ponte-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

29/03/2016

Le Pygargue vocifère

Toutes griffes déployées...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le groupe que j'accompagne au Kenya lors d'un safari photo au Kenya en ce mois de mars 2016, a rejoint au Nord de Nairobi le Lac Baringo pour un séjour de quelques jours avant de retrouver la réserve du Masaï-Mara non loin de la frontière avec la Tanzanie.

 

Situé dans la vallée du grand rift, cet important lac d'eau douce d'une superficie un peu inférieure à celle du lac de Neuchâtel, est le refuge d'une multitude d'oiseaux aquatiques. Son niveau peut varier au cours du temps de façon très importante, un marnage de plusieurs mètres ayant été constaté ces dernières années.

 

La barque est le moyen idéal pour observer et approcher les oiseaux qui fréquentent les rives du lac. Nous l'emprunterons chaque jour dès le lever de soleil pour progresser à leur découverte.

 

Le spectacle est assuré par un aigle pêcheur : le Pygargue vocifère, dont plusieurs dizaines de couples sont établis sur ce lac.

 

Tous les matins, les rapaces sont habitués à venir capturer, non loin des embarcations, le poisson que les pêcheurs ou les guides naturalistes jettent à l'eau.

 

L'observation et le moment sont intenses dès lors que le rapace quitte son perchoir. Il arrive progressivement de face, le regard perçant, virant soudainement sur l'aile, pattes tendues en avant, toutes serres déployées, se préparant à capturer sa proie à la surface de l'eau. La prise réussie, il regagne alors son poste d'observation pour manger son poisson en se manifestant souvent par un cri puissant que nous prenons pour un signe de satisfaction ou de remerciement !

 

Une scène d'action que les photographes du groupe ne manqueront pas de saisir, mais un exercice de style qu'il convient souvent de reprendre afin de coordonner la technique photo.

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Cliché © Dominique Delfino

21/03/2016

La Cigogne noire

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalierLa Cigogne noire Ciconia nigra

 

On rencontre de plus en plus fréquemment cet oiseau dans l'Est de la France : la Cigogne noire. En ce printemps 2016, notre ami Dominique Delfino a réussi de fabuleuses photos de cet échassier dans le Pays de Montbéliard (voir texte et illustrations ci-dessous).

 

[Il s'agit d'une observation hors du commun réalisée par Dominique Delfino au cours de la dernière semaine de mars 2016 dans un petit affluent du Doubs. La série d'images qu'il a réalisée est inédite. Le photographe lève le voile de son affût pour nous faire partager et découvrir aujourd'hui cet instant vécu au cœur de la vie de la Cigogne noire.]

 

"À mon retour d'Afrique, je décide de reprendre la température locale en me postant en fin de journée sur le bord d'un ruisseau pour y observer le va-et-vient des oiseaux, en particulier celui du Cincle plongeur.

 

Alors que depuis près d'une heure rien se semble vouloir se manifester, je distingue loin de moi une masse sombre s'animer dans les branchages au bord de l'eau sans avoir pu identifier l'animal qui soudain disparaît.

 

Surprise de taille, lorsque celui-ci réapparaît en présentant son long bec rouge ! C'est bien une Cigogne noire en halte migratoire profitant de ce milieu humide pour se nourrir.

 

L'échassier m'ignore totalement et le caractère très farouche de cette espèce implique la plus grande discrétion de ma part à travers les mouvements de mon téléobjectif. Progressivement la Cigogne remonte le ruisseau, chassant souvent la tête sous l'eau pour y déloger en particulier les grenouilles rousses dont elle est friande.

 

Agile, rapide, précise le spectacle est unique je n'en crois pas mes yeux. La Cigogne finit par chasser à une dizaine de mètres en face de moi dans des conditions de prises de vues exceptionnelles, m'autorisant même la réalisation d'une séquence vidéo.

 

La Cigogne noire est moins connue que sa cousine blanche. Plus discrète et farouche, elle fuit l'Homme et installe son nid au cœur des grands massifs forestiers.

