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25/03/2017

Mirage froid de la Corse

Mirage froid de la Corse

 

Tout le monde connaît le phénomène de mirage qui se produit lorsque la température du sol est très chaude, comme celle d’une route sous un soleil de plomb. L’air au sol se réchauffe alors fortement et son indice de réfraction est par conséquent moins élevé que celui de l’air plus froid situé au-dessus. Le rayon émis va être réfracté suite à cette différence de température. C’est dans ce cas qu’il y a un mirage car l’observateur croira voir une flaque d’eau sur le sol, alors qu’il s’agit de l’image réfractée du ciel. On appelle ce type de mirage un "mirage chaud" ou "mirage inférieur" puisque l'image réelle se trouve abaissée : le ciel est tombé sur la route !

 

En revanche, il existe un autre type de mirage : "mirage froid" ou "mirage supérieur" C'est ce phénomène qui s'est produit en mars 2017 au large de la Côte d'Azur.

 

Le 7 mars 2017, l'atmosphère balayée par la tempête Zeus a donné lieu à une étonnante et superbe photo de la Corse prise depuis Nice, à près de 200 km de distance. En vérité, il s'agit plutôt d'une photo d'un "mirage" de l'Île de Beauté. Cette photo a été prise de Nice, vers 17 h, au soleil couchant, qui éclaire les sommets enneigés de la Corse.

Un puissant coup de Mistral venait de refroidir l'atmosphère, faisant soudain apparaître la Corse (jusqu'à la tombée de la nuit).

 

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 Photo typique du mirage froid, qui, certains matins d'hiver, révèlent une Corse comme sortie des eaux. Persistance de plusieurs heures, et disparition en quelques minutes.

Photo © Stéphane Perottino

 

La  photo ci-dessous a été prise à 7 h du matin. La diffraction de l'air rougit la scène et montre le même phénomène de "mirage froid", appelé aussi "mirage supérieur".

 

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Mirage froid à 7 h du matin

 

Explications

 

Le mirage froid nécessite, pour apparaître :

 

— un épisode de vent d'est, chaud et humide 

puis un brutal coup de mistral, froid et sec, qui abaisse la température en basse couche.

 

II en résulte une inversion thermique dans cette zone de Méditerranée, la couche d'air froid de surface est alors surmontée d'une couche plus chaude. Les rayons lumineux venant d'une Corse sous la ligne d'horizon se heurtent (à plusieurs kilomètres d'altitude) à un brutal changement de l'indice de réfraction de l'air, sont déviés vers le bas, réfléchis vers le rivage des Alpes maritimes. La Corse apparaît soudain dans sa splendeur comme sortant des eaux. Le mirage peut persister plusieurs heures et se manifeste surtout en hiver au lever du jour.

 

 

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Schéma du mirage

 

Le phénomène est évidemment réversible, : depuis la côte nord-ouest de la Corse, dans les mêmes conditions climatiques, on peut apercevoir les Préalpes et sommets des Alpes maritimes.

 

Existe-t-il sur la planète d'autres sites aussi favorables à l'expression de mirages froids aussi grandioses ? Ainsi, de Marseille on peut apercevoir dans les mêmes conditions la chaîne pyrénéenne.

Il paraît que l'île de Taiwan serait, de temps en temps, visible depuis le continent chinois.

20/03/2017

Les érythrones et les bourdons

Les érythrones et les bourdons

 

par Patrick Paubel

naturaliste

 

Balade naturaliste ce 10 mars 2017 sur le plateau des Charmilles, commune de Lompnas dans le Bugey dans le sud de l'Ain.

 

Météo très favorable avec vent léger et température de 18 à 20°C au soleil. Primevères et violettes et nivéoles abondantes.

 

La semaine dernière, la neige est tombée en abondance sur les crêtes. Il en reste encore dans les recoins le plus au nord du chemin que nous parcourons. Un ruisseau en fond de combe avec de nombreuses pontes de grenouille agile probablement. (C'est déjà pondu en Bresse depuis le 1er mars).

 

Arrivés sur le plateau, le spectacle est éblouissant, avec un parterre d'érythrones en cours de floraison. On les voit s'ouvrir à tous les stades selon l'emplacement. Cette station se trouve en sous-bois, exposée au sud et parfaitement ensoleillée car les charmilles n'ont pas encore feuillé.

 

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Un parterre d'érythrones

Cliché © Patrick Paubel

 

 

Notre extase devant la beauté de ces fleurs est rompue par des bruits de bourdonnements et de vrombissement. C'est alors que nous découvrons les bourdons, rendus fous par la source dans laquelle ils puisent tous en pollinisant chaque fleur.

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Toutes les fleurs sont visitées, et celles qui sont déjà fécondées sont abandonnées immédiatement jusqu'à trouver  celle qui est au meilleur stade (pétales non retournés et pistil pas encore allongé). Ces bourdons appartiennent aux deux espèces fréquentes dans la région, Bombus terrestris et Bombus lapidarius. Certains d'entre eux sont couverts de pollen blanchâtre, qu'ils déposent sur les longs pistils des fleurs qui les intéressent le moins, car elles sont en fin de période attractive. (Leur nombre nous surprend, car à cette époque, ce doit être des fondatrices ?).

