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29/03/2016

Le Pygargue vocifère

Toutes griffes déployées...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Le groupe que j'accompagne au Kenya lors d'un safari photo au Kenya en ce mois de mars 2016, a rejoint au Nord de Nairobi le Lac Baringo pour un séjour de quelques jours avant de retrouver la réserve du Masaï-Mara non loin de la frontière avec la Tanzanie.

 

Situé dans la vallée du grand rift, cet important lac d'eau douce d'une superficie un peu inférieure à celle du lac de Neuchâtel, est le refuge d'une multitude d'oiseaux aquatiques. Son niveau peut varier au cours du temps de façon très importante, un marnage de plusieurs mètres ayant été constaté ces dernières années.

 

La barque est le moyen idéal pour observer et approcher les oiseaux qui fréquentent les rives du lac. Nous l'emprunterons chaque jour dès le lever de soleil pour progresser à leur découverte.

 

Le spectacle est assuré par un aigle pêcheur : le Pygargue vocifère, dont plusieurs dizaines de couples sont établis sur ce lac.

 

Tous les matins, les rapaces sont habitués à venir capturer, non loin des embarcations, le poisson que les pêcheurs ou les guides naturalistes jettent à l'eau.

 

L'observation et le moment sont intenses dès lors que le rapace quitte son perchoir. Il arrive progressivement de face, le regard perçant, virant soudainement sur l'aile, pattes tendues en avant, toutes serres déployées, se préparant à capturer sa proie à la surface de l'eau. La prise réussie, il regagne alors son poste d'observation pour manger son poisson en se manifestant souvent par un cri puissant que nous prenons pour un signe de satisfaction ou de remerciement !

 

Une scène d'action que les photographes du groupe ne manqueront pas de saisir, mais un exercice de style qu'il convient souvent de reprendre afin de coordonner la technique photo.

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Cliché © Dominique Delfino

21/03/2016

La Cigogne noire

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalierLa Cigogne noire Ciconia nigra

 

On rencontre de plus en plus fréquemment cet oiseau dans l'Est de la France : la Cigogne noire. En ce printemps 2016, notre ami Dominique Delfino a réussi de fabuleuses photos de cet échassier dans le Pays de Montbéliard (voir texte et illustrations ci-dessous).

 

[Il s'agit d'une observation hors du commun réalisée par Dominique Delfino au cours de la dernière semaine de mars 2016 dans un petit affluent du Doubs. La série d'images qu'il a réalisée est inédite. Le photographe lève le voile de son affût pour nous faire partager et découvrir aujourd'hui cet instant vécu au cœur de la vie de la Cigogne noire.]

 

"À mon retour d'Afrique, je décide de reprendre la température locale en me postant en fin de journée sur le bord d'un ruisseau pour y observer le va-et-vient des oiseaux, en particulier celui du Cincle plongeur.

 

Alors que depuis près d'une heure rien se semble vouloir se manifester, je distingue loin de moi une masse sombre s'animer dans les branchages au bord de l'eau sans avoir pu identifier l'animal qui soudain disparaît.

 

Surprise de taille, lorsque celui-ci réapparaît en présentant son long bec rouge ! C'est bien une Cigogne noire en halte migratoire profitant de ce milieu humide pour se nourrir.

 

L'échassier m'ignore totalement et le caractère très farouche de cette espèce implique la plus grande discrétion de ma part à travers les mouvements de mon téléobjectif. Progressivement la Cigogne remonte le ruisseau, chassant souvent la tête sous l'eau pour y déloger en particulier les grenouilles rousses dont elle est friande.

 

Agile, rapide, précise le spectacle est unique je n'en crois pas mes yeux. La Cigogne finit par chasser à une dizaine de mètres en face de moi dans des conditions de prises de vues exceptionnelles, m'autorisant même la réalisation d'une séquence vidéo.

 

La Cigogne noire est moins connue que sa cousine blanche. Plus discrète et farouche, elle fuit l'Homme et installe son nid au cœur des grands massifs forestiers.

 

Classée rouge sur la liste des oiseaux rares et protégés, cette espèce compte une cinquantaine de couples nicheurs connus en France et fait l'objet d'un suivi scientifique tout particulier. L'observation de ce superbe adulte non bagué complète les données sur l'étude conduite par la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) de cet échassier dans notre région."

 

[Une rencontre que le photographe n'est pas près d'oublier, mais que les images permettent de revivre dans une ambiance aquatique de rêve…]

 

Détermination : 95 cm. Légèrement plus petite que la Cigogne blanche elle s'en distingue par son plumage noir brillant, à l'exception du bas de la poitrine et du ventre blancs. Longues pattes, long cou et bec très allongé. Corps élancé. Sexes semblables. Presque toujours farouche et solitaire.

 

cigogne noire,dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

 

Voix : Très étendue, du hoquet enroué au bruit d'affûtage de scie ; diverses notes musicales au son guttural. Claquements de bec moins fréquents que chez la Cigogne blanche. À l'arrivée d'un intrus dans le nid, elle émet des sons aigus.

 

Vol : Bat lentement des ailes, le cou et les pattes tendus. Vol puissant et régulier.

 

Habitat : Cigogne vivant près des eaux douces des basses terres ou à moyenne altitude dans les anciens massifs montagneux dans les forêts abritant des cours d'eau, des eaux dormantes, des marécages, dans des prairies humides et des roselières. On la trouve également dans des plaines et des forêts inondées ou dans des bosquets denses de hêtres, chênes ou pins. Elle niche à grande hauteur dans les arbres des forêts.