 

Classée rouge sur la liste des oiseaux rares et protégés, cette espèce compte une cinquantaine de couples nicheurs connus en France et fait l'objet d'un suivi scientifique tout particulier. L'observation de ce superbe adulte non bagué complète les données sur l'étude conduite par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) de cet échassier dans notre région."

 

[Une rencontre que le photographe n'est pas près d'oublier, mais que les images permettent de revivre dans une ambiance aquatique de rêve…]

 

Détermination : 95 cm. Légèrement plus petite que la Cigogne blanche elle s'en distingue par son plumage noir brillant, à l'exception du bas de la poitrine et du ventre blancs. Longues pattes, long cou et bec très allongé. Corps élancé. Sexes semblables. Presque toujours farouche et solitaire.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Voix : Très étendue, du hoquet enroué au bruit d'affûtage de scie ; diverses notes musicales au son guttural. Claquements de bec moins fréquents que chez la Cigogne blanche. À l'arrivée d'un intrus dans le nid, elle émet des sons aigus.

 

Vol : Bat lentement des ailes, le cou et les pattes tendus. Vol puissant et régulier.

 

Habitat : Cigogne vivant près des eaux douces des basses terres ou à moyenne altitude dans les anciens massifs montagneux dans les forêts abritant des cours d'eau, des eaux dormantes, des marécages, dans des prairies humides et des roselières. On la trouve également dans des plaines et des forêts inondées ou dans des bosquets denses de hêtres, chênes ou pins. Elle niche à grande hauteur dans les arbres des forêts.

 

Pour se nourrir, la Cigogne noire sonde les eaux peu profondes. Elle consomme des poissons, des batraciens, des insectes, des coquillages, des crabes, des petits reptiles, des oiseaux et des rongeurs.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Comportements : Fin mars, les cigognes noires effectuent une parade nuptiale différente de celle de leurs consœurs les cigognes blanches. Le couple effectue de grands vols nuptiaux et effectue un cérémonial compliqué, balançant le cou d'un côté à l'autre en le faisant onduler. En même temps, la queue se déploie en éventail et l'on peut voir les plumes blanches de sa base.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

Nidification : La Cigogne noire occupe le nid des années précédentes. c'est un nid volumineux fait avec des matériaux trouvés sur place, composé de branches et branchettes, tapissé de mousse, d'herbe et de feuilles, amalgamées avec de la terre. Le nid se situe dans les épais bosquets de hêtres, chênes et pins, et plus fréquemment sur les corniches des falaises, toujours près de l'eau, d'une zone découverte, à au moins une douzaine de mètres du sol.

La femelle pond 3 à 5 œufs blancs. L'incubation assurée par le couple dure de 38 à 42 jours. Les jeunes sont nourris par les deux parents qui régurgitent de la nourriture dans le nid. Les cigogneaux quittent le nid au bout de 65 à 70 jours. À la fin de la reproduction, la Cigogne noire abandonne le site.

 

Distribution :(voir la carte IUCN ci-dessous)

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Nota : Les cartes de distribution sont à interpréter avec beaucoup de précautions. Elles donnent une idée de la répartition globale des espèces et non pas une géolocalisation précise. Les zones de distribution étant géopolitiques, si une espèce est présente dans une partie du pays, c'est l'ensemble du pays qui est sélectionné. Pour une distribution plus précise, consultez le site de l'IUCN.

 

Sources :

 

— Courriel de Dominique Delfino

— Site  Oiseaux-net

 

19/03/2016

Lionne & lionceau

D'un pas assuré...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

De retour du Kenya en cette fin mars 2016, je me suis plongé dans la sélection des images réalisées lors de ce safari-photo. Ce cliché fait partie de mes coups de cœur, les images de fauves avec leurs jeunes étant toujours synonymes de grande tendresse.

 

Dès le début du séjour, nous découvrons cette lionne en compagnie de son lionceau qui, selon notre guide, était jusque là bien caché à l'abri des prédateurs. Un seul jeune pour cette mère qui a certainement perdu son ou ses autres petits dans la dure loi du plus fort au sein de la savane africaine.

 

Les scènes de jeu avec sa mère entrecoupées de longues tétées et de grands moments de sommeil rythment la journée du jeune félin. En compagnie des autres lionnes, la mère et son petit se déplacent de temps à autre sur d'autres sites, la lionne entraînant son lionceau dans ses pas à la découverte de cet environnement.