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

L'Érythrone dent de chien, Erythronium dens canis, est une Liliacée relativement rare. Quelques stations dans l'Ain et on m'en a rapporté une de quelques pieds dans le massif du Vuache. Le bulbe a la particularité de produire des "cayeux" et la dissémination des graines est assurée par des fourmis dont les larves consomment un organe, "l'élaïosome[1]".

 

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Cliché © Patrick Paubel

 

Impression d'avoir été privilégiés en étant à l'heure H du jour J au bon endroit.

 

[1] NDLR : un élaïosome (du grec elaios- huile et some- corps), également appelé « éléosome », est une excroissance charnue attachée aux graines de certaines espèces de plantes.

l'Aspic au réveil d'hibernage

Réveil d’hivernage

 

par Michel Cottet herpétologue et

Dominique Delfino photographe naturaliste

 

J'attendais avec impatience les premières images de mon ami Michel Cottet, naturaliste, spécialiste des reptiles. Voilà en partage ce cliché commenté par son auteur.

 

En cette belle journée du 17 mars 2017, la température avoisinant 18°C, il était fort probable qu’une prospection attentive entre Pont-de-Roide et le Lomont permettrait d’observer les premières vipères en activité après leur repos hivernal. Tout juste sortis de leur torpeur, en milieu d’après-midi, trois beaux adultes, deux mâles et une femelle, prenaient un bain de soleil, lovés sous la protection d’un roncier.

 

Le mâle, très paisible, brun-rouge a bien voulu ne pas s’éclipser, prendre la pose, dans l'attitude typique d'une aspic sur l'expectative... mi-curiosité, mi-inquiétude ! Encore couvert d'un peu poussière terreuse, va-t-il parvenir à se débarrasser de l'épine de ronce qui s'est plantée dans sa peau ? Étant donné les taillis épineux que l'Aspic fréquente régulièrement, ce problème doit arriver assez souvent !

 

Belle rencontre d’une espèce fascinante, précieuse auxiliaire des agriculteurs et des jardiniers. Elle contribue à la régulation des populations de petits rongeurs, comme les campagnols, dont on connaît les méfaits quand leurs pullulations détruisent le fourrage des pâturages et prairies de fauche des éleveurs de bétail.

 

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Cliché © Michel Cottet

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017

Stages plantes sauvages médicinales & comestibles en 2017
 

Avec le printemps qui s'annonce, revient la perspective de sortir à nouveau en pleine nature, à la découverte des plantes utiles qui pourront aussi bien nous permettre d'améliorer notre santé, qu'agrémenter nos repas de saveurs subtiles, originales, surprenantes, nouvelles ou retrouvées, et de couleurs délicates.


L'opportunité de vivre ce genre d'expérience se renouvelle chaque année en participant à des stages pratiques se déroulant essentiellement sur le terrain pour la partie didactique et les cueillettes, et en cuisine pour la préparation de repas somptueux, s'approchant de ce qu'on pourrait qualifier de "gastronomie sauvage" !


Certains stages proposent aussi l'élaboration de préparations phytothérapeutiques telles que teinture-mères, liqueurs et élixirs, onguents et pommades, huiles de massage, poudre dentifrice.


Le premier de ces stages aura lieu dans un cadre particulièrement bien adapté : le village de Cipières (Alpes maritimes) et ses environs, en particulier les bords de la rivière du Loup, les 29-30 avril. Le fascicule comportant le descriptif détaillé de ce stage se trouve au bas de cette page.


J'en profite d'indiquer également les dates des stages déjà prévus pour cette année :


21 mai : Journée familiale de découverte des plantes sauvages comestibles à Charmoille (Doubs, F), dans le cadre du SEL de Maîche.


28-29 mai : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


3-4 juin : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


10-11 juin : Stage plantes sauvages et danse, dans la région de Genève (encore à confirmer !)


1-2 juillet : Stage plantes sauvages médicinales et comestibles à La Décentrale, Mont-Soleil (Jura bernois, CH)


30 septembre-1er octobre Stage plantes sauvages médicinales et comestibles au Tiocan, Thoiry (Ain, F, près de Genève)


Il est possible que d'autres stages s'organisent encore, je vous en aviserai. Les descriptifs vous parviendront au fur et à mesure qu'ils paraîtront.


Dans la perspective de nous rencontrer  (ou de nous retrouver) bientôt, je vous salue très cordialement.

 Jean-François                                          Juan  el  Duende  

 

Avant d'imprimer ce message, pensez à la préservation de l'environnement naturel !


Jean-François Henry, Chemin du Chalet 10, CH - 2400 LE LOCLE (Suisse - Suiza - Switzerland)
Tél. fixe CH: XX41(0)32 920 36 47 portable CH:(0)76 298 46 47   Tel. móvil E XX34 698 20 74 54  
SKYPE: Jean-François Henry

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