 

Pour se nourrir, la Cigogne noire sonde les eaux peu profondes. Elle consomme des poissons, des batraciens, des insectes, des coquillages, des crabes, des petits reptiles, des oiseaux et des rongeurs.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Comportements : Fin mars, les cigognes noires effectuent une parade nuptiale différente de celle de leurs consœurs les cigognes blanches. Le couple effectue de grands vols nuptiaux et effectue un cérémonial compliqué, balançant le cou d'un côté à l'autre en le faisant onduler. En même temps, la queue se déploie en éventail et l'on peut voir les plumes blanches de sa base.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

Nidification : La Cigogne noire occupe le nid des années précédentes. c'est un nid volumineux fait avec des matériaux trouvés sur place, composé de branches et branchettes, tapissé de mousse, d'herbe et de feuilles, amalgamées avec de la terre. Le nid se situe dans les épais bosquets de hêtres, chênes et pins, et plus fréquemment sur les corniches des falaises, toujours près de l'eau, d'une zone découverte, à au moins une douzaine de mètres du sol.

La femelle pond 3 à 5 œufs blancs. L'incubation assurée par le couple dure de 38 à 42 jours. Les jeunes sont nourris par les deux parents qui régurgitent de la nourriture dans le nid. Les cigogneaux quittent le nid au bout de 65 à 70 jours. À la fin de la reproduction, la Cigogne noire abandonne le site.

 

Distribution :(voir la carte IUCN ci-dessous)

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Nota : Les cartes de distribution sont à interpréter avec beaucoup de précautions. Elles donnent une idée de la répartition globale des espèces et non pas une géolocalisation précise. Les zones de distribution étant géopolitiques, si une espèce est présente dans une partie du pays, c'est l'ensemble du pays qui est sélectionné. Pour une distribution plus précise, consultez le site de l'IUCN.

 

Sources :

 

— Courriel de Dominique Delfino

— Site  Oiseaux-net

 

19/03/2016

Lionne & lionceau

D'un pas assuré...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

De retour du Kenya en cette fin mars 2016, je me suis plongé dans la sélection des images réalisées lors de ce safari-photo. Ce cliché fait partie de mes coups de cœur, les images de fauves avec leurs jeunes étant toujours synonymes de grande tendresse.

 

Dès le début du séjour, nous découvrons cette lionne en compagnie de son lionceau qui, selon notre guide, était jusque là bien caché à l'abri des prédateurs. Un seul jeune pour cette mère qui a certainement perdu son ou ses autres petits dans la dure loi du plus fort au sein de la savane africaine.

 

Les scènes de jeu avec sa mère entrecoupées de longues tétées et de grands moments de sommeil rythment la journée du jeune félin. En compagnie des autres lionnes, la mère et son petit se déplacent de temps à autre sur d'autres sites, la lionne entraînant son lionceau dans ses pas à la découverte de cet environnement.

 

D'un pas assuré le jeune animal précède l'adulte qui veille sur lui attentivement. Le lionceau marche avec assurance, jetant de temps à autre un regard en direction de sa mère et laissant penser que lui seul ouvre la marche. Encore trop vulnérable, il restera à l'abri en toute sécurité, caché dans un buisson pendant que sa mère chasse.

 

Une image, qui, à mon goût, traduit toute la puissance et la fragilité de la vie dans ces espaces sauvages.

 

Lionne-&-lionceau-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

Girafes et zèbre

Le Masaï Mara en 3D

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Cette image provient tout droit d'Afrique où je séjourne actuellement (19 mars 2016), encadrant un safari photo dans la réserve du Masaï Mara (Kenya).

 

Basé dans un camp de brousse géré par mon ami Tony Crocetta, un lieu idéalement placé au bord de la rivière Mara. Le groupe que j'accompagne s'imprègne dès le lever du jour de l'ambiance et de la richesse de la faune sauvage. La recherche d'espèces emblématiques telles que les grands félins occupe une bonne partie de nos journées. La rencontre avec des animaux moins discrets mais tout aussi intéressants nous procure des émotions particulières propices à des prises de vues remarquables.

 

Telle en témoigne cette image de ces deux girafes Masaï prenant naturellement de la hauteur sur ce zèbre des plaines.

 

Girafes-450.jpg

01/03/2016

Hippocampe de glace

Hippocampe de glace

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Les écarts de température et les giboulées météorologiques de ce début du mois de mars 2016 s'inscrivent dans cette tradition de saison. C'est en posant le regard sur la vitre de ma véranda recouverte d'eau glacée que je découvre le graphisme de ce monde minéral.

 

Je me plonge alors dans le détail de ces formations éphémères pour y découvrir de véritables tableaux abstraits laissant libre cours à l'imagination.

 

L'objectif macro permet alors de me promener sur cette surface de glace tout en scrutant les moindres détails pour m'arrêter sur les formes particulières qui retiennent mon attention.

 

L'image que je réalise me rappelle celle d'un hippocampe que la transparence de la lumière à travers la glace semble animer avec les gouttes d'eau qui ruissellent en dégelant progressivement.