 

D'un pas assuré le jeune animal précède l'adulte qui veille sur lui attentivement. Le lionceau marche avec assurance, jetant de temps à autre un regard en direction de sa mère et laissant penser que lui seul ouvre la marche. Encore trop vulnérable, il restera à l'abri en toute sécurité, caché dans un buisson pendant que sa mère chasse.

 

Une image, qui, à mon goût, traduit toute la puissance et la fragilité de la vie dans ces espaces sauvages.

 

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Cliché © Dominique Delfino

Girafes et zèbre

Le Masaï Mara en 3D

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Cette image provient tout droit d'Afrique où je séjourne actuellement (19 mars 2016), encadrant un safari photo dans la réserve du Masaï Mara (Kenya).

 

Basé dans un camp de brousse géré par mon ami Tony Crocetta, un lieu idéalement placé au bord de la rivière Mara. Le groupe que j'accompagne s'imprègne dès le lever du jour de l'ambiance et de la richesse de la faune sauvage. La recherche d'espèces emblématiques telles que les grands félins occupe une bonne partie de nos journées. La rencontre avec des animaux moins discrets mais tout aussi intéressants nous procure des émotions particulières propices à des prises de vues remarquables.

 

Telle en témoigne cette image de ces deux girafes Masaï prenant naturellement de la hauteur sur ce zèbre des plaines.

 

Girafes-450.jpg

01/03/2016

Hippocampe de glace

Hippocampe de glace

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les écarts de température et les giboulées météorologiques de ce début du mois de mars 2016 s'inscrivent dans cette tradition de saison. C'est en posant le regard sur la vitre de ma véranda recouverte d'eau glacée que je découvre le graphisme de ce monde minéral.

 

Je me plonge alors dans le détail de ces formations éphémères pour y découvrir de véritables tableaux abstraits laissant libre cours à l'imagination.

 

L'objectif macro permet alors de me promener sur cette surface de glace tout en scrutant les moindres détails pour m'arrêter sur les formes particulières qui retiennent mon attention.

 

L'image que je réalise me rappelle celle d'un hippocampe que la transparence de la lumière à travers la glace semble animer avec les gouttes d'eau qui ruissellent en dégelant progressivement.

 

[Un petit coup de fraîcheur que le photographe montbéliardais va vite oublier. En déplacement depuis peu au Kenya où il encadre un safari-photo, l'image de la semaine prochaine devrait présenter un caractère exotique si la liaison internet dans la savane le permet.]

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

24/02/2016

Le vieil arbre

Monument naturel

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Il fallait vite profiter de l'épisode neigeux de la semaine dernière afin de réaliser quelques images de C'est le graphisme qui retient mon attention dans la blancheur matinale et le vieux fruitier isolé dans un pré au bout de ma rue est à l'image du sujet que je recherche au cours de cette balade.

 

Ce pommier dont le tronc ne supporte plus que cette branche est un symbole des années qui passent. Il se dresse encore sur l'horizon comme le gardien de cet espace, la neige semblant figer le temps.

 

Grâce au propriétaire conscient de l'intérêt des vieux arbres pour les oiseaux et les chauves-souris, ce fruitier que j'observe depuis près de trente ans a vu ses vieilles branches occupées par le Pic vert, le Pic épeiche, le Torcol fourmilier, le Grimpereau des jardins, la Sitelle torchepot, l'Étourneau sansonnet. La Chouette chevêche devenue rare aujourd'hui est certainement l'espèce qui a le plus souffert de la disparition de ces vieux arbres qui lui offraient les cavités naturelles pour se reproduire.

 

Il faut alors sans cesse rappeler qu'un arbre a sa place dans la nature même s'il ne produit plus de fruits et que seuls la météo et le temps décideront de son sort.

 

Respect pour les agriculteurs qui, malgré leurs imposantes machines de travail, prennent la peine de contourner ces vieux arbres souvent isolés parmi les parcelles de cultures et s'élevant comme de véritables monuments naturels qu'il conviendrait de classer.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino