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01/08/2019

Filtration optimale pour le traitement de l’eau

Filtration optimale pour le traitement de l’eau

 

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Originaire de Russie, c’est à Besançon qu’Elizaveta Korzhova a choisi de poursuivre ses études et de préparer sa thèse en chimie. C’est là également qu’elle projette de créer une start-updédiée à la nano- et ultrafiltration à partir de membranes, selon un procédé qu’elle a peaufiné au cours de ses recherches.

 

Les membranes sont des filtres organiques ou céramiques, dont la sélectivité a deux origines : des effets dits stériques, liés aux tailles relatives des pores et des solutés, et des interactions électrostatiques entre les espèces présentes en solution et la surface de la membrane. La combinaison de ces effets permet de retenir des espèces aussi petites que les ions, les HAP, les pesticides ou encore certains colorants. Leur mise au point constitue l’un des axes de recherche de l’équipe Nanoparticules, contaminants, membranes de l’Institut UTINAM, où la jeune chercheure accomplit son travail de thèse sous la direction de Sébastien Déon et de Patrick Fievet.

 

« La technique que j’ai développée consiste à réaliser un dépôt par pulvérisation électrostatique sur des membranes pour en optimiser les capacités de filtration. » Si elle autorise la création de membranes de nouvelle génération, la méthode s’applique aussi à des membranes existantes, dont elle améliore de façon notable les performances, et notamment la rétention de métaux lourds. Ces propriétés de nano- et d’ultrafiltration sont particulièrement intéressantes pour les activités industrielles développées sur le territoire, comme dans le domaine automobile, nécessitant traitement de l’eau et des rejets industriels.

 

Elizaveta Korzhova soutiendra sa thèse dans le courant de l’année 2019. Elle prévoit de créer, dans le prolongement de ses travaux, une start-up d’ores et déjà baptisée ImPro Micro. Elle a reçu pour son projet le prix régional PEPITE « initiative au féminin 2018 », doté de 2 000 €.

 

Contact :
Institut UTINAM
Elizaveta Korzhova
Tél. +33 (0)3 81 66 20 40
elizaveta.korzhova[at]univ-fcomte.fr

 

Tirs de loups : les associations déposent un recours au Conseil d’État

Tirs de loups : les associations déposent

un recours au Conseil d’État

30/07/2019

*** Mise à jour du 31 juillet 2019 *** : le Ministère vient enfin de publier la synthèse suite à la consultation publique. Les oppositions à ce projet représentent 81 % ! Comme d’habitude le ministère explique qu’il n’en tiendra pas compte. Avec l’argument cette fois-ci que le désaccord ne porte pas sur les nouvelles modalités facilitant la destruction mais sur le principe même de la destruction… 

 

Les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture viennent de publier un arrêté permettant le tir de 100 loups annuellement et facilitant d’autant les tirs, notamment dans des zones dites non protégeables.

 

Le ministre de l'Agriculture veut "effaroucher" les loups dans le parc national des Écrins.

 

  • Alors que les loups ne peuvent pas être abattus dans le parc national des Ecrins, Didier Guillaume souhaiterait que le gouvernement autorise leur "effarouchement".

 

  • "Effaroucher, c'est mettre un coup de fusil, pas forcément tuer, mais les faire partir" a précisé le ministre.

 

À l’heure des grands discours en faveur de la biodiversité, c’est une trahison honteuse et scandaleuse.

 

À peine un an après la publication du plan loup 2018-2023, déjà rejeté par les scientifiques et les citoyens, les pouvoirs publics empirent les tensions en inventant de nouvelles mesures anti-loup : cercle zéro, Zone Non Protégeable, tirs mixtes et surtout hausse du prélèvement de loups (de 12 à 19 %). Cette hausse conséquente du plafond de tirs cache l’échec cuisant de la politique, non pas de protection des troupeaux, mais de tirs. Mais l’Etat Français persiste dans cette posture.

 

 

Ces dispositions sont connues pour être inefficaces, dangereuses pour la survie du loup en France et les scientifiques mettent en garde  (expertise collective 2017 et réponse à la saisine tirs de loups février 2019 du Muséum National d’Histoire Naturelle et de l’ONCFS, avis défavorable du CNPN, avis du Conseil Scientifique, études internationales).

 

Mais l’État français n’écoute pas ses propres experts, seulement les lobbies.

 

La consultation publique sur le projet d’arrêté a recueilli près de 10.000 avis, défavorables en grande majorité. Le Ministère n’a même pas publié l’analyse des contributions et l’exposé de ses motivations pour en tenir compte ou non. Mais qu’importe, cette consultation n’était une fois de plus qu’un exercice obligé.

 

D’ailleurs, dès le 28 mai, les deux ministères informaient dans un communiqué de leurs décisions d’augmenter les quotas, avant même la fin de la consultation publique.

 

Les taux de prédation attribués au loup ne baissent pas malgré des tirs de plus en plus nombreux qui sont 6 à 10 fois plus élevés en France que chez nos voisins de l’UE (Linnell 2018), ces derniers ne pratiquant pas forcément des tirs létaux. Cette situation montre que des pistes de progrès existent. Tous les éléments pointent vers une carence en protection des troupeaux.

 

L’État français est sous contrôle des lobbies agricoles qui refusent la cohabitation. Il n’arrive même pas à appliquer les 12 mesures de protections pourtant prévues au Plan Loup 2018-2023.

 

La gestion du dossier du loup en France est victime d’une vision uniquement politique et en aucun cas rationnelle.

 

Y’a-t-il encore quelqu’un pour piloter l’avion ? Ou ce sont les syndicats agricoles qui ont pris les commandes ? Pourtant de ce côté, les priorités, sérieuses, ne manquent pas.

 

Nous demandons :

 

1- De procéder à une évaluation rapide et partagée de l’impact des tirs déjà effectués depuis de nombreuses années sur la prévention des attaques comme annoncé dans le Plan national loup (PNL) et comme demandé par nos associations depuis plusieurs années.

 

2- De développer une véritable ingénierie de protection s’appuyant non seulement sur le triptyque (berger / chiens de protection / parc de contention) mais aussi sur l’expérimentation de nouveaux moyens d’effarouchement et de protection (Fox light, Fladries, etc.)

 

3- La mise en place, dès l’été 2019, d’une conditionnalité effective des indemnisations des dommages, comme aussi annoncé dans le PNL, avec contrôle de la mise en œuvre des moyens de protection.

 

4- L’abandon du concept de non-protégeabilité des troupeaux et de la gestion différenciée des tirs sur les fronts de colonisation.

 

5- L’engagement formel de l’État d’un portage politique par le gouvernement du statut de protection du loup en respect de nos engagements internationaux.

 

6 – D’abandonner complètement cette régulation acharnée et ces tirs de loups inutiles.

 

Cet arrêté et ses nouvelles mesures sont en contradiction avec le droit communautaire et national. Nous allons immédiatement porter un recours au conseil d’État.

 

Pic-vert, invité surprise

Pic-vert, invité surprise

Par Dominique Delfino

Photographe naturaliste et animalier

 

À l'affût bien, dissimulé dans l'environnement, l'observation et la prise de vue s'accompagnent quelques fois de belles surprises.

 

Installé sur la berge de la Bourbeuse (90), j'observe les oiseaux qui évoluent au sein de ce milieu aquatique.

 

Soudain, un jeune pic-vert se pose au sol à quelques mètres de mon affût suivi d'un adulte qui semble encore subvenir à ses besoins en nourriture.

 

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Le jeune pic-vert

cliché © Dominique Delfino

 

Accroché au talus de la rivière, le jeune pic se rapproche très près, fouillant le sol à deux mètres de moi pour capturer les fourmis. 

 

À mon grand étonnement, il visite même un terrier d'un Martin-Pêcheur qui ne semble pas apprécier du tout l’intrus !

 

Le comportement du Pic adulte est extraordinaire. Il se cantonne à proximité du jeune en émettant des gloussements tout en tendant le cou et hérissant ses plume rouges de la tête. Il semble essayer de l'attirer pour lui offrir des fourmis, mais le jeune persiste à découvrir ce terrain en creusant la terre de la rive.

 

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Pic-vert mâle adulte

cliché © Dominique Delfino

 

Une rencontre magique, pour des oiseaux qui tombent à PIC !