 

[Un petit coup de fraîcheur que le photographe montbéliardais va vite oublier. En déplacement depuis peu au Kenya où il encadre un safari-photo, l'image de la semaine prochaine devrait présenter un caractère exotique si la liaison internet dans la savane le permet.]

 

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Cliché © Dominique Delfino

24/02/2016

Le vieil arbre

Monument naturel

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Il fallait vite profiter de l'épisode neigeux de la semaine dernière afin de réaliser quelques images de C'est le graphisme qui retient mon attention dans la blancheur matinale et le vieux fruitier isolé dans un pré au bout de ma rue est à l'image du sujet que je recherche au cours de cette balade.

 

Ce pommier dont le tronc ne supporte plus que cette branche est un symbole des années qui passent. Il se dresse encore sur l'horizon comme le gardien de cet espace, la neige semblant figer le temps.

 

Grâce au propriétaire conscient de l'intérêt des vieux arbres pour les oiseaux et les chauves-souris, ce fruitier que j'observe depuis près de trente ans a vu ses vieilles branches occupées par le Pic vert, le Pic épeiche, le Torcol fourmilier, le Grimpereau des jardins, la Sitelle torchepot, l'Étourneau sansonnet. La Chouette chevêche devenue rare aujourd'hui est certainement l'espèce qui a le plus souffert de la disparition de ces vieux arbres qui lui offraient les cavités naturelles pour se reproduire.

 

Il faut alors sans cesse rappeler qu'un arbre a sa place dans la nature même s'il ne produit plus de fruits et que seuls la météo et le temps décideront de son sort.

 

Respect pour les agriculteurs qui, malgré leurs imposantes machines de travail, prennent la peine de contourner ces vieux arbres souvent isolés parmi les parcelles de cultures et s'élevant comme de véritables monuments naturels qu'il conviendrait de classer.

 

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Cliché © Dominique Delfino

21/02/2016

La Mésange bleue

Jolie Mésange bleue

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Familière, peu farouche, téméraire malgré sa petite taille, la Mésange bleue est un oiseau particulièrement dynamique qui ne passe pas inaperçu.

 

C’est l'un des oiseaux du jardin les plus colorés. Elle se différencie facilement de la Mésange charbonnière par sa taille plus réduite (11 — 11,5 cm), son absence de barre verticale noire sur le plastron et le dessus de sa tête bleu.

 

Très belliqueuse, elle n’hésite pas à chasser les autres mésanges et oiseaux de plus grosse taille pour accéder à la nourriture. Ce comportement est particulièrement visible autour des mangeoires.

 

À partir de l’automne, son caractère sociable est particulièrement visible. Elle se regroupe avec d’autres mésanges (même d’espèces différentes) pour voler d’arbre en arbre à la recherche de nourriture. Elle est omnivore et se repaît aussi bien de graines que de chenilles (son mets de prédilection).

 

La Mésange bleue occupe volontiers les nichoirs installés à son attention et adopte un comportement territorial au moment de la reproduction. Ainsi dès la mi-mars, les couples défendent farouchement leur territoire et le site de nidification dans lequel sera construit un nid particulièrement douillet pour recevoir la ponte.

 

Mais en attendant, profitons encore quelques temps des mangeoires pour l'observer à portée de fenêtre et d'objectif, tout en s'assurant que les chats ne puissent y accéder.

 

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Cliché Dominique Delfino

 

13/02/2016

Croisement d'avions

Priorité à gauche

 

par Dominique Delfino

Photographe

 

Il est facile de constater en levant les yeux au ciel que celui-ci est particulièrement bien encombré par moments, en témoignent les traînées blanches de la condensation de vapeur d'eau produite par les avions.

 

Les couloirs aériens se dessinant au-dessus de nos têtes nous font régulièrement découvrir le trafic aérien qui s'y déroule, la croisée de ces axes de vol transformant parfois le ciel en lignes de mire.

Qui n'a jamais remarqué une scène insolite à l'occasion de l'une de ces observations plus particulièrement au soleil couchant. Celle que je viens de photographier revêt un caractère particulier.

 

En observant la trajectoire de ces deux avions, je compris que le point de convergence pouvait se produire de façon étonnante me faisant me précipiter sur mon téléobjectif à portée de main afin de saisir cet instant en plein ciel.

 

L'illusion produite par la distance au sol laisse penser que les avions se sont frôlés, même si la différence d'altitude les éloignait considérablement. Néanmoins, certains passagers ont pu juger un bref instant de leurs trajectoires respectives même à la vitesse d'une fusée comme j'ai pu le vivre une fois dans ces conditions de vol.

 

De toute évidence, vu du plancher des vaches, la priorité à gauche semble de rigueur en vol surtout lorsque l'on fait face à un très gros porteur !

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Cliché © Dominique Delfino

31/01/2016

Cascade et tuffière

Cascade fougueuse

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Qu'elle est belle cette cascade de Roches alimentée par les pluies de ces derniers jours ruisselant du plateau supérieur de Roches les Blamont !

 

Pour accéder à cette formation de tuf sur laquelle s'écoule l'eau vive, il suffit d'emprunter près du temple le chemin qui s'engage dans la forêt avant de rejoindre la fontaine du même nom, toute aussi charmante.

 

À peine plus loin à votre droite, le petit sentier vous conduira au pied de la cascade, mais il faut en profiter au passage pour observer la cascade depuis le haut.

 

Une tufière est un site formé par une roche sédimentaire calcaire appelée tuf calcaire ou travertin. C’est l’eau provenant d’une source calcaire proche qui est à l’origine de ces concrétions et leur donne un aspect insolite.

 

La Cascade de Roches les Blamont s'impose dans ce style au Pays de Montbéliard et son accès très facile même par une météo pluvieuse permet de la contempler au plus soutenu de son débit.

 

Les plus courageux pourront même s'engager dans la petite grotte profitant ainsi de la chute d'eau à l'intérieur de la cascade.

 

Et pour le photographe, trépied-photo et clic-clac en vitesse lente transformeront les filets d'eau qui s'écoulent en rideaux aquatiques sur un écrin de mousse.

Cascade-Delfino-450.jpg

Cliché © Dominique Delfino

 

Comportement territorial du Cygne tuberculé

À fleur d'eau

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est l'image d'ambiance que je privilégie dans le domaine de la photographie animalière et le cliché qui illustre la rubrique de cette semaine répond à mon goût aux critères de cette définition.

 

À l’affût dans la plaine de l’Allan, ce sont des rapaces qui retiennent mon attention, mais l'agitation bruyante d'un couple de cygnes tuberculés sur un étang proche finit par changer mon ''mon objectif d'épaule'' pour me concentrer sur ces oiseaux.

 

Le comportement territorial d'un mâle dominant cherchant à s'imposer sur ce secteur, contraint le cygne à affronter et chasser les concurrents sur le plan d'eau en engageant des courses poursuites spectaculaires avant l'envol.

 

Les conditions de ce contre-jour sont en ma faveur, m’offrant à travers l’objectif toute la transparence que je recherche pour mettre en lumière les projections d'eau, le plumage de l'oiseau, le tout dans une attitude qui exprime toute la vie de cette scène.

 

Les poursuites se reproduiront régulièrement au cours de la journée, laissant sans nul doute penser que la saison des amours est toute proche et que le printemps ne se fera pas attendre.

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Cliché © Dominique Delfino

 

26/01/2016

Coup de froid

Coup de froid

 

par Dominique Delfino

photographe naturaliste et animalier

 

Quelques jours durant lesquels les températures au Pays de Montbéliard connaissaient des valeurs largement négatives, ont suffi à métamorphoser la végétation en bordure des cours d'eau.

Je découvre en me promenant sur les rives de la Savoureuse à Nommay, un tableau d'hiver que seule la nature est capable de réaliser.

Sur ce parcours sauvage de la rivière classée en réserve naturelle régionale, la végétation constitue une forêt galerie ou riveraine principalement composée de saules blancs et d'aulnes.

Les branches qui flirtent avec la surface de l'eau sont totalement glacées et la lumière qui les baigne dans une ambiance cristalline ne peut que retenir mon regard.

Le courant projette l'eau dans les concrétions de glace animant les branches d'un mouvement de va-et-vient permanent et semblant vouloir en ralentir le flux.

Le mariage de la lumière, de l'eau et de la glace ne sera que de courte durée, la baisse constante du niveau de la Savoureuse accompagnée d'une remontée des températures ne laissera que le souvenir de cette image.

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18/01/2016

Chamois au Pays de Montbéliard

Matin d'hiver

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Image de saison réalisée le dimanche 17 janvier 2016 lors des dernières chutes de neige qui rappellent que l'hiver décide enfin de s'installer durablement.

 

C'est dans les contreforts de la plaine de Mathay qu'une belle population de chamois évolue depuis de nombreuses années et que je prends plaisir à observer régulièrement.

 

L'ambiance hivernale m'incite à retrouver les mammifères que je finis par observer évoluant avec une agilité étonnante dans une paroi abrupte. Le contraste délivré par le manteau neigeux permet aux chamois de se détacher du milieu naturel rendant leur image plus lisible à travers le téléobjectif.

 

En hiver, leur pelage est brun noir, plus épais et plus long, avec un masque facial plus net. Leur nourriture est principalement constituée de feuilles et de pousses des arbres et arbrisseaux, d'aiguilles de résineux, de mousse, de lichen, d'écorces.

 

Dans le silence de ce matin d'hiver, seul résonne le bruit des pierres que les chamois laissent échapper sous leurs sabots. Les empreintes dessinées dans la neige délimitent le territoire de ces animaux évoluant en pleine quiétude à seulement vingt minutes de l'agglomération montbéliardaise.

 

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Cliché © Dominique Delfino

11/01/2016

Le Hibou des marais

Hibou dans la tempête

 

par Dominique Delfino photographe naturaliste et animalier

et Dominique Michelat, naturaliste et photographe

 

L'image que Dominique Michelat me fait parvenir force l'admiration et l'envie de partager ce cliché.

Ornithologue confirmé et réputé demeurant près de Pontarlier, je laisse le soin à Dominique Michelat de relater cette observation :

 

« Le hibou des marais est un rapace nocturne que l’on peut qualifier de nomade. Il s’installe là où les campagnols des champs — sa proie de prédilection —, abondent. L’espèce niche essentiellement dans les régions de toundra du nord de l’Europe et les régions steppiques de l’est et migre vers le sud pour passer l’hiver.

 

En Franche-Comté, l'espèce est observée chaque année, mais ses apparitions sont peu nombreuses. Cet automne, plusieurs hiboux des marais se sont arrêtés dans le Haut-Doubs, profitant des pullulations de rongeurs pour faire une pause durant leur migration. Ces oiseaux sont normalement nocturnes, mais le hibou des marais peut également être actif de jour.

 

Lors des chutes de neige en novembre dernier, quelques hiboux se sont montrés en pleine journée. Malgré la tempête de neige, celui-ci restait impassible sur son piquet de pâture, attentif aux bruits, guettant un campagnol. Lorsque la neige recouvrait trop son plumage, il se secouait pour faire tomber les flocons qui s’étaient accumulés et reprenait son attente ».

 

J’ai passé une bonne partie de la matinée en sa compagnie. ajoute Dominique Michelat, son image vous plongeant dans l'ambiance d'un petit épisode hivernal du Haut-Doubs.

 

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03/01/2016

Flamants roses en Camargue

Parade hivernale

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Pour cette première image de l'année, je vous fais partager un cliché quelque peu exotique réalisé en Camargue la veille du Nouvel An 2015-2016 dans les marais des Saintes-Maries-de-la-Mer.

 

C'est en parcourant les petits chemins carrossables de Camargue, sans quitter la voiture pour éviter que les oiseaux ne s'éloignent, que j'observe un groupe de flamants roses au comportement particulier.

 

Contrairement à d'autres oiseaux dispersés dans le marais et préoccupés à filtrer l'eau pour se nourrir, les flamants que j'observe constituent un groupe uni et particulièrement bruyant par moments.

 

Je comprends alors très vite que les oiseaux sont en parade nuptiale, l'attitude des échassiers et notamment des mâles ne laisse aucun doute sur la manière de vouloir séduire avant le printemps. Les mouvements de tête s'accompagnent pendant un bref laps de temps de une ou deux secondes d'un déploiement instantané des ailes suivi de courbettes.

 

Ainsi les superbes plumes roses et noires s'exposent comme un tableau sur l'eau que les flamants dévoilent à plusieurs reprises.  

 

Une belle manière aux oiseaux de souhaiter une bonne année à cette saison sur fond d'amour, le cœur dans un écrin de plumes aux couleurs de la vie.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

15/12/2015

Hermine en robe d'hiver

Portrait sorti de terre

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

C'est une image de mon ami Michel Paratte domicilié dans le Haut-Doubs à Maîche que je souhaite publier.

 

À 91 ans le mois prochain, Michel profite toujours de la même énergie pour arpenter les chemins de sa terre natale à l’affût des oiseaux et des mammifères qui le passionnent tant.

 

Point de neige cette année sur le plateau de Maîche et encore moins d'hermines ce qui le pousse à se rendre jusque dans les environs de Pontarlier pour observer le petit mammifère en robe d'hiver.

 

D'une blancheur immaculée, l'Hermine se montre très craintive, ne demeurant que très peu de temps sans bouger, probablement du fait de ne pouvoir se confondre totalement dans la neige.

 

Malgré tout, la patience finira par payer. Alors que la petite tête se présente à l'entrée du terrier, notre photographe en profite pour saisir ce portrait tout droit sorti de terre.

 

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cliché © Michel Paratte

Le Martin-pêcheur

Un affût très prisé

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

 

Pour le photographe ou le naturaliste, l’affût est le moyen indispensable pour se dissimuler dans la nature et pouvoir observer sans se faire remarquer.

 

Idéalement placée et à demeure, la petite cache de bois construite au bord de l'eau abrite un photographe apparemment très intéressé par les va-et-vient d'un Martin-pêcheur sur un perchoir à proximité de l'affût.

 

Mais durant tout ce temps, notre oiseau profite également de cette construction pour se percher sur le toit afin de dominer la surface de l'eau pour y observer dans les meilleures conditions les éventuels petits poissons qu'il cherche à capturer.

 

J'observe cette scène insolite que mon téléobjectif me permet de saisir depuis un autre affût, le Martin-pêcheur profitant également de cette situation pour tuer ses proies en les assommant sur la planche de bois.

 

Sympathique, pour le photographe d'observer le Martin-pêcheur frôlant l'imposant objectif avant de se percher au-dessus de sa tête.

 

Mais, si l'oiseau et l'homme deux regardent dans la même direction, l'intention du photographe est quelque peu différente et surtout pas gagnée d'avance dans ces conditions pour tirer le portrait de l'oiseau vedette !

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Lire également sur ce même blog l'article sur le Martin-pêcheur d'Europe.

07/12/2015

Cheval comtois

Cache-cache avec le soleil

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Quel qu'en soit le sujet, le jeu avec la lumière est déterminant pour plonger le promeneur et plus particulièrement le photographe dans l'ambiance d'un instant particulier et de surcroît lorsque l'on souhaite le mettre en image.

 

En cette fin de journée d'automne, je me promène le regard balayant le paysage sur les Terres de Chaux baignées de la lumière du soleil couchant. C'est à la croisée d'un chemin que l'instant magique se présente avec comme acteur un sujet symbole de notre région : le cheval comtois.

 

La température chute rapidement malgré la très belle journée ensoleillée qui s'achève et les chevaux en pâture s'enveloppent d'une couche de brume renforcée par la condensation de l'air chaud qu'expirent les animaux.

 

Le contre-jour est naturellement l'angle qui profite le mieux à cette scène mais il est important de ne pas se trouver aveuglé par le soleil en tentant de le masquer par la tête du cheval pour profiter au mieux de l'ambiance de ce contre-jour dont les minutes sont comptées.

 

Un double jeu s'engage alors avec les animaux, celui de la lumière et de ma présence à leur contact à bout portant de l'objectif. La difficulté se situant dans la capacité à bien maintenir le sujet dans le viseur de l'appareil, les chevaux profitant de votre compagnie pour recevoir une caresse au passage...

 

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Cliché © Dominique Delfino

Neige d'automne : un petit tour et puis s'en va...

Un petit tour et puis s'en va...

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Météo très contrastée ces dernières semaines d'automne 2015 comme tout le monde a pu le constater

 

Le cliché qui illustre le sujet de cette semaine est à l'image de ce que les paysages de moyenne montagne de notre région devraient ressembler à cette époque de l'année. L'épisode neigeux que nous avons connu la semaine dernière a surpris par sa soudaineté alors que les températures battaient des records positifs quelques jours avant les chutes de neige. J'en profite alors pour retourner sur mes pas en foulant la couche de neige fraîche épaisse de quinze centimètres pour retrouver les panoramas qui m'ont tant séduit cet automne.

 

Ce point de vue dans la ''côte de Maîche'' est incontournable. Le belvédère du Fondereau offre un regard sur l'horizon nature de cette vallée que le rythme des saisons plonge dans une lumière sans cesse différente.

 

Réchauffement climatique ou pas, le manteau a fondu comme neige au soleil quelques jours plus tard, l'hiver ayant bien du mal à s'imposer cette année.

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cliché © Dominique Delfino

09/11/2015

Montbéliardes sur le chemin de la traite

Sur le chemin de la traite

 

par Dominique Delfino.

Photographe animalier et naturaliste

 

Ce cliché réalisé en fin d'automne dans le Haut-Doubs, peu avant l'arrivée de la neige, traduit toute l'image que j'ai de la vie au sein de ces espaces naturels de moyenne montagne dominant la vallée du Doubs.

 

À la recherche d'un belvédère sur les hauteurs de Soulce-Cernay, mes amis et moi finissons par découvrir le panorama que nous offre le point de vue de Courtefontaine (900 mètres d'altitude), que par ailleurs aucun document ne référence.

 

Nous passons alors de longs moments à contempler la vallée qui s'étend sous nos yeux jusqu'aux Terres de Chaux pour finir par remarquer en fin de journée ce petit troupeau de vaches de race montbéliarde prendre naturellement le chemin de la traite.

 

Le télé-objectif est indispensable pour figer cet instant depuis le point dominant où je me situe et l'harmonie de ce petit chemin qu'empruntent les vaches s'inscrit parfaitement dans le rythme des pas de ce troupeau en équilibre avec le milieu naturel.

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Cliché © Dominique Delfino

08/11/2015

Grues cendrées en migration automnale

Les grandes voyageuses

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Observées il y a une quinzaine de jours dans le ciel du Pays de Montbéliard, les Grues cendrées poursuivent leur migration.

 

L'image qui illustre le sujet de cette semaine nous provient des environs du Lac du Der en Champagne où se déroulait le week-end des 21-22 novembre 2015, le 19e Festival de la Nature et de la Photographie animalière.

 

Rendez-vous annuel des passionnés de nature et des photographes de tous horizons, cette manifestation permet de découvrir chaque année de nouveaux talents au sein de nombreux lieux d'exposition.

 

Il faut aussi profiter de la concentration incroyable d'oiseaux, notamment des Grues cendrées qui, durant cette halte migratoire variable dans le temps suivant les conditions météo, quittent le lac tous les matins pour aller se nourrir dans les champs environnants. Elles le regagnent en fin de journée par milliers pour se mettre en sécurité durant la nuit sur les îlots et grèves de cette étendue artificielle, en basses eaux à cette époque de l'année.

 

Près de 65 000 grues cendrées ont été comptabilisées dernièrement sur le Lac du Der. Elles poursuivent leur route en direction du sud de l'Espagne où elles retrouveront leurs quartiers d'hiver avant de refaire le chemin inverse à la sortie de l'hiver.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Cliché © Dominique Delfino

 

05/11/2015

La Bécassine des Marais

Halte migratoire

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

La migration d'automne tend à sa fin, mais l'été indien que nous connaissons en cette année 2015 nous réserve encore quelques belles surprises.

 

Les niveaux d'eau toujours anormalement bas à cette saison offrent des grèves et vasières toujours attractives pour les limicoles et plus particulièrement pour la Bécassine des marais que nous avons observée dans de remarquables conditions lors de très beaux passages cet automne.

 

La basse vallée de l'Allan demeure un terrain d'excellence pour les haltes migratoires, cette dernière observation confirmant la présence régulière de cette espèce exceptionnelle.

 

La Bécassine des marais se nourrit d'invertébrés sondant la nourriture dans le sol et en fouillant dans la boue molle. L'extrémité flexible de son bec permet de "sentir" la proie tout en sondant la boue.

 

Lorsque la Bécassine des marais est en alerte, elle s'accroupit, et s'envole brusquement à quelques mètres, lançant son cri sec avec une vigoureuse poussée.

 

Mais c'est avant tout ce mimétisme quasi parfait dont bénéficie cet oiseau, lui permettant de se confondre dans la végétation, qui est assurément le plus étonnant.

 

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Cliché © Dominique Delfino

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Pour accéder au site de Dominique Delfino, cliquer sur l'image ci-dessus

05/10/2015

Automne flamboyant

Automne flamboyant

 

par Dominique Delfino

Photographe paysagiste, naturaliste et animalier

 

Après l'avoir évoqué l'automne à plusieurs reprises, je ne résiste pas à partager cette image réalisée aux Bréseux depuis le belvédère du Rocher du Bourbet.

 

Dominant la vallée du Dessoubre, le point de vue me laisse découvrir au petit matin un panorama intégralement noyé dans une mer de brouillard et dans le silence que seul le cri d'un Pic noir rompt de temps à autre. La brume se dissipe progressivement comme un rideau qui dévoile le paysage laissant apparaître les feuillages roux, flamboyants sous le soleil dominant.

 

Durant deux heures, je profite du temps qui s'écoule et découvre cette superbe vallée, symbole de la Franche-Comté au cœur de l'automne. La splendeur de ce tableau de saison restera gravée dans nos mémoires tout comme dans les cartes numériques de nos appareils photo.

 

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Fruits et légumes d'automne

 

La vraie roue de la fortune

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

Qu'elle est belle et originale cette composition de saison découverte au bord d'une ferme des Bréseux sur le plateau de Maîche !

 

Jour après jour, je surveille l'évolution des couleurs d'automne qui, durant ce week-end ensoleillé, a pris des tons chatoyants superbes marquant certainement l'apogée de la saison pendant encore quelques jours.

 

C'est en me rendant au Rocher du Bourbet dominant la vallée du Dessoubre que la vieille roue de bois attire mon attention. Les fruits et légumes qui l'ornent résument à eux seuls toute la richesse et la beauté que la nature peut nous offrir avant la fin d'année, le symbole de la roue laissant penser au temps qui s'écoule au cours des saisons.

 

Un avant-goût de bonheur avant de découvrir le panorama d'automne tout proche depuis ce belvédère remarquable du Haut-Doubs.

 

dominique delfino,photographe naturaliste et animalier

Cliché © Dominique Delfino

03/10/2015

Armillaria mellea

Bouquet d'automne

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste

 

L'automne me conduit à la découverte des paysages de notre région, embellis par les couleurs de saison qui s'imposent progressivement.

 

La vallée du Dessoubre reflète particulièrement cette magie de l'automne, mais le temps couvert de ces derniers jours me fait espérer un soleil radieux afin que flamboie la palette de couleurs.

 

Surprise sur le talus de la petite route : je découvre une superbe place de champignons qui s'offre à moi comme un véritable bouquet d'automne. Quelques images réalisées couché à même le sol pour traduire le volume et que je transmets à un ami passionné par le sujet, Michel Gaillardet, afin d'identifier l'espèce.

 

Cela ne fait aucun doute, c’est l’armillaire couleur de miel (Armillaria mellea). Malgré une décevante saison fongique, ce champignon est relativement abondant et il n’y a guère que cela en ce moment.

 

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Armillaria mellea

Cliché © Dominique Delfino

 

 

02/10/2015

Le brame du cerf

Le temps du brame

 

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Période incontournable de l'année pour se plonger dans cette ambiance d'automne durant un mois à l'écoute du brame du cerf.

 

Ce grand mammifère voit depuis quelque temps ses populations augmenter progressivement. Dans notre région, la forêt de Chaux compte encore aujourd'hui les effectifs les plus importants de cerfs mais la Haute-Saône, le Haut-Doubs et les Vosges offrent à ce cervidé les forêts où il s'est largement implanté et la période du brame permettant de le localiser plus facilement.

 

Le parc de Sainte-Croix près de Sarrebourg (57) offre des conditions d'accès et d'observation particulièrement intéressantes pour profiter de cette ambiance déclenchée par la saison des amours.

Que ce soit pour les photographes ou pour les familles accompagnées d'enfants, tous seront aux premières loges pour profiter de ce spectacle dans un vaste cadre naturel très bien aménagé et sécurisé alors que les animaux peuvent croiser votre sentier de découverte.

 

Les vieux mâles veillent jalousement sur leur harde qu'ils ont réintégrée, essayant en plus d'attirer les femelles de la harde voisine.

 

Principalement actif en soirée et jusqu'au petit matin, le cerf brame pour s'imposer et défendre sa harde de biches. Aux provocations sonores succèdent parfois des combats impressionnants durant lesquels les bois des animaux s’entrechoquent. Mais c'est avant tout le brame, qui résonne dans l'univers de la forêt, qui restera gravé dans votre mémoire imprégnée de cette atmosphère d'automne unique.

 

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Cliché © Dominique Delfino

01/10/2015

Chamois en herbe

 Chamois en herbe

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Nul besoin de parcourir la montagne aujourd'hui pour observer le Chamois. Aux portes du Pays de Montbéliard, les environs de Saint-Hippolyte offrent de superbes sites pour le découvrir.

 

Les pâtures bordées de falaises et de pierriers constituent le biotope où l'on aura le plus de chances de pouvoir observer ce mammifère. Bien plus que l'altitude, c'est le relief qui conditionne l'établissement du chamois. Partout où il est présent, on remarque un relief plus ou moins accidenté d'où sa présence dans notre secteur à basse altitude dans la vallée du Doubs.

 

C'est une harde de près de 25 chamois que j'observe régulièrement tous ces jours et la présence de nombreux jeunes de l'année confirme que la reproduction s'est particulièrement bien déroulée en 2015.

 

Un grand moment de bonheur au cours de cette fin de journée, lorsque par chance, la harde sortie du bois encercle mon affût. Les Chamois et leurs jeunes broutent tranquillement, pour certains à une dizaine de mètres de moi dans la plus grande confiance tout en s'éloignant progressivement dans les dernières lueurs du jour.

 

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21/09/2015

Le Pic vert

 Un perchoir inattendu

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Image anecdotique réalisée au détour d'un chemin lors d'une balade sur le plateau de Brognard.

 

Je remarque au loin la silhouette d'un pic accroché à un long bâton maintenant le passage en hauteur d'une clôture électrique. Une approche discrète me permet de progresser le long d'un talus afin d'observer dans de meilleures conditions ce pic vert.

 

L'oiseau semble très intéressé par son perchoir car, même agrippé à cette branche fine, ce sont de puissants coups de bec que le pic assène, projetant au sol quelques copeaux de bois.

 

Mais c'est avant tout le graphisme de cette image qui retient mon attention. Je garde la distance afin que l'oiseau ne s'envole pas et, grâce à mon téléobjectif à portée de main, je peux ainsi témoigner de cette scène pour le moins originale de ce pic perché à un réseau électrique champêtre improvisé.

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Le Balbuzard pêcheur

 Un pêcheur venu du ciel

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Ci-dessous, une image remarquable de Patrick Schewzuck, un ami demeurant à Taillecourt dans le Pays de Montbéliard.

 

Photographe à ses heures perdues, Patrick passe beaucoup de temps à l'affût dans la vallée de l'Allan où patience et persévérance lui ont valu à plusieurs reprises d'observer et photographier un aigle mythique, le Balbuzard pêcheur.

 

Cette espèce ne compte plus qu’une trentaine de couples en France continentale et fait donc l'objet d'une protection accompagnée d'un suivi scientifique particulier.

 

La période de migration offre sur cet axe de passage Rhin/Rhône la possibilité d'observer régulièrement chaque année ce prestigieux rapace.

 

C'est ainsi que Patrick, surpris dernièrement par le bruit d'un oiseau plongeant non loin de lui, découvre le Balbuzard s'envolant de la surface de l'eau. Ses serres laissent apparaître le fruit de sa capture, un gros poisson-chat, ce rapace se nourrissant essentiellement de poissons.

 

Par chance, le Balbuzard effectue alors un grand virage pour se présenter face notre photographe lui laissant juste le temps de libérer son appareil photo du trépied et saisir une série d'images en plein ciel parfaitement réussies.

 

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Cliché © Patrick Schewzuck

06/08/2015

La grande Aigrette

Drôle d'oiseau

 

par Dominique Delfino

Photographe animalier et naturaliste

 

Début septembre 2013 : après-midi animé dernièrement lors d'une séance d’affût sous la pluie dans la plaine de l'Allan.

 

La chaleur de ces derniers temps ne permettait pas des observations très particulières en journée et maintient toujours des niveaux d'eau très bas pour la saison.

 

Déjà présente à cette période de l'année, la Grande Aigrette (le plus grand des échassiers d'Europe) se dessine à portée d'objectif chassant le poisson qu'elle observe d'un œil vif. Surprise, lorsqu'un deuxième échassier arrive en vol pour se poser à quelques mètres du premier et qui semble s'apparenter à un concurrent sur cet espace de chasse.

 

Les deux oiseaux se tolèrent et se déplacent en duo lentement en scrutant la surface de l'eau, m'offrant durant un bref instant un angle où les corps des deux oiseaux ne font plus qu'un. L'illusion d'une Aigrette à deux cous est presque parfaite. À peine le temps de parfaire le cadrage et les réglages de prise de vues car le contraste lié à la blancheur de l'oiseau suffit à surexposer le sujet.

 

En hivernage sous nos contrées après avoir quitté l'Europe du Nord, cette espèce est depuis quelques années observable très régulièrement, individuellement ou par petits groupes, au bord de nos plans d'eaux ou dans les prairies chassant les petits mammifères.

 

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Cliché © Dominique Delfino

 

Quand passent les cigognes

Quand passent les cigognes

 

par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

Envol spectaculaire dimanche 30 août 2015 en fin de matinée sur le plateau de Brognard d'une quantité impressionnante de cigognes blanches.

 

Je découvre par surprise dans la plaine de l'Allan ces échassiers profitant d'une colonne d'air chaud ascendant pour prendre de l'altitude avant de poursuivre leur migration.

 

Près de deux cent cinquante cigognes tournoient dans le ciel, au grand étonnement des promeneurs, cyclistes, automobilistes qui, tous figés sur place n'ont certainement jamais vu, tout comme moi, autant d'oiseaux dans ces circonstances.

 

Je ne dispose que de très peu de temps pour aller chercher mon téléobjectif afin de tenter quelques images car les échassiers prennent très vite de l'altitude. Un voisin me signale, impressionné, les avoir vu passer à très basse altitude au-dessus de sa maison juste après leur décollage du plateau de Brognard, le bruit du battement des ailes et la quantité d'oiseaux ayant apeuré son chien et son chat !

 

Un grand moment d'émotion au regard des cigognes qui prennent la direction du sud pour rejoindre leurs quartiers d'hiver.

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Cliché © Dominique Delfino